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Hommage à Camille Laurin - Landry craint une brèche dans la loi 101

Alexandre Shields   21 mars 2009  Société
Camille Laurin photographié en 1980
Photo : Jacques Grenier
Camille Laurin photographié en 1980
L'ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, estime que l'actuelle contestation de la loi 104, adoptée en 2002 pour colmater une brèche dans la loi 101, pourrait provoquer «une des plus graves brèches» qui soit dans la Charte de la langue française du Québec.

«Il y a une dimension fondamentale qui est devant [la Cour suprême]. J'espère que les juges n'emprunteront pas une voie aussi odieuse», a-t-il fait valoir en entrevue au Devoir, en marge d'une soirée hommage à Camille Laurin, considéré comme le père de la loi 101. «Ce serait non seulement culturel, ce serait antisocial parce que ça permettrait à ceux qui ont de l'argent d'aller au privé pour contourner une loi fondamentale», a ajouté M. Landry.

Il a du même coup exigé que Québec agisse en cas de victoire des opposants à la loi 104. «Le gouvernement du Québec, si jamais une telle chose arrivait, devrait mettre tout en oeuvre, aller jusqu'au plus haut niveau d'intervention pour empêcher qu'une chose pareille arrive», a-t-il affirmé.

La loi 104 a été adoptée en 2002 pour colmater une brèche dans la loi 101, par laquelle les élèves allophones pouvaient fréquenter l'école publique anglaise s'ils avaient fréquenté une école anglaise privée non subventionnée pendant au moins un an. En août 2007, la Cour d'appel, dans une décision partagée, avait conclu que les portions de la Charte ajoutées en 2002 contrevenaient à la Charte canadienne des droits et libertés. Après ce jugement, le gouvernement de Jean Charest avait décidé sur-le-champ de porter la cause devant la Cour suprême.

M. Landry en outre rendu hommage à son «ami» Camille Laurin. «Parmi l'oeuvre durable de tous les hommes politiques contemporains, celle de Camille Laurin est une des plus essentielles, a-t-il insisté. S'il n'avait pas eu l'intelligence et le courage de mettre de l'avant la loi 101, de la défendre et de la faire approuver, ce n'est pas certain que la résilience québécoise serait encore possible.»

«Pierre Elliott Trudeau a dit à l'époque que c'était une loi de fous et il a déclenché toute une bataille, a d'ailleurs rappelé M. Landry. Les analystes juridiques du Canada anglais disent qu'une des grandes motivations de la Charte canadienne des droits et libertés, dans les dimensions linguistiques, c'était de combattre la loi 101.» Camille Laurin est décédé il y a maintenant 10 ans.






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  • Philippe Allard
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 08h20
    Du calme, il n'y a rien d'odieux là-dedans
    Il n'y a rien d'odieux, pour un juge de la Cour suprême du Canada, de renverser une loi si certaine de ses articles vont à l'encontre de la Charte des droits et des libertés de la personne. Leur travail vise précisément à garantir les droits et liberté des individus, et ce quel que soit le mode de vie qu'ils ont choisi de suivre. Il faut au contraire être heureux que les jugent de cette cour continue d'adopter la perspective individuelle. Espérons le contraire, et on se retrouve avec des juges qui s'attacheront à préserver des traits culturels plutôt qu'à défendre des droits individuels. Personne de rationnel ne doit vouloir cela.

    Il n'y a rien d'odieux, pour un parent, qu'il soit né à l'extérieur du pays ou qu'il soit Québécois francophone, de faire le choix de donner à ses enfants une éducation en anglais. Ceux qui prétendent le contraire le font en les dépeignant comme des parents dénaturés et égoïstes, et cèdent de la sorte à la bigoterie nationaliste de bas étage.

    Enfin, il n'y a rien d'odieux, pour les Québécois francophone, de critiquer toute mesure qui vise l'objectif noble de promotion de la langue française mais qui restreint les libertés du peuple qu'elle est censée défendre. Il n'y a rien d'odieux à contester le paternalisme de certains articles des lois linguistiques. Les Québécois francophone sont ceux dont la liberté de choix est la plus mise à mal. Que l'objectif soit aussi noble que la survie de la langue française d'y change rien.

