Emmett Johns «Pops»: les jeunes de la rue perdent leur «père»

Faisant preuve d’un dévouement hors du commun, le père Emmett Johns est rapidement devenu une figure paternelle auprès des jeunes dans la rue.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Faisant preuve d’un dévouement hors du commun, le père Emmett Johns est rapidement devenu une figure paternelle auprès des jeunes dans la rue.

Celui qui a réchauffé le coeur d’innombrables jeunes sans-abri est décédé dans la froide nuit de samedi à dimanche, à l’âge de 89 ans. Le père Emmett Johns – mieux connu sous le nom de « Pops » – nous quitte alors que l’organisme qu’il a fondé, Dans la rue, célèbre cette année son 30e anniversaire. Son départ laisse un vide chez les nombreuses personnes à qui il a « sauvé la vie », et qui « ne seraient pas là aujourd’hui sans lui ».

En 1988, alors âgé de 60 ans, Emmett Johns donne un premier hot-dog à un jeune itinérant. À l’âge où certains prennent leur retraite, il entame une nouvelle vie, qu’il consacrera aux jeunes de la rue.

Cécile Arbaud, directrice de Dans la rue, a confirmé au Devoir dimanche que le père Johns est décédé de complications à la suite d’une grippe. Son état de santé se dégradait depuis déjà près de dix ans, ne lui permettant de faire que de rares apparitions publiques au cours des dernières années. Il souffrait notamment de parkinson.

Son décès a causé une onde de choc au Québec, particulièrement chez les nombreux ex-jeunes de la rue, qui considéraient Pops comme leur « père adoptif ». Dimanche, son ouverture, son empathie et son approche dépourvue de jugement ont été louées par ceux qui l’ont côtoyé.

Du « Bon Dieu », à « Dans la rue »

Né le 3 avril 1928, Emmett Johns grandit au sein d’une famille irlandaise sur le Plateau-Mont-Royal.

En 1988, après 40 ans de services religieux, il emprunte 10 000 $ à une Caisse populaire pour acheter une roulotte d’occasion qu’il baptise « Le Bon Dieu dans la rue ». La nuit, il parcourt les rues de Montréal à la rencontre des jeunes itinérants, à qui il offre écoute, chaleur et nourriture.

Quelques années plus tard, le Bon Dieu dans la rue délaisse sa référence religieuse pour devenir simplement Dans la rue. Pops fonde ensuite un refuge de nuit, Le Bunker, puis le centre de jour Chez « Pops », où les jeunes peuvent suivre des cours, participer à des ateliers et obtenir du soutien psychologique.

« Un vrai père »

Faisant preuve d’un dévouement hors du commun, le père Emmett Johns devient rapidement une figure paternelle auprès des jeunes qui montent à bord de sa roulotte. « Avec le temps, il est devenu pour moi un vrai père », témoigne Nadine Labonté, qui l’a rencontré à l’âge de 13 ans, alors qu’elle était en fugue au début des années 1990.

Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Depuis 1988, une roulotte baptisée «Le Bon Dieu dans la rue» parcourt Montréal à la rencontre des jeunes, à qui les intervenants offrent écoute, chaleur et nourriture.

L’intervenante sociale ne compte plus les fois où Pops a été là pour elle. « Il est venu me chercher au poste de police et quand je sortais de désintox, il m’a aidée à déménager au moins 22 fois, il m’a accompagnée lors de mon retour à l’école, il venait avec moi à la pharmacie… », énumère-t-elle en entrevue au Devoir.

Emmett Johns a même été présent à son accouchement. « Je l’ai appelé en pleine nuit en braillant, se souvient-elle. Par après, il a baptisé ma fille. » Une façon symbolique pour elle de transmettre la protection de Pops à son enfant.

Caroline Leblanc a connu le père Emmett Johns à la même époque, alors qu’elle n’était âgée que de 14 ans. « Il nous a appris à nous aimer », se remémore-t-elle au bout du fil en laissant échapper quelques larmes.

