La ville de Québec aura ses deux premiers saints

Vatican — La ville de Québec aura ses deux premiers saints. Le pape François a signé jeudi un décret validant la canonisation des missionnaires français Marie de l’Incarnation et François de Montmorency-Laval.

Ces deux missionnaires enterrés à Québec ont participé activement à l’évangélisation en Amérique du Nord.

Un troisième missionnaire, le jésuite José de Anchieta, un prêtre des îles Canaries, en Espagne, sera également canonisé.

Née Marie Guyart en 1599, soeur Marie de l’Incarnation a fondé le couvent des ursulines à Québec. Elle est décédée en 1672.

Pour sa part, Mgr François de Montmorency-Laval, né en 1623, fut le premier évêque de la province de Québec et fondateur du séminaire de la ville. Il est mort en 1708.

Ces trois personnes avaient été béatifiées par le pape Jean-Paul II le 22 juin 1980.
9 commentaires
  • Gilbert Troutet - Abonné 3 avril 2014 09 h 49

    Ils en sont encore là

    Je trouve plutôt désolant que «l'institution» en soit encore à décider qui est saint et qui ne l'est pas. Ces pontifes nommés par le pape, lui-même nommés par eux, s'érigent le droit de choisir qui est «bienheureux», puis qui est «saint». Au fait qu'est-ce que ces mots veulent encore dire?

    • Beth Brown - Inscrite 3 avril 2014 12 h 45

      Bienheureux, saints, vous ne savez pas ce que ça veut dire? Bien probable que la plupart des québécois connaissent davantage aujourd'hui ce que sont un bandit ou un despote.

      Laissez-moi vous dire:
      La religion catholique est basée sur les Évangiles qui eux sont basés sur la vie de Jésus-Christ et des premiers chrétiens. Ceux qui ont été reconnus avoir suivi les enseignement de Jésus de tout leur coeur, de toutes leurs forces et de tout leur esprit sont devenus, avec l'aide de la grace, ce qui est convenu d'appeler des saints. Bienheureux, d'abord, et après quelques miracles faits après leurs mort sur l'intercession, ils sont proclamés saints. C'est deux mille ans de tradition...

      Alors, avant de balayer tout ça du revers de la main, vous avez à tout le moins trois biographies à parcourir: celles de Jésus, de Marie de l’Incarnation et de François de Montmorency-Laval.

      Bonne lecture!

    • Gilbert Troutet - Abonné 3 avril 2014 19 h 56

      J'ai lu tout cela autant que vous, à l'époque où l'on pouvait manipuler à souhait les jeunes au catéchisme, comme les musulmans le font encore aujourd'hui dans leurs mosquées. Cet endoctrinement m'a même conduit à étudier la théologie pendant deux ans. À force de me poser des questions, j'ai fini par découvrir que ces dogmes n'étaient que des inventions humaines et que Dieu était «une réponse aux embarras de l'intelligence», comme l'écrivait déjà Nietzsche.

      Cela dit, chacun peut croire ce qu'il veut. Ce que je déplore, c'est le droit que se donnent vos pontifes d'ériger encore des dogmes d'un autre âge et de décider (au nom de Dieu) de ce qui est bien ou mal. Connaissant l'esprit de Jésus, je pense même qu'il n'aurait jamais osé créer ces «classes de méritants» que sont les saints et les bienheureux.

  • Jean-Yves Marcil - Inscrit 3 avril 2014 10 h 03

    Marie de l’Incarnation et de François de Montmorency-Laval sont nés en France comme Margurite Bourgeois tandis que Kateri Tekatwita est de l'état de New-York, USA. Par contre le frère André et Marguerite d'Youville sont nés au Québec. Pas superflu d'être exact !

  • Chantale Desjardins - Abonnée 3 avril 2014 10 h 11

    Cela va changer nos vies...

    Deux de plus ou de moins, cela ne changera pas cette religion qui continue de décliner au Québec. Elle traîne son passé peu glorieux.

    • Jean-Yves Marcil - Inscrit 3 avril 2014 12 h 33

      Personnellement je trouve que le problème de l'Église n'est pas tant "son passé peu glorieux" mais son présent PAS glorieux. Je pense ici à sa position sur la contraception, sur le remarriage des divorcés, sur le marriage des prêtres, sur le traitement qu'elle fait des hommes et des femmes gays, sur la place des femmes dans l'Église qui peut tout juste être une servante, sur l'ordiantion des femmes, sur sa gestion des cas d'agressions sexuels sur les enfants par des ecclésiatiques. Tout ça ne m'incite aboslument à revenir dans le giron de l'Église même si elle s'est donné un pape souriant et sympa qui vit sans un 3 pièces dans une religieuse auberge ! Alors comme vous dites 2 saints patentés de plus ou de moins ce n'est qu'un peu de vent !

    • Beth Brown - Inscrite 3 avril 2014 12 h 59

      Même s'ils ne vont pas prier dans votre salon, il y a encore beaucoup de croyants au Québec. Ceux qui croient, qui vivent activement de leur foi et qui pratiquent pour les véritables raisons sont encore dans les Églises. Parmi ceux qui n'en veulent plus rien savoir, il y a ceux qui n'y ont jamais rien compris que ce que le tapage des scandales leur ont appris. Les autres ont jeté le bébé avec l'eau du bain: la mode est à l'athéisme.

  • Max Windisch - Inscrit 3 avril 2014 11 h 18

    lire Marie de l'Incarnation...

    ... avant de juger si rapidement d'une insignifiance présumée. Des auteurs de grandes anthologies l'ont abondamment citée, au nombre des plus grands mystiques de l'histoire (ceux-là mêmes au sujet desquels notre Jean Bédard national nous éduque depuis des années), et nous, Québécois, ne nous soucierions même pas de savoir qu'elle a existé?

  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 4 avril 2014 21 h 02

    Canonisation, c'est y sérieux

    Lire :
    "Histoire du Protestantisme français au Canada et aux États-Unis" par le
    pasteur Rieul P. Duclos
    ainsi qu’
    "Histoire du Canada" par J.B.A. Ferland, prêtre
    prof d'histoire à l'Université Laval en 18??
    Première édition.

    Il Y a une gang de Québécois qui devraient être canonisés si François de Montmorency Laval l'est.