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Ce que Marx dirait de la crise financière

Le Devoir   3 janvier 2009  Société
Michel Picard:Quelles sont les explications courante de la crise actuelle?
Photo : Jacques Grenier
Michel Picard:Quelles sont les explications courante de la crise actuelle?
Deux fois par mois, Le Devoir propose à des professeurs de philosophie, mais aussi à d'autres auteurs passionnés d'idées, d'histoire des idées, de relever le défi de décrypter une question d'actualité à partir des thèses d'un penseur. Cette semaine, une tentative pour comprendre les racines de la crise financière actuelle à partir de la thèse de Karl Marx sur le «fétichisme de la marchandise».

Bien sûr, Marx est mort. Bien sûr, le marxisme ne propose qu'une analyse réductrice des phénomènes économiques et sociaux: les méchants bourgeois d'un côté et les pauvres ouvriers exploités de l'autre... Bien sûr, notre économie présente une complexité dont seules les savantes analyses des économistes contemporains sont en mesure de rendre compte. Dans ce contexte, Le Capital fait au mieux figure de dinosaure; quel intérêt y a-t-il à soulever la poussière qui recouvre ces vieilles pages? Mais si, comme le suggère Héraclite, pour trouver de l'or il fallait remuer beaucoup de terre, et si un peu de ce métal précieux se trouvait enfoui dans le cimetière où plusieurs voudraient bien avoir enterré définitivement la pensée marxiste? Donnons donc, quitte à jouer les profanateurs, quelques coups de pelle de ce côté.

Dans le premier chapitre du Capital, Karl Marx (1818-1883) se livre à une tonifiante dénonciation de ce qu'il appelle le fétichisme de la marchandise. Ce qu'il veut désigner par cette expression, c'est le fait que les modernes que nous sommes, qui se targuent de rationalité, vivent, à leur insu, en relation avec un monde peuplé d'objets ou de personnages tout aussi magiques et religieux que celui des primitifs et des croyants, soit l'univers de l'argent, des marchandises et du marché. Spontanément en effet, nous attribuons aux marchandises une valeur associée à leurs propriétés intrinsèques. Telle maison, par exemple, vaut tant parce qu'elle comporte tant de pièces, qu'elle est revêtue de tel matériau, etc., et nous exprimons cette valeur en nous référant à une autre marchandise d'une nature particulière, l'argent, que nous envisageons de la même façon. Mille dollars, ça vaut mille dollars, point. Bien plus, nous donnons à l'argent la propriété de croître, de s'engendrer lui-même. Nous le plaçons à la banque, nous l'investissons dans des titres boursiers et nous en retirons des dividendes. Nous oublions que les marchandises et le marché ne sont rien d'autre que les produits de notre travail, et de la même façon que les croyants se plient aux injonctions de dieux qu'ils ont inventés, nous les laissons régner sur nos vies. L'absurdité de tout cela devient particulièrement manifeste en temps de crise; notre cécité généralisée, notre incapacité d'en faire la critique auraient probablement irrité Marx au plus haut point.

Quelles sont en effet les explications courantes de la crise actuelle? Des acheteurs imprudents se sont procuré des maisons qu'ils ne pouvaient payer, appâtés par des banquiers tout aussi imprudents qui leur ont proposé des conditions de prêt extrêmement alléchantes, à tout le moins à première vue... Évidemment, ces banquiers prenaient un risque, mais comme la valeur des maisons était destinée à s'accroître et que le stratagème de la «titrisation» leur permettait de transférer ce risque à d'autres, ils jouaient une carte gagnante. Manque de pot, à un moment donné, la valeur des maisons a cessé d'augmenter. Un acteur, l'argent, a fait défaut... Le marché en a pris pour son rhume. On espère que ça ne dégénérera pas trop, mais tout va de mal en pis. On aurait dû surveiller davantage, réglementer de façon à empêcher les initiatives trop hasardeuses... Le plus souvent, sur le fond, les explications que l'on propose de cette crise se résument à cela.

Les gens qui les avancent pensent décrire une situation objective; Marx dirait d'eux qu'ils s'égarent dans des brumes mystiques.

Au Moyen-Âge, fait-il observer, l'argent et les marchandises sont absents de l'économie paysanne et celle-ci se laisse lire avec la plus grande aisance. Le serf verse son tribut en nature et il ne se fait pas mystère que le seigneur vit à ses dépens. Reprenons donc l'explication de la crise dont nous venons de faire état, mais en l'examinant cette fois-ci avec des yeux plus naïfs, des yeux qui ne regardent plus l'activité humaine à travers le filtre familier de l'économie marchande et qui, de ce fait, ont retrouvé leur faculté d'étonnement. Les amateurs de théories savantes seront déçus; ils ne trouveront rien d'alambiqué à se mettre sous la dent, mais comme l'enseigne Descartes, pour voir clair dans le complexe, ne faut-il pas d'abord le ramener au simple?

Des acheteurs imprudents se sont procuré des maisons qu'ils étaient incapables de payer. Imaginons une société où l'argent n'existe pas. On pourrait de toute évidence y construire des maisons. Il va aussi de soi que l'on fabriquerait ces maisons pour en profiter, pas pour les laisser à l'abandon. Pourtant aux États-Unis, actuellement, des milliers, voire des millions de personnes sont forcées de quitter leur résidence. Ces habitations sont disponibles, mais personne ne peut en bénéficier. Une telle absurdité devrait nous atterrer. C'est compter sans la magie du fétichisme. Quelles sont en effet nos réactions? Nous déplorons bien sûr que des gens perdent leur maison, mais comme nous ne voyons rien d'anormal dans le fait de ne pas «avoir les moyens» de profiter de ce que l'on a produit, nous considérons que c'est ce qui doit arriver lorsqu'on n'a pas l'argent pour payer, et nous en tirons la leçon qu'il est bien imprudent de vivre au-dessus de ses moyens. Pour ce qui est des banquiers, nous leur servons une morale similaire: on ne prête pas l'argent que l'on n'a pas à des gens qui ne pourront rembourser. Nous délirons ferme en toute inconscience. Nous considérons les maisons, l'argent et l'ensemble des marchandises comme des objets qui circulent sur une scène autonome et souveraine, le marché, de la même manière que les êtres divins peuplent le ciel, et nous nous disons qu'il faut faire preuve de prudence lorsque nous entrons en contact avec eux parce que des gestes trop inconsidérés sont susceptibles de déclencher de violentes tempêtes dont nous pourrions tous être victimes. Les actions impies provoquent la colère des dieux et il en va de même de nos comportements à l'égard du marché... Nous sommes plongés dans un univers de choses que nous enveloppons d'un nuage religieux; nous n'arrivons pas à voir ces choses comme les produits de notre travail collectif, donc comme un monde qu'il nous revient de gérer le plus rationnellement possible, et nous acceptons benoîtement qu'elles nous donnent du martinet.