    Ce qu'il y a d'odieux, c'est qu'ils doivent aller jusqu'en Cour suprême pour le faire.

  • Robert Henri
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 09h08
    Une reforcement et un dircissement sont nécessaires
    Il est plus qu'impératif que le gouvernement du Québec, avec la clause nonobstant, remette la loi 101 sur ses voie dans sa pleine intégralité, la renforce et durcissent ses règlements. Il faut dès maintenant cesser de financer toutes les institutions scolaires privées anglophone comme francophone des niveaux primaire, secondaire et collégial. Il faut cesser d'être gentils et refuser de répondre autrement qu'en Français à tous fonctionnaire ou commerçant qui ne fait pas l'effort de parler Français et exiger qu'on nous serve en Français. Mais nous devons être réalistes. Ce n'est pas le bouffon que nous avons comme premier-ministre qui va faire ce qui est bon pour le Québec. Quand on voit le budget. Quand on voit comment il est prêt les deux mains sur le volant à dormir au gaz. Quand on voit qu'il continue avec ses PPP alors que le monde entier lui dit qu'il a tout faux...

  • André Fournier
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 09h26
    Odieux? Pas du tout!
    Les écoles privées au Québec sont des écoles financées par le public, du moins en bonne partie. L'article 23 de la charte des droits et libertés du Canada est clair: un anglophone au Québec tout comme les francophones demeurant dans les autres provinces ont le droit à l'éducation dans leur langue maternelle pour de multiples raisons, dont une est la fréquentation scolaire au préalable. Le Québec avec sa charte provinciale devrait se soumettre aux droits acquis de ces citoyens, sinon, les francophones des autres provinces perdront leurs droits acquis. Et ça, ça serait odieux de la part du Québec! Que ça devienne une cause pour appuyer la souveraineté est encore plus odieux car tous les canadiens, peu importe où ils demeurent méritent la protection de notre charte canadienne des droits et libertés. Les déboires de M. Landry et compagnie en font la preuve!

    André Fournier
    Orofrd QC

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 09h45
    Point de chute
    Ne plus permettre cette voie de contournement pour les plus nantis qui peuvent de cette façon se permettre d'envoyer un enfant pendant une année complète à l'école privée anglaise - à environ 10 000 par année - pour qu'ensuite cet enfant ainsi que ses frères et soeurs, puissent sans difficulté fréquenter en toute impunité l'école anglaise.

    L'éducation au Québec est de juridiction québécoise, Chartre ou pas Chartre.

    Des neufs juges de la Cour Suprême, trois viennent du Québec (deux francophones et un anglophone). Autant dire que la Cour comme la Tour de Pise penche et penchera toujours du même bord.

    Question d'équilibre et de tissus social, la Chartre canadienne ne devrait pas décider de ce qui ne la regarde pas. Au nom de la liberté des uns on nie le droit des autres. La langue française est au Québec depuis 475 ans. C'est un véritable miracle d'endurance, de luttes, de ténacité, d'obstination depuis des générations. Sans l'apport d'un Québec francophone le Canada serait le jumeau des USA. À bien y penser avant de jouer sur ce terrain.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 10h01
    L'Intransigence de Landry est teintée de racial
    Je comprend que nous sommes une poignée de francophones dans une mer anglophone mais une loi ne refait pas l'histoire.

    La tolérance religieuse est de beaucoup plus insidieuse que l'intolérance raciale que la loi 104 inspire. Si t'es pas francophone, tu le seras par la coercition. C'est ce que dit cette loi.

    Contrairement les accommodements raisonnables nous invite à la tolérance reluigieuse. Si tu est musulman, ta femme peut restée voilée et je doit t'accomoder pour un lieu de prière à l'école même si moi j'ai sorti les crucifix de nos écoles pour montrer la séparation entre la religion et les lois. Voilà ou le bât blesse...

