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Dossier: retour au bercail - De Westmount à Kigali

Monique Durand   27 décembre 2008  Société
Des enfants de la rue à Kigali, au Rwanda, où est retournée vivre Radegonde Ndejuru après plus de 30 ans passés au Québec.
Photo : Agence France-Presse
Des enfants de la rue à Kigali, au Rwanda, où est retournée vivre Radegonde Ndejuru après plus de 30 ans passés au Québec.
On parle beaucoup de ces femmes et de ces hommes du Sud qui émigrent vers le Nord, mais très peu de celles et de ceux qui, un jour, choisissent de rentrer au bercail pour contribuer au développement de leur pays d'origine. Notre collaboratrice s'est rendue dans quatre pays du Sud, à la rencontre de personnes qui, ayant vécu au Québec, ont décidé de revenir au pays natal, fortes des apprentissages qu'elles ont faits ici. Elle nous les présente dans une série de textes publiés aujourd'hui, lundi et mardi.

«Quand on n'a pas choisi de quitter son pays, il continue de vous pourchasser. Il reste une sorte d'idéal dans votre esprit.» Revoir le Rwanda? Radegonde Ndejuru s'y refusera quand même pendant 20 ans. «Trop dur.» Après le génocide de 1994, qui a fait un million de morts, elle consentira à s'y rendre à quelques reprises. Mais s'y réinstaller, pas question!

En 2006, elle passe deux semaines de vacances à Kigali, quelque chose alors s'ouvre en elle. «Là, j'ai eu le coup de foudre.» Les choses déboulent. Radegonde accepte un emploi à la fondation Imbuto, un organisme du gouvernement rwandais qui s'occupe d'éducation et de la santé des jeunes et présidé par Jeannette Kagamé, l'épouse du chef de l'État.

Trois ans maintenant qu'elle est rentrée dans son pays natal. Elle arrive tout essoufflée à notre lieu de rendez-vous, pantalon de jogging, souliers de course, bonnet sur le chef. Il est déjà 22h à Kigali, la capitale du Rwanda. Radegonde Ndejuru est comme ça: un coup de vent, une bourrasque de passion, toujours entre deux réunions.

Son destin s'était emballé en 1973. Fraîchement diplômée en sciences infirmières, elle travaillait depuis six mois à l'hôpital de Butare, ancienne capitale du Rwanda située à 130 kilomètres de Kigali. Un matin, des collègues lui disent de ne pas s'y présenter. Son nom figure sur une liste de Tutsis à abattre affichée devant l'établissement. S'ensuit une fuite éperdue, en pirogue d'abord, et nuitamment, vers le Zaïre (aujourd'hui la République démocratique du Congo), puis vers le Burundi, et ensuite vers la France, pour laquelle elle a obtenu, après cent détours rocambolesques, un visa d'entrée.

C'est là qu'elle prendra contact avec des religieuses québécoises qui lui avaient enseigné à l'école d'infirmières de Butare. Elles organisent sa venue au Québec, lui trouvent une famille d'accueil. «Je n'oublierai jamais cette date: le 4 septembre 1973.» Sa première impression en débarquant sur le sol québécois: «La peur au ventre mêlée à une curiosité dévorante.»

Radegonde est aussitôt embauchée à l'Hôpital général de Montréal. Commence ainsi, sur les chapeaux de roues, sa vie au Québec. Radegonde ignore, bien sûr, qu'elle y restera 33 ans, y mettra trois fils au monde, occupera un emploi au CRAN, un organisme qui vient en aide aux jeunes drogués, et vivra sur le Plateau Mont-Royal et à Westmount.

Radegonde mène sa vie tambour battant. La voilà bientôt infirmière à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu (aujourd'hui Louis-Hippolyte Lafontaine). Elle considère que le travail représente pour elle la meilleure façon de s'intégrer à sa patrie d'adoption. Mais aussi l'engagement social et communautaire. Elle milite auprès des femmes africaines qui débarquent dans la métropole. Au bout de cinq ans, elle obtient sa citoyenneté canadienne. «Vivre sans passeport, sans statut, c'était souffrant.»

