Passage de Jeanne - La Floride présente un spectacle de désolation
27 septembre 2004
Société
Photo : Agence Reuters
Une marina près de Breward City, en Floride, a été littéralement mise sens dessus dessous par le passage hier de l’ouragan Jeanne.
Fort Pierce — Des maisons éventrées, des toitures arrachées et des pylônes électriques à terre témoignent de la violence du cyclone Jeanne qui a touché dans la nuit d'hier la Floride, dans le sud-est des États-Unis.
La côte est de la Floride, État qui fait face à son quatrième cyclone de la saison, a été la première à subir les assauts de Jeanne qui était accompagné de vents soufflant à plus de 193 km/heure.
Mais, hier à la mi-journée, les services d'urgence n'avaient recensé aucune victime même si les dégâts matériels sont considérés comme importants. Plus d'un million de personnes étaient en outre privées d'électricité.
Jeanne, très meurtrier la semaine dernière en Haïti où il a fait 1300 morts et plus de 1000 disparus, a traversé dans la nuit la péninsule de Floride et se trouvait en début d'après-midi sur la côte ouest, à l'est/sud-est de la ville de Tampa.
Arrivé au-dessus du continent américain avec une force 3 sur l'échelle des ouragans qui en compte 5, le cyclone a depuis légèrement faibli et ses vents pourraient décroître jusqu'à une centaine de kilomètres/heure, a indiqué le centre national des ouragans (NHC).
Amas de décombres
Le cyclone a touché les côtes de Floride au niveau de Hutchinson, ville située à 64 km au nord de Palm Beach et à un kilomètre et demi du point d'impact de Frances début septembre.
La petite localité de Fort Pierce a été parmi les plus touchées, a constaté un journaliste de l'AFP.
Un ours en peluche jonche le sol parmi un amas de gravas de bois et de ferraille. Un fauteuil rose a atterri dans la rue. La désolation est partout autour des très nombreuses maisons mobiles, des habitations particulièrement vulnérables au passage des vents violents.
Des murs et des toits ont été arrachés et certains maisons mobiles se sont transformées en amas de décombres. Il est difficile de distinguer entre les ravages dus à Frances et ceux causés par Jeanne.
«Les dégâts sont épouvantables», se lamente Karl Robinson, 68 ans et retraité.
«Ce que le précédent cyclone avait laissé debout a été détruit par le dernier», dit-il en regardant le champ de ruines qui s'étend autour de lui.
Karl Robinson a été parmi les personnes ayant évacué leur maison pour se protéger dans un club house non loin de là.
Pilleurs
Comme dans beaucoup de zones affectées par Jeanne, Fort Pierce était quasi déserte hier matin. Seules des patrouilles de policiers et d'équipes de secours sillonnaient les rues à la recherche d'éventuelles victimes.
Le couvre-feu a été imposé pour dissuader les éventuels pilleurs et une pancarte a été apposée devant un commerce avec inscrit en lettres rouges: «On tirera sur les pilleurs.»
Dans leur malheur, certains s'estiment malgré tout chanceux que leur maison n'ait pas totalement disparu. C'est le cas de Frank Saul, 71 ans, qui s'attendait à ne plus la retrouver: «Je ne pensais pas que j'aurais encore un logement», dit-il en pénétrant dans sa maison en préfabriqué. Certaines pièces ont été éventrées et sa télévision réduite en morceaux, mais la grande partie a été quand même épargnée.
Frank Saul reste philosophe. «J'ai survécu à Frances et aussi à celui-là», déclare-t-il fièrement.
Jesse Brewer, 28 ans, se déclare également chanceux, sa maison n'ayant subi que des dégâts mineurs. Et il esquisse même un demi-sourire car, comme poseur de parquet, le travail ne manquera pas.
La côte est de la Floride, État qui fait face à son quatrième cyclone de la saison, a été la première à subir les assauts de Jeanne qui était accompagné de vents soufflant à plus de 193 km/heure.
Mais, hier à la mi-journée, les services d'urgence n'avaient recensé aucune victime même si les dégâts matériels sont considérés comme importants. Plus d'un million de personnes étaient en outre privées d'électricité.
Jeanne, très meurtrier la semaine dernière en Haïti où il a fait 1300 morts et plus de 1000 disparus, a traversé dans la nuit la péninsule de Floride et se trouvait en début d'après-midi sur la côte ouest, à l'est/sud-est de la ville de Tampa.
Arrivé au-dessus du continent américain avec une force 3 sur l'échelle des ouragans qui en compte 5, le cyclone a depuis légèrement faibli et ses vents pourraient décroître jusqu'à une centaine de kilomètres/heure, a indiqué le centre national des ouragans (NHC).
Amas de décombres
Le cyclone a touché les côtes de Floride au niveau de Hutchinson, ville située à 64 km au nord de Palm Beach et à un kilomètre et demi du point d'impact de Frances début septembre.
La petite localité de Fort Pierce a été parmi les plus touchées, a constaté un journaliste de l'AFP.
Un ours en peluche jonche le sol parmi un amas de gravas de bois et de ferraille. Un fauteuil rose a atterri dans la rue. La désolation est partout autour des très nombreuses maisons mobiles, des habitations particulièrement vulnérables au passage des vents violents.
Des murs et des toits ont été arrachés et certains maisons mobiles se sont transformées en amas de décombres. Il est difficile de distinguer entre les ravages dus à Frances et ceux causés par Jeanne.
«Les dégâts sont épouvantables», se lamente Karl Robinson, 68 ans et retraité.
«Ce que le précédent cyclone avait laissé debout a été détruit par le dernier», dit-il en regardant le champ de ruines qui s'étend autour de lui.
Karl Robinson a été parmi les personnes ayant évacué leur maison pour se protéger dans un club house non loin de là.
Pilleurs
Comme dans beaucoup de zones affectées par Jeanne, Fort Pierce était quasi déserte hier matin. Seules des patrouilles de policiers et d'équipes de secours sillonnaient les rues à la recherche d'éventuelles victimes.
Le couvre-feu a été imposé pour dissuader les éventuels pilleurs et une pancarte a été apposée devant un commerce avec inscrit en lettres rouges: «On tirera sur les pilleurs.»
Dans leur malheur, certains s'estiment malgré tout chanceux que leur maison n'ait pas totalement disparu. C'est le cas de Frank Saul, 71 ans, qui s'attendait à ne plus la retrouver: «Je ne pensais pas que j'aurais encore un logement», dit-il en pénétrant dans sa maison en préfabriqué. Certaines pièces ont été éventrées et sa télévision réduite en morceaux, mais la grande partie a été quand même épargnée.
Frank Saul reste philosophe. «J'ai survécu à Frances et aussi à celui-là», déclare-t-il fièrement.
Jesse Brewer, 28 ans, se déclare également chanceux, sa maison n'ayant subi que des dégâts mineurs. Et il esquisse même un demi-sourire car, comme poseur de parquet, le travail ne manquera pas.
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