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Un gigantesque «nuage brun» menace

Louis-Gilles Francoeur   14 novembre 2008  Société
Un nouveau méga-problème environnemental vient de faire son apparition sur l'écran-radar des gestionnaires onusiens de l'environnement, soit la présence d'un gigantesque «nuage brun» de pollution atmosphérique de trois kilomètres d'épaisseur, qui va de la mer Rouge à la Chine en englobant au passage l'Inde et les pays asiatiques riverains de l'océan Indien.

L'importance du phénomène des nuages bruns et de leurs impacts sur les ressources en eau et agricoles ainsi que sur la santé publique des pays d'Asie et de la péninsule arabe a été mise en relief hier par la publication d'une étude scientifique à laquelle ont participé des chercheurs de tous les continents dans un projet coordonné par le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Deux autres régions du globe se caractérisent aussi par l'omniprésence de gigantesques nuages bruns, soit le sud de l'Afrique et l'Amazonie. Les deux pays les plus développés de ces régions, l'Afrique du Sud et le Brésil, utilisent comme la Chine et l'Inde le charbon comme source d'énergie principale. En Chine, on construit depuis quelques années une centrale thermique au charbon de 500 MW par mois.

Des villes aussi importantes que Beijing, New Delhi, Karachi et Shanghai ont ainsi perdu à cause de ces nuages bruns entre 10 et 25 % de leur ensoleillement annuel, un effet de l'opacité croissante de ce gigantesque nuage de pollution attribuable aux mêmes causes que celles des changements climatiques, soit l'utilisation de combustibles fossiles dans les transports et les centrales thermiques, la déforestation, ainsi que la combustion incomplète de la biomasse.

Les particules émises par ces différents modes de combustion ont aussi des effets contraires sur l'évolution du climat qui risquent de confondre pendant encore des années les chercheurs.

En effet, dans certaines régions, la suie et les particules qui composent ces nuages bruns aggravent le réchauffement du climat car elles absorbent le rayonnement solaire avant de le libérer sous forme de chaleur. Par contre, d'autres particules très fines qui composent ces énormes nuages bruns, soit principalement les sulfates et certaines molécules organiques, ont plutôt pour effet de réfléchir la lumière solaire, masquant en partie le sol comme le ferait un parasol. À certains endroits, ces nuages bruns réduisent l'impact des changements climatiques de 20 à 80 %, mais localement.

Les constats des chercheurs des impacts de ces nuages bruns sur le climat penchent pour l'instant vers une aggravation générale des impacts du réchauffement climatique. La présence de ces nuages géants a contribué ainsi à la pollution des glaciers d'Asie et en a accéléré la fonte, comme ici au printemps quand la suie et les particules accumulées dans la neige la font soudainement fondre en quelques semaines.

Selon Achim Steiner, sous-secrétaire général et directeur exécutif du PNUE, un des mandats principaux de cet organisme est d'avertir la planète des dangers qu'elle court sur la foi de la meilleure science disponible, et «les nuages bruns vont définitivement apparaître désormais sur l'écran-radar de la communauté internationale à cause du rapport publié aujourd'hui».

Les premiers constats sur ce phénomène, publiés en 2002, ont suscité beaucoup de scepticisme dans la communauté scientifique. Certains y voyaient même une façon de combattre le réchauffement de la planète et on a même accusé les gouvernements d'avoir accéléré les changements climatiques en privant la Terre de son bon vieux parasol de pollution atmosphérique de l'après-guerre.

Des impacts complexes

Si l'Amérique du Nord et l'Europe s'en tirent assez bien avec leurs nuages bruns parce que les précipitations hivernales tendent à les faire disparaître, il n'en est pas de même en Asie où le phénomène est présent presque à l'année longue.