L'Africaine

Trois ans donc qu'elle est revenue au Rwanda. Elle demeure insatiable comme au premier jour, avide de rattraper le temps. «Mon plus grand bonheur, c'est d'aller aux quatre coins du pays rwandais et de parler avec les gens. Comment vont-ils? Comment ont-ils vécu toutes ces années?» Qu'est devenu le Rwanda sans elle? «Je me sens enfin dans mon milieu, parmi les miens. J'ai adoré mes années montréalaises, mais sur le Plateau ou à Westmount ou n'importe où au Canada, même intégrée, même heureuse, je restais l'Africaine.»

Radegonde Ndejuru est devenue la directrice générale d'Imbuto. «On a des projets hallucinants!», s'exclame-t-elle. Hallucinants de pertinence et d'efficacité, elle en est convaincue. D'abord dans le domaine de la santé. «Notre fondation, financée entre autres par l'ONU et l'UNICEF, facilite l'accès des populations vulnérables aux soins de santé. Comment? En payant les coûts d'une assurance maladie aux orphelins du génocide jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 21 ans, ainsi qu'aux personnes vivant avec le VIH.» En 2007 seulement, près de 250 000 personnes ont bénéficié de ce programme.

Et puis Imbuto a des projets de taille dans le domaine de l'éducation. «Nous offrons des bourses d'études pour toute la durée du cours secondaire aux enfants qui ont terminé leur cours primaire avec de très bons résultats et qui, autrement, n'auraient pas les moyens de rester à l'école.» Ce programme a profité à 650 élèves à ce jour. L'école rwandaise coûte 200 $ par enfant annuellement, une somme astronomique dans un pays où le revenu annuel par habitant n'est que de 1350 $US.

Au tournant

Radegonde avance avec l'impression de vivre des moments historiques. Car le Rwanda change à vue d'oeil, en train de faire peau neuve et de devenir le chouchou des bailleurs de fonds internationaux qui admirent le volontarisme de son président Paul Kagamé.

Celui-ci a décidé de faire avancer son pays à marche forcée s'il le faut. C'est lui qui a exhorté son peuple à porter des chaussures et des vêtements propres! C'est son gouvernement qui a décrété une journée par mois de grand ménage: sous peine d'amende, les citoyens sont donc tenus ce jour-là de nettoyer routes, écoles et lieux publics. C'est encore sous sa férule qu'ont été adoptées des mesures sociales parmi les plus progressistes en Afrique. Haro sur la polygamie, les mariages précoces et les familles nombreuses!

Mais Paul Kagamé, d'origine tutsie, est aussi celui que des experts de l'ONU, dans un rapport détaillé, viennent d'accuser de soutenir les forces rebelles tutsies de Laurent Nkunda en République démocratique du Congo. La rébellion de Laurent Nkunda, qui se pose en protectrice de la communauté tutsie, fait régner la terreur dans la région congolaise du Nord-Kivu où se sont réfugiés bon nombre d'exécutants du génocide rwandais en 1994 et des soldats hutus qui ont reconstitué tout un appareil militaire. Paul Kagamé est également celui qu'un juge français avait mis en cause, il y a deux ans, dans l'attentat contre l'avion du président hutu Juvénal Habyarimana qui a déclenché le génocide en avril 1994.

Le président Kagamé paraît certes plus controversé sur la scène internationale que dans son pays. Un pays où règnent encore une intolérable pauvreté, mais aussi les clivages ethniques et la haine entre Tutsis et Hutus. «J'ai admiré, dit Radegonde, cette façon qu'ont les Québécois de respecter les différences. J'ai toujours fait au Québec absolument ce que je voulais. Je ne me suis jamais sentie montrée du doigt, même si je faisais partie de la minorité. Je conserve le sentiment que les Québécois ne jugent pas sur les apparences, ils vont au-delà.»

Elle le reconnaît d'emblée: le Québec l'a faite qui elle est aujourd'hui. «Je n'ai pas quitté le Québec par dépit, au contraire!» Mais avec une sorte de certitude heureuse, enfouie en elle. «J'y ai acquis une confiance en moi-même et une estime pour qui je suis.»

Oser dire

À présent, quand Radegonde Ndejuru a besoin de s'éloigner de son boulot qui la submerge, elle va à Nyanza dans la campagne rwandaise, à la maison de ses parents, aujourd'hui désertée. Elle aime aller y faire une pause, malgré les fantômes qui l'habitent. C'est là que deux de ses tantes ont été massacrées pendant le génocide. «On m'a dit qu'elles ont été tuées par des gens du village voisin. Je n'ai pas trop voulu savoir.»

