Les questions excentriques de la semaine

Alors, de quel «panneau» parle-t-on? Rien à voir avec la signalétique routière, ni avec la publicité et encore moins avec les panneaux électoraux.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Alors, de quel «panneau» parle-t-on? Rien à voir avec la signalétique routière, ni avec la publicité et encore moins avec les panneaux électoraux.

Les réponses à des questions que vous vous êtes toujours posées sans avoir jamais cherché à connaître la réponse…

Pourquoi pas d’ordre alphabétique sur les claviers ?

Passer beaucoup de temps à chercher une lettre spécifique sur le clavier de son ordinateur pour aboutir à un texte de 10 lignes. Une expérience qui a pu en agacer plus d’un ! Mais pourquoi ne pas mettre les touches dans l’ordre alphabétique ? Car avant l’ordinateur, il y avait la machine à écrire. Sur les premiers modèles, les touches étaient dans l’ordre alphabétique. Mais un problème s’est rapidement posé : la proximité de lettres très utilisées bloquait le mécanisme.

Des claviers évitant ce dysfonctionnement sont alors créés, adaptés aux besoins des différentes langues : les claviers qwerty et azerty pour les plus connus. L’âge d’or de la dactylographie peut enfin commencer. De véritables professionnelles sont formées pour écrire à la machine.

Les claviers informatiques ne risquent plus de subir ces inconvénients. Et si l’ordinateur est le principal outil de travail, chacun écrit selon ses préférences. Alors, pourquoi ne pas changer l’ordre des touches ? Par habitude. Même si ce clavier n’est pas le plus ergonomique, d’autres créés pour taper plus efficacement n’ont pu le détrôner.

Pourquoi dit-on « tomber dans le panneau » ?

Les crédules et les naïfs se reconnaîtront, mais qui peut dire n’être jamais « tombé dans le panneau » ? S’être fait piéger, donc.

De quel « panneau » parle-t-on ? Rien à voir avec la signalétique routière, ni avec la publicité et encore moins avec les panneaux électoraux.

En premier lieu, le panneau désigne divers objets en tissu, puis un morceau d’étoffe en couture. Et, à partir du XIIIe siècle, il qualifie une surface rigide dans le vocabulaire de la menuiserie, de l’architecture et de la décoration.

Mais c’est bien le monde de la chasse qui s’approprie ce terme pour désigner le piège constitué d’un filet destiné à attraper le gibier.

La méthode permettait de capturer les animaux de petite taille sans que le chasseur ait besoin de les approcher. Et les animaux, eux, n’avaient donc pas le temps d’être effrayés avant de tomber dans les mailles du filet.

Depuis, on emploie cette expression pour dire qu’une personne s’est fait avoir sans qu’elle s’en rende compte, naïvement ou non.