Effondrement d'un terminal à Roissy: de nouveaux craquements entendus hier
Photo : Agence Reuters
Des pompiers s’affairaient hier au fond de la salle d’embarquement du terminal 2E, dont une section d’une trentaine de mètres s’est effondrée dimanche. Ils ont dû plus tard évacuer l’endroit en raison de nouveaux craquements entendus dans l
Roissy, France — Au lendemain de l'effondrement d'une section du terminal 2E de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, près de Paris, le juge d'instruction chargé de l'enquête, qui s'annonce difficile, a désigné hier un collège d'experts qui devra déterminer les causes de cet accident dans lequel quatre personnes sont mortes et trois autres ont été blessées.
Parallèlement, à Roissy, une trentaine de personnes travaillant dans des bureaux jouxtant la salle d'embarquement du terminal 2E, dont une section d'une trentaine de mètres s'est effondrée dimanche, ont dû évacuer les lieux hier à la mi-journée en raison de nouveaux craquements entendus, selon René Brun, directeur de l'aéroport de Roissy-CDG.
Le terminal 2E, qui avait ouvert il y a moins d'un an en juin 2003, est fermé depuis l'accident, mais des salariés d'Aéroports de Paris (ADP) et des policiers se trouvaient encore dans ce bâtiment où s'effectuent normalement les contrôles des voyageurs. Certains ont entendu en fin de matinée des craquements et ont vu des fissures, provoquant l'évacuation du bâtiment à titre de précaution, a précisé René Brun lors d'un point de presse. Des enquêteurs devaient se rendre sur place pour déterminer l'origine des ces craquements.
Enquête difficile
Quant à l'enquête sur le drame, elle s'annonce difficile, quelque 400 entreprises ayant participé à la construction de ce terminal. Dans l'immédiat, trois experts en structures métalliques, béton et fondations vont tenter de déceler les erreurs de conception et une éventuelle malfaçon de cet ouvrage mis en service il y a moins d'un an, a-t-on appris de source judiciaire.
Le terminal qui s'est effondré est une sorte de grand tunnel long de plusieurs centaines de mètres dont la structure en béton, verre et acier repose sur des pylônes de béton et surplombe le tarmac. Bordé par des passerelles desservant les avions, il abrite les salles d'embarquement.
Alors que le premier ministre Jean-Pierre Raffarin s'est rendu sur place hier, le directeur adjoint à l'exploitation d'ADP pour l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle a estimé que le travail des experts serait long et difficile. «Il s'agit de démêler un écheveau, un enchevêtrement de poutres de béton, de parties métalliques, de parois vitrées sur au moins deux niveaux», a précisé François Charritat.
Concernant les victimes, il a affirmé que les corps d'un ressortissant chinois et d'un ressortissant tchèque avaient été identifiés. Le gouvernement chinois a annoncé pour sa part que deux voyageurs chinois faisaient partie des victimes. Le bilan a été ramené hier de cinq à quatre morts.
Dans l'immédiat, la réouverture du terminal n'est pas à l'ordre du jour. «On ne prendra aucun risque. Le plus vraisemblable, c'est qu'on puisse le rouvrir très partiellement, et en tout cas pas dans la zone qui est concernée avant qu'on ait toutes les certitudes.» Si un défaut de conception majeur de la structure du terminal était avéré, «nous raserons l'ensemble», affirme toutefois le président d'ADP, Pierre Graff.
Air France a fait savoir que la soixantaine de vols prévus quotidiennement à ce terminal sont transférés jusqu'à nouvel ordre dans d'autres terminaux de Roissy.
Parallèlement, à Roissy, une trentaine de personnes travaillant dans des bureaux jouxtant la salle d'embarquement du terminal 2E, dont une section d'une trentaine de mètres s'est effondrée dimanche, ont dû évacuer les lieux hier à la mi-journée en raison de nouveaux craquements entendus, selon René Brun, directeur de l'aéroport de Roissy-CDG.
Le terminal 2E, qui avait ouvert il y a moins d'un an en juin 2003, est fermé depuis l'accident, mais des salariés d'Aéroports de Paris (ADP) et des policiers se trouvaient encore dans ce bâtiment où s'effectuent normalement les contrôles des voyageurs. Certains ont entendu en fin de matinée des craquements et ont vu des fissures, provoquant l'évacuation du bâtiment à titre de précaution, a précisé René Brun lors d'un point de presse. Des enquêteurs devaient se rendre sur place pour déterminer l'origine des ces craquements.
Enquête difficile
Quant à l'enquête sur le drame, elle s'annonce difficile, quelque 400 entreprises ayant participé à la construction de ce terminal. Dans l'immédiat, trois experts en structures métalliques, béton et fondations vont tenter de déceler les erreurs de conception et une éventuelle malfaçon de cet ouvrage mis en service il y a moins d'un an, a-t-on appris de source judiciaire.
Le terminal qui s'est effondré est une sorte de grand tunnel long de plusieurs centaines de mètres dont la structure en béton, verre et acier repose sur des pylônes de béton et surplombe le tarmac. Bordé par des passerelles desservant les avions, il abrite les salles d'embarquement.
Alors que le premier ministre Jean-Pierre Raffarin s'est rendu sur place hier, le directeur adjoint à l'exploitation d'ADP pour l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle a estimé que le travail des experts serait long et difficile. «Il s'agit de démêler un écheveau, un enchevêtrement de poutres de béton, de parties métalliques, de parois vitrées sur au moins deux niveaux», a précisé François Charritat.
Concernant les victimes, il a affirmé que les corps d'un ressortissant chinois et d'un ressortissant tchèque avaient été identifiés. Le gouvernement chinois a annoncé pour sa part que deux voyageurs chinois faisaient partie des victimes. Le bilan a été ramené hier de cinq à quatre morts.
Dans l'immédiat, la réouverture du terminal n'est pas à l'ordre du jour. «On ne prendra aucun risque. Le plus vraisemblable, c'est qu'on puisse le rouvrir très partiellement, et en tout cas pas dans la zone qui est concernée avant qu'on ait toutes les certitudes.» Si un défaut de conception majeur de la structure du terminal était avéré, «nous raserons l'ensemble», affirme toutefois le président d'ADP, Pierre Graff.
Air France a fait savoir que la soixantaine de vols prévus quotidiennement à ce terminal sont transférés jusqu'à nouvel ordre dans d'autres terminaux de Roissy.
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