Gilbert Rozon vendra ses actions de Juste pour rire

Fondateur du Groupe Juste pour rire, Gilbert Rozon a décidé de se retirer de l’entreprise en cédant toutes ses parts à la suite des dénonciations multiples dont il a été l’objet cette semaine.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Fondateur du Groupe Juste pour rire, Gilbert Rozon a décidé de se retirer de l’entreprise en cédant toutes ses parts à la suite des dénonciations multiples dont il a été l’objet cette semaine.

Le fondateur du Groupe Juste pour rire, Gilbert Rozon, ne sera plus propriétaire de l’entreprise qu’il a fondée en 1983. Il a décidé vendredi de vendre la totalité de ses actions dans la foulée des allégations de nature sexuelle le concernant.

Le producteur vedette a pris la décision de se départir de toutes ses actions pour être « complètement à l’extérieur de la compagnie », a expliqué vendredi le directeur des communications de Juste pour rire, Jean-David Pelletier.

Le porte-parole n’a pas voulu préciser la part des actions que possède M. Rozon dans Juste pour rire. Il a toutefois indiqué que le fondateur est l’actionnaire majoritaire de la compagnie.

Aucun acheteur n’est identifié pour l’instant, a ajouté M. Pelletier, tout en précisant que des détails devraient être communiqués dans les prochains jours.

La décision de Gilbert Rozon est liée aux allégations d’inconduites sexuelles rapportées jeudi par Le Devoir et le 98,5 FM.

Neuf femmes, dont l’animatrice Pénélope McQuade, la comédienne Salomé Corbo et la réalisatrice Lyne Charlebois, ont confié avoir été harcelées ou agressées sexuellement. Dans les heures suivant la publication de ces témoignages, la comédienne Patricia Tulasne a également brisé le silence, disant avoir été agressée sexuellement par M. Rozon.

Avenir incertain

Pour ce qui est du Groupe Juste pour rire, son avenir est incertain. Dans l’immédiat, l’entreprise sera prise en charge par un comité de direction renouvelé et un conseil d’administration indépendant, mais Jean-David Pelletier n’a pas voulu se prononcer sur les conséquences de la vente des actions de Gilbert Rozon.

« On continue, the show must go on, il y a des gens qui travaillent actuellement, a-t-il dit. Qu’est-ce qui va se passer à la suite de la vente, quelle tournure va prendre l’entreprise ? Il est trop tôt pour en parler. »

Jeudi, les dirigeants de Juste pour rire ont cependant fait savoir par voie de communiqué que la compagnie entend poursuivre tous ses projets « en cours et futurs », « tant au Québec qu’à l’international ».

« Je rassure tous nos partenaires financiers et commanditaires que nous continuerons d’honorer tous nos partenariats et que nous entendons livrer, comme prévu, les prochaines éditions de nos différents événements », a souligné la nouvelle présidente-directrice générale, Guylaine Lalonde.

4 commentaires
  • Robert Beauchamp - Abonné 20 octobre 2017 17 h 23

    Le rire

    Pour le bilan que je fais du rire subventionné, disons que pour le rire gras et les farces vides ou grossières en franglais ne sont pas ma tasse de thé. Des farces très souvent douteuses auprès des jeunes qui banalisent justement trop souvent ''la chose''. L'élastique concernant la liberté d'expression est très étiré et profite à ceux qui empochent. La farce ici, c'est la subvention qui ne fait pas rire.

  • Gilles Bonin - Abonné 20 octobre 2017 19 h 37

    Peut-on oser...

    Peut-on oser ce mot d'humour «jaune»:C'EST UNE BLAGUE!

  • André Tremblay - Abonné 20 octobre 2017 20 h 56

    Un petit pactole....

    Il va engranger des millions et s'offrir une retraite dorée...tout en surveillantles nouvelles opportunités d'affaire. C'est la misère des riches...

    • Pierre Robineault - Abonné 21 octobre 2017 09 h 56

      À moins qu'il n'y ait poursuites civiles.