Depuis les événements, le Rwanda est un pays creusé de milliers de fosses où on a jeté pêle-mêle des cadavres sanguinolents. Les Rwandais déterrent les corps qu'ils retrouvent, les lavent et leur donnent une sépulture digne. «Moi, je n'ai pas été capable de faire ça.» Au-dessus de l'endroit où reposent ses tantes — des voisins lui ont indiqué où —, elle a posé une petite pierre tombale, toute simple. «Mais vous savez quoi, je me sens coupable de n'avoir pas été capable.»

Cette faculté de dire les choses, de mettre des mots sur des réalités intimes, Radegonde dit qu'elle la tient de ses années québécoises. «En arrivant au Québec, je suis passée d'une culture rwandaise fortement codée à une culture, j'ose dire, plus claire. Le Québec m'a montré à être claire avec moi-même. À chercher sans cesse cette clarté sur soi et sur les choses.»

***

Collaboration spéciale

***

Monique Durand s'est rendue au Rwanda avec le soutien de l'ACDI et des organismes Développement et Paix, Droits et Démocratie et Oxfam-Québec.






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 27 décembre 2008 07h15
    Journalisme (sic) savon (Soap journalism)
    « «Mon plus grand bonheur, c'est d'aller aux quatre coins du pays rwandais et de parler avec les gens. Comment vont-ils? Comment ont-ils vécu toutes ces années?»

    Oui, comment ont-ils vécu toutes ces années ?
    Comment vivent-ils aujourd'hui ?
    Qu'est devenu le Rwanda, là, sur place, pour elle l'Africaine (aisée en pantalon de jogging et en coup de vent de charitable dévouement, aidée par l'ACDI, bien sûr!) ?¸

    Qu'est devenu le Rwanda sans elle?
    Nous ne le saurons très peu. On se demandera même si on nous décrit la «vitrine» du Rwanda ou vraiment le pays.

    La directrice générale d'Imbuto déclare: «On a des projets hallucinants!»
    Santé, éducation...
    Oui «hallucinant» ! Et dans les rues, dans les hôpitaux, dans les écoles, c'est comment?
    Est-ce que c'est «hallucinant» comme dit Mme Ndejuru ?

    Quand c'est beau comme une pub, j'ai le doute qui me chatouille l'esprit.
    Quand c'est bon comme du bon pain ou comme mère Térésa, la doutance m'assaille !

    Radegonde poursuit: « le Rwanda change à vue d'oeil, en train de faire peau neuve et de devenir le chouchou des bailleurs de fonds internationaux qui admirent le volontarisme de son président Paul Kagamé. »
    Ah! Bon!
    Vive les «investisseurs internationaux», ces missionnaires au grand coeur qui vont sauver l'Afrique. Ils vont «créer de la richesse» et celle-ci va ruisseler sur le peuple qui souffrira avec un sourire !

    Qui est donc Paul Kagamé? Celui qui est tant admiré!
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Paul_Kagame.jpg

    Le 31 mars 2008, M. Bernard Desgagné écrivait cette lettre à Paul Kagame:
    « Si vous avez le temps... Entre deux assassinats »
    http://www.vigile.net/Lettre-a-Paul-Kagame
    À la suite de cette longue lettre, vous découvrirez aussi des témoignages de Rwandais. Bien sûr, ces sources restent à vérifier et voilà pourquoi une journaliste digne de ce nom, pourrait nous aider à faire un brin de lumière au Rwanda.
    Malheureusement, on constate que Mme Durand n'a rien de journaliste, elle est au service des Agences de promotions des intérêts étrangers comme ceux de l'ACDI.
    ( Reportage de Radio Canada (émission Enquête) sur l'ACDI
    http://www.radio-canada.ca/emissions/enquete/2008-2009/Reportage.asp?idDoc=69123
    )

    Qui est vraiment Paul Kagamé ?
    Nous aurions besoin de vrais journalistes pour nous informer.
    M. Courtemanche qui connaît bien le Rwanda devrait aller nous faire quelques reportages et nous instruire sur les origines, la formation et la vie de ce président «admiré» des investisseurs.
    Paul Kagamé, un personnage mystérieux.
    «Paul Kagame, austère, secret et tacticien »
    http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/PolitiqueDiplomatie/1206.asp

    Mme Durand nous dit: «C'est son gouvernement qui a décrété une journée par mois de grand ménage: sous peine d'amende, les citoyens sont donc tenus ce jour-là de nettoyer routes, écoles et lieux publics.»
    Les rues de Kigali sont-elles propres?
    Voilà pourquoi, un journaliste serait requis au Rwanda.