Elle reste marquée par l’amour inconditionnel et l’absence totale de jugement dont faisait preuve Emmett Johns envers les jeunes. « Il a toujours cru en nous. C’était un ange. »

Celle qui vient de compléter une maîtrise en travail social a été la première bénéficiaire de la bourse Emmett Johns/UQAM, accordée chaque année à un jeune qui étudie à l’école de Dans la rue. « Ça a changé ma vie », soutient Mme Leblanc, reconnaissante.

Héritage bien vivant

Malgré ses soucis de santé, en 2013, le père Emmett Johns avait tenu à célébrer les 25 ans de l’organisme qu’il a fondé, se souvient Cécile Arbaud. L’année suivante, il était présent pour l’inauguration de logements destinés aux jeunes de la rue. « Ces logements, c’était un de ses rêves », relate la directrice de l’organisme.

L’héritage de Pops restera bien vivant, assure-t-elle. « Il a légué des valeurs fortes que les intervenants appliquent au quotidien : l’accueil inconditionnel, l’écoute, le respect, l’espoir… »

Le protecteur des personnes en situation d’itinérance à la Ville de Montréal, Serge Lareault, se souvient des conseils que lui avait prodigués le père Johns alors qu’il débutait au journal L’Itinéraire, il y a près de 25 ans. « Je lui avais demandé comment faire, et il m’avait dit d’appliquer ces deux principes : “accueil inconditionnel et non-jugement”».

Le père Pops était « un précurseur », une figure « chaleureuse, mobilisatrice », poursuit-il. « Il a beaucoup fait évoluer la cause de l’itinérance par sa capacité à sensibiliser la population. »

Les hommages au père Emmett Johns se sont multipliés dimanche.

« Un géant montréalais de la solidarité et de l’entraide vient de nous quitter », a réagi la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Le premier ministre Philippe Couillard a communiqué ses « sincères condoléances » à la famille et aux proches du défunt. « Merci pour tout », a-t-il écrit.

À Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau a souligné la bonté de M. Johns. « Merci Pops. Votre travail auprès des jeunes de Montréal laissera sa marque pendant des générations. »

« On ne compte plus les vies qu’il a sauvées », a pour sa part souligné le chanteur Dan Bigras, porte-parole du Refuge des jeunes, un autre organisme qui vient en aide aux jeunes itinérants.

Signe de sa notoriété, le père Emmett Johns a reçu au fil des ans des dizaines d’honneurs pour son travail auprès des jeunes de la rue, le plus récent étant l’Ordre de Montréal, en 2016.

En octobre 2009, il a également reçu le prix Thérèse-Daviau, de la Ville de Montréal, remis à une personne engagée dans sa communauté et qui a oeuvré à la qualité de vie des Montréalais.

Il a également reçu des doctorats honorifiques de plusieurs universités, a été nommé grand officier de l’Ordre national du Québec en 2003 et est devenu membre de l’Ordre du Canada en avril 1999.

Funérailles nationales ?

On n’était pas en mesure dimanche soir au cabinet de Philippe Couillard de dire si des funérailles nationales seront envisagées pour le père Johns.

La directrice de Dans la rue estime que ce serait « tout à fait justifié ». « C’est quelqu’un qui a changé la face des choses à Montréal, qui a vraiment aidé les jeunes », affirme Cécile Arbaud. L’organisme, qui entame sa 30e année d’existence, organisera d’ailleurs prochainement un hommage à sa mémoire.

L’amour inconditionnel dont faisait preuve le père Emmett Johns lui est aujourd’hui rendu en retour. « On devrait avoir plus de Pops dans notre société », affirme Caroline Leblanc.

16 commentaires
  • Jules-A Ouellet - Abonné 14 janvier 2018 16 h 18

    Un vrai héros

    Qui dit qu'il n'y a plus de héros à notre époque?
    Il a consacré sa vie aux plus faibles d'entre nous.
    Il a vécu comme un véritable héros.

    Je lance un défi à tous ceux qui liront ce message d'aller faire un don à Dans la rue!

    • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 14 janvier 2018 21 h 15

      C'est déjà fait en décembre! Mais, ce qu'il faut, c'est travailler à changer le système économique qui génère la pauvreté! Irène Doiron

  • Michel Lebel - Abonné 14 janvier 2018 19 h 43

    Merci!


