L’UPAC et Québec au coeur d’une poursuite de 2 millions

L’ancien numéro 2 de l’UPAC Marcel Forget (à gauche) estime avoir été victime d’un congédiement illégal.
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne L’ancien numéro 2 de l’UPAC Marcel Forget (à gauche) estime avoir été victime d’un congédiement illégal.
L’UPAC se retrouve également au coeur d’une poursuite intentée par l’ancien numéro 2 de l’organisation Marcel Forget, qui réclame deux millions de dollars au gouvernement du Québec, puisqu’il estime avoir été victime d’un congédiement illégal.

M. Forget s’est retrouvé dans l’embarras en novembre dernier après que Le Journal de Montréal eut rapporté qu’il a vendu des actions sans permis de courtier dans les années 1990 et 2000.

Des policiers et d’ex-policiers ont affirmé au quotidien montréalais avoir investi, grâce à lui, dans la firme Newtech, qui a été mise à l’amende dans la foulée d’une enquête de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Dans sa poursuite, dont Le Devoir a obtenu copie, M. Forget soutient avoir été obligé de démissionner après avoir fait l’objet de menaces d’André Fortier, secrétaire général associé aux emplois supérieurs.

« [Il lui a indiqué] qu’il serait mieux pour la suite de sa carrière qu’il démissionne », peut-on lire dans le document.

Un « congédiement déguisé », déplore M. Fortier, qui décrit la méthode comme étant « illégale et abusive ». Il souligne avoir réfuté les informations révélées dans les articles le visant et avoir collaboré pour remettre les pendules à l’heure.

« Le gouvernement savait que les articles du Journal de Montréal reposaient sur des allégations fausses, mensongères et tendancieuses », souligne la poursuite.

Selon M. Forget, il a été évincé dans le seul but de sauver les apparences de l’organisation. « M. Forget est le bouc émissaire d’une crise qui perdurait à l’UPAC et au ministère de la Sécurité publique depuis plusieurs mois », indique le document.

L’ancien commissaire associé aux vérifications de l’UPAC dit aussi avoir été privé des compensations financières prévues à ses conditions de travail. Considérant la médiatisation de l’affaire, il réclame aussi des sommes en dommages-intérêts, pour un total de deux millions de dollars.

« La réputation professionnelle jusqu’alors sans tache de M. Forget ne pourra jamais être rétablie », indique-t-on.