Exploitation en cause?

Supposons que la petite société que nous avons imaginée prenne de l'expansion et que pour faciliter les échanges, on décide d'y introduire l'argent. Dans un premier temps tout au moins, celui-ci serait perçu non pas comme une richesse, mais simplement comme un moyen d'échange. On en ferait circuler une quantité suffisante et la répartition des marchandises s'effectuerait probablement sans trop d'anicroches. Là encore, ce n'est pas ce qui se produit aux États-Unis.

L'argent, en effet, n'y facilite pas la distribution des maisons, il la bloque. Les gens qui en auraient besoin n'en ont pas... Phénomène étonnant pour le regard vierge que nous procure la lecture du Capital! Comment l'expliquer?

Dans Le Devoir du 17 novembre, Serge Truffaut écrit: «En 1928, l'inégalité des revenus avait atteint un sommet. En 2006, l'inégalité a enregistré un record. Dans les deux cas, c'est à méditer et à retenir, 5 % des plus riches faisaient main basse sur le tiers de l'ensemble des revenus. C'est à noter, cette culture de l'injustice la plus pernicieuse qui soit fut amorcée aux États-Unis et en Grande-Bretagne dans les années 80 avant que l'Allemagne, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le... Canada ne les imitent... » Quand M. McCain a acheté sept ou huit maisons, il trouve que c'est assez. Par malheur, il dispose de l'argent qui permettrait à ses concitoyens moins nantis de se procurer celles qui attendent d'être habitées. On le voit bien, lorsque l'argent est monopolisé de la sorte par quelques «winners», il lui est impossible de jouer correctement son rôle de moyen de circulation. Se pourrait-il alors que, plutôt que d'être l'effet d'un déséquilibre entre l'offre et la demande ou d'un quelconque enrayage de cet ordre sur la scène autonome du marché, la crise actuelle trouve son explication, pour employer les termes de Marx, dans «un rapport social déterminé des hommes entre eux (qui) revêtirait ici pour eux la forme fantastique d'un rapport des choses entre elles»? L'exploitation, dont Marx a exposé les mécanismes de façon magistrale, serait-elle en cause?

Quel vilain mot venons-nous d'utiliser! L'entrepreneur, l'homme d'affaires, l'investisseur, voilà autant de héros dynamiques qui procurent de l'emploi, font croître les richesses, engendrent la prospérité... L'industriel par exemple, dont l'entreprise fait du profit, n'a exploité personne. Il a payé correctement ses employés et il a vendu sa marchandise au prix du marché. Un petit miracle reste néanmoins à expliquer: l'apparition du profit. Si cet entrepreneur avait redistribué le bénéfice de ses ventes à ses employés en fonction du travail que ceux-ci ont fourni, d'où son profit aurait-il bien pu provenir? Quelle drôle de question... De son côté, l'investisseur a vu croître ses dividendes parce qu'il a fait des placements avisés. Évidemment, cela lui permet de se procurer des richesses qu'il n'a en rien contribué à produire, mais pourquoi s'arrêter à cela? De la même façon, des maisons qui prennent de la valeur sur le marché, c'est normal quand la demande est forte. Cela permet aussi de mettre la main sur le travail d'autrui, mais quand on sait que, comme la cuisse de Jupiter, les marchandises ont ce pouvoir mystérieux d'engendrer des petits, on ne s'embarrasse pas de telles arguties. Évidemment, que la fécondité des marchandises disparaisse et là, ça devient plus embêtant, mais les dieux ont de ces caprices...

L'argent a donc cet avantage de masquer bien des choses. Au Moyen-Âge, nous l'avons rappelé plus haut, ce n'est pas le cas. Toutefois, il ne faut pas se méprendre: le seigneur ne fait pas de profit. Pour cela, il lui faudrait vendre ce qu'il a extorqué à ses paysans et transformer ainsi son butin en argent. C'est bien ce qui se passe dans nos sociétés marchandes, et c'est aussi ce qui fait que tout se complique. La production de masse implique la consommation de masse, et la consommation de masse suppose que la population dispose d'un pouvoir d'achat qui corresponde à la valeur de ce qu'elle a produit. Toutefois, comme nous venons de l'indiquer, si c'était le cas, d'où le profit viendrait-il? Problème insoluble? Mais non! Il y a le crédit... Vient malheureusement un temps où l'emprunteur doit rembourser.

On ne peut étirer l'élastique indéfiniment. Impossible d'avoir en même temps le beurre, c'est-à-dire le profit associé à la production de masse, et l'argent du beurre, c'est-à-dire les sous qui permettent d'acheter les marchandises de façon à ce qu'elles génèrent des profits. Et pourtant, il n'existe pas d'autre façon d'en créer.

Problème insoluble? Il semble bien que oui! Problème contournable cependant, tant que le capital consent au régime frugal que lui prescrit le docteur Keynes. Mais tôt ou tard, l'appétit revient et les contradictions retrouvent leur vigueur.

Sous leur férule, déplore Marx, l'histoire humaine revêt la forme d'un processus naturel, dominé par des lois, des forces auxquelles se soumettent les humains, sans réaliser que ce monde et cette histoire sont leur propre création. Les lignes suivantes, qui terminent le Tome III du Capital, n'ont rien perdu de leur actualité: «La seule liberté est que l'homme social, les producteurs associés règlent rationnellement leurs échanges avec la nature, qu'ils la contrôlent ensemble au lieu d'être dominés par sa puissance aveugle et qu'ils accomplissent ces échanges en dépensant le minimum de force et dans les conditions les plus dignes, les plus conformes à leur nature humaine.»

***

Écrit par Michel Picard

Professeur de philosophie au Cégep de Saint-Jérôme.






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Vos réactions

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  • Jean-Luc Mercier
    Inscrit
    samedi 3 janvier 2009 07h30
    L'argent, c'est du vent !
    « Je suis heureux que M. Picard le rappelle : l'argent, c'est du vent !

