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Pas touche aux garderies à cinq dollars

10 novembre 2003  Société
Une garderie de Montréal: «Un service éducatif à l’enfance.»
Photo : Jacques Nadeau
Une garderie de Montréal: «Un service éducatif à l’enfance.»
La CSN brandit la menace d'une mobilisation devant la possibilité d'une hausse des tarifs des CPE, rapportait La Presse dans son édition de samedi.

En effet, le quotidien mentionne que la plupart des parents devront bientôt débourser 6 $ par jour pour les services des CPE, tandis que les familles ayant un revenu annuel supérieur à 70 000 $ pourraient payer jusqu'à 10 $ chaque jour.

Pour la CSN, pas question de toucher à l'universalité des services des CPE.

«Nous n'aurons d'autre choix que d'appeler à la mobilisation populaire si le gouvernement veut toucher à l'universalité de l'accès aux garderies», a déclaré samedi la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.

«Vouloir mettre un terme à l'universalité est une erreur. Traiter les services de garde de cette façon, c'est nier qu'il s'agit d'un service éducatif à l'enfance.»

Sous le couvert de l'anonymat, des fonctionnaires, des élus et du personnel politique ont confirmé à La Presse que c'était la proposition finalement retenue au ministère pour revoir le financement des services de garde, une décision attendue depuis septembre dernier.

La combinaison des deux mesures permettra au gouvernement Charest de récupérer environ 100 millions annuellement.

La déception était très vive du côté de l'Association québécoise des Centres de la petite enfance (AQCPE).

«Avec cette mesure, on brise l'universalité, et ce sont toutes les familles qui vont en souffrir. Les libéraux n'ont pas tenu leur promesse de ne pas toucher aux garderies à 5 $, qu'ils ont faite lors de la dernière campagne électorale», a indiqué samedi la présidente de l'AQCPE, Hélène Potvin.

Appuyée par le ministre en titre, Claude Béchard, la ministre déléguée à la Famille, Carole Théberge, a présenté la proposition aux députés mardi dernier, lors de leur réunion hebdomadaire, selon La Presse.

Désireux de revoir le fonctionnement du réseau des services de garde, les ministres Claude Béchard et Carole Théberge ont mené au mois d'août dernier une consultation publique en soumettant trois scénarios de financement et trois scénarios de développement pour les 12 200 places qu'il reste à créer.

Le journal précise que l'augmentation de 1 $ par jour permettra de récupérer 52 millions annuellement tandis que la modulation en fonction du revenu amènera 50 millions dans les coffres de l'État chaque année.

Environ 27 % des familles utilisatrices des services de garde à contribution réduite gagnent un revenu de 70 000 $ et plus.

«Pour nous, la perte de l'universalité est un recul important pour les femmes. C'est un service essentiel pour toutes les femmes qui sont sur le marché du travail ou qui veulent y entrer», a mentionné samedi Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ).






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