    Une langue ne s'impose pas par une loi contraignante mais par le nombre de gens qui la parle et par l'usage. Pourquoi avons nous toléré que deux réseaux d'enseignement soient demeurés parallèles au lieu d'en avoir seulement un seul ? La connaissance est pourtant universelle et le polyglote est supérieur à l'unilinge...

    Pourquoi on construit deux supers hôpitaux, un français et un anglais alors qu'un seul suffit ? Pourtant la recherche est universelle...

    C'est qu'au Québec que l'on a voulu ça ainsi créant des affrontements malsains et improductifs. On a voulu accoler le destin d'un peuple au respect de sa langue. C'est un peu un remake de la race arienne.

    J'ai toujours voué un profond respect au spy Camille Laurin. Il a voulu utiliser des cordes sensibles des québécois soit la frustration du vainçu et la jalousie des autres. Le temps a passé, les gens sont plus évolués et ouverts sur le monde.

    Il est temps de mettre de l'eau dans notre vin, nous ne demeurons pas dans la bande de Gaza mais sommes des citoyens égaux du reste du Canada maintenant une courtepointe culturelle ou anglophones et francophones ne détiennent plus la majorité isolément. C'est ce que la Charte des droits et libertés soustend. Il ne reste qu'à enrichir cette charte en lui ajoutant le sens des responsabilités. Il est temps d'arrêter de se défendre sur le voisin et de se déresponsabiliser de nos obligations. On a trop tendance à ce que l'État s'en occupe...

    Bernard landry est ce patriote de 1837-38 qui est demeuré avec cet esprit rétrograde qu'il faut reconquérir le Québec par la force et l'insurrection. Son intransigence a quelque chose teintée de racial...

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 10h01
    L`odieux fait sa démonstration avec l`assimilation
    Ce serait si approprié de se rendre sans défendre notre langue. L`assimilation rencontrerait tous les termes de la Charte des droits et libertés du Canada. Pays à langue unique avec des normes morales supérieures. Minable cette attitude de vaincu. Les valeurs canadiennes ont permis au amérindiens d`être exploités et maintenus dans une pauvreté abjecte. L`Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et Terre-Neuve-Labrador sont des provinces qui ont une population carcérale comprenant plus de 50% d`amérindiens, bien que ne dépassant pas 5% de leurs populations respectives. 500 francophones furent envoyés en prison sans Habeas Corpus sous la Loi des mesures de guerre de Trudeau en 1970. Et ce héros du Canada cherchait à discréditer tout ce qui venait du Québec. Merci monsieur Laurin pour votre leadership et courage. La mesquinerie de Trudeau n`est pas une vertu qui doit influencer la Cour suprême. Nul n`est tenu à l`impossible dirait Pratte, ce suzerain fédéraliste.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 21 mars 2009 10h37
    Quel gouvernement Québécois sale avons-nous présentement ???
    Dernièrement, juste avant d'aller chez H&R Block, j'arrête sur la rue Wellington à Verdun dans une boutique impression de photo une heure, juste en face du métro de l'église. Un homme d'origine asiatique me répond en anglais. Chaque fois que ça m'arrive je leur dit en français que je ne parle pas anglais et qu'ici on n'est au Québec et qu'on parle le Français. C'est ce que j'ai fait comme d'habitude, mais...
    Il n'a pas compris un « criss » de mot de ce que je lui ai dit, alors je lui répète en anglais cette fois. Il me répond en anglais non pas besoin je parle anglais « the liberal representative told me that English is an official language in Québec, so it's not necessary and French is very complicate to learn... »

    Je sors en calvaire ! J'entre chez H&R Block au 4120, Wellington à Verdun, elle me répond en anglais, mais lorsqu'elle s'aperçois que je ne voulais pas parler anglais, elle s'est forcée et m'a parlé en Français. Ils me font attendre 3/4 d'heure mais bon, normal, c'est le temps des impôts. Pendant tout ce temps une jeune fille deux sièges à côté de moi parle au téléphone cellulaire en anglais.

