Une décision de l'ONU - L'amiante chrysotile échappe à la liste noire des produits dangereux
L'amiante chrysotile ne sera finalement pas ajouté à la liste des produits chimiques considérés dangereux selon l'ONU.
Rendue à Genève en vertu de la Convention de Rotterdam qui compte 74 pays membres, la décision a tout de suite été accueillie hier par un soupir de soulagement de l'industrie canadienne de l'amiante.
«En s'opposant à l'inclusion du chrysotile, ces nombreux pays producteurs et utilisateurs ont voulu indiquer au monde entier que cette fibre pouvait être utilisée de façon sûre et responsable, a déclaré par voie de communiqué le président de l'Institut du chrysotile, Clément Godbout. Par le fait même, le Canada continue de jouer un rôle de leader international en voulant offrir un produit peu dispendieux, très durable et sûr aux pays émergents qui en ont grand besoin.»
L'ajout de l'amiante chrysotile à la liste noire de la Convention de Rotterdam, qui compte présentement 22 pesticides et cinq produits chimiques, aurait obligé le Canada à informer les pays importateurs sur la toxicité du produit ainsi que sur les mesures de sécurité à adopter. En vigueur depuis seulement le mois de février, la Convention a également mis en place un système international d'alerte pour le transport de matériaux dangereux. Celui-ci permet notamment aux pays en développement de mettre en place des mesures d'interdiction ou de restrictions d'importation.
Position délicate
Grand défenseur de la Convention de Rotterdam, mais deuxième producteur mondial d'amiante chrysotile, derrière la Russie, le Canada était dans une position délicate depuis les derniers mois. L'ancien ministre fédéral, Denis Coderre, avait toutefois promis, en campagne électorale cet été, qu'un gouvernement libéral s'opposerait à la mise au ban
du chrysotile.
Seule forme de fibre d'amiante (sur les cinq existantes) à être extraite du sol, le chrysotile représenterait plus de 90 % de l'amiante produit dans le monde.
La décision prise à Genève n'a pas fait que des heureux au pays. «Le Canada se rend coupable de complicité d'un crime abominable qui consiste à répandre en toute connaissance de cause la maladie, la mort et d'atroces souffrances chez des milliers d'êtres humains, a accusé en fin de semaine, par voie de communiqué, l'Association des victimes de l'amiante. «La plupart des pays industrialisés occidentaux ont banni l'usage du chrysotile, ou sont en voie de le bannir, car son usage sécuritaire est jugé irréalisable, a poursuivi l'organisation québécoise. Face à cette situation, le Canada accentue ses efforts pour favoriser l'usage et l'exportation du chrysotile dans des pays pauvres où les contrôles et la réglementation laissent très souvent à désirer.»
Rendue à Genève en vertu de la Convention de Rotterdam qui compte 74 pays membres, la décision a tout de suite été accueillie hier par un soupir de soulagement de l'industrie canadienne de l'amiante.
«En s'opposant à l'inclusion du chrysotile, ces nombreux pays producteurs et utilisateurs ont voulu indiquer au monde entier que cette fibre pouvait être utilisée de façon sûre et responsable, a déclaré par voie de communiqué le président de l'Institut du chrysotile, Clément Godbout. Par le fait même, le Canada continue de jouer un rôle de leader international en voulant offrir un produit peu dispendieux, très durable et sûr aux pays émergents qui en ont grand besoin.»
L'ajout de l'amiante chrysotile à la liste noire de la Convention de Rotterdam, qui compte présentement 22 pesticides et cinq produits chimiques, aurait obligé le Canada à informer les pays importateurs sur la toxicité du produit ainsi que sur les mesures de sécurité à adopter. En vigueur depuis seulement le mois de février, la Convention a également mis en place un système international d'alerte pour le transport de matériaux dangereux. Celui-ci permet notamment aux pays en développement de mettre en place des mesures d'interdiction ou de restrictions d'importation.
Position délicate
Grand défenseur de la Convention de Rotterdam, mais deuxième producteur mondial d'amiante chrysotile, derrière la Russie, le Canada était dans une position délicate depuis les derniers mois. L'ancien ministre fédéral, Denis Coderre, avait toutefois promis, en campagne électorale cet été, qu'un gouvernement libéral s'opposerait à la mise au ban
du chrysotile.
Seule forme de fibre d'amiante (sur les cinq existantes) à être extraite du sol, le chrysotile représenterait plus de 90 % de l'amiante produit dans le monde.
La décision prise à Genève n'a pas fait que des heureux au pays. «Le Canada se rend coupable de complicité d'un crime abominable qui consiste à répandre en toute connaissance de cause la maladie, la mort et d'atroces souffrances chez des milliers d'êtres humains, a accusé en fin de semaine, par voie de communiqué, l'Association des victimes de l'amiante. «La plupart des pays industrialisés occidentaux ont banni l'usage du chrysotile, ou sont en voie de le bannir, car son usage sécuritaire est jugé irréalisable, a poursuivi l'organisation québécoise. Face à cette situation, le Canada accentue ses efforts pour favoriser l'usage et l'exportation du chrysotile dans des pays pauvres où les contrôles et la réglementation laissent très souvent à désirer.»
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