Carrés rouges, vos papiers!

La présence policière demeure par ailleurs imposante tant sur le site du circuit Gilles-Villeneuve que sur les lieux des festivités à Montréal et dans le métro.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La présence policière demeure par ailleurs imposante tant sur le site du circuit Gilles-Villeneuve que sur les lieux des festivités à Montréal et dans le métro.

Sont-ils réels, ces contrôles d’identité dans le métro pour les porteurs de carrés rouges, dont on entend parler depuis le début du Grand Prix de Montréal? Ceux qui affichent être contre la hausse des frais de scolarité se font-ils désormais fouiller, inviter au poste de police le plus près, comme on le raconte sur les réseaux sociaux depuis plusieurs heures? Samedi, deux journalistes du Devoir ont entrepris de tirer l’affaire au clair en épinglant sur leur poitrine des  carrés rouges avant de s’engouffrer dans la gueule du métro. Résultat? Interpellation rapide, détention pour fin d’enquête. «On fait juste ça, du profilage criminel», a indiqué de suite un des agents du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) lors de la fouille de nos journalistes.

Samedi, 13h50: Sous le plein soleil, les journalistes Raphaël Dallaire Ferland et Catherine Lalonde se retrouvent Place Émilie-Gamelin. Sacs au dos, ils s’épinglent chacun un carré rouge, elle ajoute de plus un carré noir. Lui porte un foulard, rouge, autour du cou, ample, qui laisse son visage à découvert. Elle, sous le bras, trimballe deux grands cartons blancs. Des pancartes? Même pas, ni des affiches. Juste deux larges cartons, vierges. Direction: métro Berri-UQAM.

Dans le métro, avant d’accéder au quai, Raphaël se fait interpeller. Quatre policiers demandent à fouiller son sac «pour raisons de sécurité.» Les agents du SPVM sont fermes et courtois. «On fouille tout le monde, indique l’agente Norbert, parce qu’on s’est fait lancer des bouteilles de bière en feu hier. On a même fouillé un gars qui avait sa poche de hockey.» Pourtant, Catherine est passée sans problème.

Sur les quais du métro, quelques minutes plus tard, nos journalistes, toujours non identifiés, demandent à une demi-douzaine de personnes, de tous âges, portant des sacs plus gros que les leurs, s’ils se sont fait fouiller. Cinq répondent non. Le seul qui a vécu la même expérience est un jeune homme, dans la vingtaine, qui portait le carré rouge au moment où il s’est fait intercepter.

Direction: Parc Jean-Drapeau, sur l’île Sainte-Hélène, où se trouve le site du Grand Prix de la F1. La présence policière est très, très forte. Un agent par wagon de métro, au moins une demie-douzaine à la sortie, certains criant le chemin à suivre pour assurer la fluidité de la circulation. Trois camionnettes de la police sont bien en vue, collée sur les portes du métro. Impossible de faire quinze pas sans croiser un nouvel agent. La foule est dense, familles ou groupes d’amis se dirigent vers l’entrée officielle, plusieurs avec une glacière au bout du bras. Les journalistes, toujours incognito, suivent ce flot sur quelques mètres.

En retournant vers le métro, histoire de rebrousser chemin, les deux journalistes croisent François Arguin, 37 ans, microcaméra au poing, qui filme, dit-il, toutes les manifestations depuis l'adoption de la loi 78, et qui les aborde, étonné de voir des carrés rouges en ce lieu. «Moi je n’ai pas mis le mien exprès parce que je voulais pouvoir filmer sans problème.»

Quelques mètres plus tard, à quelques secondes des portes du métro, plusieurs policiers enserrent le trio, qui poursuivait sa marche, «pour fouiller vos sacs et vous demander de répondre à des questions». Deuxième fouille, donc, en moins de quinze minutes. Un groupe d’agent est formé autour de Raphaël Dallaire Ferland et Catherine Lalonde, un autre autour de François Arguin. Ils sont, en tout, seize agents pour trois individus. L’attitude, pour la même intervention, est beaucoup, beaucoup plus nerveuse que celle adoptée par les agents qui patrouillaient le métro.