    Je dis souvent à mon entourage, et quelques-uns se moquent, que l'argent n'existe pas. Et j'explique que l'argent n'est qu'un genre de contrat social (souvent inique) et que la vraie richesse c'est plutôt l'air, l'eau, la nourriture, l'énergie, le travail humain... Vouloir gérer intelligemment ces choses essentielles en les soumettant aux lois imbéciles du marché (où la cupidité est une vertu) est, à notre époque où l'Humanité heurte les frontières de la Terre, parfaitement suicidaire.

    Je ne vois pas l'Humanité mourir sur Terre par dette...
    Par contre, on pourrait polluer et détruire assez pour mourir de guerres, de famines, de maladies...

    Partout sur Terre, il FAUDRA bientôt voir autre chose que « l'économie d'abord » (quelle inconscience de la réalité dans ce slogan !). Nous DEVRONS administrer notre planète en croissance zéro, comme un organisme mature, pour le bien, commun et particulier. La survie de l'Humanité le commandera...

    * * *

    L'argent, c'est du vent,
    mais qui sème le vent
    récolte la tempête. »

  • Suzanne Chabot
    Inscrite
    samedi 3 janvier 2009 10h00
    Le capitalisme n est pas en cause
    « Je voudrais réagir à cet article.

    Il n'y a pas eu d'effondrement du capitalisme, ni de révolte du prolétariat, et les régimes communismes ont échoués lamentablement. L'abolition de la possession privée des moyens de production et l'absence de profit dans ces régimes n'ont pas du tout réussit à créer une société juste et égalitaire, puise que tout cela a été remplacé par un appareil d'État qui s'est mis à exploiter la classe ouvrière d'une manière innégalée dans le capitalisme. Nous connaissons tous l'histoire...

    Le socialisme n'est pas une alternative, malheureusement, beaucoup de gens s'y accrochent, faute de savoir qu'il existe une réelle alternative financière au capitalisme libéral, tel que prôné par les économistes actuels.

    L'alternative, c'est le système islamique. Ce système n'abolit pas la propriété privée des moyens de productions et n'abolit pas le profit. Toutefois, il interdit absolument la création de richesse sans qu'il y ait une marchandise tangible qui lui soit associée.

    Si l'on regarde la crise actuelle,c'est de cela qu'il s'agit. Les banques crééent de toute pièce la monnaie en prêtant de l'argent qu'ils ne possèdent pas. De plus, ils demandent un surplus pour ces prêts, qui est l'intéret. Ces banquiers font de l'argent sans produire quoi que ce soit en retour! Ils possèdent des millions et des millions de dollars sur le dos des producteurs capitalistes ainsi que des travailleurs. Il ne font que profiter d'eux.

    Il n'y a pas que les banques qui jouent à ce petit jeux. Il y a tout le système boursier où la valeur d'une action ne dépend plus de la valeur réelle de la compagnie qu'elle représente, mais de la spéculation sur le marché boursier. Il se produit la même chose que pour l'argent, la valeur de l'action ne dépend plus de la valeur réelle de la compagnie cotée en bourse. Les actions sont devenus indépendantes et il est désormais possible de faire la même chose qu'avec l'argent, c'est à dire de créér de toute pièce de la valeur à travers elles. Il s'agit du deuxième élément de la crise actuelle.

    Les banques islamique à travers le monde ont peu souffert de la crise actuelle parce qu'elles refusent ces transactions qui ne reposent sur rien de tangible. Cela est strictement interdit en islam. L'intérêt, par exemple, fait partie des péchés capitaux les plus graves qui conduit à la colère de Dieu ainsi qu'à la guerre contre Lui !

    Malheureusement, peu de gens sont informés de la Jurisprudence islamique en ce qui concerne l'économie. Il est à notre que le Judaisme, ainsi que le Christianisme interdisaient également l'intérêt (appelé à l'époque : l'usure) mais ils ont laissé tomber graduellement cette interdiction devant l'énorme profit qui pouvait être tiré de cette forme d'exploitation. »

  • Pignac Pierre
    Inscrit
    samedi 3 janvier 2009 10h34
    Excellent et fort pédagogique...
    « Excepté pour les «croyants», comme cela me paraît fort bien illustré ici.
    Donc, dialogue de sourds jusqu'aux prochains martyrs de cette religion qui nous tue pour nous sauver !
    Amitiés, pp »

  • Mathieu Gagnon
    Abonné
    samedi 3 janvier 2009 12h45
    À Mme Chabot : le communisme n'est pas en cause
    « Il faut bien différencier le message révolutionnaire marxiste de son analyse socio-économique. Si beaucoup s'entendent pour affirmer que le communisme n'est pas une solution de rechange au capitalisme, il n'en demeure pas moins qu'une grille d'analyse marxiste puisse être utile afin de voir ce qui se déroule matériellement, empiriquement, derrière les masquarades virtuelles chiffrés de nos grands économistes. Plus de 90% de l'argent aujourd'hui est virtuel, noté sur ordinateur, et l'argent lui-même ne repose plus sur une base matérielle d'or pour soutenir sa valeur. La seule valeur qu'il a est celle qu'on lui donne, ce qui la fonde est la confiance. Nous pourrions également créer des systèmes monétaires avec nos voisins si nous leur faisions confiance.
    Une question reste : faisons-nous confiance à la Federal Reserve états-unienne? »

  • Lallier N.p
    Inscrite
    samedi 3 janvier 2009 14h08
    L'histoire ce répéte
    « Opinion.
    Bien malin celui qui peux prédire l'avenir, mais ont peut observer et espérer.

    J'ai beau lire La richesse des Nation de Adam Smith , Le Capitalisme Socialiste et Démocratie par Joseph Schumpeter , Des principes de l'économie Politique et de L'impôt de David Ricardo, et pour finir Marx dans Le Capital, il est clair que le monde est en déséquilibre mondiale et il es rare de commencer par la conclusion, mais je suspecte que la cause est la stupidité et l'avidité de l'être humain. Imagine tel que John Lennon , une société parfaite. Parfaite en quoi et pour l'intérêt de qui ?

