Les questions excentriques de la semaine

Le chat possède un réflexe de basculement latéral qui est entièrement maîtrisé par le chaton de sept semaines.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chat possède un réflexe de basculement latéral qui est entièrement maîtrisé par le chaton de sept semaines.

Les réponses à des questions que vous vous êtes toujours posées sans avoir jamais cherché à connaître la réponse…

Pourquoi les chats retombent-ils toujours sur leurs pattes ?

 

Nous sommes tous admiratifs de cette agilité féline permettant au chat de tomber de haut sans jamais se faire mal. Comment fait-il ?

 

Les ancêtres des chats chassaient au sol et dans les arbres. Pour naviguer sur de tels terrains de chasse, un sens de l’équilibre développé est nécessaire, sens dont nos compagnons domestiques ont hérité. Cette aptitude fonctionne selon un mécanisme particulier : l’oreille interne et les yeux lancent des messages nerveux qui font que la tête du chat se tourne vers le sol. S’ensuit une rotation de la colonne vertébrale, pour que le tronc suive en commençant par les pattes avant. Puis, le félin s’arc-boute pour amortir le choc.

 

Paradoxalement, il aura moins de blessures s’il chute de haut, car il aura le temps d’anticiper, de se détendre et d’être plus souple à l’atterrissage.

 

Cela dit, les félins ont parfois un excès de confiance en leurs capacités. Des vétérinaires ont même attribué un syndrome aux chats qui se défenestrent en voyant une proie : le syndrome des chats parachutistes.

 

Pourquoi les chiffres arabes sont-ils arabes ?

 

Nous ne nous posons même plus de questions en utilisant ces chiffres, ils ont intégré notre langage. Pourtant, ce système n’a pas toujours été utilisé, c’est une invention… indienne. Pourquoi les appelle-t-on « chiffres arabes » dans ce cas ?

 

Vers le IIIe siècle avant Jésus-Christ, les Indiens inventent non seulement les chiffres de 1 à 9, mais aussi le système décimal, les méthodes de calcul et, surtout, le zéro — défini au Ve siècle par le mathématicien Brahmagupta. C’est au IXe siècle qu’Al-Khuwazimir, l’un des fondateurs des mathématiques arabes, rapporte ce système de notation et le perfectionne. Nous devons notamment la graphie des chiffres aux Arabes occidentaux ; les chiffres indiens ne ressemblent en rien à ceux que nous connaissons actuellement. L’efficacité du système est telle qu’il se diffuse dans tout le monde arabo-musulman, de l’Afrique du Nord jusqu’en Espagne. De même, les nombreux échanges commerciaux, notamment avec l’Italie, font des Arabes les réels propagateurs du système de chiffres indiens.