En Inde, globalement, le rayonnement solaire diminue d'environ 2 % par décennie depuis les années 60 avec une accélération sensible, au point de doubler, depuis 1980. En Chine, les premiers signes de réduction sensible de l'ensoleillement ont été notés dans les années 50, et la lumière y a décru de 3 à 4 % par année, et même davantage à compter des années 70, selon le rapport onusien. Une grande ville comme Guangzhou dans la région de Canton en Chine, a perdu 20 % de son ensoleillement depuis 1970.

Les particules qui forment ces nuages bruns semblent par ailleurs inhiber la formation des nuages de pluie et réduire leur fréquence à certains endroits. Dans certaines régions, l'effet réducteur de l'ensoleillement protège les villes et les campagnes d'un réchauffement.

Globalement, soutient l'étude publiée hier, la planète pourrait accuser une hausse soudaine et globale de 2 centigrades de la température terrestre. Ajoutée au 0,75 °C, cette hausse précipiterait l'humanité immédiatement au-delà de l'augmentation de 2 °C que les experts considèrent comme le seuil au-delà duquel le climat pourrait basculer dans la zone de l'irréversibilité et des réactions climatiques extrêmes.

Ce qui faisait dire hier aux gestionnaires onusiens du PNUE que réduire cette pollution immédiatement sans réduire simultanément les émissions de GES pour obtenir un effet de stabilisation pourrait avoir «un impact potentiellement désastreux» pour la planète.

Le phénomène est si important qu'il expliquerait pourquoi on note peu de changements dans le climat de l'Inde depuis les années 50 durant la saison sèche, soit de janvier à mai. Mais en même temps, l'absorption et le stockage de chaleur dans certaines particules expliquerait pourquoi les nuits dans ce pays continuent de se réchauffer, contrairement à la stabilité de la température diurne.

Par contre, ces tendances ne sont pas généralisées. Ainsi, le plateau tibétain et le nord de la Chine ont connu les plus fortes augmentations de température en Asie, alors que le sud et le centre de ce pays se sont refroidis de 0,1 à 0,3 °C par décennie.

La mousson que connaît chaque année les pays riverains de l'océan Indien pourrait changer son modèle de base à cause des nuages bruns, qui sont susceptibles de modifier la fréquence des pluies, la durée de la mousson, les températures de surface de l'océan et son taux d'évaporation, avec des conséquences économiques majeures, selon l'étude.

Depuis les années 50, la croissance du grand nuage brun asiatique expliquerait la décroissance d'environ 5 à 7 % constatée dans l'intensité et la durée de la mousson. Par contre, en Chine, le phénomène contribuerait aux pluies de plus en plus diluviennes et catastrophiques qu'on y enregistre parce que la présence de suie sur les glaciers en accélère la fonte, ce qui fait déborder tous les fleuves, qui y prennent leur source. Il en va de même en Inde et au Pakistan.

L'agriculture des régions asiatiques, qui regroupent la moitié de la population humaine du globe, ne sera pas épargnée par le phénomène parce que les concentrations croissantes d'ozone au sol, associées aux mêmes rejets polluants, réduisent la productivité des champs en synergie avec la baisse d'ensoleillement attribuable au méga-nuage brun.

Enfin, les particules ultrafines présentes dans les émissions industrielles à l'origine des nuages bruns sont réputées cancérigènes pour les population humaines des villes où se concentrent les principales sources d'émissions, ce qui suscite une aggravation sans précédent des maladies cardio-respiratoires.






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Vos réactions

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  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 01h08
    Encore un peu de temps...
    « ...et toute l'atmosphère impensable du film "Blade Runner" deviendra réalité. »

  • Pierre Ferron
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 02h13
    Tous les indicateurs sont au rouge...
    « Visiblement, notre espèce est en train de s'autodétruire, mais l'agonie s'annonce douleureuse; souhaitons que le septicisme constaté en 2002 se transforme en réalisme: il faut définitivement réduire notre consommation énergétique et ça presse. Pierre Ferron, agronome. »

  • Yves Côté
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 03h16
    La question qui se pose
    « Remarquez-vous que la question qui se pose est de moins en moins de savoir si notre espèce se fera disparaître elle-même, mais de plus en plus: par quel mécanisme déterminant cela finira par se produire ?
    Nous sommes en plein délire schizophrène universel d'omni-puissance humaine...
    Comme le diraient nos voisins du sud, que Dieu nous vienne en aide. Et au plus vite ! »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 08h12
    Qui veut d'un Plan Vert?
    « Le problème c'est qu'il n'y a pas de véritable volonté populaire pour prendre un tournant vert, taxer la pollution etc...comme on l'a vu aux dernières élections fédérales.