    En préambule je commencerais par cette phrase qui a retenu mon attention dans le film du Parrain III quand l'acteur Al Pacino disant ceci ' LA FINANCE C'EST UNE ARME ET LA POLITIQUE C'EST D'APPUYER SUR LA DÉTENTE.
    Je doute qu'il y est dans un avenir rapproché, un système parfait parce qu'il n'y a pas d'humain parfait. Simpliste comme réponse peut-être, mais le système tel qu'il soit est une grande cloture qui entoure le paturage et dès que l'on enlève la cloture il est intéressant d'observer la réaction des êtres qui était a l'intérieur de cette cloture.Je n'ai pas encore trouver meilleur exemple pour me l'imager. Et pour récupérer le bétail ou devrions nous remettre les barrieres sans ce limité au droit de l'autre et donner une sensation de plus grande liberté a ceux-ci.
    Developpement....
    Le système Américian est culturellement assis sur la consommation par un capitalisme individuel et la productivité.
    Si je fais un lien avec ma lecture, j'ai retenu ceci du livre'' Les turbulences' de Allan Greenspan ou il fait mention dans un passage a l'effet que LA CULTURE et le BIEN ETRE ÉCONOMIQUE sont voués au conflit. Cette phrase aujourd'hui prend tout son sens. Il fait aussi mention que '' Chaque guerre est menée avec des armes différentes et lorsqu'on a affaire a des marchés financiers instables et a des investisseurs inquiets les subtilités d'un communiqué tourné avec soin, signé par les principales autorités financières des sept plus grand pays industrialisés du globe peuvent tout changer.
    Maintenant l'Europe. En écoutant Nicolas Sarkosy dans l'un de ses discours, il a affirmé que le Capitalisme devra être redéfini. Que voulait-il dire ?
    Es-ce que sa pensée rejoint la pensée de Max Weber '' Le problème majeur de l'expansion du CAPITALISME moderne n'est pas celui de l'origine du capital, c'est celui du développement de l'esprit du CAPITALISME.
    Alors avec cette affirmation es-ce qu'il fesait référence a SCHUMPETER en soulevant un débat entre une application pour un Capitalisme de groupe plutôt qu'un Capitalisme individuel ?
    Dans ce cas , advenant qu'avec cette déclaration, les médias et la politique développe auprès de l'opinion public cette pensée, ne devrions nous pas soulevé aussi la question de qu'es ce qu'il en adviendera t-il de nos droits individuels ? Mais ou sont les humans rights???? La mafia dans GoodFather s'en soucie très peu. C'est la loi du plus fort.
    Est-il possible que ce soit une méthode de sabotage de la vie privée ? et qui en découlerais aussi en escalade de notre droit a la propriété etc....
    Pour ceux qui voudrait avoir une petite idée a quoi cela pourrais ressembler, faites un petit voyage a Cuba il y a le système de l'ÉTATISATION implanté voila depuis 50 ans. Ou bien de la MUNICIPALISATION auquel Le Maire Tremblay et le Maire de Québec s'entendent pour dire que c'est un bonne chose. PaulMartin en parle aussi dans sa biographie.Observé le peuple Cubains et l'effet sur l'être humain d'un communiste changé en Socialiste sur les droits individuels.
    Y- a t-il eu un changement lors de ce passage du communiste au socialiste pour le peuple cubain ?
    Pour la monnaie maintenant. A Cuba le peuple a des Cubanitos ( la monnaie du peuple cubain seulement) et le tourisme L'EURO avec un frais administratif, c'est le terme employé(pour ne pas dire un frais du taux de change) taux chargé dans le cas ou ont paye avec une carte de crédit qui est en devise Américaine. Étrange n'es ce pas ? Comment ce fait-il que ma dépense sur ma carte de crédit ne ce tranfert pas directement en EURO ? Je n'ai toujours pas compris et j'essaie de trouver la réponse.
    Sommes nous dans une guerre économique, et ou monnétaire ?
    L'euro contre le dollar U.S.la Tritérisation n'est telle pas l'arme de destruction massive.
    Que de question sans réponse ?
    Abraham Lincoln lors dela guerre de séccession déclara que ce n'étais pas juste la cause des noirs qu'il défendait mais plutôt L'UNITÉ entre le Sud et le Nord. Quel seront les enjeux maintenant ?
    Le livre la HAINE CONTRE L'OCCIDENT en parle,mais je vais m'y mettre. Il parle du Nord via le SUD (continent des Amériques).God Bless America !
    Maintenant élargissons l'horizon .Es ce que la guerre est en Occident entre nous ?
    Si vous regardez le site de Barack Obama sa maxime dit ceci; I'm asking you to believe not just in my ability to bring about real change in Washington....I'm asking you to believe in yours .
    Pouvons nous prêter ceci au droit individuel? Nous povons oser y croire. Mais comment ?

    Nous verrons bien ,car le 20 Janvier Barack Obama jurera sur la même bible que Abraham Lincoln, dès lors nous pourrons comprendre ce que voulait dire la détermination du ...Yes we can. »

  • Renaud Blais
    Inscrit
    samedi 3 janvier 2009 15h52
    Ni Marx ni dieux, la réalité
    « Je lis pleins de mots. Souvent en références à des auteurs qui ont écrits il y a des siècles et parfois des millénaires.
    Mais qui parle de la RÉALITÉ de 2008-9 ?
    Pourquoi la "Xième" crise financière a-t-elle pris la place de la réelle crise, ELLE, ALIMENTAIRE ?
    Parce que nous sommes prisonniers de ceux qui ont pensé avant nous et que nous ne pensons plus AU PRÉSENT.
    Ces "cadres d'analyse" nous emprisonnent.

    Les dieux de mes ancêtres Amérindiens étaient la représentation que mes ancêtres se faisaient du présent.
    Quand je tente de comprendre ce qui se passe au présent, je me réfère le moins possible à des auteurs qui n'ont pas VÉCU se présent.
    Mon analyse de la crise financière est simple.
    Il y a une "clique" qui ont perdu le pouvoir.
    C'était depuis longtemps prévisible n'est-ce pas ?
    Ceux-ci l'ont préparé depuis longtemps.
    Il s'agit donc d'une clique qui l'on créée de toute pièce.
    Afin de:
    1- Faire disparaître la crise alimentaire.
    2- S'emparer le plus possible de ressources publiques (je fait référence ici aux 700 milliards pour "sauver" les banques). Il s'agit certainement (les actionnaires de celles-ci) de gens qui ont de la très grande difficulté à terminer chaque mois en terme alimentaire...

    Et les commentateurs que nous sommes, nous commentons parce que nous sommes riche de notre temps.
    Combien d'entre nous sommes infirmiers, médecins, ambulanciers etc. ?