Les journalistes coopèrent, mais retournent une question pour chacune qu’on leur pose. Pourquoi nous fouiller? «Parce que vous arborez un signe révolutionnaire», répondra un agent, visiblement excédé, «pis parce que je suis tanné du monde comme vous.». Il porte une gaze à l’avant-bras, qui semble protéger une blessure. Pourquoi nous? N’est-ce pas du profilage? «On fait juste ça, du profilage criminel», poursuit le même agent. Le parc Jean-Drapeau ne serait plus un lieu public ? «Aujourd’hui, c’est un lieu privé ouvert au public,» enchaîne un autre, sortant des sacs une mangue, un programme de saison de danse, des carnets de notes, des stylos. Rien d’illégal, rien qui ne laisse présager aucune intention criminelle. Pourquoi ne pourrions-nous pas en être? «Les organisateurs ne veulent pas de vous ici.» Le SPVM, aujourd’hui, répond donc aux besoins et désirs des organisateurs du Grand Prix ? «Tout à fait,» dira le matricule 5323, le répétant fièrement une deuxième fois lorsqu’on lui redemandera.

À la demande des journalistes, les deux principaux agents donnent leurs numéros de matricule, insistant pour qu’on les écrive. «Prenez-les, vos notes, pour la déontologie pis toute. Vous appellerez mon patron, monsieur Simoneau, il va être content de vous entendre dire que je fais une bonne job. Envoye, Préfontaine, donne-le ton matricule toi aussi, t’es-tu game?», nargue le matricule 5323, qui ne semble pas craindre un seul instant le moindre recours. Un seul agent, après avoir donné son numéro, ajoutera plus humainement «Moi c’est Stéphane, by the way.»

Les agents demandent aux journalistes de s’identifier. État d’arrestation? «Vous allez rencontrer un enquêteur, à cause de vos intentions criminelles.» Était-ce la bouteille d’eau découverte dans le sac qui dévoilait quelques volontés malveillantes ? Ou le pull ? Pourquoi des intentions criminelles ? «Arrête de nous écoeurer avec tes questions,» sera la réponse dont on devra se contenter.

Pas besoin d’aller au poste, l’enquêteur est sur place. Direction: un carré d’herbe juste devant la Biosphère, transformée en poste de police en plein air. Un homme y est menotté, un drapeau fleurdelisé chiffonné entre ses mains. Une jeune femme, menottée, mais souriante, se joindra plus tard au groupe. François Arguin survient, escorté, en colère: ses menottes le font souffrir, on lui a confisqué sa caméra. «On ne sait pas ce qu’il va faire avec ses images», indique un agent. «Par une journée comme aujourd’hui, ça suffit pour être envoyé chez l’enquêteur», précise un autre. On oblige Arguin à s’asseoir, sans lui demander de le faire, en lui pressant fermement l’abdomen. «Man, c’est comme un camp de concentration light, icitte.» L’agent blessé au bras monte le ton: «Tu penses que c’est ça, un camp de concentration ? J’ai eu de la famille, moi, dans des camps de concentration, t’as aucune idée de quoi tu parles. Ça n’a rien à voir, parle pas de ça.» Un gradé surgit, et un des agents nous indique que voilà le patron et enquêteur. On en déduit qu’il s’agit de Simoneau. Arguin continue d’essuyer la colère de l’agent. «Je peux-tu lui montrer c’est quoi, un camp de concentration ?», demande ce dernier à son chef. Réponse: «Non. Y’a des caméras.»

Attente. Les journalistes tentent de connaître l’état de leur situation. Il leur faudra insister à de nombreuses reprises, en appeler de leurs droits pour arracher un «vous êtes détenu pour enquête.» Après une dizaine de minutes, on les informe qu’ils ne seront «pas détenus, finalement. Nous allons vous expulser du site. Vous pouvez juste prendre le métro vers Berri ou Longueuil.» À partir de ce moment, l’attitude des policiers change, beaucoup plus pondérée. Arguin se fait remettre sa caméra. Les agents ont effacé, sans son consentement, les images qu’il avait prises sur le site. Pourquoi cette libération soudaine, après la prise d’identités des journalistes ?

