Bâtir un pont au-dessus de décennies d'oubli
30 août 2004
Société
Lodz, Pologne — La ville polonaise de Lodz a célébré hier le 60e anniversaire de la liquidation par les nazis du ghetto juif de la cité qui avait perdu dans l'Holocauste le tiers de ses habitants.
Créé par les occupants allemands en 1940 sur 4 km2 dans les quartiers les plus démunis de Lodz, entouré de barbelés et isolé du reste de la ville, le Litzmannstadt Ghetto a été l'«antichambre de la mort» pour environ 200 000 juifs de Pologne, d'Autriche, de Tchécoslovaquie, du Luxembourg et d'Allemagne qui y ont été enfermés, a déclaré Jakub Rottenbach, un survivant de 78 ans vivant aujourd'hui en Belgique.
Environ 400 rescapés du ghetto de Lodz, venus du monde entier accompagnés de leurs familles, se sont réunis hier dans cette ville pour prier et évoquer le souvenir de leur tragédie.
«Les juifs ont contribué à faire de Lodz une "Terre de la Grande promesse" polonaise. C'est ici que nos voisins juifs ont été cruellement assassinés par les nazis», a souligné le premier ministre polonais Marek Belka, lui-même originaire de Lodz, au cours d'une cérémonie officielle à la gare de Radegast, lieu d'arrivée de juifs d'Europe à Lodz et celui de leur départ vers les camps de la mort.
«Il est temps de bâtir un pont au-dessus des décennies d'oubli» de ce passé commun, a dit M. Belka au cours de la cérémonie, organisée au pied d'un bâtiment en bois de l'ancienne gare, à côté d'une rampe et de wagons à bétail dans lesquels les Juifs avaient été transportés vers les camps de la mort d'Auschwitz et de Kulmhof am Ner (Chelmno en polonais).
Les célébrations principales ont commencé hier matin par des prières devant le plus grand cimetière juif d'Europe, où depuis 1892 plus de 230 000 personnes ont été enterrées. D'autres offices religieux dans les synagogues et les églises de la ville, ainsi que de nombreuses expositions, conférences,et spectacles ont aussi fait partie des commémorations de ce week-end.
Le ghetto de Lodz «c'était en réalité un grand camp de concentration, avec la famine, les sélections, les rafles, les massacres», se souvient M. Rottenbach qui a perdu dans l'Holocauste tous ses proches. Forcés à travailler pour le Troisième Reich, environ 50 000 habitants du ghetto ont péri d'épuisement, de faim et de maladies. Seules 830 personnes ont survécu à sa liquidation. Le ghetto de Lodz a été le premier ghetto créé par les Allemands sur le territoire polonais, et le dernier à être liquidé.
Créé par les occupants allemands en 1940 sur 4 km2 dans les quartiers les plus démunis de Lodz, entouré de barbelés et isolé du reste de la ville, le Litzmannstadt Ghetto a été l'«antichambre de la mort» pour environ 200 000 juifs de Pologne, d'Autriche, de Tchécoslovaquie, du Luxembourg et d'Allemagne qui y ont été enfermés, a déclaré Jakub Rottenbach, un survivant de 78 ans vivant aujourd'hui en Belgique.
Environ 400 rescapés du ghetto de Lodz, venus du monde entier accompagnés de leurs familles, se sont réunis hier dans cette ville pour prier et évoquer le souvenir de leur tragédie.
«Les juifs ont contribué à faire de Lodz une "Terre de la Grande promesse" polonaise. C'est ici que nos voisins juifs ont été cruellement assassinés par les nazis», a souligné le premier ministre polonais Marek Belka, lui-même originaire de Lodz, au cours d'une cérémonie officielle à la gare de Radegast, lieu d'arrivée de juifs d'Europe à Lodz et celui de leur départ vers les camps de la mort.
«Il est temps de bâtir un pont au-dessus des décennies d'oubli» de ce passé commun, a dit M. Belka au cours de la cérémonie, organisée au pied d'un bâtiment en bois de l'ancienne gare, à côté d'une rampe et de wagons à bétail dans lesquels les Juifs avaient été transportés vers les camps de la mort d'Auschwitz et de Kulmhof am Ner (Chelmno en polonais).
Les célébrations principales ont commencé hier matin par des prières devant le plus grand cimetière juif d'Europe, où depuis 1892 plus de 230 000 personnes ont été enterrées. D'autres offices religieux dans les synagogues et les églises de la ville, ainsi que de nombreuses expositions, conférences,et spectacles ont aussi fait partie des commémorations de ce week-end.
Le ghetto de Lodz «c'était en réalité un grand camp de concentration, avec la famine, les sélections, les rafles, les massacres», se souvient M. Rottenbach qui a perdu dans l'Holocauste tous ses proches. Forcés à travailler pour le Troisième Reich, environ 50 000 habitants du ghetto ont péri d'épuisement, de faim et de maladies. Seules 830 personnes ont survécu à sa liquidation. Le ghetto de Lodz a été le premier ghetto créé par les Allemands sur le territoire polonais, et le dernier à être liquidé.
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