Début des célébrations du cinquantenaire de la première ascension de l’Éverest - La fête des alpinistes
25 mai 2003 21h14
Société
Katmandou — Les célébrations du cinquantenaire de la première ascension de l’Éverest ont été lancées hier pour ce qui doit être, au Népal, le plus grand rassemblement d’alpinistes de l’histoire.
Fleurs, musiques et danses traditionnelles ont accueilli l’avant-garde de plus de 200 vainqueurs étrangers, et autant de Népalais, du toit du monde attendus pour une série de manifestations hautes en couleur. Plusieurs milliers de Népalais ont ovationné une douzaine d’alpinistes qui ont réussi le plus haut sommet de la terre lors d’une première cérémonie dans le centre historique de Patan, une ancienne capitale royale proche de Katmandou.
Parmi eux figuraient le président de l’Association internationale des montagnards (IMA), le Géorgien Gia Tortladze, 43 ans, et le Népalais Pemba Dorje Sherpa qui, à 25 ans, a battu cette semaine un record de vitesse en grimpant du camp de base au sommet en moins de treize heures. Le jeune homme qui affirme pouvoir améliorer son temps avait encore le visage brûlé par le soleil, tandis que M. Tortladze, qui a réussi deux fois l’Éverest, revenait d’un autre 8000, le Manaslu, également situé au Népal.
«Si je peux, je ferai l’Éverest encore une fois. C’est le numéro un, le pic le plus haut», a-t-il dit.
Les vainqueurs de l’Éverest, étrangers et népalais, ont été invités par le gouvernement népalais aux festivités qui culmineront pour la date anniversaire du 29 mai 1953. Ce jour-là, Edmund Hillary et Tenzing Norgay furent les premiers hommes à réussir ce que l’on croyait quasi impossible après huit tentatives infructueuses en 32 ans.
Hillary, 83 ans, est arrivé vendredi au Népal très fatigué et n’a pas participé aux célébrations d’hier.
Les autres «stars», comme l’Italien Reinhold Messner, l’Autrichien Peter Habeler ou la Japonaise Junko Tabei, sont au Népal mais encore dans la région de l’Éverest d’où ils doivent regagner Katmandou.
La douzaine d’alpinistes présents à Patan a été fêtée au pied des anciens palais royaux du XVIe siècle et des temples de brique et bois sculptés. Danseurs et musiciens les ont accompagnés au son des cymbales et tambours alors que la traditionnelle écharpe de soie de bienvenue leur était offerte, que la «tika», une marque rouge de l’hindouisme, leur était apposée au front et qu’ils étaient parés de colliers d’oeillets d’Inde.
«Ce n’est pas si souvent qu’il y a des fêtes pour les alpinistes dans le monde», a ajouté M. Tortladze, heureux d’être là.
Toujours dangereux
Certains des participants avaient frôlé la mort de près en montagne, mais ne regrettaient rien.
Le guide britannique Alan Hinkes, 47 ans, était présent sur l’Éverest lors de la tragédie de 1996, lorsque 15 personnes périrent en une seule saison, un record. «Je grimpe pour vivre, pas pour mourir», a-t-il dit. «Depuis 1996, les gens se rendent compte que c’est dangereux. Avant, ils payaient en pensant qu’ils allaient à Disneyland», a-t-il dit.
Professionnel de la montagne, il continue à emmener des clients sur les sommets et veut lui-même achever son ambition de grimper les 14 pics de plus de 8000 m de la terre. Deux seulement manquent à son actif.
Témoignant de la passion de la montagne, Irina Vyalenkova, une Biélorusse de 40 ans, se prépare également pour l’Éverest, qu’elle n’a pas encore réussi.
Mais en vingt ans d’alpinisme, elle est parvenue au sommet de très hautes montagnes de plus de 8000, comme le Dhaulagiri, au Népal. Elle y a eu les deux pieds gelés en 1995 et a subi ensuite quatorze opérations en deux ans d’hôpital.
Fleurs, musiques et danses traditionnelles ont accueilli l’avant-garde de plus de 200 vainqueurs étrangers, et autant de Népalais, du toit du monde attendus pour une série de manifestations hautes en couleur. Plusieurs milliers de Népalais ont ovationné une douzaine d’alpinistes qui ont réussi le plus haut sommet de la terre lors d’une première cérémonie dans le centre historique de Patan, une ancienne capitale royale proche de Katmandou.
Parmi eux figuraient le président de l’Association internationale des montagnards (IMA), le Géorgien Gia Tortladze, 43 ans, et le Népalais Pemba Dorje Sherpa qui, à 25 ans, a battu cette semaine un record de vitesse en grimpant du camp de base au sommet en moins de treize heures. Le jeune homme qui affirme pouvoir améliorer son temps avait encore le visage brûlé par le soleil, tandis que M. Tortladze, qui a réussi deux fois l’Éverest, revenait d’un autre 8000, le Manaslu, également situé au Népal.
«Si je peux, je ferai l’Éverest encore une fois. C’est le numéro un, le pic le plus haut», a-t-il dit.
Les vainqueurs de l’Éverest, étrangers et népalais, ont été invités par le gouvernement népalais aux festivités qui culmineront pour la date anniversaire du 29 mai 1953. Ce jour-là, Edmund Hillary et Tenzing Norgay furent les premiers hommes à réussir ce que l’on croyait quasi impossible après huit tentatives infructueuses en 32 ans.
Hillary, 83 ans, est arrivé vendredi au Népal très fatigué et n’a pas participé aux célébrations d’hier.
Les autres «stars», comme l’Italien Reinhold Messner, l’Autrichien Peter Habeler ou la Japonaise Junko Tabei, sont au Népal mais encore dans la région de l’Éverest d’où ils doivent regagner Katmandou.
La douzaine d’alpinistes présents à Patan a été fêtée au pied des anciens palais royaux du XVIe siècle et des temples de brique et bois sculptés. Danseurs et musiciens les ont accompagnés au son des cymbales et tambours alors que la traditionnelle écharpe de soie de bienvenue leur était offerte, que la «tika», une marque rouge de l’hindouisme, leur était apposée au front et qu’ils étaient parés de colliers d’oeillets d’Inde.
«Ce n’est pas si souvent qu’il y a des fêtes pour les alpinistes dans le monde», a ajouté M. Tortladze, heureux d’être là.
Toujours dangereux
Certains des participants avaient frôlé la mort de près en montagne, mais ne regrettaient rien.
Le guide britannique Alan Hinkes, 47 ans, était présent sur l’Éverest lors de la tragédie de 1996, lorsque 15 personnes périrent en une seule saison, un record. «Je grimpe pour vivre, pas pour mourir», a-t-il dit. «Depuis 1996, les gens se rendent compte que c’est dangereux. Avant, ils payaient en pensant qu’ils allaient à Disneyland», a-t-il dit.
Professionnel de la montagne, il continue à emmener des clients sur les sommets et veut lui-même achever son ambition de grimper les 14 pics de plus de 8000 m de la terre. Deux seulement manquent à son actif.
Témoignant de la passion de la montagne, Irina Vyalenkova, une Biélorusse de 40 ans, se prépare également pour l’Éverest, qu’elle n’a pas encore réussi.
Mais en vingt ans d’alpinisme, elle est parvenue au sommet de très hautes montagnes de plus de 8000, comme le Dhaulagiri, au Népal. Elle y a eu les deux pieds gelés en 1995 et a subi ensuite quatorze opérations en deux ans d’hôpital.
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