Le trio est escorté jusqu’au métro par trois agents. On entend le Matricule 3121, au téléphone, en chemin, dire à son interlocuteur «aucun détenu sur les trois. J’suis déçu.» Ce n’est qu’au sortir du wagon, métro Berri-UQAM, que nos journalistes sentent qu’ils ont récupéré leur pleine liberté de circuler.
  • Guillaume Labelle - Inscrit 10 juin 2012 04 h 19

    Merci

    Cette enquête aura la vie longue, croyez-moi!

    -Un étudiant reconnaissant (qui n'a pas grand chose d'un révolutionnaire-casseur-anarcho-communiste)

    • Michel Richard - Inscrit 11 juin 2012 13 h 03

      Yana,
      Dans les circonstances de la fin de semaine, avec les menaces qui planaient sur le Grand Prix, je suis content de savoir que les policiers ont refoulé quelqu'un qui s'est mis à crier des slogans comme vous avez fait.
      Ah oui et puis il n'existe pas au monde beaucoup de peuples aussi libres que le nôtre, je ne pense pas qu'il soit réaliste de considérer que nous sommes "oprimés"

    • Frédéric Jeanbart - Abonné 11 juin 2012 13 h 36

      Lol chère étudiante exhibitionniste... Vous délirez allègrement à ce que je vois, démontrant ce mépris que vous nourissez envers notre démocratie. Pathétique plutôt que drôle votre tirade, sauf votre pseudo qui m'a bien fait rigoler, mais cela ne vous donne pas plus de crédibilité, au contraire..

  • Francois Arguin - Inscrit 10 juin 2012 04 h 37

    Mon temoignage

    Mon temoignage que je rajoute a ceux des 2 journalistes:

    Je m'etais rendu au parc Jean Drapeau dans le but de prendre du video, que ce soit quelques manifestants avec des pancartes ou bien documenter de la brutalité policiere, dont j'ai été victime 2 fois depuis le 18 mai. J'allais aussi verifier a quel point des personnes arborant le carré rouge etaient libres de circuler au parc Jean-Drapeau.

    Je sors du metro et j'apercoit immédiatement 2 personnes avec un carré rouge. Je leur dit que je vais les suivre un peu avec la camera juste pour voir ce qui leur arriverait. C'est par pur hasard que ces 2 personnes soient en fait des journalistes du devoir qui allaient faire une exploration du profilage politique au parc Jean-Drapeau, ce que je n'appris qu'a la fin de tout les evenements.

    Apres quelques secondes de marche, 2 policiers qui se tenaient a l'entrée du métro se dirigent vers nous, je filme ce qu'ils font et en moins de 2-3 minutes de marche sur le site, nous sommes interpellé par des policiers.

    Je me fait séparer des 2 autres et me fait rapidement entourer d'une dizaine de policiers.

    L'agent Durocher (matricule 3121) essaye de m'arracher ma camera de mes mains (j'essayais de filmer les 2 carrés rouge se faire interpeller). Je lui demande de la lacher et il finit par me l'arracher du cou en brisant la gance que je portais autour du cou.

    On se mets alors a me poser un tas de questions. Pourquoi je suis ici, quest-ce que je fais dans la vie. Quand je demande pourquoi je suis arreté, on me reponds que c'etait parce que je filmais "la sécurité du site et les policiers".

    Arrive alors la policiere Lavoie qui me demande de m'identifier. Je lui donne ma carte de crédit et je recois d'elle le commentaire répeté qu'elle trouve ca drole un anti-capitaliste avec une carte de credit (Je ne suis pas anti-capitaliste). Elle me dit "pas aussi tough sans tes amis, hein?" on me fais un procès d'intention a plusieurs reprises. Un policier essaye de me faire honte en me dem

    • Monique Rondeau - Abonnée 10 juin 2012 09 h 42

      Intéressant comme témoignage complémentaire... Il semble incomplet toutefois. Peut-on voir la suite?

    • Francois - Inscrit 10 juin 2012 21 h 11

      Il est illégal pour un policier ou un agent de sécurité de vous forcer à supprimer vos photos ou de le faire lui-même. Il s’agirait de destruction de propriété privée, ce qui est un acte criminel. Ceci est vrai MÊME si vous avez pris des photos dans un lieu privé sans autorisation.