    Merci pour tout, père Emmet Johns. Vous continuerez à faire du bon travail là-haut, je n'en doute pas!

    M.L.

  • Réjean Martin - Abonné 14 janvier 2018 20 h 16

    Pops star

    un jour (en l'an 2001) dans LeDevoir, une collaboration de Georges-Hébert Germain s'intitulait ainsi. Un texte magnifique au sujet d'un magnifique bonhomme...

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 janvier 2018 21 h 25

      J'ai retrouvé votre texte, M. Martin :

      Les Actualités, samedi 16 décembre 2000, p. A1. Rendez-vous

      Pops star de Georges-Hébert Germain

      « Mercredi dernier, les jeunes de la rue, qui s'y connaissent pourtant en la matière, ont vécu de grands moments d'inquiétude. Pops n'était pas, comme tous les mercredis soir depuis des années, au volant de la roulotte du Bon Dieu dans la rue.
      Or plusieurs d'entre eux avaient affaire à lui. Il y en a même qui, pendant toute la semaine, ne parlent à personne d'autre qu'à lui.
      "Comment ça que Pops est pas là?"
      Les bénévoles répondaient qu'il était fatigué.
      "Le mercredi? Ça se peut pas."
      Personne, cette nuit-là, ne voulait leur apprendre la vérité. Il faisait vraiment trop froid, ils avaient trop faim, trop peur.
      Ce n'est qu'hier soir, le temps s'étant radouci, le danger semblant enfin écarté, qu'on leur a dit ce qui s'était passé.
      "Pops a fait une crise cardiaque. Il a été opéré jeudi à cœur ouvert."
      Ils se sont rassemblés aux stations de métro où s'arrête la roulotte chaque nuit. Ils ont préparé des cartes de vœux, des messages, des dessins que les bénévoles vont remettre à Pops. Pour les jeunes de la rue et de la nuit, Pops n'est pas qu'un protecteur et un confident, c'est une véritable pop star.
      Il les attire, on dirait. Pas plus tard qu'il y a dix jours, je me suis promené une nuit, avec lui, dans le bas de la ville. À chaque coin de rue, même là où j'étais passé cent fois sans les voir, on voyait surgir de partout des petits êtres misérables et affamés, colombes blessées, rapaces faméliques et déplumés, tous tombés ou jetés ou ayant sauté trop tôt hors du nid. C'est comme aller dans le bois en compagnie d'un ornithologue: on voit des oiseaux comme on n'en a jamais vu nulle part.
      Je m'étais pointé ce soir-là au Centre de jour de la rue Sainte-Catherine pour rencontrer le maître de céans. C'était plein de chiens dans l'entrée, dans l'escalier, à l'étage, partout, sauf à la cafétéria.

      Suite :

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 janvier 2018 21 h 26

      Pops avait convaincu des finissants de l'école vétérinaire de Saint-Hyacinthe de venir (bénévolement, bien sûr) soigner les bêtes de ses protégés. Beaucoup de jeunes de la rue, des filles surtout, ont des chiens. Pour se défendre. Et pour se tenir au chaud, la nuit.
      "Surtout parce qu'un chien, ça te laisse jamais tomber, me disait Pops. Les jeunes le savent. Et eux, justement, c'est souvent ça, leur problème, tout le monde les a tout le temps laissés tomber."
      Nous étions dans son minuscule bureau, sans fenêtre. Sur la table bancale, un ordinateur antique, quelques livres pieux.
      - "Peut-être qu'ils sont insupportables, ai-je dit.
      - Peut-être, mais ça ne change strictement rien. Que ce soit leur faute ou pas, ils se retrouvent dans la rue. Et ils sont en danger.
      - C'est peut-être ça qu'ils cherchent." Je ne sais pas pourquoi, mais tout au long de cette nuit (je ne m'en rendrais compte que très tard, en me glissant près de ma Chouette endormie sous la chaude couette), je me suis fait l'avocat du diable avec le Bon Dieu dans la rue, qui est resté, lui, de fort bonne humeur.
      Vers les neuf heures, il a pris le volant de l'énorme roulotte. Moi, bien calé dans le siège du copilote, j'allais goûter l'infini spectacle de la rue. Cinq bénévoles nous accompagnaient, qui avaient rempli les deux fours à micro-ondes de pains et de saucisses. Ils allaient servir au cours de la nuit 48 douzaines de hot-dogs, une vingtaine de gallons de jus genre Kool-Aid, de café, de chocolat chaud. Et distribué de pleins tiroirs de foulards, de tuques, de peignes, de brosses et de dentifrice, de savon, de diachylon, d'aspirine
      Avant la fin de la nuit, on a manqué de tout. À deux ou trois reprises, Pops est même allé acheter des billets d'autobus et du papier hygiénique, articles toujours très en demande. Partout où on s'arrêtait, des jeunes nous attendaient, insatiables, exubérants.

