Rue Rachel, entre Marquette et des Érables - Les cyclistes peuvent maintenant rouler en toute quiétude
Photo : Pascal Ratthé
Vingt ans. C'est le temps qu'il a fallu pour rétablir le lien cyclable dans la rue Rachel entre les rues Marquette et des Érables. La Ville de Montréal vient de compléter les travaux de construction du segment de piste cyclable d'environ 450 mètres réclamé depuis deux décennies par les cyclistes.
En 1989, la mise en service de la piste cyclable reliant le parc du Mont-Royal au parc Maisonneuve avait entraîné d'importants embouteillages à l'approche de l'intersection Rachel et Papineau et fait pester les commerçants du secteur. Deux semaines après sa construction, le segment entre les rues Marquette et des Érables était démantelé par l'administration du maire Jean Doré.
Jean-François Pronovost s'en souvient. «Ils avaient coulé le béton à la fin de novembre et il neigeait. Comme il n'y avait pas eu de plan de gestion de circulation, ç'avait créé un chaos», relate le directeur général de Vélo-Québec. La Ville avait alors aménagé un trajet alternatif par la rue Gauthier, mais en 20 ans, rares sont les cyclistes qui ont consenti à l'emprunter, la majorité préféraient s'aventurer dans la circulation pour franchir l'intersection à leurs risques et périls. M. Pronovost avoue qu'il n'a jamais utilisé le détour mis en place. Cycliste aguerri et ex-président de Vélo-Québec, le conseiller municipal Michel Labrecque ne l'a pas fait davantage.
Malgré des tentatives répétées, Vélo-Québec n'est jamais parvenu à convaincre la Ville de s'occuper du «chaînon manquant». Finalement, en avril 2006, à l'initiative des conseillers Richard Bergeron et Josée Duplessis, les élus de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal ont adopté une résolution demandant à la ville centre de rétablir le lien cyclable.
Cette fois, la Ville a pris la précaution de prévoir des modifications à la signalisation routière puisque la piste réduit le nombre de voies disponibles pour les automobilistes. Désormais, les automobilistes ne peuvent plus tourner à gauche sur l'avenue Papineau lorsqu'ils arrivent de l'Est par la rue Rachel, et le virage à gauche sur l'avenue Papineau en provenance de l'Ouest est interdit, sauf pour les autobus. De plus, 63 cases de stationnement ont été retirées.
Michel Labrecque reconnaît que la perspective de voir des places de stationnement disparaître a causé bien de l'émoi par le passé, mais que les mentalités ont changé. Les vélos ne sont plus les intrus d'autrefois, dit-il. «Il faut savoir qu'en 1989, les commerçants nous annonçaient que la rue Rachel allait faire faillite d'un bout à l'autre, rappelle M. Labrecque. J'ai rencontré les gens de l'église Immaculée-Conception, du Centre Immaculée-Conception, de la caisse populaire et du CPE. Les gens ne sont plus où ils étaient il y a 20 ans, alors ils disent: "OK, on va vivre avec ça."»
À l'heure actuelle, environ 4000 cyclistes empruntent la piste de la rue Rachel chaque jour.
En 1989, la mise en service de la piste cyclable reliant le parc du Mont-Royal au parc Maisonneuve avait entraîné d'importants embouteillages à l'approche de l'intersection Rachel et Papineau et fait pester les commerçants du secteur. Deux semaines après sa construction, le segment entre les rues Marquette et des Érables était démantelé par l'administration du maire Jean Doré.
Jean-François Pronovost s'en souvient. «Ils avaient coulé le béton à la fin de novembre et il neigeait. Comme il n'y avait pas eu de plan de gestion de circulation, ç'avait créé un chaos», relate le directeur général de Vélo-Québec. La Ville avait alors aménagé un trajet alternatif par la rue Gauthier, mais en 20 ans, rares sont les cyclistes qui ont consenti à l'emprunter, la majorité préféraient s'aventurer dans la circulation pour franchir l'intersection à leurs risques et périls. M. Pronovost avoue qu'il n'a jamais utilisé le détour mis en place. Cycliste aguerri et ex-président de Vélo-Québec, le conseiller municipal Michel Labrecque ne l'a pas fait davantage.
Malgré des tentatives répétées, Vélo-Québec n'est jamais parvenu à convaincre la Ville de s'occuper du «chaînon manquant». Finalement, en avril 2006, à l'initiative des conseillers Richard Bergeron et Josée Duplessis, les élus de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal ont adopté une résolution demandant à la ville centre de rétablir le lien cyclable.
Cette fois, la Ville a pris la précaution de prévoir des modifications à la signalisation routière puisque la piste réduit le nombre de voies disponibles pour les automobilistes. Désormais, les automobilistes ne peuvent plus tourner à gauche sur l'avenue Papineau lorsqu'ils arrivent de l'Est par la rue Rachel, et le virage à gauche sur l'avenue Papineau en provenance de l'Ouest est interdit, sauf pour les autobus. De plus, 63 cases de stationnement ont été retirées.
Michel Labrecque reconnaît que la perspective de voir des places de stationnement disparaître a causé bien de l'émoi par le passé, mais que les mentalités ont changé. Les vélos ne sont plus les intrus d'autrefois, dit-il. «Il faut savoir qu'en 1989, les commerçants nous annonçaient que la rue Rachel allait faire faillite d'un bout à l'autre, rappelle M. Labrecque. J'ai rencontré les gens de l'église Immaculée-Conception, du Centre Immaculée-Conception, de la caisse populaire et du CPE. Les gens ne sont plus où ils étaient il y a 20 ans, alors ils disent: "OK, on va vivre avec ça."»
À l'heure actuelle, environ 4000 cyclistes empruntent la piste de la rue Rachel chaque jour.
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