    Même le Parti Vert a manqué le bateau, en n'incitant pas les jeunes à tous se regrouper autour du Plan Vert de M.Dion , qui était notre seule chance CONCRÈTE de faire du progrès, et le projet de société le plus intéressant depuis des lustres.

    Les Libéraux devant l'indifférence de la population laisseront tomber le plan vert....et les canadiens auront manqué leur chance d'action concrète..il ne restera que la marginalité du Parti Vert qui a démontré son sectarisme et pour qui je ne voterai plus...nous aurons ce que collectivement nous méritons...très dommage, mais c'est cela la démocratie!! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 08h16
    Prière à la sainte récession
    « Une petite récession ferait du bien à l'environnement, une grosse en ferait encore plus. Prions, frères et soeurs, pour une moyenne récession qui nous délivrerait de la production de produits polluants. Amen et à la semaine prochaine. »

  • Rivard Stephane
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 08h24
    Bonjour besoin de leadeur et de rassembleur
    « Bonjour il y deux semaines à l'émission découverte la technologie charbon avec moins de 1% émission existe ici unniversité de laval. La compagnie volvo a développer un moteur essence avec moins de 1% émission de gaz à effet de serre... Nous avons besoins de gens rassembleurs en quelque part... »

  • Luc Bergeron
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 08h58
    Exploitation de la nature...
    « Tant et aussi longtemps que l'être humain sera capable d'exploiter l'homme sans vergogne, l'exploitation de la nature ne sera qu'un élément sans importance dans le calcul de la recherche du profit.

    Le mode de production capitaliste ne désire qu'une seule fin: le profit. Puisque que nous ne remettons jamais en question ce mode de production, il est tout à fait illusoire de penser que nous allons pouvoir sauver la nature.

    Il est encore plus illusoire de croire qu'un parti politique ouvertement capitaliste, qui soutient cette quête sans fin de la recherche du profit, puisse entreprendre sérieusement un virage vert. »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 09h02
    Un peu de rigueur...s.v.p. C.Pelchat ..tahcl@axion.ca.
    « Messieurs les scientifiques,serait-il possible, pour réussir votre propagande,d'accorder vos violons.À lire vos prévisions
    alarmistes,on dirait que personne parmi vous ne sait compter ou au moins exposer les choses clairement.
    EXEMPLE:Paragraphe onze (deuxième dans DES IMPACTS COMPLEXES)
    ``EN CHINE,LES PREMIERS SIGNES DE RÉDUCTION SENSIBLE DE L'ENSOLEILLEMENT ONT ÉTÉ NOTÉS DANS LES ANNÉES CINQUANTE ET LA LUMIÈRE Y A DÉCRU DE 3% À 4% PAR ANNÉE ET MÊME DAVANTAGE À COMPTER DES ANNÉES 70...``
    Les petits amis,ce n'est pas de cette facon que
    vos théories vont poigner.Un calcul élémentaire: 3% de réduction annuelle de lumière durant 58 ans fait 174% de réduction totale;donc,en Chine,il fait noir tout le temps depuis déjà plusieurs années...
    Je ne comprends pas que si ont fait des manchettes sensationnelles avee de gros nuages bruns,le public ne soit pas en mesure d'en voir des photos aériennes ou satellitaires.Vraiment,on veut nous garder dans le noir.
    Et puis,comment concilier qu'en même temps qu'il y a réchauffement planétaire dû aux gaz à effet de serre,il y ait simultanément refroidissement de l'air avec des nuages bruns remplis de particules qui ralentissent(de 3 à 4% par année)les rayons solaires ? À moins que les deux effets ne s'annulent en tout ou en partie tel qu'on le voit souvent en physique. À moins que le tout soit dû à un ralentissement
    scientifique...ou intellectuel dont on n'a pas encore commencé à mesuré les effets. Réveillez-vous ,les petits gars,et allumez vos lumières;il fait pas mal sombre dans vos théories.
    C.Pelchat
    Lac-Mégantic »

