Les Corporations de développement communautaire: un catalyseur d’énergie

Les Corporations de développement communautaire ont vu leur action gagner en efficacité grâce à la Table nationale, un organisme qui regroupe les 62 corporations québécoises.
Photo: iStock Les Corporations de développement communautaire ont vu leur action gagner en efficacité grâce à la Table nationale, un organisme qui regroupe les 62 corporations québécoises.

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Il y a 20 ans naissait la Table nationale des Corporations de développement communautaire, la TNCDC, un organisme qui regroupe les 62 corporations québécoises ou CDC. « Les CDC visent à contrer la pauvreté et encouragent la participation citoyenne. Ce sont des acteurs de développement qui représentent les gens du terrain », explique Alain Roy, président de la TNCDC. À la base, ce sont les groupes communautaires qui forment les CDC. Avec la Table, leur action s’est vue gagner en efficacité.

 

Une CDC rassemble des groupes communautaires autonomes en santé et services sociaux, des centres d’action bénévole, des cuisines collectives, des maisons des jeunes ou de la famille… Tous ces groupes ont un ancrage local fort. S’y greffent ensuite les entreprises d’économie sociale.

 

Le mandat de la TNCDC

 

Le rôle principal de la TNCDC est de soutenir les CDC parce qu’ils n’ont pas tous les mêmes moyens d’agir et ne travaillent pas tous sur une même base. « La Table va favoriser le partage d’expertise, d’information et d’analyse dans un contexte national », précise le président de la TNCDC. « Nous sommes un catalyseur d’énergie qui aide le travail de terrain des CDC, parce que nous partageons l’information en nous assurant ainsi d’un maximum d’impact au niveau local », ajoute-t-il.

 

Les CDC naissent de la volonté d’un territoire et sont toujours en développement. Ce sont les groupes qui font la demande pour devenir une CDC et c’est la Table qui reconnaît les CDC. « On n’est pas une créature du gouvernement. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas de CDC partout au Québec, parce que le modèle ne s’applique pas nécessairement à tout le territoire », précise M. Roy.

 

Tout ce travail doit se faire avec l’ensemble des partenaires du milieu institutionnel, politique ou économique, mais la base de réflexion vient des groupes communautaires. Ces dernières années, les CDC se sont assurées de toujours travailler avec les partenaires du moment et, actuellement, c’est le milieu municipal qui est en passe de devenir un acteur important. « C’est un passage obligé, mais aussi un passage souhaité », déclare Alain Roy qui ajoute qu’« il faut apprivoiser les pratiques et même le langage pour s’assurer de partager nos expertises pour agir le plus efficacement possible. Tout est en place et on est condamnés à s’entendre ! »