mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les organismes de charité sont préoccupés par l'état des marchés boursiers

La Presse canadienne   22 décembre 2008  Société
Le triste état des marchés boursiers préoccupe les plus importants organismes de charité du Canada, qui craignent que les dons en actions ne suivent la trajectoire à la baisse empruntée par les indices.

Au cours de la dernière décennie, les incitatifs fiscaux associés aux dons en actions ont valu des milliards de dollars d'actions en bourse aux oeuvres caritatives du pays.

En 2007, les donateurs canadiens ont versé pour environ un milliard d'actions ordinaires à des institutions telles que les universités et les hôpitaux, selon Malcolm Burrows, de Trust Scotia, qui conseille philanthropes et organismes de charité.

Des spécialistes estiment toutefois que le ralentissement économique mondial pourrait bientôt réduire à néant les contributions boursières. «Cette année, c'est presque inexistant», a affirmé M. Burrows. «Il y a une baisse significative, je dirais de probablement 80 %», a-t-il ajouté.

Depuis 1997, les Canadiens au compte en banque bien garni peuvent profiter de réductions d'impôts à la suite de dons en actions.

En 2006, le gouvernement conservateur a éliminé l'impôt sur les gains en capital découlant d'actions versées aux fondations publiques et organismes de bienfaisance enregistrés. L'an dernier, il a fait de même avec l'impôt sur les gains en capital tirés des dons faits aux fondations privées.

Les donateurs ne profitent pas seulement de réductions d'impôts, ils obtiennent également des crédits d'impôts. En raison de ces avantages, les contributions en actions ont augmenté de 160 % entre 1996 et 2007, a indiqué M. Burrows.

Mais alors que les Canadiens aisés tournent leur attention vers les besoins les plus pressants, les organismes de charité et les fonds de dotation vont encaisser de durs coups, prédit le spécialiste. «C'est un fait connu que les gens donnent lorsqu'ils estiment avoir des sommes en trop, lorsqu'ils se sentent à l'aise, et dans le contexte actuel, il n'y a pas beaucoup de ça», a-t-il observé.

Selon un organisme qui représente 1200 oeuvres de charité canadiennes, plusieurs d'entres elles partout au pays ont fait état d'une importante diminution des dons en actions. Dans certains cas, les dons aux fondations ont été mis en veilleuse, a indiqué Jocelyne Daw, vice-présidente de la mise en marché et de l'engagement communautaire chez Imagine Canada.

«De toute évidence, les gens ne vont pas faire des dons d'actions si leurs actions ont perdu la moitié de leur valeur», a indiqué Mme Daw depuis son bureau de Calgary.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009