    En terminant, je constate de plus en plus que nous sommes prisonniers de nos cadre TRÈS RESTREINTS D'ANALYSE.
    Quand on parle d'économie, nous sommes très TRÈS loin de son sens étymologique...
    Et nous sommes TRÈS prisonniers d'un cadre TRÈS restreint et souvent idéologiquement (par intérêt) orienté.
    Le dernier geste à poser quand on veut parler d'économie, c'est de faire appel à des économistes.
    Il faut faire appel à celles et ceux qui n'ont pas la possibilité d'économiser. Elle et eux "font rouler l'économie..."
    Renaud Blais
    Économe »

  • Suzanne Chabot
    Inscrite
    samedi 3 janvier 2009 16h59
    À Mathieu Gagnon
    « Je me permets de répondre à M. Gagnon puisqu'il m'interpelle directement.

    Je voudrais juste dire ceci: à quoi ça sert d'avoir une grille de lecture uniquement? Dites-moi? Ce qui est important c'est de chercher les véritables causes et, une fois qu'elles sont trouvées, les solutions viennent aisément à l'esprit.

    Pourquoi est ce que l'argent est vituel aujourd'hui? C'est à cause des banques qui ont créé de toute pièce des millions et des millions en prêtant de l'argent qu'ils n'ont pas avec l'aval des gouvernements. La plupart des gens ne le savent pas, mais le gouvernement leur impose en général un ratio de 1 sur 10. C'est-à-dire que s'ils possèdent un dolard, ils peuvent en prêter 10. Or, les banques sont ratoureuses.... Elles veulent encore plus que ça ! Elles considèrent que les prêts qu'elles font est de l'argent qui est dans leur poche. Donc, si elles font un prêt, elle le comptabilisent dans leurs avoirs et elles peuvent ensuite prêter cet argent à un ratio de 1 sur 10. Mais ce n'était pas encore suffidant, elles se sont mises à échanger ces prêts sur le marché boursier !

    La crise actuelle est la crise du système banquaire, ce n'est pas la crise des moyens de production ! Les gouvernements occidentaux ont dépensés des milliards et des milliards de dollards pour renflouer les coffres des banques pour qu'elles aient de la liquidité. Ils n'ont pas réglé le problème, parce que cet argent qu'ils ont dépensé, ils l'ont emprunté des banques elles même (qui se sont empressé de le mettre à leur actif)! Tout cela est un cercle vicieux!

    On prétend qu'il n'y a plus de lien entre l'argent et l'économie réelle, mais ce n'est pas vrai du tout. Si cela était le cas, les pays ne seraient pas en récession actuellement !

    On prétend aussi que les dépenses publiques peuvent être quazi illimités parce que les gouvernement ne peuvent pas faire faillite ! Quelle drôle d'idée !

    Il ne s'agit pas uniquement d'une quesion de foi et de religion. Il s'agit d'honnêteté dans les transactions financières, quelles quelles soit. N'importe quel être rationnel ne peut accepter qu'une personne lui vende un bien qu'elle ne possède pas! Alors pourquoi accepter,ce qui est pire, qu'une personne prête de l'argent qu'elle n'a pas ! De plus, toute personne sensée trouve injuste que les riches prêtent aux pauvres dans l'optique de faire des profits avec de l'intérêt. N'est-ce pas là l'exploitation ultime?!

    Beaucoup de non musulmans se tournent vers les banques islamiques actuellement, surtout celles qui sont en Occident, et en particulier en Angleterre. La France qui est un pays qui n'est pas réputé pour ses sympaties envers l'Islam vient d'ouvir la voie à la finance islamique après avoir constaté la stabilité de ce système face à la crise financière. Les sénateurs des États-Unis suivent des cours au Sénat pour comprendre de quoi il s'agit, tout étonnés qu'ils sont de sa stabilité et de ses résultats...

    Avant de rejetter d'un bloc ce que je dis, comme Pignac Pierre, à cause de son rejet de tout ce qui concerne la religion musulmane, il convient, à mon avis, d'y regarder de plus prêt et de bien réfléchir à la question. »

  • Paul richard
    Abonné
    dimanche 4 janvier 2009 12h07
    Marx la pensée du monde
    « de l'économiste et historien Jacques Atalie nous laisse un brin d'optimisme. Weber une autre façon de penser les valeurs, les Utopistes Altermondiste d'aujourd'hui aussi. Il faut rêver l'utopie aujourd'hui si l'on veut qu'elle se réalise. La, les religions sont encore aujourd'hui l'opium du peuple, dixit Karl Marx. Une petite guerre pour relancer l'économie se demande le capitalisme financier mondial, James K. Galbraith le fils de John Kennet Galbraith viens de publier The Predator State... l'éstablisement financier USA, nous propose une autre petite guerre... John Lenon : GIVE PEACE À CHANCE abat l'apartheide et la prison pour des être humain, abat les religions... midi trente sur la Catherine ouest
    ;-))) Il y a encore de l'espoir pour les humain. Paul Richard »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    dimanche 4 janvier 2009 13h41
    @Lallier N.p
    « Vous avez dit : ''Bien malin celui qui peux prédire l'avenir, mais ont peut observer et espérer.''

    - Désoler, mais je ne suis pas d'accord avec vous là-dessus. On pouvait prédire la crise présente. Je l'ai fait d'ailleurs. Alors que l'essence était à 1.37$ le litre au Kebek, on s'est moqué de moi lorsque j'ai mentionné sur un blog de Cyberpresse, l'été dernier, que l'essence descendrait à 0,85$ le litre en moins d'un an et à 0,25$ d'ici 5 ans. Bien que je ne sois pas économiste. J'ai tout de même une forte expérience en tant qu'administratrice et commerçante dans le monde réel. Tout simplement parce que le prix n'était pas à sa juste valeur, à sa valeur réelle. C'était un prix fictif, spéculatif. Le prix réel serait selon moi, le prix que si dans l'éventualité la compagnie fermait ses portes payait tous ses employés, payait tous les dus et remboursait toutes les actions au prix inscrit à la bourse et qu'à la suite de tout ça les comptes soient à zéro. (Pardonnez mon langage non économiste.)