  • Isabelle Gélinas
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 09h03
    La peur
    « À lire ce genre de mauvaises nouvelles, la peur me prend souvent au corps. Devant elle, deux options s'offrent à moi: agir ou me cacher la tête dans le sable. Malheureusement, il semble que c'est cette seconde option qui l'emporte chez mes semblables... »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 09h13
    Tragédie...
    « Crises, guerre, pollution, dictateurs, jet-set, pipolisation de la société, nuage couleur caca, essence cher pas cher, éducation, programmes sociaux, Tsunami, tremblement de terre, cancer, obésité, OGM, 4X4, cellulaire qui grille le cerveau, du métal lourd dans le vin et l'eau, les politiques sans imagination sauf pour avoir le pouvoir, rareté des poissons mais explosion des restaurants Sushi, éducation , santé, trafic d'organes, drogues afghanes partout dans le monde,corruption et arrivisme politique...Et encore, et encore et encore...Quel monde nous offre-t-on? Il n'y a que l'argent qui n'est pas sale. Étrange? Dire que je croise des enfants à l'école ou en chemin avec les miens et je les vois plein de sourire, de joies, d'énergies, de plaisir, d'attentes, de rêves, de taquineries. Nous sommes en état de décomposition avancée et je ne sais pas comment le leur dire. Y-a-t-il une planète où l'homme n'a pas encore mis les pieds et qui serait vivable juste pour sauver nos enfants? Chaque matin lorsque je les réveille, je vois leur beau sourire et leurs bras s'étirer vers nous pour un beau bisou matinal pour dire bonjour. Leurs rêves sont beaux mais leur réalité est minable et pauvre, salie de pollution. Ils ne savent pas encore que je vais commencer l'épreuve matinale, celle de m'informer en lisant le journal où toutes les calamités du monde sont consignées tous les jours avec des articles qui s'étonnent du pourquoi de l'abstentionnisme en politique citoyenne, de notre cynisme et des yeux bien tristes et si démoralisés quand on tourne en Off l'ordinateur. Nos enfants sont à l'école pour être prêts pour leur avenir qui ne viendra pas car demain ce sera pire qu'aujourd'hui, c'est ce que nous comprenons encore une fois à lire cet article. les petits princes et princesses sont bien démunis. »

  • lise jacques
    Abonnée
    vendredi 14 novembre 2008 09h14
    Il ne nous reste que peu de temps!
    « "Quand le dernier arbre sera abattu,
    la dernière rivière empoisonnée,
    le dernier poisson capturé.

    Alors seulement vous vous apercevrez
    que l'argent ne se mange pas."

    Prophétie amérindienne Cree.


    Oui! tous les clignotants sont au feu rouge! Oui! Cela va prendre des rassembleurs au niveau international, pour que des leaders représentants de chaque pays travaillent ensemble dans la même direction. Notre survie en dépend!

