Macadam - Un tour du monde au pas de danse
Photo : Jacques Nadeau
Les Danses en plein air sur le mont Royal, dont les reflets luisent sur les eaux du lac aux Castors, sont devenues depuis cinq décennies un rendez-vous incontournable pour les amateurs de danse folklorique internationale.
Deux soirs par semaine, les lundis et les jeudis, plusieurs dizaines d'amateurs de danse folklorique internationale, et quelques curieux qui passent par là, se rassemblent au Pavillon du lac aux Castors pour danser en plein air. De 20h à 23h, ils font le tour du monde en chorégraphies et en musiques, et ce, depuis 1968.
Les Danses en plein air sur le mont Royal sont devenues depuis cinq décennies un rendez-vous incontournable pour les amateurs de danse folklorique internationale. Organisée par l'Association montréalaise des arts et des traditions populaires (AMATP), cette activité vise justement à promouvoir les arts et les traditions populaires, dans la région de Montréal, au moyen de la danse et de la musique traditionnelles.
Chaque lundi, un professeur différent enseigne les rudiments de danses folkloriques provenant de 20 à 30 pays. Le soir de la visite du Devoir, la professeure Diane Asselin Sauriol a amorcé la soirée avec une danse de la Hongrie, suivie de la Macédoine yougoslave, de la Serbie, d'Israël, de la Bulgarie et du Québec. En ce soir de fin de juin, la bastringue, évidemment, était tout indiquée! Les danseurs y ont mis tout leur coeur, les rires fusaient, certaines personnes aux cheveux blancs étaient nostalgiques, les jeunes découvraient une partie de leur patrimoine, et d'autres, un pan de la culture du pays qu'ils ont choisi.
Lent, vite, vite, lent
Parmi les participants, certains ont plusieurs années d'expérience dans les talons, d'autres, comme Caroline et Noémie, toutes deux âgées de 21 ans, en sont à leurs premiers pas... de danse. «C'est la première fois qu'on vient, lance Caroline. C'est un collègue de travail qui danse depuis longtemps qui m'a parlé de ces soirées. Je trouve ça super sympathique.»
Personne n'est renfrogné, constate Noémie, qui s'est laissé convaincre d'accompagner son amie. «Il y a une grande ouverture d'esprit. Il y a beaucoup de gens qui débutent, mais les pros nous aident, nous donnent des conseils. On ne se sent pas mal quand on fait un faux pas», s'esclaffent-elles.
Les jeudis, c'est «folkothèque»! Formule différente du lundi, donc, avec un animateur qui propose un répertoire d'environ 60 danses pour des danseurs plus avancés.
Que ce soit en couple, en cercle ou en ligne, les danseurs tournent et virevoltent sur les musiques d'un répertoire provenant principalement d'Europe, d'Amérique et du Moyen-Orient. Chaque été, ces soirées attirent quelques milliers de danseurs. Parmi eux, Gislaine Coulombe, vice-présidente de l'AMATP, ne manque aucune soirée. «Je pense qu'il n'y a pas un autre endroit sur la Terre où on peut danser dans un si beau décor», affirme-t-elle.
«C'est non seulement une activité physique qui développe le cardio, l'équilibre, la concentration et la mémoire, il y a aussi un côté social extraordinaire, ajoute-t-elle. Les gens fraternisent, tissent des liens. Puis les folkloristes, ça s'embrasse! C'est chaleureux.»
Chaque semaine, du 1er juin au 3 septembre, de nouvelles personnes entrent dans la danse. Des passants, intrigués, ne peuvent résister à l'envie de rejoindre le cercle de danseurs. «C'est arrivé que des nouveaux arrivants se promènent ou fassent un pique-nique près du lac et entendent une musique de leur pays d'origine. Imaginez le pincement au coeur! Alors ils viennent voir, nous parlent, et souvent ils dansent avec nous et nous apprennent de nouveaux pas», s'extasie Mme Coulombe.