    Elle racontait que ça coûtait pas mal moins cher « here » pour les études. Elle avait reçu bien entendu des prêts et bourses qu'elle n'avait pas l'intention de rembourser. Car dès que sa mère sera guérie, ils retourneront dans son pays où elle doit se marier. Ils vont tout de même garder la citoyenneté Canadienne au cas ou sa mère aurait une rechute pour son cancer ou si elle-même avait des problèmes de santé.

    Je n'étais plus capable d'en entendre davantage, alors après 3/4 d'heures, je lui ai demandé poliment en Français si elle pouvait aller parler au cellulaire dehors. Bien entendu elle me répond en anglais et refuse. Je lui dis en anglais qu'ici on parle Français. Elle me répond toujours en anglais vous être donc bien un peuple replier sur vous-même les francophones, il faut vous ouvrir au monde !

    Pendant ce temps une femme de race blanche d'environ 50 ans, blonde, cheveux aux épaules qui travaille à cet endroit travaille en anglais seulement elle parlait aux autres employés et aux clients en anglais seulement. J'entendais de l'anglais partout, je me croyais dans un autre pays que le mien...

    Ce n'est pas tout ! Lorsque mon tour arrive, enfin, une femme d'origine indienne ou tamoul qui ne parle pas un mot français, vient me retrouver elle me dit en anglais « Sorry I don't speak french, wait for the next one who will be avalaible » et elle fait passer cette fille là avant moi, parce que je parlais Français.

    « Ouwo »............. Là je me suis fâchée! Je me suis sentie révoltée et le mot est faible.

    C'est assez calvaire! Ces criss d'énergumènes de politiciens qui sont présentement au pouvoir mériteraient tous à quelques exceptions de se faire sortir à coup de pied dans l'cul, et sans pension les écoeurants.

    Je me suis plains à la réception et leur dit d'un ton fort qu'il ne ferait pas passer quelqu'un en avant de moi parce que je parle Français, la dame blonde francophobe ci haut mentionné s'en n'est mêlée elle est venu m'écoeuré et m'a dit qu'elle avait le droit de parler en anglais au Canada et que je n'avais pas un mot à dire, que je ne les empêcherai pas de parler anglais, que si je n'étais pas contente d'aller ailleurs. Alors, qu'en plus elle connaissait le français...

    Va-t-il falloir que j'aille faire faire mon rapport d'impôt en région pour être servi en français ???

    Tant qu'à être dans le coin, à Verdun, toujours sur la rue Wellington au coin de la 6 ième avenue. Il y a deux dépanneurs un de chaque côté de la 6 ième, côté nord. Les proprios des deux dépanneurs sont d'origine asiatique et ne parlent pas un criss de mot français. Celui du côté est se forcent un peu si on refuse de parler anglais et disent quelques mots en français comme bonjour ou merci. Pour celui à l'ouest de la 6 ième toujours sur Wellington ils parlent seulement anglais et ne savent pas dire un mot en français, en plus ils me répondent carrément qu'ils ne veulent rien savoir du Français, qu'ils ne l'apprendront pas, que c'est une langue trop compliquée, que ce n'est pas nécéssaire de l'appredre et que c'est à moi à parler l'anglais. Ils m'ont même dit que je suis la seule que ça dérange et qui se plaint de ça, que les autres (colonisés) se forcent pour parler anglais et que j'ai seulement à faire comme les autres et parler l'anglais.

    Va t-il falloir que j'aille chercher ma pinte de lait en région pour être servi en français, Calvaire !!!

    Dire que l'office de la langue Française nous coûtent une fortune...ils mériteraient tous de se faire ''calisser'' à porte, c'est une belle gang d'incompétents qui sont complices de l'anglicisation de Montréal car de savoir et ne rien faire c'est de la complicité !!

