Incendie mortel: les ambulanciers ont été appelés trop tard
23 septembre 2004
Société
L'enquête policière révélera si une double omission du centre des communications du Service de sécurité incendie de Montréal aura été fatale à un jeune garçon de neuf ans trouvé mort dans son lit, avec son ourson, à la suite de l'incendie qui a ravagé l'immeuble locatif qu'il habitait avec ses parents, dans la nuit de mardi à hier, dans la rue French, dans l'est de Montréal.
Pour l'heure, on sait que les premiers pompiers sont arrivés sur les lieux à minuit sept et que les ambulanciers d'Urgences-Santé ne sont venus qu'à minuit quarante-huit, soit huit minutes après avoir été avisés à la fois par les policiers et par le centre de communications du Service de sécurité incendie qu'un enfant venait d'être sorti de l'immeuble.
Le délai de 41 minutes est attribué au travailleur du centre des communications du Service de sécurité incendie, qui a omis d'écrire le nom d'Urgences-Santé, cette semaine, sur la liste des partenaires à qui téléphoner en cas d'incendie. Ces partenaires sont Urgences-Santé, Hydro-Québec, Gaz métropolitain, les Affaires sociales et les membres de l'État major en service cette semaine.
En outre, le préposé aux appels qui a téléphoné à ces agences n'a pas noté l'absence d'Urgences-Santé sur sa liste, de sorte que ce service n'a pas été avisé de mettre en disponibilité un véhicule parce qu'un incendie sévissait dans un immeuble locatif. Si les choses s'étaient déroulées normalement, Urgences-Santé aurait été avisé à minuit huit, soit au moment où la deuxième alerte a été lancée dans le but d'avoir des ressources supplémentaires.
Ces informations ont été fournies hier, en conférence de presse, par le directeur adjoint pour les opérations du secteur sud pour le Service de sécurité incendie de Montréal, Jacques Proteau, qui à ce titre est responsable de la moitié du territoire montréalais.
M. Proteau a reconnu que, dès leur arrivée sur les lieux, les pompiers ont été informés qu'une personne se trouvait encore à l'intérieur.
Il a également admis qu'«Urgences-Santé n'a pas été avisé de l'existence d'une victime potentielle. Il y a eu une faille dans le système au moment de la deuxième alerte. La feuille qui est préparée manuellement chaque semaine ne comportait pas le code d'Urgences-Santé. La ligne où cette information aurait dû apparaître était manquante».
M. Proteau situe l'heure à laquelle Urgences-Santé aurait dû être avisée de mettre une ambulance en disponibilité entre minuit huit et minuit vingt, soit dès la deuxième alerte et au moment où la préposée s'employait à faire une douzaine d'appels auprès des diverses agences, dont Urgences-Santé et des directeurs du Service de sécurité incendie en service. «La téléphoniste n'a pas réalisé qu'il y avait une omission», a-t-il dit.
Si les choses avaient été faites normalement, la vie de l'enfant aurait-elle pu être sauvée? s'est fait demander le directeur adjoint Proteau.
«En présence du monoxyde de carbone, les chances de survie d'un adulte en bonne santé vont de une à trois minutes. Je ne suis pas médecin, mais il s'agissait d'un incendie violent où la fumée était très dense», a répondu M. Proteau.
Les parents de la victime qui habitaient cet immeuble de trois étages de 30 logements et de commerces au rez-de-chaussée ont été conduits à l'hôpital souffrant d'un choc nerveux.
Pour l'heure, on sait que les premiers pompiers sont arrivés sur les lieux à minuit sept et que les ambulanciers d'Urgences-Santé ne sont venus qu'à minuit quarante-huit, soit huit minutes après avoir été avisés à la fois par les policiers et par le centre de communications du Service de sécurité incendie qu'un enfant venait d'être sorti de l'immeuble.
Le délai de 41 minutes est attribué au travailleur du centre des communications du Service de sécurité incendie, qui a omis d'écrire le nom d'Urgences-Santé, cette semaine, sur la liste des partenaires à qui téléphoner en cas d'incendie. Ces partenaires sont Urgences-Santé, Hydro-Québec, Gaz métropolitain, les Affaires sociales et les membres de l'État major en service cette semaine.
En outre, le préposé aux appels qui a téléphoné à ces agences n'a pas noté l'absence d'Urgences-Santé sur sa liste, de sorte que ce service n'a pas été avisé de mettre en disponibilité un véhicule parce qu'un incendie sévissait dans un immeuble locatif. Si les choses s'étaient déroulées normalement, Urgences-Santé aurait été avisé à minuit huit, soit au moment où la deuxième alerte a été lancée dans le but d'avoir des ressources supplémentaires.
Ces informations ont été fournies hier, en conférence de presse, par le directeur adjoint pour les opérations du secteur sud pour le Service de sécurité incendie de Montréal, Jacques Proteau, qui à ce titre est responsable de la moitié du territoire montréalais.
M. Proteau a reconnu que, dès leur arrivée sur les lieux, les pompiers ont été informés qu'une personne se trouvait encore à l'intérieur.
Il a également admis qu'«Urgences-Santé n'a pas été avisé de l'existence d'une victime potentielle. Il y a eu une faille dans le système au moment de la deuxième alerte. La feuille qui est préparée manuellement chaque semaine ne comportait pas le code d'Urgences-Santé. La ligne où cette information aurait dû apparaître était manquante».
M. Proteau situe l'heure à laquelle Urgences-Santé aurait dû être avisée de mettre une ambulance en disponibilité entre minuit huit et minuit vingt, soit dès la deuxième alerte et au moment où la préposée s'employait à faire une douzaine d'appels auprès des diverses agences, dont Urgences-Santé et des directeurs du Service de sécurité incendie en service. «La téléphoniste n'a pas réalisé qu'il y avait une omission», a-t-il dit.
Si les choses avaient été faites normalement, la vie de l'enfant aurait-elle pu être sauvée? s'est fait demander le directeur adjoint Proteau.
«En présence du monoxyde de carbone, les chances de survie d'un adulte en bonne santé vont de une à trois minutes. Je ne suis pas médecin, mais il s'agissait d'un incendie violent où la fumée était très dense», a répondu M. Proteau.
Les parents de la victime qui habitaient cet immeuble de trois étages de 30 logements et de commerces au rez-de-chaussée ont été conduits à l'hôpital souffrant d'un choc nerveux.
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