Québec coupe en catimini dans l’aide sociale

La ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale Agnès Maltais. Le gouvernement Marois réduira les prestations d’aide sociale des 55 à 58 ans, des familles avec enfants de moins de 5 ans et des bénéficiaires de services en toxicomanie.
Photo: La Presse canadienne (photo) Fred Chartrand La ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale Agnès Maltais. Le gouvernement Marois réduira les prestations d’aide sociale des 55 à 58 ans, des familles avec enfants de moins de 5 ans et des bénéficiaires de services en toxicomanie.

Ni vu ni connu, sans le moindre signe précurseur autre que quelques paragraphes publiés dans la Gazette officielle, le gouvernement Marois coupe chez les moins nantis : il réduit les prestations d’aide sociale des 55 à 58 ans, des familles avec enfants de moins de 5 ans et des bénéficiaires de services en toxicomanie.

La décision de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale Agnès Maltais, destinée selon Québec à « renforcer l’incitation au travail », propose en effet de revoir les règles d’admissibilité à l’allocation de 129 $ par mois versée pour « contraintes temporaires » en raison de l’âge ou de la garde d’un enfant d’âge préscolaire. Le projet doit entrer en vigueur le 1er juin prochain. En modifiant le Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles, on pointe aussi une prestation spéciale pour frais de séjour versée à des gens bénéficiant de services en toxicomanie avec hébergement.


Ces changements non prévus et non divulgués choquent les groupes oeuvrant près des personnes assistées sociales. Ils irritent considérablement aussi la députée de Gouin pour Québec solidaire, Françoise David.


« Je suis assez insultée comme parlementaire ! Je l’prends pas ! », a indiqué vendredi Mme David, qui depuis 25 ans milite pour le soutien à ce groupe de la société trop souvent sans porte-voix. « Pourquoi ne pas en avoir parlé à l’étude des crédits, alors que [dans l’étude des crédits d’autres ministères], c’est ce qui a été fait ? Quelle attitude cavalière d’avoir fait publier cela dans la Gazette officielle sans autre signal ! »


À ce désaccord s’ajoute la voix du Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), qui, malgré des échanges récents avec le cabinet de la ministre Maltais, n’a pas non plus eu vent de ces coupes imprévues. « C’est un manque de courage vraiment flagrant », a commenté vendredi la porte-parole Amélie Châteauneuf. « On va couper des gens pour les retourner à l’allocation de base [604 $ par mois] en présumant qu’ils vont se trouver un emploi, mais dans le fond, on va les affamer. » Mme Châteauneuf, qui dit « être désespérée » pour ces gens, en veut pour preuve la crise qui sévit dans les banques alimentaires de certaines régions, en raison de l’affluence extraordinaire. « Quel gouvernement épris de justice sociale ! Et après, Mme Maltais ose accuser le gouvernement Harper de mal gérer sa réforme d’assurance-emploi ? C’est un peu hypocrite comme attitude. »


Réduction des conditions d’accès


Que dit au juste ce projet de règlement, publié dans la Gazette officielle du 27 février ? Que pour inciter au travail, Québec révise les conditions d’accès à l’allocation pour contrainte temporaire, versée en sus de la prestation de base pour certains groupes de prestataires. Sont visés ici les assistés sociaux recevant cette somme à compter de 55 ans, cet âge constituant « une contrainte temporaire » au travail. À compter du 1er juin, et pour toute nouvelle demande (un droit acquis protège les actuels bénéficiaires), cet âge est porté à 58 ans.


La première année de l’entrée en vigueur, ce changement visera 1500 ménages par mois. La deuxième année, 7000. La troisième, 11 500, et enfin, la dernière, 13 900 ménages en moyenne, selon des chiffres fournis par le ministère de l’Emploi vendredi.


Les couples ayant la garde d’un bambin de moins de cinq ans sont aussi touchés. La première année, 7900 ménages sont visés. La seconde, 9700. Pour chacune des modifications prévues, le ministère ne peut estimer le coût associé, car comme a expliqué le porte-parole François Lefebvre, « l’objectif de ces changements n’a rien à voir avec une économie de moyens, mais s’inscrit dans un souci de retour à l’emploi pour combler des besoins de main-d’oeuvre importants et briser le cycle de la pauvreté ».


Enfin, une dernière modification touche un groupe des plus vulnérables, soit ceux qui touchent une prestation spéciale couvrant les frais de séjour pour des soins en toxicomanie avec hébergement. Dorénavant, ce montant ne sera pas accordé plus de « deux fois par période de 12 mois, jusqu’à concurrence de 90 jours au total », dit le texte officiel. Vérification faite, cela touchera 1800 prestataires la première année, et 2150 la seconde.


