Jeunes harcelés dans une HLM de Saint-Michel - Montréal et ses policiers sont poursuivis pour discrimination raciale
Photo : Jacques Grenier
La porte-parole des résidents de l’HLM Saint-Michel Nord, Marie-Claude Brédy (à droite), affirmait hier en conférence de presse que les actions policières abusives ont eu l’effet pervers de transformer de jeunes innocents de race noire en contre
Des résidents d'une habitation à loyer modique (HLM), soutenus par le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), déposent aujourd'hui une poursuite contre la Ville de Montréal, ses policiers des postes de quartier 29 et 30 et l'Office municipal d'habitation de Montréal pour profilage racial, harcèlement, discrimination et violation de leurs droits et libertés. Des poursuites qui atteignent un total de 750 000 $.
Selon le directeur-général du CRARR, Fo Niemi, les jeunes de race noire de l'HLM Saint-Michel Nord sont continuellement harcelés par les policiers qui distribuent des amendes élevées aux jeunes «pour des raisons banales». D'après lui, cette situation dure depuis trop longtemps dans le quartier.
Vendredi dernier, alors que la police voulait donner une amende à un garçon sur le terrain de l'HLM, le CRARR a décidé d'intervenir. «Heureusement, la famille nous connaissait et a décidé de nous appeler», souligne M. Niemi. Il explique que les policiers n'avaient pas le droit de pénétrer sur le terrain de l'HLM, qui est un terrain privé, pour aller donner une amende au jeune homme.
«Notre conseiller juridique a parlé aux policiers pour leur dire qu'ils ne pouvaient pas pénétrer sur le terrain de l'HLM sans qu'il y ait un rapport de crime ou une plainte. Les policiers ont rapidement quitté les lieux», relate M. Niemi.
À la suite de cet événement, le CRARR et les résidents du HLM ont décidé d'entamer des poursuites contre le service de police et la Ville. Ils poursuivent aussi l'Office municipal d'habitation de Montréal «pour aveuglement volontaire et pour permettre à la police ces pratiques sur les lieux des HLM sans prendre des mesures nécessaires pour y mettre fin», soutient M. Niemi.
Des mères qui en ont assez
«Il y a vraiment de la brutalité policière dans ce quartier et ça touche tout le monde. On a tous peur», déplore la porte-parole des résidents, Marie-Claude Brédy. «En tant que mère, voir un enfant de 12 ans maltraité par la police, ça fait mal. J'entendais des histoires depuis longtemps, mais cet été, j'au vu qu'on maltraitait des jeunes et qu'on leur donnait des contraventions pour rien», ajoute Mme Brédy.
M. Niemi mentionne que des policiers ont remis une contravention de 85 $ à un jeune de 12 ans, «car il était assis sur une haie à l'extérieur de sa maison. Selon le code de procédure légal, en dessous de 14 ans, on ne peut pas intenter des poursuites pénales contre des mineurs». Le frère du garçon a également reçu une amende, «ce qui fait près de 200 $ pour une famille à faible revenu», indique M. Niemi.
Les policiers auraient également détenu pendant une demi-heure, avec des menottes, une jeune Arabe de 15 ans sans lui donner le droit de parler à ses parents. La jeune fille a reçu une amende de 118 $ pour «entrave à la libre circulation des piétons alors qu'elle se trouvait dans une allée à l'arrière de sa maison», soutient M. Niemi.
«Les amendes sont élevées et les familles n'arrivent pas à les payer. Les parents vont parfois devoir couper dans le loyer ou la nourriture pour les régler», affirme Mme Brédy.
Les services de police de la Ville de Montréal n'ont pas voulu répondre hier à ces accusations et devraient réagir aujourd'hui.
Selon le directeur-général du CRARR, Fo Niemi, les jeunes de race noire de l'HLM Saint-Michel Nord sont continuellement harcelés par les policiers qui distribuent des amendes élevées aux jeunes «pour des raisons banales». D'après lui, cette situation dure depuis trop longtemps dans le quartier.
Vendredi dernier, alors que la police voulait donner une amende à un garçon sur le terrain de l'HLM, le CRARR a décidé d'intervenir. «Heureusement, la famille nous connaissait et a décidé de nous appeler», souligne M. Niemi. Il explique que les policiers n'avaient pas le droit de pénétrer sur le terrain de l'HLM, qui est un terrain privé, pour aller donner une amende au jeune homme.
«Notre conseiller juridique a parlé aux policiers pour leur dire qu'ils ne pouvaient pas pénétrer sur le terrain de l'HLM sans qu'il y ait un rapport de crime ou une plainte. Les policiers ont rapidement quitté les lieux», relate M. Niemi.
À la suite de cet événement, le CRARR et les résidents du HLM ont décidé d'entamer des poursuites contre le service de police et la Ville. Ils poursuivent aussi l'Office municipal d'habitation de Montréal «pour aveuglement volontaire et pour permettre à la police ces pratiques sur les lieux des HLM sans prendre des mesures nécessaires pour y mettre fin», soutient M. Niemi.
Des mères qui en ont assez
«Il y a vraiment de la brutalité policière dans ce quartier et ça touche tout le monde. On a tous peur», déplore la porte-parole des résidents, Marie-Claude Brédy. «En tant que mère, voir un enfant de 12 ans maltraité par la police, ça fait mal. J'entendais des histoires depuis longtemps, mais cet été, j'au vu qu'on maltraitait des jeunes et qu'on leur donnait des contraventions pour rien», ajoute Mme Brédy.
M. Niemi mentionne que des policiers ont remis une contravention de 85 $ à un jeune de 12 ans, «car il était assis sur une haie à l'extérieur de sa maison. Selon le code de procédure légal, en dessous de 14 ans, on ne peut pas intenter des poursuites pénales contre des mineurs». Le frère du garçon a également reçu une amende, «ce qui fait près de 200 $ pour une famille à faible revenu», indique M. Niemi.
Les policiers auraient également détenu pendant une demi-heure, avec des menottes, une jeune Arabe de 15 ans sans lui donner le droit de parler à ses parents. La jeune fille a reçu une amende de 118 $ pour «entrave à la libre circulation des piétons alors qu'elle se trouvait dans une allée à l'arrière de sa maison», soutient M. Niemi.
«Les amendes sont élevées et les familles n'arrivent pas à les payer. Les parents vont parfois devoir couper dans le loyer ou la nourriture pour les régler», affirme Mme Brédy.
Les services de police de la Ville de Montréal n'ont pas voulu répondre hier à ces accusations et devraient réagir aujourd'hui.
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