    Le problème est la spéculation, car l'argent qu'il génère est imaginaire, elle n'existe pas, elle n'a pas été créé par l'offre et la demande mais plutôt inventé par le Dieu des marchés boursiers. Une action de compagnie normalement (1) ne peut pas augmenter plus que le coût de la vie ? La preuve est que si les compagnies remboursaient demain matin tous les détenteurs d'actions au prix indiqué à la bourse, ça serait impossible, ils feraient faillite car cet argent n'existe pas. Par contre, une personne qui investit son argent pour l'achat d'une maison, 20 ans après elle pourra récupérer son argent car cet argent existait vraiment. Elle pourra même retirer un bénéfice qui est le fait de l'offre et la demande, qu'il y est moins de terrains disponibles s'il y a augmentation de la population et non du territoire et aussi incluant l'augmentation du coup de la vie pendant ces 20 ans.

    Finalement tout ce qui se passe en macro économie, fédéral, international c'est la même chose que ce qui se passe au niveau provincial, municipale et du particulier...sauf que l'on ajoute des zéros.

    On étudie la chose à l'envers ! On essaie de régler les problèmes mondiaux avant de régler ceux des particuliers mais pourtant les problèmes économiques mondiaux sont les résultats des problèmes économiques des pays et ceux des pays celui des individus.

    On doit analyser les problèmes à la base, au particulier, à sa plus simple expression et monter la pyramide jusqu'au plus complexe. Car, au fond, peut importe les changements que l'on n'effectuerait au niveau mondial si la base de l'économie reste la même son écho, son résultat fera qu'il sera impossible de changer la direction du sommet de sa pyramide on se retrouverait en confusion économique. Le sommet doit être aligné avec la base. Donc si la base est mal construite le sommet le sera aussi. Toute construction commence par la base ! Il faut toutréanalyser et rebâtir notre système économique avec nos yeux d'aujourd'hui. Le fait de pouvoir étudier tous les systèmes économiques passées et ce qu'il en sont devenus à travers le monde pourrait maintenant nous guider à travers la réforme de notre économie.

    Vous avez dit : ''En préambule je commencerais par cette phrase qui a retenu mon attention dans le film du Parrain III quand l'acteur Al Pacino disant ceci ' LA FINANCE C'EST UNE ARME ET LA POLITIQUE C'EST D'APPUYER SUR LA DÉTENTE.''

    - Ce n'est pas parce que quelqu'un dit que c'est ça la finance que c'est ce quelle est en réalité ! C'est sa réalité à lui mais ce n'est pas obligatoirement la nôtre, nous ne sommes pas obligés de l'accepter. On peut l'a changer. La finance c'est ce que nous avons décidé ou accepter qu'elle soit en tant que société ! Ce n'est pas parce que quelqu'un a décidé que ça serait ça il y a 100 ans que cette personne détenait la vérité et le savoir absolu, que nous ne pouvons pas faire mieux. Que ça ne peut pas changer !!! Ne me dites pas que c'est les Dieux qui ont décidé que certains seraient sous régime, capitaliste, socialiste ou communiste ou tout autre. Qu'il est impossible de faire naître un nouveau système ? On n'est doté de la possibilité de créer il me semble...

    Imagine tel que John Lennon, une société parfaite. Parfaite en quoi et pour l'intérêt de qui ?

    C'est à nous de décider ce qu'est une société parfaite pour la majorité d'entre-nous. À mon avis, non seulement cette société peut exister mais on doit l'a créer ! Cette chanson vient tellement me chercher. C'est évident ! Il dit par exemple un monde sans religion. Mais oui c'est évident que si on regarde ce qui se passe un peu partout dans le monde et dans l'histoire il est évident qu'à part l'argent, c'est les religions qui créer le plus de violence et de guerres. Donc la seule manière d'éviter les chicanes de sectes ou de religions c'est de ne pas les autorisé sur la place publique, au niveau social. Je peux déjà vous prédire la violence qui grandira de plus en plus au Kebek parce que dans les lois on n'a décidé que l'on serait une société laïque mais dans les faits on ne l'est pas. On n'a laissé entré par la porte d'en arrière la religion dans les écoles, bientôt ils se disputeront l'âme de nos enfants, on n'a sorti l'éducation sexuelle des écoles, on n'apprend plus au médecin généraliste à pratiquer les avortements. On veut enlever, sournoisement, le droit aux femmes d'accoucher dans les hôpitaux avec l'aide des gynécologues pour remplacer par des maisons des naissances qui deviendront les naissances à la maison et les charlatans (sage-femme sans diplôme médical) comme dans le bon vieux temps. Pour conclure on veut criminaliser l'avortement. Question, pour les religions de continuer d'opprimer les femmes. En plus on n'arrête pas de permettre les accommodements religieux (les juifs orthodoxes ne paient pas leur parcomètre le jour du sabbat à Outremont, construisent des écoles illégales, etc. mais ceux qui sont catholiques ou athés, par exemple, doivent eux payer leur parcomètre le dimanche et respecter les droits de constructions municipales ????) C'est ridicule c'est carrément favoriser le religieux dans notre société supposément laïque au détriment des autres convictions.Si on laisse faire, c'est écrit dans le ciel les guerres civiles, et/ou de religions viendront ce n'est qu'une question de temps.

    Personne ne voit rien ! Plutôt, personne ne fait rien...mais ou croyez-vous que nous conduira cette route ? Bien loin de la société humaniste sans religion, de paix de Lenon. Est-ce qu'on désire reproduire les chicanes de religion israelo-palestinienne au Kebek ? Ils commencent déjà à manifester dans les rues de Montréal, se battront-ils dans les rues de Montréal dans dix ans ? Mettront-ils des bombes pour défendre leur religion et faire ainsi pression sur nos gouvernements ? Plus on permet d'accommodements religieux plus ils en voudront. On doit permettre ou ne pas permettre ! Tout doit être clair ! On ne peut pas s'asseoir entre deux chaises...

    Les choses sont tellement prévisibles ! Puisque le futur est le résultat des décisions que l'on prend maintenant, rien de moins. Il s'agit simplement de s'arrêter et d'y réfléchir pour le constater.

    Vous avez dit : ''Si je fais un lien avec ma lecture, j'ai retenu ceci du livre'' Les turbulences' de Allan Greenspan ou il fait mention dans un passage a l'effet que LA CULTURE et le BIEN ETRE ÉCONOMIQUE sont voués au conflit.''