    Sent-on vraiment à Kigali que les mesures sociales sont parmi "les plus progressistes en Afrique" ?
    Heureusement, Mme Durand reconnaît que «Le président Kagamé paraît certes plus controversé sur la scène internationale que dans son pays. Un pays où règnent encore une intolérable pauvreté, mais aussi les clivages ethniques et la haine entre Tutsis et Hutus.»
    Radegonde Ndejuru, comment vit-elle cette réalité rwandaise des tribus ennemies ?

    Un reportage qui plaît, mais qui ne dit que très peu. On nous frotte la surface pour nous émoustiller le coeur, mais on se garde bien de creuser la réalité.

    Un travail douteux. On comprend mieux l'article lorsque l'on sait que Monique Durand s'est rendue au Rwanda avec le soutien de l'ACDI et des organismes Développement et Paix, Droits et Démocratie et Oxfam-Québec.

    «Démocratie» (sic) et «investissement», voilà pourquoi l'Afrique survit péniblement.
    Banque mondiale, FMI et O.N.G. récupérés comme l'ACDI, voilà un mélange qui mériterait d'être sérieusement approfondi par du journalisme sérieux.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 27 décembre 2008 08h38
    "même intégrée, même heureuse, je restais l'Africaine"
    « Même après 33 ans ici, elle était toujours africaine.

    Voilà pour le mythe absurde et ridicule du "qui vit au Québec est québécois".

    On nait Québécois comme on nait Basque ou Catalan, on ne le devient jamais. Ca n'a rien de raciste: c'est shakespearien. On est ce que l'on est et on ne peut pas être ce qu'on n'est pas. A moins d'être schizo! »

  • Mathieu Lavallée
    Abonné
    samedi 27 décembre 2008 08h51
    Très intéressant !
    « En tant qu'étudiant à l'université, je cotoie beaucoup de collègues étrangers et j'apprécie la vision unique du monde qu'ils nous apportent. Je considère de travailler avec des étudiants étrangers comme une valeur ajoutée à ma formation, car elle me permet de voir et comprendre des problèmes d'un point de vue différent.

    Votre article semble dire qu'il s'agit en fait d'un exercice à deux sens. Il est flatteur de remarquer que si le Québec s'enrichit de la présence d'autres cultures, ces gens qui retournent au bercail sont aussi enrichies d'une petite parcelle de chez nous.

    Je vais attendre avec impatience la parution des prochains articles de la série ! »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    samedi 27 décembre 2008 10h49
    Rwanda: Un point de vue que les medias ignorent
    « Pour comprendre ce qui s'est passé et voir la distortion qu'en fait les médias du Québec:

    http://web.me.com/bernarddesgagne/Rwanda/Carnet_%C3%A9crit/Entr%C3%A9es/2008/12/22_Le_tribunal_des_vaincus.html »

  • Annie Laliberté
    Abonnée
    samedi 27 décembre 2008 12h26
    Hum...
    « "C'est son gouvernement qui a décrété une journée par mois de grand ménage: sous peine d'amende, les citoyens sont donc tenus ce jour-là de nettoyer routes, écoles et lieux publics."
    Attention à bien contrevérifier vos informations, chère madame : les travaux communautaires rwandais, appelés "Umuganda" ont existé au Rwanda bien avant la venue au pouvoir de Paul Kagamé.
    Il serait bien aussi de mentionner que l'écart entre les riches et les pauvres s'est creusé de manière substantielle depuis 1994. Voir à ce sujet le rapport du PNUD publié en 2007. Passons outre les rapports des violations des droits humains publiés par la Ligue des droits de l'homme, Front Line, Amnestie internationale et Human Rights Watch. Après, vous comprendrez pourquoi M. Kagamé semble récolter un appui aussi ferme (ou paralysé...) au sein de son propre pays.
    S'agissant du Rwanda, je vous recommanderais d'être extrêmement méfiante à propos des informations reçues. Je comprends que le but de votre article était de mettre l'emphase sur l'histoire de Madame. Alors il serait peut-être bien de vous en tenir uniquement à cela.
    Mes hommages. »