    • Henri Bouron - Inscrit 11 juin 2012 11 h 43

      J'ai vécu au Québec 7 ans et j'ai été très bien accueilli, mille mercis! Aujourd´hui j'habite l'Argentine et je reconnais sur ces articles, et avec beaucoup de peine, les procédés militaires que nous avions vécu lors des gouvernements militaires en Amérique du Sud. L'impunité, le bafouillage des droits civils, etc. Attention! Ils vérifient avec ces petits "faits isolés" comme la destruction des photos, les dévalorisations comme si vous aviez leur permission de vivre, s'il peuvent percer vos limites constitutionnelles. Ce ne sont pas des faits isolés du genre "on va punir l'agent", ce sont des instructions précises à suivre. Lorsqu'on entend de la bouche d'un policier le mot "révolutionnaire", c'est que leurs patrons l'ont déjà prononcée et, avec ce, le mot "répression" est pour eux justifiée et ils arrivent à la justifier constitutionnelle. Ne vous laissez pas faire.

    • Roger Gagnon - Inscrit 13 juin 2012 08 h 27

      Comment ne pas penser que c'est une commande d'en haut pour discréditer au maximun les étudiants.Charest a vu é l'élection de mardi que son plan n'a pas fonctionné,que son arrogance a nuit au parti libéral.

  • Yves Claudé - Inscrit 10 juin 2012 04 h 55

    Les milices politiques du PLQ !

    Après bien d’autres observateurs avertis, les journalistes Raphaël Dallaire Ferland et Catherine Lalonde en ont fait la preuve : les forces policières, municipales et provinciales, ont été massivement détournées de leurs fonctions pour devenir des milices politiques au service du PLQ !

    En espérant, lors des prochaines élections, le remplacement du gouvernement Charest par un gouvernement au service des citoyens, il sera nécessaire que celui-ci mette en place une commission d’enquête sur la répression politique mise en œuvre par le pouvoir en 2012, comme ce fut le cas après la Crise d’octobre 1970, avec la Commission Keable (Commission d'enquête sur des opérations policières en territoire québécois) instituée par le Parti québécois.

    En attendant, la prudence est de mise face aux menées antidémocratiques des milices politiques du PLQ. La vigilance de la population a permis de dissuader le pouvoir de perpétrer des méfaits à son endroit en utilisant l’arbitraire et les ressources pénales des sections II (manifestations) et V (sanctions) de la loi 78. Mais il faut s’attendre à ce que les sections II, IV et V de cette loi puissent être l’objet d’une application, dans la mise en place d’un régime de terreur dans le monde scolaire.

    Les membres et députés du PLQ qui croient encore à la démocratie, s’il en est, devraient le faire savoir, et se dissocier clairement de ce qui est entrain de devenir une honte nationale et internationale !

    Yves Claudé

    • Christian Sylvain - Inscrit 10 juin 2012 22 h 03

      C'est complètement délirant ce site - je me suis bien bidonné à vous lire. Vous, vous vous êtes relu? Allez hop la révolution...

    • Yves Claudé - Inscrit 11 juin 2012 03 h 04

      Monsieur Christian Sylvain,

      Votre «bidonnement», peu respectueux, pourrait bien prendre une autre tournure si vous preniez la peine de lire les 37 clauses de la Loi 78, et de vous informer à partir de reportages professionnels sur la répression en cours depuis qutre mois.

      Relisez ensuite vos propos … !

      Yves Claudé

    • Estelle Boivin - Inscrite 11 juin 2012 20 h 02

      MR claudé ,
      tout a fait délirant tout ces commentaires à la saveur de profs de philo ...la loi 78 elle n'est même pas appliquer et je l,a souhaite au plus sacrant du moins pour un an afin de me reposer des cassorelleux ,des bloqueurs de cegeps et j'en passe. Je souhaite que la loi municipale demeure et qu'ils arrêtes sur le champs la manifestation illégale et surtout les masqués. Répression vous me rire vous savez même pas ce que c'est et que faites vous de mes droits de citoyen qui n'en peu plus de vos manifestation

