Un adolescent sur cinq a songé au suicide dans la dernière année

Le rapport révèle aussi que les adolescents qui ont des pensées suicidaires éprouvent souvent simultanément plus d’un problème. 
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Le rapport révèle aussi que les adolescents qui ont des pensées suicidaires éprouvent souvent simultanément plus d’un problème. 

Plus d’un adolescent sur cinq au Canada a sérieusement songé au suicide au cours des 12 derniers mois.

 

Cette affirmation est contenue dans un rapport que publie jeudi l’organisme Jeunesse, J’écoute. Elle se fonde sur les résultats d’une enquête menée à travers le Canada auprès de 1319 adolescents âgés de 13 à 18 ans.

 

Les adolescents qui ont sérieusement pensé au suicide au cours des 12 derniers mois étaient deux fois plus susceptibles d’être des filles que des garçons.

 

Les intentions suicidaires de 22 % des jeunes Canadiens interrogés inquiètent Alisa Simon, vice-présidente chez Jeunesse, J’écoute. À son avis, il est essentiel que partout au Canada, un dialogue ouvert à propos du suicide et des pensées suicidaires soit établi.

 

Elle croit qu’il faut offrir aux jeunes des structures de soutien qui sont là au moment où ils en ont le plus besoin.

 

Le rapport constate qu’un des principaux facteurs permettant de prédire qu’un adolescent éprouve un problème est le fait qu’il ait effectué des recherches sur le Web ou sur les réseaux sociaux sur le sujet.

 

De plus, 47 % des jeunes qui avaient pensé au suicide n’en avaient parlé à personne. Alisa Simon affirme que le plus grand obstacle qui empêche d’aider un jeune à combattre ses idées suicidaires consiste à ne pas savoir qu’il est en difficultés.

 

Le rapport révèle aussi que les adolescents qui ont des pensées suicidaires éprouvent souvent simultanément plus d’un problème. Les plus fréquents sont la violence à la maison ou à l’école, les problèmes d’image corporelle ou d’image de soi et la dépendance aux drogues et à l’alcool.

  • Yvon Bureau - Abonné 8 septembre 2016 13 h 48

    Facilitons la prévention

    Par l'exemple.

    Le gouvernement Trudeau doit retirer de sa Loi C-14 sur l'aide médicale à mourir l'article portant le suicide médicalement assisté. Toutes les corporations professionnelles concernées, au nom de leur code d'éthique, doivent ne pas participer à tout suicide médicalement assisté. OUI seulement à l'aide médicale à mourir, avec médecin avant-pendant-après cette aide.

    Quant à cet article sur le suicide médicalement assisté dans la Loi C-14, HONTE aux ministres fédérales de la Santé et de la Justice !

    Que la Cour suprême du Canada donne son avis sur la Loi C-14. Pour enlever le flou juridique. Pour une plus grande paix et sérénité cliniques. Pour plus de sérénité chez les mourants et chez les grands souffrants et leurs proches.

    Pour que bien des personnes n'aient plus à terminer leur vie, par suicide, par suicide par jeûne total (inapproprié, inhumain et cruel), par meurtre par compassion. Même, pour ne pas à aller en Suisse.

    Que les organismes de prévention du suicide fassent des pressions publiques sur le Gouvernement Trudeau pour qu'il enlève cet article sur le suicide médicalement assisté. Sansc cela, ils en seraient complices.

    Que les professionnels de ces corporations concernées refusent toute action et toute présence au suicide médicalement assisté. Code d'éthique exige ! Oblige !

  • Daniel Gagnon - Abonné 8 septembre 2016 21 h 07

    « Ne me quitte pas, ne me quitte pas », dit si bien Brel...

    Ils sont fragiles et beaux les adolescents, on les manipule, on leur compte des mensonges, ils hésitent à entrer dans la valse infernale, et les hypocrites exigences de rectitude sociale les dégoûtent.

    La vie est dure, la déesse économie absurdement mise de l’avant par les gouvernements ne donne pas aux jeunes une raison suffisante de vivre. Ce projet de société ressemble plutôt assez souvent à de l'esclavage et dissuade profondément les envies de grandeur et d’amour des adolescents et des adolescentes.

    Au moment d'entrer dans la vie, les adolescents voient tout le mensonge des adultes et l'hypocrite casuistique derrière laquelle se cachent les responsables pour justifier leur dérobade politique, leur lâcheté morale devant l'urgent appel d'air demandé par la jeunesse, devant son désir irrépressible et profond d'idéal, de grandiose, de valeurs crédibles qui peuvent motiver un élan en ce monde brutal (voyez les politiques abruties du gouvernement Couillard sur tous les sujets humains, sensibles en ce moment; celles de Harper ont fait beaucoup de mal aussi).

    Même si c'est pure folie de partir, pure ineptie de quitter ce monde, on les voit se décourager, car nous n'avons rien à leur proposer de vivant.

    Pourtant, les jeunes doivent cesser de se sentir impuissants! Il faut leur demander de rester, il le faut, ils doivent rester, autant que possible, car nous avons besoin d'eux, nous avons besoin de leur vision neuve du monde, de leur enthousiasme, nous avons besoin de leur jeunesse, ils doivent rester, il le faut, pour nous montrer l'espoir, pour nous montrer le futur, ils nous sont essentiels : « Ne me quitte pas, ne me quitte pas », dit si bien Brel...