Agressions sexuelles: un deuxième frère de Sainte-Croix sera arrêté

 En octobre 2011, la congrégation de Sainte-Croix s'est ainsi engagée à présenter des excuses et à verser 18 millions aux victimes du Collège Notre-Dame (notre photo), ainsi que du Collège Saint-Césaire et de l'école Notre-Dame, à Pohénégamook, dans le Témiscouata.
Photo: Jacques Grenier - Archives Le Devoir En octobre 2011, la congrégation de Sainte-Croix s'est ainsi engagée à présenter des excuses et à verser 18 millions aux victimes du Collège Notre-Dame (notre photo), ainsi que du Collège Saint-Césaire et de l'école Notre-Dame, à Pohénégamook, dans le Témiscouata.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé qu'un mandat d'arrestation avait été lancé contre un autre frère de Sainte-Croix soupçonné d'avoir commis des agressions sexuelles sur des élèves du Collège Notre-Dame entre 1966 et 1980. Il s'agit d'Olivain Leblanc, âgé de 70 ans.

Vendredi, le SPVM avait également confirmé l'arrestation éventuelle de Georges Sarrazin, âgé de 91 ans.

Les deux ex-enseignants devraient être interpellés au début du mois de janvier. Le SPVM invoque d'importants problèmes de santé pour justifier le report de leur arrestation. Cette décision a été prise à l'issue de discussions entre les enquêteurs et l'avocat des victimes.

Quatre victimes ont porté plainte dans ce dossier.

Les frères Leblanc et Sarrazin sont accusés de grossière indécence, d'attentat à la pudeur et de sodomie, des crimes qui étaient inscrits au Code criminel à l'époque où ils auraient été commis.

Les mandats d'arrestation ont été émis le 6 décembre.

Un recours collectif a déjà été intenté contre les frères de Sainte-Croix il y a quelques années. Le litige s'est soldé par une entente à l'amiable, conclue après la médiation du juge Yves Poirier.

En octobre 2011, la congrégation de Sainte-Croix s'est ainsi engagée à présenter des excuses et à verser 18 millions aux victimes du Collège Notre-Dame, ainsi que du Collège Saint-Césaire et de l'école Notre-Dame, à Pohénégamook, dans le Témiscouata.
1 commentaire
  • Yvon Bureau - Abonné 30 décembre 2012 20 h 20

    Et si

    les évêques et les supérieurs des communautés demandaient à tous leurs membres abuseurs de se dénoncer eux-mêmes, dès le début de 2013, tant à leurs supérieurs qu'à la police? Espérant qu'il n'en reste que très peu...

    Dans le but de clore ce dossier honteux. Dans le but de créer des mécanismes de contrôle et des programmes de prévention hors de l'ordinaire.

    À chaque année, les supérieurs devraient demander à leurs membres des questions écrites et directes sur leur santé sexuelle et relationnelle. Réponses signées, avec «Je le jure devant Dieu».