Pour atténuer ces réductions, le ministère affirme que les prestataires touchés seront rencontrés par des agents d’Emploi-Québec et encouragés à participer à des « parcours » de réinsertion à l’emploi. Pour certains d’entre eux, « mais pas tous », une allocation de 195 $ par mois sera versée. Impossible toutefois de nous dire qui y aurait accès, en fonction de quels critères, ni non plus pour combien de temps. Québec s’appuie sur des données selon lesquelles Québec a un des taux d’emploi des 55 ans et plus les plus bas (32 %, contre 36,4 % en Ontario et 40,2 % aux États-Unis) pour justifier la réduction de l’allocation en fonction de l’âge.

 

Colère et stupéfaction


La députée Françoise David fulmine. « Parler d’un parcours de réinsertion à l’emploi, c’est carrément rire du monde ! Dans la vraie vie, ce n’est pas facile de se trouver un emploi après 55 ans, sans compter que certaines personnes, même considérées aptes au travail, sont en détresse physique et psychologique. » Mme David s’insurge aussi de cette attaque faite aux parents avec enfant de moins de 5 ans. « Personne, pas même les libéraux, n’avait osé s’attaquer à cela ! Et c’est le PQ qui le fait ! Je n’en reviens pas ! Et tout ça pour des montants dérisoires, je présume. »


La députée a participé à l’étude des crédits pour le volet lutte contre la pauvreté, à la mi-février, et jamais on n’a fait mention de ces coupes. Tout au plus, la ministre Maltais a-t-elle indiqué que les économies se feraient naturellement, car le nombre de prestataires est en chute année après année. « Le gouvernement s’entend avec les recteurs, il leur arrange quelque chose à l’amiable pour ne pas que les compressions fassent mal, il retourne de l’argent aux fonds de recherche, mais les assistés sociaux, sans moyens ni porte-parole, on les coupe ! »


Au cabinet de la ministre Agnès Maltais, on a expliqué vendredi que la ministre était à l’extérieur et ne pouvait commenter. Le FCPASQ manifestera son mécontentement lundi.

156 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 2 mars 2013 00 h 04

    Marois et Harper : même combat!

    Non seulement la compression à l'aide sociale ressemble à celle à l'assurance-emploi, soit d'attaquer les plus vulnérables, mais elle utilise le même langage :

    « l’objectif de ces changements n’a rien à voir avec une économie de moyens, mais s’inscrit dans un souci de retour à l’emploi pour combler des besoins de main-d’oeuvre importants et briser le cycle de la pauvreté »

    Ben oui, chez les 55-58 ans, les toxinomanes et les femmes monoparentales avec enfants d'âge préscolaire!

    Et certains prétendent toujours que le PQ est un parti progressiste...

    • Louka Paradis - Inscrit 2 mars 2013 09 h 24

      Encore un jugement extrême avant d'entendre les tenants et aboutissants de cette réforme : le gouvernement Marois n'a pas établi de quota et n'a pas non plus dépêché d'enquêteurs dans les logements privés. Il ne faut quand même pas tout confondre.
      Louka Paradis, Gatineau

    • Claude Lachance - Inscrite 2 mars 2013 10 h 41

      Loukas Paradis.
      Il y a belle lurette que des" boubous-macoutes) font des assistés sociaux des parias., visitant et questionnant les voisins les proprios de personnes sur l'aide sociale, allant jusqu'à couper les prestations de quelqu'un à qui la mère donnait de la nourriture. Il y a eu et il y en a encore, cette mentalité, préjudiciable aux gens les plus défavorisés, laissant croire, comme une tache indélibile, que derrière chaque démuni, il y a un fraudeur.Peut-on faire un peuple fier quand on coule dans la honte une partie de sa population, et cautionne les riches. Au bout du compte ces décisions vont créer encore plus de misères, et la misère coute socialement très cher.

    • André Michaud - Inscrit 2 mars 2013 10 h 42

      En effet il y des similitudes.

      Mme Marois croit que dans le cas d'un couple de citoyens aptes au travail avec un enfant en bas âge, l'un des conjoints peut travailler mais ne le fait pas..préférant l'aide sociale.

      M.Harper croit que bien des travailleurs dits saisonniers pourraient trouver un autre travail pendant le reste de l'année mais préfèrent l'assurance chômage.

      Dans un sens les deux ont raison d'inciter au travail ceux qui sont aptes au travail mais ne font pas de recherche active de travail et sollicitent l'argent des concitoyens.

      Cependant la limite de 100k de M.Harper me semble exagérée..

