Pénurie de logements - Montréal appréhende un été plus difficile que l'an dernier
La Ville de Montréal craint qu'un plus grand nombre de personnes ne cognent aux portes des centres d'hébergement d'urgence le premier juillet, en raison de l'aide financière moins généreuse octroyée par Québec aux ménages qui peinent à se loger.
«Nous disposons d'un outillage moins complet que l'an dernier pour aider les gens à se trouver un logement, il est possible que plus de monde ait besoin d'hébergement d'urgence», a déclaré hier en entrevue le responsable du dossier logement à la Ville de Montréal, Michel Prescott.
Le décret adopté par le précédent gouvernement peu avant l'élection prévoyait en effet que seules les familles avec enfants seraient admissibles à une aide financière, contrairement à l'an dernier. De plus, les ménages recevaient en 2002 un supplément au logement qui couvrait le coût du loyer excédant le quart du revenu. L'aide financière se limite maintenant à un chèque de 168 $ à 244 $ en fonction du nombre d'enfants. De plus, l'aide financière n'est désormais accordée que pour une période d'un an plutôt que deux.
La Ville entend aborder la problématique lors d'une éventuelle rencontre avec le nouveau ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, responsable du logement. Il sera aussi question du partage des coûts des mesures d'urgence entre Québec et les municipalités. Les villes devront cette année assumer la moitié du coût des mesures d'urgence, alors qu'elles n'en paient habituellement que
10 %. La facture montréalaise devrait doubler, passant de 300 000 $ à 600 000 $.
L'Union des municipalités avait d'ailleurs dénoncé la situation lors de son congrès la semaine dernière. Le ministre Fournier, présent au Congrès, se disait alors disposé à revoir ce qui était sur la table.
Mesures d'urgence
M. Prescott a fait le point hier sur les mesures d'urgence prévues par la ville. Le plan, qui devrait être adopté officiellement à la fin mai, prévoit la mise sur pied d'une ligne téléphonique d'urgence à la mi-juin pour aider les citadins à trouver un logement.
Trois centres d'hébergement d'urgence seront mis à la disposition des familles jusqu'à la mi-juillet. Les personnes seules seront logées dans un autre lieu, notamment afin d'éviter que des sans-abri puissent côtoyer les familles.
En outre, devant l'importance de la crise du logement, la Ville envisage d'ouvrir un Centre d'hébergement d'urgence permanent à la disposition des familles avec enfants. «On s'est aperçu que le problème perdurait après le 1er juillet. On ne peut pas laisser les gens dehors. Nous voulons gérer cela de façon plus ordonnée et non à la pièce», a soutenu hier M. Prescott. Le centre pourrait héberger de 20 à 30 familles pour une durée allant de quelques jours à quelques semaines. Des discussions sont à prévoir avec Québec sur le financement d'un tel centre. La Ville aimerait que ces derniers soient assumés à 90 % par Québec.
«Nous disposons d'un outillage moins complet que l'an dernier pour aider les gens à se trouver un logement, il est possible que plus de monde ait besoin d'hébergement d'urgence», a déclaré hier en entrevue le responsable du dossier logement à la Ville de Montréal, Michel Prescott.
Le décret adopté par le précédent gouvernement peu avant l'élection prévoyait en effet que seules les familles avec enfants seraient admissibles à une aide financière, contrairement à l'an dernier. De plus, les ménages recevaient en 2002 un supplément au logement qui couvrait le coût du loyer excédant le quart du revenu. L'aide financière se limite maintenant à un chèque de 168 $ à 244 $ en fonction du nombre d'enfants. De plus, l'aide financière n'est désormais accordée que pour une période d'un an plutôt que deux.
La Ville entend aborder la problématique lors d'une éventuelle rencontre avec le nouveau ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, responsable du logement. Il sera aussi question du partage des coûts des mesures d'urgence entre Québec et les municipalités. Les villes devront cette année assumer la moitié du coût des mesures d'urgence, alors qu'elles n'en paient habituellement que
10 %. La facture montréalaise devrait doubler, passant de 300 000 $ à 600 000 $.
L'Union des municipalités avait d'ailleurs dénoncé la situation lors de son congrès la semaine dernière. Le ministre Fournier, présent au Congrès, se disait alors disposé à revoir ce qui était sur la table.
Mesures d'urgence
M. Prescott a fait le point hier sur les mesures d'urgence prévues par la ville. Le plan, qui devrait être adopté officiellement à la fin mai, prévoit la mise sur pied d'une ligne téléphonique d'urgence à la mi-juin pour aider les citadins à trouver un logement.
Trois centres d'hébergement d'urgence seront mis à la disposition des familles jusqu'à la mi-juillet. Les personnes seules seront logées dans un autre lieu, notamment afin d'éviter que des sans-abri puissent côtoyer les familles.
En outre, devant l'importance de la crise du logement, la Ville envisage d'ouvrir un Centre d'hébergement d'urgence permanent à la disposition des familles avec enfants. «On s'est aperçu que le problème perdurait après le 1er juillet. On ne peut pas laisser les gens dehors. Nous voulons gérer cela de façon plus ordonnée et non à la pièce», a soutenu hier M. Prescott. Le centre pourrait héberger de 20 à 30 familles pour une durée allant de quelques jours à quelques semaines. Des discussions sont à prévoir avec Québec sur le financement d'un tel centre. La Ville aimerait que ces derniers soient assumés à 90 % par Québec.
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