  • Alain Bertrand
    Abonné
    samedi 27 décembre 2008 13h57
    Au niveau des racines...
    « «Si j'avais su que tu étais une rescapée, je ne t'aurais même pas engagée.» C'est ainsi qu'une vieille femme de Kabarore, un village du nord-est, justifiait de ne payer que la moitié de la somme convenue à une jeune femme qui, à dix ans, avait dû nourrir ses frères et soeurs qu'elle cachait dans les marais après le massacre de ses parents en 94 et qui continue à assumer seule les frais de leur éducation. Dans les régions éloignées, les vieilles haines se manifestent encore ouvertement et les trop jeunes professeurs payés 30 000 FRW (60 $ can) par mois sont le plus souvent le seul fer de lance du mouvement pour changer les mentalités au moins au niveau des enfants (que les adultes de la famille endoctrinent au quotidien). Il faut souligner le travail immense de la fondation Imbuto, mais il faudrait plus que ses budgets annuels de 70 000 $ par projet pour y arriver. Quand tous ceux et celles qui ont tant donné lors d'un tsunami naturel réaliseront-ils qu'ils pourraient avec une fraction du même montant empêcher le retour d'un tsunami humain autrement plus meurtrier ?
    Alain Bertrand, bénévole VSO à Nyamata »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    dimanche 28 décembre 2008 10h43
    Pour M. Lavallée et Mme Champagne: Se faire flatter l'émotion
    « L'effet du superficiel.

    Une des techniques de la désinformation ou du masquage da la réalité consiste à polir la surface en y faisant lustrer la cire émotive.

    Ce publi-reportage déguisé en nouvelle (sic) journalistique (sic), utilise cette technique.

    On constate l'efficacité de ce procédé par les commentaires de M. Mathieu Lavallée et Mme Marie Josée Champagne.
    Ces personnes, que je respecte et dont je respecte l'émotivité, sont le reflet de la majorité qui lit ces publi-reportages en n'ayant aucune idée de la réalité rwandaise.
    Elles restent avec le sentiment de bonté extrême et de courage déployé pour aider ces Africains honteusement exploités.

    J'invite les gens (et plus spécialement ceux qui partagent les sentiments de M. Lavallée et Mme Champagne) à lire attentivement les liens que j'offre et surtout celui que M. Pomerleau nous suggère:
    http://web.me.com/bernarddesgagne/Rwanda/Carnet_%C3%A9crit/Entr%C3%A9es/2008/12/22_Le_tribunal_des_vaincus.html

    Après avoir lu ce texte, relisez le publi-reportage de Mme Durand.
    Bien entendu Mme Durand fait du "human" avec des histoires personnelles de gens courageux, mais il n'en demeure pas moins que ces reportages "humans" ont pour objet de nous flatter l'émotion pour ainsi masquer la réalité qui n'est pas si simple et si "pure".


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    dimanche 28 décembre 2008 13h12
    M Noël et son chien idéfix...
    « "shakespearien", le nationalisme québécois avec gens de race pure, s'il vous plait. Ils font dans la culrure anglaise maintenant. Vous n'êtes pas devenu amérindien à ce que j'en sais, vous depuis la con-quêteuse colonialisation de l'Amérique du Nord...Cornélien comme dilemme. La culture Monsieur Noël ça sert à réfléchir, à ne pas dire de grosses conneries. Les premiers immigrants il y a 400 ans n'avaient pas l'accent de la campagne profonde lorsqu'ils arrivèrent au pays des indiens. Ils avaient même des accents très parisiens de l'époque ou terroir français mais comme vous souffrez d'un certain manque ou manque certain de connaissances, ou d'humanités comme à l'époque, vous ne pouvez pas savoir mon pauvre comment ils parlaient. Je connais des asiatiques qui parlent comme de vrais québécois du fin fond de la jungle où vive le peuple invisible mis de côté par vous autres les blancs purs de race. Vous n'avez jamais été mis au contact avec la civilisation française et son évolution du français jusqu'à l'époque moderne, et lorsqu'ils sont à l'étranger ces patits québécois asiatiques de race non moinspur que la votre (en restant québécois bien entendu), seuls les québécois les reconnaissent comme des québécois malgré qu'ils soient jaunes, noirs, verts, bleus foncé, rouges blanc ou couleur arc-en ciel. Si si si si c'est vtrai...Si on prend votre logique alors les français du 16/17ième siècle étaient donc québécois..."shakespearien" dites-vous? Merci pour le fou-rire. »

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