    • André Le Belge - Inscrit 2 mars 2013 11 h 04

      L'obsession néo-libérale du déficit zéro!

    • Mario Jodoin - Abonné 2 mars 2013 11 h 10

      «Encore un jugement extrême»

      Dire que le PQ n'est pas progressiste avec cette mesure est selon vous extrême? Fiou, il ne faudrait pas que vous lisiez tout ce que je lis depuis que cette nouvelle est connue!

      «le gouvernement Marois n'a pas établi de quota »

      Tous les ministères ont des quotas (objectifs chiffrés, cibles, etc. appelez cela comme vous voulez). Les enquêteurs à l'aide sociale, à la CSST et à l'impôt en ont tous. Et, pour cela, je ne blâme pas le PQ, ça existe depuis des décennies.

      «Il ne faut quand même pas tout confondre.»

      On dirait que pour vous la moindre critique contre les actions de votre parti est une confusion. Prenez un peu de recul et vous verrez un peu mieux le portrait d'ensemble des décisions de votre parti. Et ce n'est pas très joli.

      J'ai été le premier à féliciter ce parti pour ses premières décisions, mais il a reculé sur chacune d'entre elles. Et ses dernières décisions (ouverture à l'importation de pétrole de l'Alberta, hausse des droits de scolarité et celle-ci) sont rien de moins que déplorables. Alors, je les déplore!

    • Carole Dionne - Inscrite 2 mars 2013 11 h 23

      Quand c'était les libéraux, on déchirait sa chemise sur la place publique, on criait au m.... Mais là, j'imagine que c'est correct, AIE , ce sont des péquistes qui ont coupé en cachette. Ils n'ont pas fait exactement ce que Harper a fait. Toute une excuse

      Moi, à la pace de de Mme Maltai, je serais très gênée. Est-ce que son ministère a fait une étude d'impact? Elle vient d'aller demander à sa vis à vis fédérale de retirer la loi parce que pas d'étude d'impact et que cela visait les gens pauvres mais elle, ...

    • Benoît Landry - Abonné 2 mars 2013 11 h 23

      @L. Paradis. Vous attendez quoi ? Ça va vous prendre quoi pour comprendre ? Le PQ renie ses promesses depuis son élection et maintenant il fait des coupures avec la même philosophie que Harper, i.e. en affamant un peu plus les plus pauvres il espère qu'ils ne résisteront pas et iront se rendre disponible comme cheap labour.

      Vous pouvez attendre que l'histoire juge, mais c'est plus constructif d'être plus proactif et juger en constatant, en tant réel, que les bottines ne suivent pas les babines...

    • Carole Dionne - Inscrite 2 mars 2013 11 h 24

      J'imagine que le PQ va encore reculer

      C'est son habitude quand il se fait prendre. Et leur réponse: nous on écoute le peuple. Pour l'écouter, il faudrait lui donner toute l'information avant.

    • Michel.N Labonté - Inscrit 2 mars 2013 14 h 16

      La différence c'est que Harper lui ne fait pas ces annonces en les publiant dans la gazette officielle, contrairement au gouvernement Marois.

    • Benoit Toupin - Abonné 2 mars 2013 14 h 26

      Avant d'associer le gouvernement Marois aux visions des conservateurs, il faudrait peut-être attendre les explications de la ministre et voir l'ensemble des modifications du programme. C'est bien que Mme David veille au grain; les modifications entreront en vigueur en juin. Selon ce que l'on voit du gouvernement Marois, il sait prêter l'oreille aux considérations des intervenants. Pour le bien de tous, il faudrait cesser d'y voir des reculs.

    • Mario Jodoin - Abonné 3 mars 2013 10 h 40

      «il faudrait peut-être attendre les explications de la ministre et voir l'ensemble des modifications du programme»

      Là. on les a!

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

      Comme la ministre Finley, Mme Maltais prétend aussi que ce n'est pas une réforme («La ministre a d'abord expliqué qu'en changeant ces trois mesures, elle ne lançait pas «une grande réforme de l'aide sociale»). La ministre Filey a dit à Mme Maltais lors de leur rencontre qu'elle modifirait les réglements de l'assurance-emploi si on lui prouvait que des travailleurs saisonniers étaient vraiment pénalisés. De son côté : «La ministre Maltais s'engage à revoir tous ces changements si on lui fait la preuve que cette voie n'est pas la bonne».

      Et que fera-t-elle si les gens ne trouvent pas d'emploi après leur parcours? Elle prétend qu'ils en trouveront tous! Voilà, le problème est réglé!

