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Les berges de la Seine sont à nouveau fermées à la circulation automobile - Il y a le ciel, le soleil et la plage

22 juillet 2002  Société
Mal Longsdon Reuters
Des palmiers ont été plantés sur les bords de la Seine pour le nouveau «Paris-plage».
Photo : Agence Reuters
Mal Longsdon Reuters Des palmiers ont été plantés sur les bords de la Seine pour le nouveau «Paris-plage».
Paris — Sable, galets, palmiers, parasols et chaises longues transformaient hier les berges de la Seine, fermées pour un mois à la circulation automobile, en une vaste plage estivale où se pressait le tout Paris.

Citadins et touristes y prenaient un bain de soleil tandis que cyclistes et patineurs envahissaient les «voies rapides de la rive droite, réquisitionnées par la Mairie de Paris pour le plaisir des promeneurs et au mécontentement des automobilistes relégués aux avenues des berges hautes du fleuve.

«C'est très bien fait, ça donne un petit avant-goût de vacances et les transats sont vraiment confortables», selon Fabienne, une parisienne qui testait une de ces chaises longues mises à disposition par la mairie près d'une des plages de sable derrière lesquelles se profilent des dizaines de palmiers dans des bacs.

De petits enfants, armés de seaux et de pelles, avaient pris possession dès le début de la matinée des deux plages où, à mi-journée, se dressaient déjà des châteaux de sable avec en toile de fond l'île Saint-Louis et l'île de la Cité.

Malgré une petite brise, la température de 21 degrés et un radieux soleil contribuaient aux ventes de glaces tandis que des consommateurs s'attablaient aux petits troquets installés pour l'occasion sur les trois kilomètres du nouveau «Paris-plage».

«Ça plaît, surtout pour ceux qui ne partent pas en vacances, c'est vraiment sympathique, et surtout pour les enfants», soulignait pour sa part Stéphane, 34 ans, qui jouait au ballon avec son fils de 15 mois sous l'oeil attendri de son épouse.

Le jeune père qui travaille comme jardinier pour la mairie est responsable pour l'arrosage des 80 palmiers importés pour donner à la capitale un aspect de Riviera.

«Je suis passé pour voir un peu ce que ça donne. Mais je ne travaille pas aujourd'hui», s'empresse-t-il d'ajouter, sourire aux lèvres.

La Mairie de Paris a dépensé 1,5 million d'euros pour cette initiative qui comprend chaque soir un programme culturel qui associe musiciens classiques ou techno, danseurs et saltimbanques.

Les voies rapides sont fermées aux automobilistes jusqu'au 18 août, une mesure adoptée à même époque l'an dernier, mais qui avait alors provoqué un tollé de la part des automobilistes coincés dans des embouteillages.

La Fédération française des automobiles clubs et usagers de la route a critiqué l'opération, la qualifiant de «politique du sable aux yeux».

«Cette opération, a priori sympathique, s'inscrit dans une politique anti-voitures systématique», selon la fédération qui estime que chaque jour, plus de 200 000 automobilistes utilisent les voies sur berge.

Fabienne et son mari Patrick applaudissaient toutefois à l'initiative, estimant qu'il y avait plus d'avantages que d'inconvénients.

«C'est une ville vraiment merveilleuse. Il y a toujours des voitures partout, qui klaxonnent, qui sont polluantes. Mais, comme ça, on peut revoir les bords de Seine sans voiture, sans gêne», souligne-t-elle.






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