    • Eric Walter Schaffner - Inscrit 12 juin 2012 17 h 38

      Ce n'est pas un site mais bien un article paru dans le quotidien le Devoir (version numérique). Cet article raconte l'expérience vécu sur le terrain de deux journalistes et en support à celui-ci se rajoute le témoignage de M. François Arguin qui était présent sur les lieux du site du Grand-Prix avec sa caméra qu'on lui a arraché de force des mains pour en vider son contenu. Il n'y a vraiment pas de quoi se bidonner. Lisez le commentaire de M. Henri Bourron qui a du vécu à transmettre. Trop de gens prennent pour acquis notre démocratie alors qu'elle glisse de plus en plus vers un état policier qui est un courant à l'heure actuelle dans les pays occidentaux. Il n'y a pas de démocratie à deux vitesses et le deux poids deux mesures n'a pas sa place. Il est de notre devoir de citoyen de préserver cette liberté d'expression, cette démocratie. Ceci dépasse le débat de la hausse des frais de scolarité; qu'on soit pour ou contre. Il y a un débat dans le débat, celui du respect de nos droits fondamentaux. L'histoire devrait nous le rappeller. Quand on perd son libre arbitre en acceptant petit à petit que les forces au pouvoir baffouent le droit des autres juste parce que cette fois elle font votre affaire; bien gare à vous qui un jour risquez de vous réveillez par un coup de matraque juste parce que le gouvernement aura changé de main. Et ce jour là ce sera contre vous qu'on servira le même plat. Vous avez le droit à votre opinion et vice versa. Le droit de manifester est un droit fondamental. Qu'il y ait des débordements n'est pas souhaitable mais cela fait parti des risques surtout quand nos droits sont baffoués (baffes) je comprends maintenant l'étymologie du terme baffouer. Et vous?

  • Chantal Mino - Inscrite 10 juin 2012 06 h 32

    Le Québec ... un État policier. Merci beaucoup à Catherine Lalonde et à Raphaël Dallaire-Ferland d'avoir accepté d'être profilés comme criminels par la police en portant tout simplement un petit carré rouge feutré !

    Puis-je vous dire qu'il est temps que cela sorte au Québec.Dès qu'une personne ou un groupe est en désaccord avec les façons de faire de certains élus du Québec,de leurs tits amis mafieux et du 1%,surtout les jeunes et les itinérants car ils sont plus vulnérables,qu'ils soient municipaux ou provinciaux,le profilage politique,racial et social,l'intimidation et le harcèlement sont appliqués par les policiers et autres larbins sous les ordres de ces politiciens par des interventions discriminatoires,injustes et bourrés de préjugés négatifs,discréditants et irrespectueux qui ne visent qu'à épuiser,intimider et éliminer les opposants et ceux qui les empêchent de s'enrichir impunément sur le dos des Québécoi(se)s.
    Quand je dis que j'ai peur de la police à Montréal,comprenez-vous maintenant pourquoi?Ils sont impunis et si vous portez plainte,la nouvelle mode et technique du 1%,de leurs larbins et de leurs tits amis mafieux est de tenter de vous faire passer pour une personne quérulente après vous avoir ignoré et diffamé par toutes sortes de manipulations inimaginables de transformation des faits,quitte à en inventer s’il le faut.
    J'ai remarqué aussi que les policiers tentent souvent de provoquer les jeunes et si celui-ci a le malheur de se défendre (en parole ou physiquement) contre eux et bien,il est accusé au criminel pour entrave à un policier,etc.Va-t-il falloir que le 79%(99%-20% de larbins) de Québécoi(se)s sortent accompagnés d’un témoin et d’une enregistreuse à portée afin de se protéger des larbins du 1%?
    Je vais continuer à porter fièrement mon carré rouge malgré la propagande haineuse,l'intimidation et la violence de notre État policier du Québec,malgré ce gouvernement du Québec sous la direction de Jean Charest qui utilise les policiers de la province pour écraser tout opinion politique différente des siennes qui elles,ne servent qu'au 1%,à leurs larbins et aux mafieux donnent au PLQ.

    • Jean Côté - Inscrit 10 juin 2012 22 h 08

      Vous exagérez. Le site du Grand Prix un après-midi n'est pas le Québec de tous les jours.