    • Jean-Pierre Bouchard - Inscrit 3 mars 2013 19 h 08

      Le gouvernement péquiste met en branle un processus de suspicion sur des gens qui connaissent des problèmes affectifs, des niveaux d'expérience traumatique, des problèmes gravissimes d'estime de soi trouvant refuge dans la toxicomanie sans oublier les absences de formation qui les caractérisent, l'absence d'expérience de travail. Lourd bilan que veut aggraver le gouvernement en pratiquant un rapport autoritaire à leur égard en oubliant les difficultés de communication sociale de milliers d'assistés sociaux.

      Le gouvernement Marois non seulement créé les conditions de succès d'Option nationale et de Q.S de plus rien n'indique que les électeurs caquistes sauteront dans le train péquiste par sa direction de droite.
      Le PQ déçoit à gauche et se prépare un rejet progressif d'électeurs qui après la déception de L.Bouchard n'ont plus du tout le goût de s'illusionner.

      Vive Option nationale!

    • fabien côté - Inscrit 5 mars 2013 14 h 58

      il n`y aura pas seulement le travail au noir mais le tôt de criminalité risque de fructifié:vols,meutres,crise de ménages ect...frais de:polices,avocats,juges,psy..ect...
      le gouvernement créer du travail au fonctionnaire et de l`impôt +++aux travailleurs!

  • Marcel Bernier - Inscrit 2 mars 2013 02 h 05

    Vraiment là...

    Cela dépasse tout entendement : un gouvernement sensé vivre au rythme d'une social-démocratie à visage humain qui s'arroge le droit d'appauvrir une partie de la population québécoise, celle la plus démunie : c'est ubuesque et complètement cynique.
    Il est temps que les membres ce gouvernement fasse une critique de leur raison marchande et une critique de leur raison instrumentale.
    Déjà, en ce qui concerne les frais de scolarité, cela relève d'une inconscience incommensurable : la marchandisation du savoir comme si rien n'était.

    • Jean Brunet - Inscrit 2 mars 2013 11 h 08

      Non le PQ a coupé en catimini sans enquête, bravo

  • Richard Labelle - Abonné 2 mars 2013 02 h 10

    Hypocrite!

    Cette ministre va jouer les vierges offensées à Ottawa sur l'assurance-emploi et pendant ce temps fait à peu près la même chose ignoble dans sa propre cour avec les moins bien nantis en invoquant à peu près les mêmes arguments que sa collègue fédérale. Était-elle à Ottawa pour se faire du capital politique devant le tollé sur l'assurance-emploi? Quelle hypocrisie, quel mépris! Quelle réthorique vide! Dire qu'en se débarassant de Charest, on pensait améliorer les chose; On vient plutôt de les empirer avec cette bande de clowns faisant partie d'une ligue pathétique d'improvisation. Révoltant!

    • Louka Paradis - Inscrit 2 mars 2013 09 h 25

      M. Labelle, l'insulte n'est pas un argument. Attendons de voir avant de crier au loup, encore une fois...
      Louka Paradis, Gatineau

    • Michel.N Labonté - Inscrit 2 mars 2013 14 h 14

      Tout a fait d'accord, un jour prochain peut être que les péquisse vont ouvrir les yeux...

    • Michel.N Labonté - Inscrit 2 mars 2013 14 h 19

      A Louka paradis attendons de voir quoi au juste???

  • Djosef Bouteu - Inscrit 2 mars 2013 02 h 32

    À chercher du positif en poussant, le gouvernement augmente l'offre en garderies publiques. C'est donc cohérent de s'attendre à une diminution des demandes d'aide sociale pour raison d'enfant en bas-âge.

    Pour la réduction de l'aide aux toxicomanes, aucune excuse. Pour la réduction d'aide dans la tranche des 50 ans, aucune excuse non plus. Ce sont des gestes très décevants de la part du Parti québécois.

    Par contre, les congés fiscaux et paradis fiscaux des banques et des corporations demeurent intacts. Ça c'est plutôt révoltant. De plus ça envoie le message que c'est normal et un gage de succès que de ne pas payer ses impôts.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 2 mars 2013 09 h 48

      La gestion des garderies publiques se cache derrière un parvent de fumée. Je serais curieuse de voir des statistique à savoit à qui ces garderies servent le plus...

      Il y a plusieurs années de ça une de mes amies m'a éberluée en me rapportant les propos de sa fille. Celle-ci, séparée mais avec une pension de son conjoint et un très bon emploi, s'était dit offusquée que le gouvernement maintienne toujours cette norme du 7$ pour tous les parents. "Je n'ai aucunement besoin de cette aumône" avait-elle dit, on devrait payer plus cher quand on est bien nanti.