    Qu'est-ce qu'ils font ??? Ils ne sont pas supposés donner des amendes lorsque des employés ne parlent pas Français dans un commerce à Montréal ???

    Le comble, c'est que mon adolescente est entrain de se chercher un emploi d'été à Verdun, 100% des offres d'emplois (même au salaire minimum) demandent de parler anglais. De surcroît de plus en plus, surtout sur l'Île des Soeurs demandent ; connaître le mandarin ou cantonais un atout !!!

    Je n'ai pas connu personnellement Pierre Bourgeault mais je suis tombé sur un extrait vidéo des années 70, ou ils disaient justement que les Québécois avait de la difficulté à se trouver un emploi parce qu'ils parlaient Français et ce dans un pays supposément francophone...

    Il avait bien raison et en conclusion le temps passe mais c'est toujours du pareil au même. Au bout du compte le PQ n'a pas réussi à changer les choses.

    Camille Laurin a tenté de renverser la vapeur avec sa loi 101 mais les fédécrasses ont fait plus de 200 amendements (exemptions...)donc existe-elle encore cette loi 101 aujourd'hui ?

    Cependant, le pire c'est que c'est le gouvernement péquiste qui a créé pour eux les commissions scolaires anglaises de Montréal avec notre argent en plus. Nos impôts servent donc à angliciser Montréal.

    La morale de cette histoire, C'est qu'après avoir refait nos lois québécoises, suite à notre indépendance, il faudrait abolir la possibilité de faire des amendements, une loi doit être une loi et doit être respectée. Si pour une raison ou une autre il y a un problème avec une loi, la seule possibilité devrait être de l'abolir mais seulement par un référendum en même temps que des élections municipales ou nationales. Si non, on tourne en rond.

    La seule manière de s'en sortir une fois pour toute économiquement, culturellement et environnementalement c'est de faire notre indépendance c'est urgent et ce sans référendum, fini le niaisage on n'a plus le temps. Ce n'est sûrement pas le PQ confédéraliste/fédéraliste qui a mit l'option au rancart qui nous y mènera. La preuve, ils ont eu 40 ans pour la faire et ne l'on jamais fait. On ne peut pas se permettre d'attendre un autre 40 ans, il sera trop tard.


    Sylvie R. Tremblay
    Chef, parti Jeanne du Lys
    Souveraineté Autonomiste

    P.S. @Philippe Allard, allez donc vivre en Ontario !!!

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 12h02
    @ M. Allard
    100% d'accord avec vous et j'ajouterais, ce qu'il y a d'odieux c'est qu'un segment de la société s'acharne par tous les moyens à restreindre souvent avec malice et mesquinerie, la liberté des individus.

    Ce qui est odieux c'est que M. Lévesque ce grand démocrate qui avait refusé cette loi restrictive au départ a été contraint de l'accepter, après l'avoir dissoute un peu.

    Non il n'y a rien d'odieux à se battre pour nos droits et liberté.

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    samedi 21 mars 2009 13h19
    Droits individuels et droits collectifs
    La Charte canadienne fait primer les droits individuels sur les droits collectifs, alors il est prévisible que la Cour suprême va maintenir le jugement de la Cour d'appel. Comme le secteur privé est largement subventionné, à hauteur de 60 p. 100, les anglophiles vont envoyer leurs enfants à l'école privée anglaise en contournant la lettre et l'esprit de la loi 101. Par conséquent les forces qui mettent en péril notre langue et notre culture vont prendre de l'ampleur. Par conséquent, il reste à notre peuple la seule issue possible : devenir un pays souverain sans tarder. Cela nous permettra de voter les lois qui nous renforcent, sans avoir à demander l'autorisation d'un peuple pour qui notre épanouissement est le cadet de ses soucis.
    Henri-B. Boivin