      Si la fête du Grand Prix a été gâchée, c'est bien la faute des étudiants en boycott, il est nécessaire de le rappeler.

      Oui les mesures de sécurité ont été renforcées mais pourquoi? Quelqu'un a dit "On va vous l'organiser votre Grand Prix." C'était pas Charest.

      Les policiers épuisés sont mobilisés à tous les jours: il y a des manifestations à tous les jours. Comme il y a eu de magnifiques débordements dans le passé, il vaut mieux prévenir. C'est pas les Libéraux qui sont dans la rue les soirs.

      Ça fait des mois que ça dure, parce que les boycotteux refusent que leur part des frais universitaires passe de 13% à 18%. Comme ils s'entêtent à réclamer le gel ou la gratuité, il est impossible de négocier. Le gouvernement fait des offres concrètes qui avantagent les étudiants, les boycotteux font des entourloupettes pour imposer le gel au gouvernement.

      Le droit de manifester est encadré comme dans bien des endroits dans le monde, pour des raisons de sécurité. La loi 78 vise à assurer le retour en classe des étudiants parce que une minorité d'extrémiste ne respecte pas les injonctions. C'est pas Charest qui intimidait et utilisait la violence pour faire sortir des étudiants en classe...

      Qui ne respecte pas la démocratie depuis des mois? Les étudiants en boycott. C'est pour ça qu'on en est rendu là. Et qui finance cette masquarade? Les syndicats, qui agissent sans dout par grandeur d'âme pour la noble cause étudiante... qui est?

      La noble cause: combattre ce 50 sous par jours (3,50 après 7 ans). Le budget moyen pour les loisirs est de 50$/semaine. C'est plus que la hausse après 7 ans.

      Oups, c'est moins noble présenté de même. Tout ça pour ça: préserver le budget loisir plutôt que viser l'excellence en éducation (rappel: les universités sont sous financées).

      Belles priorités, belle jeunesse...

      Jean Côté

    • Nicolas Girard - Inscrit 11 juin 2012 08 h 35

      Très drôle Jean le coup de la division par jour. Il n'y aucune service (et j'insiste AUCUN) que vous accépteriez vous-même de payer 3.50$ de plus par jour sans une excellente justification. Aucun.

      D'autant plus que quand l'on peut voir qu'un étudiant coûte 4000$ de plus au Québec que partout ailleurs au Canada, il est évident que ce n'est pas l'argent qui manque mais la gestion qui en est faite qui est désastreuse.

      Oups, c'est moins noble présenté de même. (Rappel: aucun rapport public, jamais, n'a fait état du sous financement des Universités. Vous l'avez entendu dire par le premier ministre, point.)

      Il n'y a eu aucune offre sérieuse de la part du gouvernement concernant la gestion des universités. Le premier ministre exige plus d'argent tout de suite et refuse la création d'un comité autre que purement consultatif. On en voit le résultat de ce genre d'instances avec le vérificateur général qui, malgré de solides allégations de favoritisme et d'irrégularités, se fait renvoyer dans les cordes d'un "oui oui, on a entendu votre avis mais on s'en fout royalement". De notre côté, nous étions prêts à renoncer à nos crédits d'impôts pour rendre l'opération neutre financièrement pour les gens comme vous qui refusez à tout crin de mettre ne serait-ce qu'une cenne de plus quand simultanément vous accéptez quotidiennement de vous laisser tondre la laine sur le dos par les entreprises de constructions et de génie civil.

      La plupart des étudiants qui se battent ne se battent pas pour eux-même, le résultat de la hausse n'ayant qu'une infime chance d'avoir un impact sur eux avant qu'ils quittent l'université. Ces étudiants se battent pour leurs enfants, petits frères et soeurs ou parfaits étrangers de la génération suivante. Si coût supplémentaire il doit y avoir, ce sont les protestataires d'aujourd'hui qui l'assumeront, en pleine conscience.