    - La culture et l'économie ont besoin l'un de l'autre. L'économiste a besoin pour garder son équilibre de détente, de beauté, de rêve, de divertissement et l'artiste lui a besoin d'administrateurs, d'économistes qui veilleront à mettre du pain sur la table. Chacun son métier et les vaches seront bien gardés. Il s'agit de trouver la manière de les faire interagir équitablement et de manière équilibré dans l'économie.

    Vous avez dit : ''Ou bien de la MUNICIPALISATION auquel Le Maire Tremblay et le Maire de Québec s'entendent pour dire que c'est un bonne chose.''

    - Vous avez tout à fait raison, à mon avis. Il faut mettre fin à ce fiasco de corruption. Ils ont trop de pouvoir il faudrait refaire au complet le municipal. Si non, ils feront faillite ce n'est qu'une question de temps. De plus les charges municipales seraient supposés se financier avec l'argent du municipale ?

    Vous avez dit : ''...la pensée de Max Weber '' Le problème majeur de l'expansion du CAPITALISME moderne n'est pas celui de l'origine du capital, c'est celui du développement de l'esprit du CAPITALISME.''

    - C'est brillant ! Il a tout à fait raison, j'ajouterais que ce n'est pas le capitaliste qui est le problème mais c'est la législation (tel la spéculation, les subventions (si une cie. s'éteint c'est qu'il faut par rapport au marché qu'elle s'éteigne !) Autrement dit si elle ne s'auto suffit pas c'est qu'elle offre plus que la demande donc elle doit diminuer son offre) la subventionner n'est pas naturelle) ça va à l'encontre même du vrai capitaliste. Comme exemple, ce que font les Etats-Unis de donner 700 milliards à l'industrie automobile est tout à fait ridicule. Ils prennent 700 milliards des poches des citoyens parce que ceux-ci refusent leur offrent ! C'est de la dictature ! Il y a trop de compagnie automobile, on n'a mit les tchums imbéciles sans aucune vision ou compétence croyant que ce n'était pas nécessaire ce qui fait qu'aujourd'hui les voitures ne répondent plus à ce que les citoyens veulent ! De plus les salaires et bonus étaient inadéquats presque du vol. Personne ne s'en ai occupé personne n'a fait le ménage alors maintenant le ménage se fait par lui-même.
    Quoi qu'il en soit ils en reviendront exactement au même point dans quelques mois sauf qu'ils auront endetté les américains de 700 milliards de plus en pleine crise économique...

    Aider directement les travailleurs en prologeant l'assurance emploi ou autres ça, ça pourrait se faire.

    Si ces compagnies ne sont pas rentables elles ne doivent pas mendier, ce n'est pas à nous à payer pour leur incompétences mais plutôt à eux à se réformer. Ce n'est pas le marché qui doit s'adapter au bon vouloir du proprio mais c'est le proprio qui doit s'adapter au marché ! C'est ça le vrai capitaliste !

    L'argent doit être gagné par le travail mental ou physique. Faire plus de profits à cause d'une meilleure gestion, grâce à une invention extraordinaire ou parce qu'on n'a deux emplois, c'est normal et correct mais faire plus d'argent parce que quelqu'un d'un exécutif de compagnie dit quelque chose (qui n'est peut-être pas vrai...) ce n'est pas un profit du capitaliste réelle, mais d'une invention de spéculation (de bluff) de l'homme qui s'avère en contradiction avec l'économie réelle. On augmente la valeur d'une action alors qu'il n'y a pas eu d'augmentation réelle de la demande ! C'est au fond,de l'anti-capitaliste !


    (1)Je n'entrerai pas dans les détails ici, mais en résumé, lorsqu'un nouveau produit voit le jour la demande devient très forte mais se stabilise après que la majorité est comblée le désir de ce nouveau produit. L'apparition, de l'automobile, du cellulaire, de l'ordinateur, etc. Environ 5 ans pour un nouveau produit. Ensuite l'action devrait rechuter et se stabiliser par l'offre et la demande. Mais malheureusement en achetant aveuglément des actions de ses compagnies en masse, ce qui a pour résultats d'augmenter la valeur de l'action. On gonfle alors artificiellement la demande, on maintien le prix par respirateur artificielle pendant un moment et finalement tout s'écroule un jour ou l'autre.

    En conclusion de tout ça, il y a deux grands ennemies au sein du capitaliste, de l'économie, à mon avis : La spéculation et le fait que les ressources naturelles (incluant les animaux) qui devrait appartenir à tous les citoyens de ce pays et devrait donc être redistribué à ceux-ci, elles nous sont volés et c'est quelques particuliers qui profitent du bien qu'ils n'ont ni acheter, ni payé et qui appartient à tous les citoyens. Pourquoi ?

    Et pour ce qui est du rêve d'une société à la John Lenon plus juste et équilibrer ou il ferait bon vivre pour tous les citoyens, pourquoi ne serait-ce pas possible ? Si on n'a le pouvoir de créer du mal on n'a aussi le pouvoir de créer du bien !

    L'histoire passée devrait nous permettre de ne pas faire les mêmes erreurs.

    Moi je crois, que tous ensemble on pourrait y arriver et non seulement y rêver !

    Sylvie R. Tremblay
    Parti Jeanne du Lys »

  • Pignac Pierre
    Inscrit
    dimanche 4 janvier 2009 13h52
    Que veut dire religion ?
    « À Madame Suzanne Chabot puisqu'elle me cite.

    Par religion je faisait simplement allusion aux «croyants» du «marché», de «l'économie qui va «se réguler elle-même», etc. comme cela est décrit très intelligemment dans ce texte, selon moi.

    Puisque vous ouvrez une porte intéressante, à laquelle je n'ai pas fait allusion, par extension, j'appellerais aussi «religion» tout point de vue unique et rigide, sur un ou des comportements humains. Peu importe qu'il soit basé sur un texte ou des paroles, vieilles de plusieurs siècles.

    Amitiés, pp »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    dimanche 4 janvier 2009 18h03
    @ Jean-Luc Mercier, @Suzanne Chabot, @ Renaud Blais, @ Michel Picard
    « @ Jean-Luc Mercier,

    C'est beau de vous lire cher philosophe.

    Mais à quoi peut bien servir le savoir et/ou la connaissance et/ou la conscience si on n'est trop fainéant pour mettre la main à la pâte et/ou qu'on n'a pas le courage d'agir ?

    Ce qui me fait personnellement le plus souffrir ce n'est pas le fait de prendre conscience de la réalité mais de réaliser que ceux qui savaient hier et qui savent aujourd'hui sont trop lâches pour agir.

