Premier anniversaire du conflit irakien - Des milliers de citoyens ont manifesté dans le monde
Le conflit irakien est toujours fortement critiqué par des milliers de citoyens dans le monde, malgré un certain essoufflement du mouvement. Un an jour pour jour après l'attaque «choc et stupeur» lancée contre Bagdad par les troupes américaines le 19 mars 2003, des manifestants sont descendus samedi dans les rues des grandes capitales mondiales pour scander leur colère contre le président américain George W. Bush et réclamer la fin de l'occupation irakienne.
À la veille du déclenchement du conflit en 2003, des millions d'individus, un peu partout sur la planète, avaient manifesté pour demander aux dirigeants américain et britannique de ne pas envahir l'Irak. Samedi, ils étaient des milliers, mais la colère contre les envahisseurs était toujours présente.
À Montréal, plus de 7000 personnes ont répondu à l'appel du Collectif Échec à la guerre et ont revendiqué la fin de l'occupation irakienne, contre 150 000 en 2003 qui avaient manifesté contre la guerre. Des manifestations se sont également déroulées à Québec, Chicoutimi, Sherbrooke et Rouyn-Noranda. Des actions de protestation ont également eu lieu dans 70 villes canadiennes, dont Toronto, Vancouver et Ottawa, et dans 300 villes américaines, y compris New York et San Francisco.
Dans la métropole québécoise, de nombreuses pancartes dénonçaient l'occupation de l'Irak, mais aussi l'occupation de l'Afghanistan et de la Palestine. Le porte-parole de la Coalition pour la justice et la paix en Palestine, le Dr Paul Lévesque, a affirmé devant les manifestants que «les Palestiniens et les Irakiens sont victimes d'une seule et même politique. Le préalable à la sécurité et à la paix, la condition absolue pour l'élimination du terrorisme, c'est la fin de l'occupation et la reprise en main de leur propre destin par les populations concernées».
Le porte-parole du Collectif, Raymond Legault, a pour sa part soutenu devant la foule réunie sur le boulevard René-Lévesque que la reconstruction de l'Irak n'était qu'un mythe. «En Irak, il n'y a pas de reconstruction, sinon la construction de six bases militaires permanentes pour l'armée d'occupation», a-t-il déclaré.
La comédienne Pascale Montpetit a de son côté partagé avec la foule son mépris pour le président américain. «Devant Bush, cet être morbide, je suis bloquée depuis un an à la deuxième des "cinq étapes devant la mort" d'Élizabeth Kubler-Ross: déni, colère, négociation, dépression et acceptation. Je n'ai pas trop envie de passer à la négociation, encore moins à l'acceptation.»
Ailleurs dans le monde, les défilés ont rassemblé des centaines de milliers de personnes à Rome, Paris, Londres, Madrid, Varsovie, Sydney Tokyo, Budapest ou encore au Caire. La manifestation la plus importante s'est déroulée à Rome, où, selon les organisateurs, deux millions de personnes ont marché dans les rues pour dénoncer la guerre et réclamer le retour des 2600 soldats italiens qui participent à l'occupation du pays.
À la veille du déclenchement du conflit en 2003, des millions d'individus, un peu partout sur la planète, avaient manifesté pour demander aux dirigeants américain et britannique de ne pas envahir l'Irak. Samedi, ils étaient des milliers, mais la colère contre les envahisseurs était toujours présente.
À Montréal, plus de 7000 personnes ont répondu à l'appel du Collectif Échec à la guerre et ont revendiqué la fin de l'occupation irakienne, contre 150 000 en 2003 qui avaient manifesté contre la guerre. Des manifestations se sont également déroulées à Québec, Chicoutimi, Sherbrooke et Rouyn-Noranda. Des actions de protestation ont également eu lieu dans 70 villes canadiennes, dont Toronto, Vancouver et Ottawa, et dans 300 villes américaines, y compris New York et San Francisco.
Dans la métropole québécoise, de nombreuses pancartes dénonçaient l'occupation de l'Irak, mais aussi l'occupation de l'Afghanistan et de la Palestine. Le porte-parole de la Coalition pour la justice et la paix en Palestine, le Dr Paul Lévesque, a affirmé devant les manifestants que «les Palestiniens et les Irakiens sont victimes d'une seule et même politique. Le préalable à la sécurité et à la paix, la condition absolue pour l'élimination du terrorisme, c'est la fin de l'occupation et la reprise en main de leur propre destin par les populations concernées».
Le porte-parole du Collectif, Raymond Legault, a pour sa part soutenu devant la foule réunie sur le boulevard René-Lévesque que la reconstruction de l'Irak n'était qu'un mythe. «En Irak, il n'y a pas de reconstruction, sinon la construction de six bases militaires permanentes pour l'armée d'occupation», a-t-il déclaré.
La comédienne Pascale Montpetit a de son côté partagé avec la foule son mépris pour le président américain. «Devant Bush, cet être morbide, je suis bloquée depuis un an à la deuxième des "cinq étapes devant la mort" d'Élizabeth Kubler-Ross: déni, colère, négociation, dépression et acceptation. Je n'ai pas trop envie de passer à la négociation, encore moins à l'acceptation.»
Ailleurs dans le monde, les défilés ont rassemblé des centaines de milliers de personnes à Rome, Paris, Londres, Madrid, Varsovie, Sydney Tokyo, Budapest ou encore au Caire. La manifestation la plus importante s'est déroulée à Rome, où, selon les organisateurs, deux millions de personnes ont marché dans les rues pour dénoncer la guerre et réclamer le retour des 2600 soldats italiens qui participent à l'occupation du pays.
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