    Non! L'aregnt ne se mange pas...Que nos dirigeants y réfléchissent avant de prendre des orientations concernant toutes leurs décisions qui ont toujours des répercussions sur l'environnement...Mais à nous d'élire autrement! Pourquoi voter toujours pour ceux qui ignorent les vrais problèmes? Nous avons une responsabilité nous aussi comme citoyens, votons autrement! »

  • Amadeus Olivier
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 09h30
    Surtout, n'arrêtons pas de consommer !
    « Citoyens, pour ceux à qui le chapeau fait, continuez, je vous prie, à utiliser votre voiture tous les jours pour vous rendre au travail. C'est un geste parfaitement normal, responsable et socialement acceptable. Persistez, au nom du bien commun, dans ce mode de vie bien banal -banlieu-bagnole-, quoique fatal à long terme, car vous ne faites pas partie du problème, c'est bien connu. Et surtout n'arrêtez jamais d'encourager les gouvernements qui, comme vous, ne veulent rien faire et pense que la solution est chez le voisin. Lorsqu'il s'agit de notre bien, les conservateurs sont nos amis. Finalement, comme le disait W., grand penseur de ce siècle, il ne faudrait surtout pas changer nos modes de vie et imposer des mesures drastiques, notre économie et notre confort imbécile mais douillet risquerait d'en être affectée. »

  • Sarah Chabot
    Abonnée
    vendredi 14 novembre 2008 09h59
    En réponse à M. Bousquet
    « Je suis franchement d'accord... que nous avons besoin d'un sérieu ralentissement économique. Mais je ne crois pas qu'une récession soit une bonne nouvelle pour l'environnement.

    En effet je crois que ce sera une autre défaite de notre gouvernement pour justifier son inaction!

    En espérant qu'au sud, ils vont adopter une autre attitude... plus vertement progressiste. Nos leaders n'auront d'autre choix que de suivre la vague Obama. »

  • marcel vinet
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 10h13
    le nucléaire....
    « y a t il a l université une spécialisation qui consisterait a investir dans l intelligence nucléaire...des centrales atomiques sous terre ,c est pas dangereux pour nous et les déchets radioactifs envoyés sur la lune,plus de probleme d énergie pour le faire...la lune deviendrait alors la poubelle des déchets radioactifs de la terre mais la terre continuerait a vivre...Marcel »

  • Jean Desrosiers
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 10h36
    Connaître certaines technologies
    « Pour M. Francoeur

    Je pense que votre discours n'est pas à niveau concernant les technologies alternatives; en particulier celles qui traitent le charbon.
    Saviez-vous, qu'ici au Canada, au Québec en particulier et à l'U. McGill plus précisécment, nouas avions un Institut dont les recherches et activités étaient orientées vers les solutions alternatives surtout en regards des énergies et ce, depuis 1947 !!! et on parlait déjà à cette époque, non pas de changement climatique, puisque nous en ignorions même la notion à cette époque, mais nous parlions, dans les années '60 de pénurie possible des énergies fossiles. Cet institut avait développé des solutions solaires et éoliennes dans les années '70, bien avant le choc dit pétrolier .... autrement dit, le Canada était loin, très loin même en avant de tout le monde dans ces domaines. Mais tout le monde l'ignore, et continue de le faire d'ailleurs, y compris vous probablement.
    Comme toute bonne chose a une fin, l'Institut Brace a fermé ses portes pour des raisons, à mon avis politique, car probablement ses idées et avancées techniques "dérangeaient" probablement la bonne société et surtout des politiciens, (et certains journalistes........ et je ne sais si je vous y inclu...) toujours est-il, que maintenant, ils disent à peu près n'importe quoi.....
    Pour vous dire, connaissez-vous les technologies sur le "clean coal" ?
    Ça fait 11 ans, bien sonnés que nous, les "anciens" avons développé une technolgie (un réacteur) qui abaisse à 99,7% les émissions des GES issu des émanations du charbon....(les test sont disponibles (Ressources et environnement Canada)..
    Bon, je sais bien, pour être bien placé merci que c'est encore de l'énergie fossile, mais comme vous dites, IL FAUT FAIRE QUELQUE CHOSE et ce quelque chose, nous l'avons déjà ici même à Montréal, mais il y toujours un journaliste ou un politicien qui, dès qu'on parle de charbon, il se bouche le nez et rejette d'emblée toute discussion et finalement, affiche son ignorance...
    La question n'est pas de savoir si une technologie existe, nous l'avons (le brevet date de 1997), mais est-ce que nous sommes assez intelligents pour utiliser ces solutions ???

