Transports en commun - Les négociations ont repris, mais la grève se poursuit
Les négociations entre la Société de transport de Montréal (STM) et ses employés d'entretien ont repris hier après-midi dans l'espoir de mettre fin à la grève dans les transports en commun. Si le conflit de travail fait des heureux chez les chauffeurs de taxi, il en est tout autrement pour les usagers du réseau et pour les commerçants montréalais.
La STM refuse de faire des prédictions sur le dénouement des négociations entamées hier, mais Odile Paradis, porte-parole de la société de transport, croit que la reprise du dialogue constitue un pas dans la bonne direction: «Qu'il y ait reprise de négociations, c'est bon signe et c'est encourageant. C'est mieux que de réfléchir chacun dans son coin», dit-elle.
À la demande du syndicat, la séance de négociations prévue aujourd'hui a été devancée d'une journée. Au moment de mettre sous presse, aucune entente n'était toutefois intervenue. Les usagers du métro et des autobus devront fort probablement se contenter, pour une troisième journée consécutive, de services réduits.
La grève à la STM a des répercussions directes sur les divers commerces de Montréal qui ont connu depuis deux jours une diminution d'achalandage. «Quand on parle de transports en commun, on parle de milliers de travailleurs qui se déplacent pour aller à leur emploi et qui font fonctionner l'économie, souligne le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Benoît Labonté. À cause de la grève, on parle maintenant d'artères commerciales dont l'achalandage est diminué. Tout ça a des impacts extrêmement importants qui nous préoccupent beaucoup».
M. Labonté souhaite que le conflit «se règle le plus rapidement possible» et avoue faire des pressions «publiques et privées» sur les deux parties pour qu'elles arrivent à une entente. La Chambre est également inquiète de l'effet à moyen terme de ce conflit de travail sur l'utilisation des transports en commun dans la métropole, compte tenu des importantes difficultés financières que connaît actuellement la STM. «À un moment où il est crucial de maintenir, voire d'augmenter l'achalandage des transports en commun [...], les risques sont grands de donner de transports collectifs l'image d'un service coûteux et peu fiable», soutient M. Labonté.
Le malheur des uns fait toutefois le bonheur des autres. À Taxi Royal, depuis le début de la grève, la demande a augmenté de plus de 50 %. «Nous sommes la plus grosse compagnie de taxi en ville, et entre les heures de pointe, nous n'arrivons pas à fournir. Les clients peuvent attendre leur voiture pendant plus de trente minutes», affirme le superviseur de la centrale téléphonique de Taxi Royal, Jean Schoeters.
Du côté de Taxi Diamond, on notait aussi une augmentation de la clientèle entre les heures de pointe, mais selon Jean-Pierre Lacasse, directeur du développement et du marketing, la journée d'hier a été plus tranquille que celle de lundi. Les citoyens, davantage au courant de la grève en cours, avaient mieux planifié leurs déplacements, croit-il.
La Coalition en faveur du transport en commun, un regroupement d'organismes qui milite pour l'augmentation des investissements gouvernementaux dans les transports collectifs et contre une augmentation des tarifs, a profité de l'événement pour gonfler de plusieurs signatures ses pétitions appuyant sa cause.
«À court terme, notre premier objectif et de convaincre les autorités publiques qu'il n'y ait pas une troisième hausse des tarifs à Montréal cette année, explique le directeur du CRE-Montréal, Robert Perreault. On pense que ça pourrait donner un dur coup aux transports publics en terme d'achalandage. La STM ne peut pas continuellement augmenter ses tarifs et diminuer ses services», souligne M. Perreault. «À moyen terme, nous voulons que le gouvernement du Québec dépose un nouveau plan de financement des transports publics.
Avec la collaboration de Fabien Deglise
La STM refuse de faire des prédictions sur le dénouement des négociations entamées hier, mais Odile Paradis, porte-parole de la société de transport, croit que la reprise du dialogue constitue un pas dans la bonne direction: «Qu'il y ait reprise de négociations, c'est bon signe et c'est encourageant. C'est mieux que de réfléchir chacun dans son coin», dit-elle.
À la demande du syndicat, la séance de négociations prévue aujourd'hui a été devancée d'une journée. Au moment de mettre sous presse, aucune entente n'était toutefois intervenue. Les usagers du métro et des autobus devront fort probablement se contenter, pour une troisième journée consécutive, de services réduits.
La grève à la STM a des répercussions directes sur les divers commerces de Montréal qui ont connu depuis deux jours une diminution d'achalandage. «Quand on parle de transports en commun, on parle de milliers de travailleurs qui se déplacent pour aller à leur emploi et qui font fonctionner l'économie, souligne le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Benoît Labonté. À cause de la grève, on parle maintenant d'artères commerciales dont l'achalandage est diminué. Tout ça a des impacts extrêmement importants qui nous préoccupent beaucoup».
M. Labonté souhaite que le conflit «se règle le plus rapidement possible» et avoue faire des pressions «publiques et privées» sur les deux parties pour qu'elles arrivent à une entente. La Chambre est également inquiète de l'effet à moyen terme de ce conflit de travail sur l'utilisation des transports en commun dans la métropole, compte tenu des importantes difficultés financières que connaît actuellement la STM. «À un moment où il est crucial de maintenir, voire d'augmenter l'achalandage des transports en commun [...], les risques sont grands de donner de transports collectifs l'image d'un service coûteux et peu fiable», soutient M. Labonté.
Le malheur des uns fait toutefois le bonheur des autres. À Taxi Royal, depuis le début de la grève, la demande a augmenté de plus de 50 %. «Nous sommes la plus grosse compagnie de taxi en ville, et entre les heures de pointe, nous n'arrivons pas à fournir. Les clients peuvent attendre leur voiture pendant plus de trente minutes», affirme le superviseur de la centrale téléphonique de Taxi Royal, Jean Schoeters.
Du côté de Taxi Diamond, on notait aussi une augmentation de la clientèle entre les heures de pointe, mais selon Jean-Pierre Lacasse, directeur du développement et du marketing, la journée d'hier a été plus tranquille que celle de lundi. Les citoyens, davantage au courant de la grève en cours, avaient mieux planifié leurs déplacements, croit-il.
La Coalition en faveur du transport en commun, un regroupement d'organismes qui milite pour l'augmentation des investissements gouvernementaux dans les transports collectifs et contre une augmentation des tarifs, a profité de l'événement pour gonfler de plusieurs signatures ses pétitions appuyant sa cause.
«À court terme, notre premier objectif et de convaincre les autorités publiques qu'il n'y ait pas une troisième hausse des tarifs à Montréal cette année, explique le directeur du CRE-Montréal, Robert Perreault. On pense que ça pourrait donner un dur coup aux transports publics en terme d'achalandage. La STM ne peut pas continuellement augmenter ses tarifs et diminuer ses services», souligne M. Perreault. «À moyen terme, nous voulons que le gouvernement du Québec dépose un nouveau plan de financement des transports publics.
Avec la collaboration de Fabien Deglise
- » stm
Haut de la page