    Comment peut-on changer les choses dans ces conditions c'est à dire, seul ?

    Effectivement, heureux les simples d'esprits et les illettrés. C'est moins souffrant de ne pas savoir ce qui se passe lorsque individuellement on n'a les mains liées, puisque le collectif manque de courage.


    @Suzanne Chabot, S'Islamisé ???

    Vous avez dit : ''L'alternative, c'est le système islamique.''

    Voulez-vous bien me dire ce que la religion a rapport là-dedans ?

    C'est vous qui êtes responsable du lavage de cerveau que subit présentement l'intelligentsia québécoise qui se laisse manipuler par les Bouchard-Taylor, QS et compagnie ?

    Les ''memérages '' les beaux discours et les belles promesses, pour ma part je n'y crois pas et/ou plus c'est sur les résultats que je pose mon jugement et je ne suis pas une imbécile...

    Dites-moi oh grande penseuse, pourquoi si le système économique isalamiste qui est en fonction depuis des millénaires dans presque tous les pays arabes est-il si mauvais dans leur pays ? Qui font parti des sociétés les plus pauvres. Dans leur pays ça ne marche pas mais au Kebek ça fonctionnerait ??? Pourquoi dans ces pays y a t-il les plus grandes différences entre les pauvres et les riches que dans nos pays si leur système économique est meilleur que le nôtre ? Pourquoi les québécois ont-ils une meilleure qualité de vie qu'eux si leur système économique est mieux que le nôtre ? Pourquoi ce sont eux qui contrôlent les plus gros cartels pétroliers et qui ont causé ainsi dernièrement de la famine ? Pourquoi est-ce eux qui vivent le plus dans l'opulence et la luxure et en même temps pour d'autres toujours dans les mêmes pays il est difficile de manger ?

    Vous venez me dire que c'est le résultat économique des pays arabes la solution ? L'idéal ? Notre rêve ? Vous, vous foutez carrément de notre gueule !

    Et n'oubliez pas que les lois Islamistes c'est un tout que l'on doit prendre. Donc si vous en prenez un élément vous devez toutes les acceptés comme par exemple donner vos enfants en pâturage aux pédophiles. Puisque dans la religion Islamique justement il est tout à fait légal et normal de marier des petites filles de 9 ans et d'avoir des relations sexuelles avec elles, et même 4 en même temps puisqu'il est permis d'avoir 4 épouses en même temps. Go, go pour les orgies pédophiliques ! Ont-ils le droit aussi de faire profiter sexuellement de leur jeune épouse de 9 ans à leur amis ? On peut le faire Mahomet l'a fait c'est écrit dans les lois Islamiques disent-ils ! Mahomet qui devait sûrement être un prophète très spirituel au-dessus des besoins non contrôlé de la faim, de la soif ou du sexe puisque l'un ne va pas sans l'autre, doit se retourner dans sa tombe de savoir qu'un pédophile a écrit dans un livre longtemps après sa mort qu'il était un pédophile...

    Et si les petites épouses de 9 ans n'écoutent pas ou ne veulent pas faire l'amour, ils leur ''calissent'' une volée c'est pas grave avec une burka sa tête personne ne s'en apercevra ! Puis rendu à 14 ans elles sont devenues trop veilles pour les pédophiles, pas question d'avortement, il faut les mettrent le plus tôt possible sur la production en masse ça prend des objets sexuelles plus jeunes pour assouvir leur besoin. S'il y en n'a qui meurent parce qu'ils n'ont rien à mangé ce n'est pas grave ça !

    Effectivement quelle belle philosophie que celle de l'Islam ???

    Ne me parlez pas de l'Islam ni des religions, ce sont tous des dictateurs politiques qui ne cherchent qu'à s'enrichir et abuser sexuellement des femmes et des enfants, au nom d'une suposé religion qu'ils ont inventés de toutes pièces.

    C'est des sauvages qui parce qu'ils sont incapables de séduirent une femme de lui faire l'amour correctement, qu'ils sont trop fainéants pour se laver, se faire la barbe et une coupe de cheveux la seul manière de garder leur femme c'est de les enchaîner après une table de cuisine et les prendre de force !

    Les québécoises en n'ont marre de ce faire écoeuré par les nouveaux arrivants religieux qui viennent ici pour nous opprimer et tenter de nous enlever nos droits sournoisement. Les québécoises ne se laisseront pas faire, ce sont des guerrières !

    Alors monsieur qui vous cachez sous un prénom féminin, les québécois sont tolérants mais méfiez-vous ils ne sont pas des imbéciles. Les femmes au Kebek sont considérées comme des êtres humains libres et non comme des possessions ou des animaux et la pédophilie est interdite. Elles se battront à la vie et à la mort pour que ça demeure ainsi.


    @ Renaud Blais

    - Effectivement, tout à faite d'accord avec vous.


    @Michel Picard

    - Bravo ! Excellente analyse. Même si je n'argumenterai pas cette réflexion, ça serait dificile de la réduire à quelques lignes. De toute manière je ne l'ai pas encore toute digérée et toute réfléchie. Mais je tiens à vous dire merci de m'avoir fait part d'un peu de lumière qui sûrement m'éclaira davantage.

    Sylvie R. Tremblay
    Parti Jeanne du Lys »

  • Alain Pérusse
    Inscrit
    dimanche 4 janvier 2009 23h32
    Un moment rare.
    « C'est une remarque que je veux. À la lecture du texte de M. Picard, je trouvais enfin un bon texte démontrant la pertinence des écrits de Marx actuellement. Il aurait fallu que j'évite de lire les commentaires, surtout de cette madame Sylvie Tremblay, dont le ramassis d'inepties haineuses m'a ramené sur une réalité difficile à admettre, celle de l'incapacité de voir les chose en dehors d'une perspective que je qualifie volontier d'ésotérique. Deux lectures, d'un extrême à l'autre. C'est franchement rare. Je n'ai pas été étonné de voir de très nombreuses erreurs d'orthographe et de grammaire. »

  • Jacques Dubreuil
    Inscrit
    jeudi 8 janvier 2009 19h53
    Marx
    « Je crois qu'il faut se demander où vont les profits. S'ils étaient réinvestis, il y aurait équilibre dans la répartition des richesses. Que font les riches avec leurs super-profits? Spéculent-ils jusqu'à ce que la bourse s'effondre et alors, tout le monde est perdant? La question reste ouverte »

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