Prince Albert tente de ménager ses réserves d’eau

Les autorités de la Saskatchewan ignorent combien de temps nécessitera le nettoyage de l’eau souillée.
Photo: Jason Franson La Presse canadienne Les autorités de la Saskatchewan ignorent combien de temps nécessitera le nettoyage de l’eau souillée.

Prince Albert — La ville de Prince Albert, en Saskatchewan, qui est aux prises avec un déversement de pétrole, a annoncé lundi la fermeture de son usine de traitement des eaux.

La décision a été prise parce qu’une nappe de pétrole a été aperçue tôt lundi à la surface de la rivière Saskatchewan Nord, tout près de la ville. L’eau de Prince Albert provient principalement de cette rivière, où de 200 000 à 250 000 litres de pétrole brut se sont déversés, jeudi, à travers une brèche dans l’oléoduc de Husky Energy, près de Maidstone.

Le directeur municipal, Jim Toye, affirme que les réservoirs de Prince Albert renferment suffisamment d’eau pour deux jours. L’Agence de sécurité de l’eau de la Saskatchewan (WSA) pourrait également autoriser la municipalité à puiser dans ses bassins de rétention d’eau pluviale. Cette réserve d’eau supplémentaire pourrait approvisionner la communauté de 35 000 résidants quatre ou cinq jours de plus.

Lundi, le conseil municipal de Prince Albert devait tenir une réunion d’urgence afin, dit-on, de faire adopter des mesures draconiennes de conservation des eaux telles que l’interdiction d’arroser les pelouses, les terrains de golf et les parcs publics.

Les parcs aquatiques, les lave-autos, les buanderies et les autres entreprises consommant d’importantes quantités d’eau devront suspendre leurs activités. Toute infraction à ce règlement temporaire est passible d’une amende de 1000 $, a souligné M. Toye.

Dimanche, la WSA a annoncé la construction d’une conduite d’irrigation de 20 centimètres de diamètre pour acheminer de l’eau de la rivière Saskatchewan Sud, puisée à une distance de 30 kilomètres de Prince Albert.

Du côté de North Battleford, les prises d’eau potable ont été fermées vendredi et, depuis, la ville dépend de l’eau emmagasinée dans ses puits.

L’oléoduc concerné relie un emplacement de production de pétrole lourd de Husky Energy à ses installations de LLoydminster. Il transportait du pétrole mélangé à un hydrocarbure plus léger, ajouté pour faciliter le flux du pétrole.

Depuis la fuite, la compagnie y a coupé la circulation d’hydrocarbures et tente de limiter les dégâts par l’entremise de barrages, installés environ 40 kilomètres en amont de North Battleford.

Les autorités de la Saskatchewan ignorent combien de temps nécessitera le nettoyage de l’eau souillée, a indiqué Wes Kotyk, de la division de protection de l’environnement de la province. Seule la moitié du volume de pétrole déversé aurait été recueillie jusqu’à présent.

16 commentaires
  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 25 juillet 2016 19 h 19

    Tennis ou pétrole

    Alors que la ville de Prince Albert en Saskatchewan est aux prises avec un déversement de pétrole qui nécessite des kilomètres de tuyaux pour s'approvisionner en eau potable, on écrit des pages et des pages dans les quotidiens concernant la décision d'Eugénie Bouchard de se rendra aux Jeux olympiques de Rio.

    On en a rien a ciré du premier et dernier tour d'élimination de Genie Boutchard au tennis olympien. Jeux de corrompus. (Le Devoir 2014)

    Il serait bien plus important les idées et opinions des journalistes et lecteurs des quotidiens concernant le pipeline de TransCanada qui traversera bientôt 3000 cours d'eau Canadien, de l'Ontario du Québec et jusqu'au Nouveau-Brunswick et qui risque de priver à jamais la population d'eau potable.

    Quelle est la raison du déversement ? Où le déversement ? Combien de litres déversés à date ? Combien de litres qui se déversent à l'heure ? Qui s'en est rendu compte d'abord ? Combien de municipalités sont affectées ? Qu'elles en seront les conséquences ? D'où viendra l'eau potable qui suppléera ? Pendant combien de temps faudra-t-il approvisionner ces municipalités avec une tuyauterie supplétive ? Combien de temps pour une décontamination totale et complète ? Qui paiera pour ces travaux de décontamination, la population ou les pétrolières ?

    Dans combien de temps le Québec subira le même sort ?

    Beaucoup plus importante problématique que la décision de Genie Bouchard d'aller à Rio.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 26 juillet 2016 11 h 14

      J'espère que nous aurons réponse dans un délai raisonnable à toutes ces questions si pertinentes...Nos gouvernements ont la responsabilité de faire en sorte que nous soyons rassurés. Les pétrolières doivent réparer ce dégât par des gestes concrets, pas par une amande ridicule...

  • Jacinthe Lafrenaye - Abonnée 25 juillet 2016 20 h 09

    Le bouillant Brad Wall

    J'espère que Brad Wall, premier ministre de cette province, comprendra grâce à ce désastre la réticence de nous, Québécois, à faire passer dans nos rivières un long pipeline qui peut nous causer les mêmes dégâts.

    Pipeline qui, de surcroît, ne sera d'aucune rentabilité pour nous.

  • Denis Paquette - Abonné 25 juillet 2016 20 h 38

    un moyen sur et efficace, quel face

    ca va peut-etre calmer ces vendeurs de chimères qui nous disent que c'est sans danger et tout a fait sur, quel gagne de vendeurs près a tout peut etre faudrait il en zigouiller quelques un pour les ramener a la raison enfin j'espere juste une chose que les gens ne soient pas soumis au point d'accepter ce compromis.

  • Sylvain Rivest - Inscrit 25 juillet 2016 22 h 17

    Toujours facile de s'excuser après coût.

    Alors, pourquoi prévoir le pire?

  • Brigitte Garneau - Abonnée 25 juillet 2016 22 h 18

    Qu'e n pense le premier ministre de la Sascatchewan?

    Lui qui nous dit que nous sommes chanceux de pouvoir compter sur le le projet Énergie Est, chanceux que nous sommes, nous allons avoir des tuyaux neufs! L'eau potable est l'enjeu de la vie...et pendant ce temps, dans sa propre province l'eau potable est contaminée par la fuite d'un oléoduc...tout pour nous rassurer...