  • Renaud Blais
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 15h28
    Équilibre droits individuels et droits collectifs
    Ce qu'il y a d'odieux dans la charte de Trudeau, c'est qu'elle est complètement déséquilibrée quand aux droits collectifs qu'elle nie et les droits individuels qu'elle protège sans limite.
    Il est odieux qu'au nom de droit individuel une CORPORATION puisse invoquer ses droits individuels (en quoi une corporation est-elle un individu ?)afin de contrer une loi adoptée démocratiquement par un parlement.
    Renaud Blais

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 21 mars 2009 19h56
    droit collectif vs individuel
    Les droit collectifs ne doivent en aucun temps brimer les droit individuel. Nous sommes tous des individus et formons une collectivité. Nous n'avons qu'une vie et on la vie en individu dans une collectivité et non pour la collectivité. Les droit individuels doivent toujours et en tout temps primer sur ceux de la collectivité.

    Cuba et la Chine ainsi que toutes ces dictature socialiste prétendent tous faire passer le bien de la collectivité avant ceux des individus.

    Comme le dit Sylvie Tremblay À M. Allard, que ceux qui préfèrent les droit collectif aillent vivre dans ces pays.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 22 mars 2009 09h13
    Dire n`importe quoi
    Claude Archambault nous raconte que les droits individuels doivent primer en tout temps, il vous berne. Il aurait avantage à lire Platon et Aristote qui ont aidés à définir le rôle de la Cité, droits collectifs, au temps des grecs bien pensants. Mais ça serait peut-être trop lui demander de réfléchir sur les gains sociaux depuis avant la chrétienté.

  • Dany Leblanc
    Abonné
    dimanche 22 mars 2009 10h38
    La loi 101 intégrale ou l'indépendance
    La loi 101 ne prétend pas la supériorité de la race québécoise de souche et ne vise pas épuration raciale ou ethnique. Au contraire, elle vise l'intégration des immigrants à la nation québécoise. Pourquoi donc certains accusent les défenseurs de la loi 101 de raciste?

    Le droit individuel est très important mais peut devenir nuisible à la collectivité si elle est appliquée sans nuance. Tout le monde a droit d'acheter un Hammer, d'avoir une maison sur une terre arable, d'avoir un chalet à côté de lac, de mettre la musique fort dehors etc. À contrepartie, la société, qui est composée d'individu, a aussi le droit de vivent dans un environnement sain, protéger les terres arables et les berges des lacs, et ne pas entendre la musique du voisin.

    Le droit individuel ne doit dont pas écraser les droits collectifs sans quoi, ce soit tous les individus qui seront primé.

    Le droit individuel de 300 millions d'anglophones contre celui de 6 millions est comparable à un droit collectif très puissant. Alors, il nous faut des lois qui protègent nos droits collectifs en tant que minorité, sinon nous allons vers une assimilation certaine.

    L'indépendance nous permettrait de protéger nous droits.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 22 mars 2009 12h09
    @ M Lefebvre
    M. La société est le résultat de la sommes des individu, sans individus il n'y a pas de société. Et on ne peu imposer au individu des valeur, langue ou tout autre chose qui se font pas parti du grain de l'individu, ou contre la volonté de l'individu.
    Je n'ai qu'une vie et c'est la mienne et je la vie à ma façon.

    Comme dit la chanson célèbre... I did it MY way.

    Si je veu le le fait si cela ne nuit pas à la sécurité ou au bien être des autres personnes vivantes. Les seules liberté qui peuvent être endigué par la les droits supérieurs de la société sont celles qui peuvent mettre en danger la santé et la sécurité.

    Et la loi 101 en rien ne protège des individus au niveau de leur santé et de leur sécurité. Ce n'est qu'une loi mesquine et qui brime mes droits.
    Demain on me forcera à écouter que de la chanson québécoise pour assurer un niveau de revenue convenable au artiste québécois, puis on me forcera à regarder que la télé en français.

    Car pour plusieurs il faudrait tous être obligè de parler français entre nous , à la maison, en privée ou en publique. MOI JE DIS NON.

    Moi je suis un québécois libre de ma vie je ne vie pas pour lw Québéc, pour le Canada ou pour l'Amérique je vie pour moi et pour les humains quel qu'ils soient. Je ne suis pas s.paraciste.

