Tony Accurso déclaré non coupable d’abus de confiance

L'ex-entrepreneur Tony Accurso
Photo: Ryan Remiorz Archives La Presse canadienne L'ex-entrepreneur Tony Accurso

L'ex-entrepreneur en construction Tony Accurso a été acquitté mardi d'une accusation d'abus de confiance pour obtenir des contrats avec la Ville de Mascouche.

 

Après une courte période de délibérations, le jury a jugé que les voyages et le chèque de 300 000 $ offerts par M. Accurso à l'ex-maire de Mascouche, Richard Marcotte, n'avaient pas pour but d'obtenir des contrats pour son entreprise.

 

« Quant à nous, on avait une preuve solide. Malheureusement, la conclusion du jury n'est pas celle qu'on souhaitait [...] on ne visait pas l'acquittement », a indiqué Me Pascal Grimard, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

 

M. Accurso, dont le procès avait débuté le 15 janvier, a donc quitté le palais de justice de Joliette en homme libre.

 

L'homme d'affaires n'a jamais nié avoir offert de l'argent et des voyages à l'ancien maire Marcotte entre 2006 et 2008. Lors de son témoignage, il a expliqué qu'il l'avait fait par amitié et non pour participer à un stratagème.

 

« Je pense que son témoignage a fait la différence », a déclaré l'avocat de M. Accurso, Me Marc Labelle. Selon lui, la rapidité de la décision du jury montre que la preuve de la Couronne était insuffisante.

 

« Si on fait l'autopsie de cette cause-là un jour, on arrivera à la conclusion qu'il n'aurait jamais dû être accusé, ce n'est pas plus compliqué que ça », a-t-il dit.

 

Rappelons qu'initialement M. Accurso faisait face à six chefs d’accusation. Cinq chefs ont été abandonnés, si bien qu'il ne faisait face qu’à un seul chef lors du procès, soit celui d’abus de confiance.

 

Le procureur de la Couronne a déclaré qu’il évaluera plus tard la possibilité de porter la cause en appel.

 

M. Accurso n'en a toutefois pas fini avec la justice. L'ex-entrepreneur doit aussi subir un autre procès concernant un système de ristournes sur des contrats de construction à Laval.

 

Avec La Presse canadienne