L'animateur du Jour du Seigneur était atteint d'une tumeur au cerveau - L'abbé Leclerc ignorait tout de son état de santé
Affligé d'une tumeur au cerveau dont il ignorait l'existence, l'abbé Roland Leclerc a lutté jusqu'aux derniers instants pour survivre, mercredi soir, lorsque sa voiture a sombré dans les eaux glaciales du lac en Croix, près de Shawinigan.
Cinq jours après le tragique accident, le coroner René Charest exclut de façon définitive la thèse du suicide. Le corps du célèbre abbé a été retrouvé à moins d'une centaine de mètres de la voiture qui avait coulé à trois mètres au fond du lac. Les fenêtres du véhicule étaient baissées, une preuve supplémentaire indiquant que l'animateur du Jour du Seigneur a lutté pour sa survie. En règle générale, une personne suicidaire ne tente pas de s'échapper de sa voiture pour éviter la noyade, a indiqué hier le coroner Charest, un avocat de profession.
L'autopsie pratiquée samedi a révélé que l'abbé Leclerc souffrait d'une tumeur maligne dans les noyaux gris centraux de l'hémisphère droit du cerveau. Vérification faite auprès de ses collègues médecins, le coroner Charest a confirmé qu'une telle tumeur «peut être de nature à rendre quelqu'un confus dans le temps et dans l'espace».
Âgé de 57 ans, l'abbé Leclerc ne savait pas qu'il était atteint de cette tumeur, ce qui rend encore plus improbable la thèse du suicide. Il n'avait par ailleurs exprimé aucune idée suicidaire dans les dernières semaines, et il faisait même des projets d'avenir. «J'écarte la thèse du suicide, parce qu'il n'y a aucune preuve pour l'étayer», a dit Me Charest.
Les proches de M. Leclerc avaient remarqué récemment que le disparu ne se portait pas bien. Il devait même passer des examens à l'hôpital, a précisé son frère, Yvon Leclerc, lors d'une conférence de presse tenue la semaine dernière. L'abbé Leclerc avait par ailleurs tenu des propos confus lors du dernier enregistrement de l'émission Le Jour du Seigneur, à un point tel que l'émission s'est révélée non diffusable.
Roland Leclerc a été vu vivant pour la dernière fois dans la soirée de mercredi dans un restaurant de Baie-Jolie, près de Pointe-du-Lac, en Mauricie. Une serveuse a confirmé qu'il éprouvait des difficultés à régler son addition, se montrant incapable de calculer le pourboire.
Par un soir de pluies torrentielles, l'abbé Leclerc s'est trompé de route lorsqu'il a repris son chemin en direction du chalet familial. Il a roulé plusieurs kilomètres sur un chemin forestier non éclairé. Le coroner Charest a refait le trajet avec les policiers. Même en plein jour, ils ont trouvé le moyen de se perdre. La route était encore détrempée, des conditions favorisant l'aquaplanage. Cette route difficile se terminait sur le lac. En pleine nuit noire, désorienté en raison de sa condition de santé, l'abbé Leclerc n'a même pas dû se rendre compte, sur le coup, qu'il s'enfonçait dans le lac, avance le coroner Charest. «Lors des premiers instants, il devait penser qu'il faisait de l'aquaplanage.»
Les résultats de l'autopsie ont enfin écarté toute possibilité que l'abbé Leclerc ait fait l'objet d'un assassinat. Il faudra attendre plusieurs mois avant de connaître les résultats définitifs de l'enquête du coroner. Mais Me Charest ne s'attend pas à trouver des conclusions différentes.
Cinq jours après le tragique accident, le coroner René Charest exclut de façon définitive la thèse du suicide. Le corps du célèbre abbé a été retrouvé à moins d'une centaine de mètres de la voiture qui avait coulé à trois mètres au fond du lac. Les fenêtres du véhicule étaient baissées, une preuve supplémentaire indiquant que l'animateur du Jour du Seigneur a lutté pour sa survie. En règle générale, une personne suicidaire ne tente pas de s'échapper de sa voiture pour éviter la noyade, a indiqué hier le coroner Charest, un avocat de profession.
L'autopsie pratiquée samedi a révélé que l'abbé Leclerc souffrait d'une tumeur maligne dans les noyaux gris centraux de l'hémisphère droit du cerveau. Vérification faite auprès de ses collègues médecins, le coroner Charest a confirmé qu'une telle tumeur «peut être de nature à rendre quelqu'un confus dans le temps et dans l'espace».
Âgé de 57 ans, l'abbé Leclerc ne savait pas qu'il était atteint de cette tumeur, ce qui rend encore plus improbable la thèse du suicide. Il n'avait par ailleurs exprimé aucune idée suicidaire dans les dernières semaines, et il faisait même des projets d'avenir. «J'écarte la thèse du suicide, parce qu'il n'y a aucune preuve pour l'étayer», a dit Me Charest.
Les proches de M. Leclerc avaient remarqué récemment que le disparu ne se portait pas bien. Il devait même passer des examens à l'hôpital, a précisé son frère, Yvon Leclerc, lors d'une conférence de presse tenue la semaine dernière. L'abbé Leclerc avait par ailleurs tenu des propos confus lors du dernier enregistrement de l'émission Le Jour du Seigneur, à un point tel que l'émission s'est révélée non diffusable.
Roland Leclerc a été vu vivant pour la dernière fois dans la soirée de mercredi dans un restaurant de Baie-Jolie, près de Pointe-du-Lac, en Mauricie. Une serveuse a confirmé qu'il éprouvait des difficultés à régler son addition, se montrant incapable de calculer le pourboire.
Par un soir de pluies torrentielles, l'abbé Leclerc s'est trompé de route lorsqu'il a repris son chemin en direction du chalet familial. Il a roulé plusieurs kilomètres sur un chemin forestier non éclairé. Le coroner Charest a refait le trajet avec les policiers. Même en plein jour, ils ont trouvé le moyen de se perdre. La route était encore détrempée, des conditions favorisant l'aquaplanage. Cette route difficile se terminait sur le lac. En pleine nuit noire, désorienté en raison de sa condition de santé, l'abbé Leclerc n'a même pas dû se rendre compte, sur le coup, qu'il s'enfonçait dans le lac, avance le coroner Charest. «Lors des premiers instants, il devait penser qu'il faisait de l'aquaplanage.»
Les résultats de l'autopsie ont enfin écarté toute possibilité que l'abbé Leclerc ait fait l'objet d'un assassinat. Il faudra attendre plusieurs mois avant de connaître les résultats définitifs de l'enquête du coroner. Mais Me Charest ne s'attend pas à trouver des conclusions différentes.
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