Implantation de piqueries légales - Le soutien de la population est nécessaire
L'ouverture de lieux d'injection supervisés (LIS) est impossible sans le soutien actif de la population locale.
C'est du moins l'opinion de Martine Baudin, coordonnatrice de Quai 9, un site d'injection ouvert depuis décembre 2001 à Genève, en Suisse, une ville qui compte 5000 utilisateurs de drogues injectables (UDI).
À l'origine, le projet a fait l'objet de vives critiques de la part de citoyens qui craignaient une expansion démesurée de la scène de la drogue dans leur cour arrière et un accroissement du nombre de seringues abandonnées dans leur environnement. Dix-huit mois plus tard, leurs craintes se sont dissipées. Des mères de famille ont même cuisiné des biscuits et serré la main aux UDI lors d'une récente réunion, assure Mme Baudin.
La clef du succès, c'est le partage de l'information avec les citoyens pour entendre et désamorcer leurs craintes dès les premières étapes du projet. «C'est indispensable. Je ne crois pas que l'on puisse implanter un site sans l'appui du voisinage», estime Mme Baudin, qui a pris la parole hier lors d'un atelier de perfectionnement du Réseau juridique VIH-sida.
À l'heure où Montréal songe à se doter d'un LIS, les commentaires de Mme Baudin ont reçu une oreille on ne peut plus attentive. Cactus, un site d'échange de seringues, est l'organisme le plus susceptible d'accueillir un LIS derrière le terminus d'autobus, rue Saint-Hubert. Coïncidence, le site de Genève est également situé derrière une gare. Il accueille sans discrimination tous les UDI, qu'ils consomment de la cocaïne, de l'héroïne ou des médicaments d'ordonnance.
Dans le Centre-Sud, où Cactus a élu domicile, les citoyens et les commerçants observent d'un oeil méfiant le projet d'implantation d'un LIS. Mais selon l'expérience de Martine Baudin, les peurs s'évanouissent lorsque la communauté constate les bénéfices d'un LIS.
Le site de Genève permet chaque jour à 140 personnes de s'injecter à l'aide de matériel stérile. Cette mesure de réduction des méfaits a fait la preuve de son efficacité pour réduire la transmission des maladies infectieuses comme le VIH ou l'hépatite C. À Genève, 60 % des clients de Quai 9 ont déjà partagé une seringue au cours de leur vie. Mais dans les 12 derniers mois de fréquentation du LIS, cette proportion est tombée à 18 %.
En 1988, un UDI sur deux était infecté par le VIH à Genève, comparativement à un sur dix en 2002. Ces progrès sont attribués à une stratégie cohérente comprenant à la fois la répression, la prévention primaire, la thérapie et les initiatives de réduction des méfaits telles la distribution de seringues et l'ouverture du LIS.
C'est du moins l'opinion de Martine Baudin, coordonnatrice de Quai 9, un site d'injection ouvert depuis décembre 2001 à Genève, en Suisse, une ville qui compte 5000 utilisateurs de drogues injectables (UDI).
À l'origine, le projet a fait l'objet de vives critiques de la part de citoyens qui craignaient une expansion démesurée de la scène de la drogue dans leur cour arrière et un accroissement du nombre de seringues abandonnées dans leur environnement. Dix-huit mois plus tard, leurs craintes se sont dissipées. Des mères de famille ont même cuisiné des biscuits et serré la main aux UDI lors d'une récente réunion, assure Mme Baudin.
La clef du succès, c'est le partage de l'information avec les citoyens pour entendre et désamorcer leurs craintes dès les premières étapes du projet. «C'est indispensable. Je ne crois pas que l'on puisse implanter un site sans l'appui du voisinage», estime Mme Baudin, qui a pris la parole hier lors d'un atelier de perfectionnement du Réseau juridique VIH-sida.
À l'heure où Montréal songe à se doter d'un LIS, les commentaires de Mme Baudin ont reçu une oreille on ne peut plus attentive. Cactus, un site d'échange de seringues, est l'organisme le plus susceptible d'accueillir un LIS derrière le terminus d'autobus, rue Saint-Hubert. Coïncidence, le site de Genève est également situé derrière une gare. Il accueille sans discrimination tous les UDI, qu'ils consomment de la cocaïne, de l'héroïne ou des médicaments d'ordonnance.
Dans le Centre-Sud, où Cactus a élu domicile, les citoyens et les commerçants observent d'un oeil méfiant le projet d'implantation d'un LIS. Mais selon l'expérience de Martine Baudin, les peurs s'évanouissent lorsque la communauté constate les bénéfices d'un LIS.
Le site de Genève permet chaque jour à 140 personnes de s'injecter à l'aide de matériel stérile. Cette mesure de réduction des méfaits a fait la preuve de son efficacité pour réduire la transmission des maladies infectieuses comme le VIH ou l'hépatite C. À Genève, 60 % des clients de Quai 9 ont déjà partagé une seringue au cours de leur vie. Mais dans les 12 derniers mois de fréquentation du LIS, cette proportion est tombée à 18 %.
En 1988, un UDI sur deux était infecté par le VIH à Genève, comparativement à un sur dix en 2002. Ces progrès sont attribués à une stratégie cohérente comprenant à la fois la répression, la prévention primaire, la thérapie et les initiatives de réduction des méfaits telles la distribution de seringues et l'ouverture du LIS.
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