**
On entre dans la danse, tous les lundis et les jeudis de 20h à 23h. N'oubliez pas une bouteille d'eau et du chasse-moustiques. Puisque l'AMATP est un organisme sans but lucratif, vous êtes invités à laisser un montant, à votre discrétion. En cas de pluie abondante, l'activité est annulée. Renseignements: www.amatp.org.
Les Danses en plein air sur le mont Royal sont devenues depuis cinq décennies un rendez-vous incontournable pour les amateurs de danse folklorique internationale. Organisée par l'Association montréalaise des arts et des traditions populaires (AMATP), cette activité vise justement à promouvoir les arts et les traditions populaires, dans la région de Montréal, au moyen de la danse et de la musique traditionnelles.
Chaque lundi, un professeur différent enseigne les rudiments de danses folkloriques provenant de 20 à 30 pays. Le soir de la visite du Devoir, la professeure Diane Asselin Sauriol a amorcé la soirée avec une danse de la Hongrie, suivie de la Macédoine yougoslave, de la Serbie, d'Israël, de la Bulgarie et du Québec. En ce soir de fin de juin, la bastringue, évidemment, était tout indiquée! Les danseurs y ont mis tout leur coeur, les rires fusaient, certaines personnes aux cheveux blancs étaient nostalgiques, les jeunes découvraient une partie de leur patrimoine, et d'autres, un pan de la culture du pays qu'ils ont choisi.
Lent, vite, vite, lent
Parmi les participants, certains ont plusieurs années d'expérience dans les talons, d'autres, comme Caroline et Noémie, toutes deux âgées de 21 ans, en sont à leurs premiers pas... de danse. «C'est la première fois qu'on vient, lance Caroline. C'est un collègue de travail qui danse depuis longtemps qui m'a parlé de ces soirées. Je trouve ça super sympathique.»
Personne n'est renfrogné, constate Noémie, qui s'est laissé convaincre d'accompagner son amie. «Il y a une grande ouverture d'esprit. Il y a beaucoup de gens qui débutent, mais les pros nous aident, nous donnent des conseils. On ne se sent pas mal quand on fait un faux pas», s'esclaffent-elles.
Les jeudis, c'est «folkothèque»! Formule différente du lundi, donc, avec un animateur qui propose un répertoire d'environ 60 danses pour des danseurs plus avancés.
Que ce soit en couple, en cercle ou en ligne, les danseurs tournent et virevoltent sur les musiques d'un répertoire provenant principalement d'Europe, d'Amérique et du Moyen-Orient. Chaque été, ces soirées attirent quelques milliers de danseurs. Parmi eux, Gislaine Coulombe, vice-présidente de l'AMATP, ne manque aucune soirée. «Je pense qu'il n'y a pas un autre endroit sur la Terre où on peut danser dans un si beau décor», affirme-t-elle.
«C'est non seulement une activité physique qui développe le cardio, l'équilibre, la concentration et la mémoire, il y a aussi un côté social extraordinaire, ajoute-t-elle. Les gens fraternisent, tissent des liens. Puis les folkloristes, ça s'embrasse! C'est chaleureux.»
Chaque semaine, du 1er juin au 3 septembre, de nouvelles personnes entrent dans la danse. Des passants, intrigués, ne peuvent résister à l'envie de rejoindre le cercle de danseurs. «C'est arrivé que des nouveaux arrivants se promènent ou fassent un pique-nique près du lac et entendent une musique de leur pays d'origine. Imaginez le pincement au coeur! Alors ils viennent voir, nous parlent, et souvent ils dansent avec nous et nous apprennent de nouveaux pas», s'extasie Mme Coulombe.
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On entre dans la danse, tous les lundis et les jeudis de 20h à 23h. N'oubliez pas une bouteille d'eau et du chasse-moustiques. Puisque l'AMATP est un organisme sans but lucratif, vous êtes invités à laisser un montant, à votre discrétion. En cas de pluie abondante, l'activité est annulée. Renseignements: www.amatp.org.
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