      Pas besoin d'être un génie pour comprendre à quel point elle avait raison. Une femme sur l'aide sociale qui se retrouve avec 3 enfants peut-elle vraiment payé 21$ semaine pour la garderie avec toutes les dépenses connexe qu'un emploi et sa recherche ocasionnent? Je crois que poser la question c'est y répondre, surtout dans le cas de quelqu'un qui est à l'écart du marché du travail depuis assez longtemps.

      En fait, c'est un peu comme la procréation assistée qui, comme l'adoption d'ailleurs, n'est le fait que des bien nantis et à la limite de la classe moyenne, et sera majorée largement bientôt...

      Je commence à accorder foi à ceux qui parlent de "chasse aux pauvres", bien que cette expression d'une certaine gauche m'a toujours fait suer.

    • Micheline Gagnon - Abonnée 2 mars 2013 11 h 08

      Bien d'accord avec Mme Massicotte. Lorsque me fille allait en garderie, je payais en fonction de mes revenus (je devais fournir copie de mes rapports d'impôt à la garderie). Bien que mère célibataire, je trouvais cette mesure très juste. Pour une famille à faible revenu, assitée sociale ou à faible revenu, 35$/semaine/enfant représente une fortune.

      Comme je l'expliquais à ma fille, 1$ n'a pas la même valeur pour tous. Ex: sur un revenu disponible de 100$/mois une famille de 4 personnes peut à peine manger alors qu'une famille de classe moyenne peut se payer une voyage par année si elle ne gaspille pas trop.

  • ROCH AMYOTTE - Inscrit 2 mars 2013 02 h 51

    Le travail au noir

    Le véritable problème ne sera vraisemblablement pas solutionné. On coupe un montant de prestation chez des personnes dont l'inaptitude au travail ou la non disponibilité pour forces majeures on été démontrées. Au bout de la ligne cela ne servira strictement à rien, car ces personnes en fautes de moyens ne paieront tout simplement pas toutes leurs factures, comme par exemple leur loyer. S'en suivra des procédures judiciaires contre eux et évidemment des déclarations de pertes dans les revenus des personnes bénéficiaires du montant relié au service rendu. Ces pertes sont déductibles d'impôts et les frais judiciaires sont en grande partie assumé par l'état. Quel économie: Aucune. Seulement la création de nouveaux problèmes.Par contre, le travail au noir chez certains bénéficiaires de l'aide sociale, comme dans tant d'autres secteurs de l'économie, est un véritable fléau. Et l'ampleur de ces pertes est immenses. La lutte aux personnes et aux entreprises qui ne veulent pas contribuer au bien collectif est l'endroit où l'on devrait mettre ce type d'énergie. À ces personnes soient sur l'aide sociale ou travailleur autonome invisiable après le travail déclaré ou que des entreprises qui utilisent les paradis fiscaux pour ne pas contribuer au collectif, le gouvernement ne devrait pas faire de cadeau. Mais c'est plus facile de toucher ce que l'on contrôle actuellement que de mettre en place des mesures pour contrôler ce que l'on ne contrôle pas depuis trop longtemps. Et ce n'est pas en faisant une campagne publicitaire de sensibilisation que l'on résoudra ce problème majeur. À moins que l'on fasse comme la Grèce, accepter qu'une bonne partie de la population de paye pas ses impôts. Et l'on sait ou cela conduit.

    • François Ricard - Inscrit 2 mars 2013 10 h 10

      À bas le tyravail au noir.
      À bas le BS.
      Instaurons le revenu de citoyenneté

    • Pierre Grégoire - Abonné 2 mars 2013 11 h 16

      M. Amyotte je suis tout à fait d'accord avec vos propos. Ce ne sont pas les gens démunis et en détresse qui sont une source de dépenses injustifiées mais ceux qui abusent de cette aide sociale. Travailler au noir alors que les autres travaillent à vous payer le nécessaire c'est une fraude...Cette fraude devrait être sanctionnée et l'aide sociale réservée aux malades et aux personnes dans le pétrin. Je serais même favorable à bonifier cette aide si on en garantissait un emploi plus contrôlé et judicieux!

    • Denis Duquette - Inscrit 2 mars 2013 14 h 56

      Façon de régler le problème de certain types de fraudeurs, le gouvernement n'a qu' à créer un logiciel qui identifie les adresses de prestataire qui recoivent plus de 2 chèques d'aide sociale, parlez en aux facteurs qui, à chaque mois, déposent parfois jusqu'à 10 chèques à une même adresse. À chaque grève des postes il y avait des centaines de chèques non réclamés. C'est peut être pas la solution mais au moins c'est un début.