Ivan a fait au moins 108 morts
20 septembre 2004
Société
Photo : Agence Reuters
George W. Bush a pu voir de ses propres yeux, hier, à Orange Beach, en Alabama, les effets du passage de l’ouragan Ivan qui a fait 50 morts et des milliards de dollars de dégâts aux États-Unis.
Miami — La queue du cyclone Ivan s'est dissipée au large de la côte est américaine hier après douze jours de ravages dans les Caraïbes et aux États-Unis, où il a tué plus de 108 personnes, tandis que la tempête tropicale Jeanne s'éloignait des Bahamas après avoir fait neuf morts.
Alors qu'Ivan disparaissait, Jeanne se trouvait hier au nord de l'archipel des Bahamas, selon le Centre national des ouragans (NHC), basé à Miami, en Floride, qui a averti que la tempête pourrait reprendre de la vigueur dans les prochains jours.
Jeanne, quatrième grande dépression tropicale de l'été dans les Caraïbes, après Charley, Frances et Ivan, a fait sept morts en République dominicaine et deux à Porto Rico, que M. Bush a déclaré samedi zone sinistrée, une décision ouvrant la voie au déblocage d'urgence de fonds fédéraux.
De plus, des milliers de personnes ont été évacuées de leurs habitations dans le nord et le nord-ouest d'île d'Hispaniola (République dominicaine et Haïti).
Le NHC a émis sa dernière alerte concernant Ivan samedi soir, mettant en garde contre les inondations que le cyclone, devenu tempête tropicale, pouvait laisser derrière lui en partant vers l'océan Atlantique.
Le chapitre Ivan semble clos sur un bilan d'au moins 108 morts, dont 38 aux États-Unis, où le dernier décès a été recensé hier au large de Long Island, près de New York, après la noyade d'un marin dont l'embarcation a chaviré au cours d'une course de bateaux. Un peu plus tôt, la police avait annoncé la mort de deux femmes, tuées samedi par la chute d'un arbre qui s'est abattu sur leur maison dans le Maryland.
Visite de Bush
Pour se rendre compte des dégâts, le président américain George W. Bush s'est rendu hier dans les États d'Alabama et de Floride. Il s'agissait de sa troisième visite en Floride depuis le 15 août pour y inspecter les ravages d'un cyclone, après ceux provoqués par Charley et Frances.
Dans le nord-ouest de cet État — le plus touché des États-Unis avec 19 morts —, l'électricité n'était pas rétablie hier matin et, dans la nuit de samedi à dimanche, des files d'attente étaient enregistrées aux stations service.
Après avoir frappé la Floride et les régions adjacentes de l'Alabama, plusieurs maisons avaient été endommagées et des routes inondées en Virginie vendredi soir, et les contrecoups d'Ivan ont été ressentis jusqu'à Washington, la capitale fédérale.
Au total, les dégâts provoqués par Ivan aux États-Unis ont été évalués entre quatre et dix milliards de dollars.
Des milliers d'habitations ont été détruites et des milliers de membres de forces de sécurité ont été envoyés dans les zones sinistrées pour rechercher d'éventuelles victimes et éviter les pillages.
Avant d'atteindre les côtes américaines, le cyclone avait tué 70 personnes dans les Caraïbes.
L'île de la Grenade a été la plus sévèrement touchée avec au moins 37 morts et plus de 90 % de ses constructions endommagées ou détruites.
Selon l'ambassadeur de France auprès des États de la Caraïbe orientale, en résidence à Sainte-Lucie, Bernard Venzo, qui s'était rendu vendredi à Grenade, le pays est dans un état de «très, très grande désolation».
En Jamaïque, la police a fait état de 21 morts. Le cyclone a aussi coûté la vie à cinq personnes au Venezuela, quatre en République dominicaine, trois à Haïti et une à Tobago.
Alors qu'Ivan disparaissait, Jeanne se trouvait hier au nord de l'archipel des Bahamas, selon le Centre national des ouragans (NHC), basé à Miami, en Floride, qui a averti que la tempête pourrait reprendre de la vigueur dans les prochains jours.
Jeanne, quatrième grande dépression tropicale de l'été dans les Caraïbes, après Charley, Frances et Ivan, a fait sept morts en République dominicaine et deux à Porto Rico, que M. Bush a déclaré samedi zone sinistrée, une décision ouvrant la voie au déblocage d'urgence de fonds fédéraux.
De plus, des milliers de personnes ont été évacuées de leurs habitations dans le nord et le nord-ouest d'île d'Hispaniola (République dominicaine et Haïti).
Le NHC a émis sa dernière alerte concernant Ivan samedi soir, mettant en garde contre les inondations que le cyclone, devenu tempête tropicale, pouvait laisser derrière lui en partant vers l'océan Atlantique.
Le chapitre Ivan semble clos sur un bilan d'au moins 108 morts, dont 38 aux États-Unis, où le dernier décès a été recensé hier au large de Long Island, près de New York, après la noyade d'un marin dont l'embarcation a chaviré au cours d'une course de bateaux. Un peu plus tôt, la police avait annoncé la mort de deux femmes, tuées samedi par la chute d'un arbre qui s'est abattu sur leur maison dans le Maryland.
Visite de Bush
Pour se rendre compte des dégâts, le président américain George W. Bush s'est rendu hier dans les États d'Alabama et de Floride. Il s'agissait de sa troisième visite en Floride depuis le 15 août pour y inspecter les ravages d'un cyclone, après ceux provoqués par Charley et Frances.
Dans le nord-ouest de cet État — le plus touché des États-Unis avec 19 morts —, l'électricité n'était pas rétablie hier matin et, dans la nuit de samedi à dimanche, des files d'attente étaient enregistrées aux stations service.
Après avoir frappé la Floride et les régions adjacentes de l'Alabama, plusieurs maisons avaient été endommagées et des routes inondées en Virginie vendredi soir, et les contrecoups d'Ivan ont été ressentis jusqu'à Washington, la capitale fédérale.
Au total, les dégâts provoqués par Ivan aux États-Unis ont été évalués entre quatre et dix milliards de dollars.
Des milliers d'habitations ont été détruites et des milliers de membres de forces de sécurité ont été envoyés dans les zones sinistrées pour rechercher d'éventuelles victimes et éviter les pillages.
Avant d'atteindre les côtes américaines, le cyclone avait tué 70 personnes dans les Caraïbes.
L'île de la Grenade a été la plus sévèrement touchée avec au moins 37 morts et plus de 90 % de ses constructions endommagées ou détruites.
Selon l'ambassadeur de France auprès des États de la Caraïbe orientale, en résidence à Sainte-Lucie, Bernard Venzo, qui s'était rendu vendredi à Grenade, le pays est dans un état de «très, très grande désolation».
En Jamaïque, la police a fait état de 21 morts. Le cyclone a aussi coûté la vie à cinq personnes au Venezuela, quatre en République dominicaine, trois à Haïti et une à Tobago.
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