    • Nicolas Girard - Inscrit 11 juin 2012 08 h 39

      (...suite)

      De votre côté, vous nous servez ad naudeam vos arguments fallacieux basés sur des éléments de langage servis prêt-à-consommer par le parti Libéral. Et pour quelle raison? Sincérement je n'en ai aucune idée. Par haine pure, méchanceté, aigreur? Qu'avez-vous à gagner à ce que personne ne mette son nez dans la gestion d'un parti reconnu pour tremper dans tant d'affaires illégales que cela en devient ridicule?

      Belle priorités que les vôtres...

      Continuez à tous nous prendre collectivement pour des vandales sans cervelles si cela vous permet de mieux dormir la nuit. Sachez simplement que vous vous mentez et que nombreux parmi nous sont ceux qui ont réfléchi à tête reposée à leurs options et ne peuvent simplement pas accepter de se faire voler par des incompétents sans réagir.

      Nicolas Girard

    • Catherine Gauthier - Inscrit 11 juin 2012 09 h 44

      @Jean Côté

      Merci pour votre témoignage, il donne une bonne idée de comment pensent ceux qui ne comprennent rien à rien au conflit actuel.

    • Jean Côté - Inscrit 11 juin 2012 20 h 58

      M. Girard. Les universités sont sous financées, les étudiants réclament un meilleur financement des universités depuis des années, il est essentiel que les universités soient mieux financées pour rester compétitives.

      Pour y arriver on fait passer la part de la facture étudiante de 13% à 17%. Ce n'est pas un scandal. Rien pour déchirer sa chemise. Pourtant les étudiants en boycott ont toujours refusé de bouger sur le gel... Ce sont les débordements et les tactiques des étudiants en boycott qui ont créé la loi 78, et ça joue les martyrs...

      Dans le combat pour l'accessibilité aux études, les étudiants ont fait des gains importants. Le gouvernement a été très (trop) généreux. Mais les offres ont été rejetées parce qu'on exige le gel. C'est ce qu'on appelle ne pas négocier de bonne foi de la part des étudiants.

      Pour prendre des décisions sur le financement des universités, on a élu un gouvernement. Les étudiants en boycott forment un groupe minoritaire et leurs revendications n'ont pas l'appui de la majorité de la population. Alors qu'un groupe minoritaire exige quoi que ce soit du gouvernement, ça n'a pas beaucoup de légitimité.

      Le mouvement étudiant est devenu irationnel il y a des semaines, et vous prétendez que votre position est réfléchie? Ah bon... On peut avoir la tête reposée et ne pas être en accord avec vous. Je suis très à gauche, mais les étudiants en boycott n'ont aucun argument valable pour s'opposer à cette hausse, encore moins après toutes les offres du gouvernement.

      Mme Gauthier, vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous. Très GWBush comme vision de la démocratie. Vous n'avez répondu à aucun de mes arguments (tous basés sur des faits) préférant une méprisante attaque personnelle...

    • Thibouthot Jean-Philippe - Inscrit 11 juin 2012 22 h 55

      @ Nicolas Girard

      J'admire votre patience. Vous avez probablement mis plus de temps à informer Jean Côté que lui-même en a mis pour voir les deux côtés de la médaille.

      Il peut être en désaccord avec les revendications des étudiants, c'est son opinion, mais sortir les arguments fallacieux du gouvernement pour supporter son opinion, c'est carrément ridicule.

      Les gens qui sont contre les revendications des étudiants et qui ont fait le moindre effort pour être informés ou le moindre débat sur la question se rendent vite compte que les arguments du gouvernement ne tiennent pas la route. Ils argumentent plutôt selon leur conception de l'éducation et de la société.

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 10 juin 2012 07 h 15

    Merci aux journalistes !

    Nous y voilà !
    Comme partout ailleurs et dans l'histoire : les forces de répression au service du pouvoir économique et politique.
    Plus ça change, plus c'est pareil.

    • Serge Beauchemin - Abonné 10 juin 2012 21 h 30

      Ça commence à s'appeler de la persécution que cet acharnement policier sur nos jeunes.

    • Eric Walter Schaffner - Inscrit 12 juin 2012 16 h 40

      Ce n'est pas seulement sur les jeunes mais tout ceux et celles tout âge confondu qui arbore le carré rouge et comme dirait les règlements de nombreux jeux de société: de 7 à 77 ans.