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Victime d'un cancer foudroyant - Claude Ryan est dans le coma

Kathleen Lévesque   9 février 2004  Société
À peine deux mois après qu'on lui eut diagnostiqué un cancer inopérable à l'estomac, l'ancien chef du Parti libéral du Québec et ancien directeur du Devoir, Claude Ryan, se trouve à l'heure actuelle dans le coma.

André Ryan a indiqué hier soir au Devoir que son père se montrait tout de même «extrêmement combatif». «Nous sommes à son chevet et on se relaie. Toute la famille est en attente. Mais il fait preuve d'une force remarquable; on dirait même qu'il réagit à l'affection des gens», a-t-il affirmé.

Depuis son hospitalisation mardi dernier au Pavillon Hôtel-Dieu du CHUM pour des traitements, l'état de santé de M. Ryan s'est rapidement dégradé. Jeudi, alors qu'il était encore conscient, M. Ryan, en accord avec son médecin, a décidé de retarder sa sortie. Vendredi, sa respiration était devenue haletante. Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 4 heures, M. Ryan est tombé dans le coma.

«Le médecin nous avait prévenus que c'était un cancer foudroyant. [...] Mais il est extrêmement combatif alors qu'on pensait qu'il était épuisé», a souligné André Ryan.

En décembre, l'équipe médicale du CHUM a diagnostiqué un cancer digestif et a immédiatement procédé à une intervention chirurgicale pour installer une prothèse oesophagienne ayant un objectif purement palliatif. Depuis son lit d'hôpital, Claude Ryan, qui n'a habitué personne au silence au cours du dernier demi-siècle, avait tenu à rédiger lui-même le communiqué de presse précisant son état de santé. Joint par Le Devoir, M. Ryan ne se disait pas perturbé outre mesure par la maladie. «Je regarde en avant. Ni de côté ni en arrière. J'ai fait ça toute ma vie», disait-il alors avec beaucoup de sérénité.

Au début de janvier, M. Ryan a été hospitalisé quelques jours afin de recevoir des transfusions sanguines compte tenu de son faible taux d'hémoglobine.

À son retour chez lui, il a multiplié les rencontres et les entretiens téléphoniques avec ses anciens collaborateurs et ses amis. Toujours préoccupé de la chose publique, M. Ryan a suivi l'évolution de la course à l'investiture démocrate aux États-Unis, raconte son entourage.

Le 26 janvier, M. Ryan a fêté son soixante-dix-neuvième anniversaire de naissance.






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Vos réactions

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  • Jeannôt Renald
    Inscrit
    lundi 9 février 2004 06h49
    Désolation
    « Je suis désolé que le Québec perdre un homme de cette valeur.Il fut un penseur toujours à la recherche de la vérité.

    Adieu M.Ryan »

  • Marie-France Legault
    Inscrite
    lundi 9 février 2004 09h57
    Un homme intègre.
    « Monsieur Ryan était un homme intègre, honnête et qui a toujours eu le courage de ses opinions. Les sondages, n'ont jamais influencé sa pensée, puisqu'il avait réfléchi, pesé, évalué sous tous les angles, ses opinions.

    Il était direct et sans enflure verbale. Il ne noyait pas le poisson dans un déluge de paroles.

    C'était aussi un grand croyant. Ce qui n'a pas nui à son honnêteté proverbiale.

    Mes condoléances à la famille Ryan.

    Actuellement nous n'avons plus de ces hommes de "parole"... »

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