  • Philippe Allard
    Inscrit
    dimanche 22 mars 2009 14h28
    Les lois linguistiques, de Platon à Camille Laurin
    Monsieur Lefebvre,

    Depuis que Platon et Aristote ont formulé leur pensée, beaucoup d'encre a coulé, pour dire le moins.

    Depuis des siècles, de Locke à Rawls en passant par Kant et Voltaire, des philosophes ont construit l'individualisme moral en le fondant sur une faculté qui est propre aux individus, celle de la raison.

    Au cours de ce seul siècle, l'on est passé d'une Société des nations fondée sur le principe des nationalités, dont a pu constater les ravages lors de la deuxième guerre mondiale, aux Nations unies dont le document fondateur est la déclaration universelle des droits de la personne. Ce n'est qu'en vertu du réalisme politique que les États demeurent les unités politiques de base de la politique internationale, et non en vertu d'une quelconque philosophie morale.

    Des courants de pensée ont bien cherché à attribuer des droits à des groupes. L'idéalisme allemand, par exemple, présumait l'existence de nations possédant chacune une essence propre. On a vu ce que cela a donné. Plus récemment, les communautariens, qui estiment que le libéralisme philosophique a une conception trop étroite et désincarnée de l'individu, ont cherché à donner des droits aux communautés, parce qu'ils croient que c'est grâce aux communautés que les individus possèdent une identité. Ils n'ont toutefois pas su répondre à la question de savoir quels droits pouvaient bien avoir ceux qui ne font pas partie, ou qui disent ne pas faire partie, de la communauté en question. Le libéralisme, fondé sur l'individualisme moral, a une réponse claire à ce sujet : les individus ont des droits inaliénables. Les autres courants, dont le nationalisme, ne peuvent que sacrifier les droits de ces personnes à l'autel des droits collectifs, dans les cas où la volonté de l'individu et l'idéal de la nation, tel que défini par une élite, sont en opposition.

    Avant de donner des leçons aux autres, une mise à jour de votre propre bibliothèque s'impose.

    Philippe Allard
    Montréal

  • Frank Hebert
    Inscrit
    dimanche 22 mars 2009 17h07
    Oui, il y a de l'odieux...
    Avec la charte des droits, on en est venu à ne reconnaître que les seuls droits individuels et à ignorer les droits collectifs.Voilà ce qui est odieux!

  • Frank Hebert
    Inscrit
    dimanche 22 mars 2009 17h11
    Oui, il y a de l'odieux...
    Avec la charte des droits, on en est venu à ne reconnaître que les seuls droits individuels et à ignorer les droits collectifs.Voilà ce qui est odieux!

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    dimanche 22 mars 2009 18h31
    @Philippe Allard
    Votre argumentaire en faveur des droits individuels est bien conçu, l`énoncé qui suit est assurément clair et puis les mots que vous utilisez d`aisance se défilent. Maintenant, j`ai utilisé la référence Platon-Aristote puisque Claude Archambault nie le mérite des droits des communautés locale, régionale, nationale et internationale qui échafaudent les règles de fonctionnement de notre planète. Bien sûre il y a eu une évolution de la pensée depuis cette époque. L`humain cherche constamment à redéfinir la société. Le journal Le Monde a publié les travaux des philosophes qui contient plus de 30 bouquins et la quintessence des plus brillants humains sur ce sujet. Par contre à votre contact cet individu aurait mérite à cultiver son français boiteux avant qu`il disparaisse. Syntaxe, structure de la logique et choix de mots corrects demeurent la fondation de notre société francophone d`Amérique. Finalement, j`y ai lu plus de fautes de nonchalance que de logique élémentaire.

  • Chryst
    Abonné
    mercredi 25 mars 2009 18h23
    Vouloir être meilleur
    Il n'y a rien de mal là-dedans. Les québécois seront toujours différents par leur nature et leur culture. Pourquoi alors en faire d'abord une question politique ?

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