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    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 janvier 2018 21 h 27

      Pops descendait sur le trottoir. Les jeunes l'entouraient. On lui serrait la main, on l'embrassait. De temps en temps, l'un d'eux l'entraînait à l'écart pour lui chuchoter des secrets, lui demander conseil
      Il y en avait de très beaux, flamboyants et arrogants, arborant des coiffures et des oripeaux confectionnés avec une infinie recherche, d'impeccables mohawks multicolores, des anneaux dans le nez, les sourcils, les lèvres, les oreilles, la langue, des brillants constellant leurs justaucorps de cuir. Superbes œuvres d'art ambulantes, des déclarations, des proclamations.
      - "Ils sont magnifiques, Pops, mais ça fait pas très sérieux!
      - Arrange ça comme tu veux, me répondait-il, c'est quand même inquiétant. Qu'est-ce qui peut bien pousser ces enfants-là à vouloir connaître l'enfer et à prendre plaisir à coucher dehors?" N'empêche qu'il a décidé, il y a quelques années, de ne plus sortir sa roulotte le samedi soir, "parce qu'elle était devenue une simple attraction" pour ceux qu'il appelle les "touristes" , ces jeunes qui descendent passer un petit week-end dans la rue ou même une pleine saison en enfer et qui rentrent chez eux, pépères, le dimanche soir ou à la fin de l'été. Il refuse cependant de les blâmer.
      "Ils sont en danger eux aussi, dit-il. Il n'y a rien de plus patient que la drogue et l'alcool. Et dans la rue, il y en a plein." Il est bien évident qu'il porte son affection d'abord et avant tout aux vrais déplumés, les effarés, les malades corps et âme.
      "Les plus misérables, dit-il, ce sont les antipathiques. Ceux-là sont réellement démunis, personne n'a envie de les aider. Il faut chaque fois faire un effort. D'autres, on n'a qu'à les regarder, on veut tout leur donner."
      Certains, végétariens, exigent des hot-dogs au tofu; d'autres redemandent du chocolat chaud, "avec plus de sucre, man, et plus de chocolat". Rue Sainte-Catherine, une fille seule et frissonnante montée à bord de la roulotte s'est emparé du siège et du téléphone de Pops.

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    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 janvier 2018 21 h 27

