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Airbus A330-200: l'appareil ne s'est pas brisé en vol

3 juillet 2009  Société
Le Bourget — L'Airbus A330-200 d'Air France reliant Rio et Paris «n'a pas été détruit en vol» le 1er juin, a annoncé hier le Bureau d'enquêtes d'analyses (BEA) de l'Aviation civile, qui se dit «bien loin d'établir les causes de l'accident» à ce jour. Aussi, les recherches acoustiques pour retrouver les boîtes noires de l'appareil se poursuivront jusqu'au 10 juillet.

«Aujourd'hui, nous sommes bien loin d'établir les causes de l'accident», a avoué Alain Bouillard, chef d'enquête du BEA, lors d'une conférence de presse de présentation du premier rapport d'enquête du BEA sur l'accident du 1er juin. «Entre la surface de l'eau et 35 000 pieds, nous ne savons pas ce qui s'est passé.»

Selon ce rapport, l'Airbus qui s'est abîmé dans l'océan Atlantique avec 228 personnes à bord «n'a pas été détruit en vol» et «paraît avoir heurté la surface de l'eau en ligne de vol, avec une forte accélération verticale», a expliqué M. Bouillard, ajoutant plus explicitement que l'appareil «est arrivé en entier au moment de l'impact».

«Les examens visuels que l'on a pu faire à Recife [Brésil] montrent que l'avion a touché [l'océan] avec le dessous du fuselage», a-t-il poursuivi, relevant notamment que les planchers de la cabine du module de repos des hôtesses et stewards «étaient déformés du bas vers le haut».

Par ailleurs, on n'a retrouvé «ni traces d'incendie ni traces d'explosif», a dit le chef d'enquête du BEA, ajoutant que les sondes Pitot «ne sont pas écartées de la chaîne qui a conduit à l'accident».

Un mois après le drame, les enquêteurs n'ont «ni épave ni enregistreurs de vol», a indiqué M. Bouillard, annonçant que les opérations de recherche des boîtes noires se poursuivront «jusqu'au 10 juillet».

«Vous savez que les balises [des boîtes] ont une durée réglementaire d'émission de 30 jours. On prolonge les recherches de dix jours supplémentaires pour essayer de les retrouver.» Ensuite, une deuxième phase de recherches «démarrera après le 14 juillet avec d'autres moyens et suivant une autre méthode», a ajouté M. Bouillard, sans donner de détails sur cette nouvelle méthode.

Jusqu'ici, quelque 640 éléments de l'Airbus A330-200 Rio-Paris ainsi que 51 corps ont été retrouvés dans l'Atlantique. Tous les corps ont été transférés au Brésil, et tous les éléments repêchés «proviennent de l'ensemble des zones de l'avion, de la pointe, du radôme, jusqu'à la partie arrière».

Parmi ces débris figurent «des éléments de structure», tels que «la dérive, un morceau du plan horizontal arrière, un morceau de radôme, un capotage moteur», ainsi que «de nombreux aménagements cabine», tels que des «morceaux de siège». M. Bouillard a par ailleurs indiqué qu'on avait retrouvé des gilets de sauvetage non gonflés, un indice qui «montre visiblement que les passagers n'étaient pas préparés à un amerrissage».






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