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La gestion de la forêt publique ne peut plus être confiée au privé, dit une coalition

Louis-Gilles Francoeur   17 mars 2009  Société
Photo : Agence Reuters
Une nouvelle coalition de groupes sociaux et environnementaux a réclamé hier de Québec qu'il mette en place une réforme forestière axée d'abord sur les enjeux sociaux et environnementaux. Elle a aussi été créée pour faire contrepoids à une autre coalition récente, qui vise davantage à réduire les coûts d'exploitation pour aider l'industrie forestière à sortir de la crise économique.
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  • Maurice Monette
    Abonné
    mardi 17 mars 2009 16h17
    Cette triste situation a débutée à la fin des années 70...
    Ce n'est pas la première fois que je le mentionne mais, comme on semblent se réveiller sur les conséquences que les abus perpétrés dans les années 80 jusqu'à nos jours ont eues et les tristes conséquences qui en sont découlées, je me permettrai de répéter encore et encore l'immaturité humaine qui a conduit à ces sur-exploitations carabinées qui ont été faites sans vergogne, au nom de l'acquisition de la riche$$e (richesse)monétaire.

    En effet, à la fin des années 70, début 80, je travaillais su Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche / M. L. C. P. dans la Région de l'OUTAOUAIS. Étant assigné au suivi de l'exploitation et de l'aménagement du territoire pour la sauvegarde le plus possible de la noble espèce qu'est le cerf se virginie, j'étais déjà aux faits que la coupe forestière avait prioritairement l'aval du Gouvernement.
    Tant de travailleurs(es) y oeuvraient et la machine gouvernementale ne pouvant se restreindre dans les dividendes rapportés par cette activité, que les surfaces forestières consacrées au cheptel de cette espèce n'ont eue de cesse de diminuer. Mais, à cette époque pas si lointaine, NOUS n'étions pas encore tout à fait aguéris(es) dans les capacités de résiliance de celle-ci...

    Alors, NOUS avions beau prévenir des effets à long terme de la sur-exploitation forestière, ÇA n'a jamais été pris en considération par les Décideurs(es), la satisfaction des compagnies forestières étaient plus importantes que tout. Mais, en plus d'avoir mis à découvert de grande superficies qui ont subi une érosion accélérée, faute de couvert forestier pour protéger le sol, cette érosion s'est accumulée sur les fonds des lacs et des rivières, affectant ainsi leur productivité en flore et en faune aquatique.

    Tout ÇA pour conclure que, la cupidité a eu vite raison sur la NATURE et l'humanité a SUR-exploité tout ce qu'il y avait d'exploitable sur cette terre qui était encore d'Émeraude avant cette triste conversion à l'attrait de la riche$$e (richesse), au cours des deux dernières décennies du millénaire précédent.

    Donc, il est à espérer que l'éveil des gens dont Vous faites mention dans votre Article soit bien réel car, il commence à se faire tard... Non seulement pour l'érosion des sols causée et le colmatage des fonds des lacs et des rivières mais, la production d'ozone par la respiration du feuillage des arbres... Depuis quelques années, cette couche est devenue si mince et clairsemée de trous béants, que s'exposer aux rayons de l'astre solaire est devenu périlleux. Alors, la gestion des forêts publiques tiendra-t'elle en considération tous ces préjudices causés par l'exploitation humaine, afin d'établir une véritable Gestion par des Gens Responsables au Gouvernement qui tiennent compte de tout ces intrans, au lieu de laisser ÇA entre les mains du PRIVÉ qui ne cherche qu'à faire du profit monétaire...?

    Merci de votre Attention & il se fait très tard...!

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Spécialité Écologie
    Grande Rivière

  • Chryst
    Abonné
    vendredi 20 mars 2009 14h17
    Temps d'agir
    Non seulement l'exploitation de la forêt publique devrait être publique mais n'aurait jamais dû relever de l'industrie de la transformation elle-même. Cela est évident, surtout en forêt feuillue où le plus beaux bois ont toujours été privilégiés par l'industrie (la nature humaine étant ce qu'elle est). Or les règles d'un sain jardinage veulent qu'entre 25 et 30 % de la totalité du bois soit d'abord récoltée et pas nécessairement les plus belles tiges en premier lieu. L'effet sur la forêt résiduelle est généralement de stimuler sa croissance si les arbres résiduels ne sont pas trop vieux. La forêt récupère le volume coupé en une vingtaine d'années.

    Le Hic, c'est que l'industrie de transformation faisait son propre marquage des tiges à récolter(conflit d'intérêts). Or une telle pratique a conduit à l'épuisement de nos feuillus de qualité. À un point tel qu'un de nos chercheurs écrivait, il y a quelques années, que le Québec épuisait ses forêts de feuillus.

    La forêt privée

    Il est clair qu'elle est de loin la plus productive et qu'elle devrait comporter l'essentiel des travaux visant à stimuler la croissance. Le principe de résidualité devrait être appliqué en priorité.


    Les nouvelles technologies

    Elles sont susceptibles de multiplier par 3, voire par 4 le rendement de la forêt en optimisant les plantations dans les meilleurs sites. Aussi, elles aideraient à l'aménagement écosystémique.

    Leurs possibilités sont hélas encore inconnues et inexplorées.

    Les coûts actuels qu'on veut minimiser au moyen des mêmes méthodes d'exploitation ne représenteraient qu'une solution éphémère et de bien court terme.


    Les conflits d'utilisation

    Ils seraient minimisés par un tel mode de gestion ou du moins il serait plus facile de prendre compte l'intérêt de chaque catégorie d'utilisateur, celui-ci étant aussi propriétaire de la ressource.

    Michel Thibault ing. f. m. sc. écologie & pédologie

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