      Personne, semble-t-il, n'a répondu à son appel. Elle a pleuré, seule, dans son coin. Puis dans les bras de Pops qui, je ne sais comment, a réussi assez vite à la faire rire.
      Les plus pitoyables attendent derrière la cohue, dehors, petites bêtes effarouchées qui ne savent rien demander. Il faut qu'un bénévole s'avance prudemment vers eux, leur tendent à manger, à boire. Ceux-là n'ont mis aucune recherche "artistique" dans leurs vêtements troués, sales haillons qui ne peuvent les tenir au chaud.
      À Berri-UQAM, une fille maigre et hilare est venue chercher deux hot-dogs, un sac de provisions "et des tylénols pour [son] chum qui a une bronchite". Le chum, les bénévoles le connaissent, a également le sida. Le couple couche dehors, hiver comme été. La fille reste un moment devant la roulotte à deviser gentiment avec des connaissances à elle, comme si de rien n'était, des petites choses de la vie.
      Jamais, au cours de cette nuit, je n'ai vu la moindre agressivité entre ces jeunes, ni même entre leurs chiens, tous remarquablement bien élevés, des chiens "street wise", m'a dit l'un d'eux.
      Avenue du Mont-Royal. "Moi, Pops, à Noël, pourrais-tu me confesser? Faudrait que ça soit juste avant la messe [chaque année, Pops dit la messe de minuit au Centre de jour], pour que j'aie pas le temps de faire d'autres péchés, parce que je veux communier. Et après, je vais tout repartir à neuf."
      Les autres autour écoutent en silence, remarquablement respectueux du grand projet que s'est donné l'un des leurs.
      Métro Frontenac, Pops me présente une fort belle fille, pulpeuse et ricaneuse, légèrement givrée, il me semble. Elle nous parle de son rêve de devenir cultivatrice. Elle n'est pas sûre, mais elle croit qu'elle est née à la campagne. Et elle aimerait beaucoup y retourner. Elle aurait une ferme, un grand potager, des petits animaux, genre chèvres et moutons, quelques chats. Et elle rentrerait dormir en ville. Parce que la nuit, y a rien pour battre la ville.

      Suite :

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 janvier 2018 21 h 27

      Pops l'écoute avec beaucoup d'attention. Quand elle s'est éloignée, comme s'il avait senti en moi quelque incrédulité, il me fait un petit prêche sur la puissance du rêve.
      "Rien de plus précieux pour eux qu'un rêve. Ceux qui n'en ont pas sont vraiment mal pris. Un rêve, c'est comme un radeau."
      Depuis que la belle enfant veut devenir cultivatrice, elle s'est inscrite aux cours de rattrapage du Centre de jour. "Elle va finir son secondaire, dit Pops. Et avec un peu de chance, elle va sortir de la rue. On peut toujours changer de vie. J'en ai vu plein, qui ont réussi. À commencer par moi."
      Emmett Pops Johns est né sur Resther près de Laurier au printemps de 1928. Il a été longtemps curé à Pointe-Claire et à Lachine. Il s'ennuyait à périr. Jusqu'à faire une grave dépression. Un ami médecin lui a conseillé de changer de vie. Il a finalement trouvé son bonheur dans la rue. En fondant Le Bon Dieu dans la rue, recrutant des dizaines de bénévoles. Aujourd'hui, l'entreprise a 29 employés et un budget annuel de 1,8 million. Et plein de projets, dont celui d'acquérir une ferme dans Lanaudière.
      Pops n'a plus jamais fait de sermon. À part rappeler aux bénévoles qu'ils ne doivent jamais en faire, ni sermon, ni réprimande, ni reproche. »

      Fin

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 14 janvier 2018 20 h 26

    Un grand homme

    Je l'ai croisé une fois au restaurant Casa Vertoudos et je lui ai payé son déjeuner. Il en avait tellement «payé» à d'autres...

    • Réjean Martin - Abonné 15 janvier 2018 11 h 33

      merci, Monsieur

    • Daniel Bérubé - Abonné 16 janvier 2018 00 h 27

      Merci Mr. Le Blanc pour ce bref rappel de ce que pouvait représenter sa vie de tout les jours... l'aide, la communication sans rien demander en retour faisait de lui un père pour plusieurs...

      Sa vie nous fait voir le reflet d'une âme aux valeurs chrétiennes pures, et que c'est dans sa petitesse et simplicité que l'on peut voir sa grandeur profonde...

      Merci Pops, pour tout ceux que tu as aidé; pour toutes les graines que tu as semé et qui parfois, j'en suis sûr, ont déjà commencé a porter de bons fruits.

  • Pierre Samuel - Abonné 15 janvier 2018 06 h 16

    Homme d'exception

    Que l'on soit croyant ou non, cet homme, tout comme l'abbé Pierre en France, aura marqué l'esprit et touché le coeur autant des démunis que de tout homme et femme de bonne volonté comme dit l'adage. Chapeau bas !