    ET arrêter de dire n'emporte quoi au sujet du charbon quand, manifestement, vous n'en savez strictement rien........

    et si vous avez le courage d'ingestiguer sur le "charbon propre" et si vous avez encore une certaine curiosité.... mon équipe et moi pourrions vous surprendre........
    Quel risque prendrez-vous ? vous ne serez pas à court d'arguments,,,,,,, et peut-être nous non plus.

    Jean »

  • Bourassa Pierre
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 10h57
    Nous avons réussis à ''dominer'' la nature
    « L'évolution comme nous l'appellons, ne semble pas au rendez-vous pour notre espèce en tout cas.Notre conscience collective ne fait pas le poid face à l'avidité du gain et l'absence de réflexion.Et que dire de The great garbage Patch in the Pacific grande comme l'État du Texas(j'aime bien qu'ils aient choisis cet état à tître de mesure...)

    http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=210

    On en entend pas beaucoup parler de celle-là dans les médias.

    Ni de la pétion déposée à l'assemblée nationale pour obliger l'industrie à recycler au même tître que les particuliers.

    http://www.quebechebdo.com/
    article-114186-Depot-dune-petition-pour-le-recyclage-obligatoire.html

    Juste penser que les ''personnes-morales'' n'ont pas d'obligations en ce sens nous donne une idée des enjeux véritales dirigeant notre planète. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 11h11
    Réponse à Mme Sarah Chabot
    « Chaque nouvelle chose apporte du bien et du mal incluant une récession. C'est le Yin et le Yang. :a course capitaliste à Toujours plus, plus, plus, plus, plus vite va finir par nous entrer dans le mur. Allons-y plus lentement, on est pas si pressé, après tout. »

  • Sylvain Roy
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 12h21
    Une autre sirène inaudible...
    « Quelle désolation, j'ai l'impression que plus personne n'entends les sirènes qui hurlent les détresses qui assaillent notre pauvre planète. Mon p'tit Antoine (3 ans), ou son p'tit frère Simon (1 an), méritent-ils un héritage aussi sombre (ou aussi "brun")? Certainement pas! Chose certaine toutefois, ils méritent de vivre et de voir l'arc-en ciel se perdre au bout de leur regard. J'espère simplement que tous les p'tits Antoine et les p'tits Simon de ce monde réussiront à atténuer les absurdités léguées par leurs prédécesseurs. Je ne demande pas qu'ils nous pardonnent, cela serait indécent et, décidément, trop égoïste encore une fois.

    Signé un homme qui aurait aimé garder son coeur d'enfant plus longtemps... »

  • Bourassa Pierre
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 15h47
    2 poids 2 mesures
    « À l'occasion de la reprise des travaux parlementaires, le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED) demande au gouvernement libéral qu'il promulgue une loi qui rendrait obligatoire la récupération dans le secteur industriel, commercial et institutionnel (ICI).
    http://www.montrealexpress.ca/article-46191-Une-petition-pour-appuyer-le-recyclage-obligatoire.html

    En plus des déchets propres à l'industrie aux commerces et aux sociétés d'État,nous oublions que les employés qui y travaillent génèrent eux-mêmes une quantité annuelle phénoménale de déchets pouvant être recyclés à partir des lieux du travail.Multipliez par le nombre d'employés présents chaque jour par le nombre de canettes de liqueures,cartons de mets congelés,cartons de litres de lait etc. etc... multiplié par 365,cela donne un volume gigantesque de produits qui vont aux déchets et ne sont pas recyclés donc perdus,parce que les lois ne forcent pas l'industrie,les commerces ou les Sociétés d'État à recycler comme c'est le cas pour les simples particuliers que nous sommes.2 poids 2 mesures.

    http://www.montrealexpress.ca/
    article-46191-Une-petition-pour-appuyer-le-recyclage-obligatoire.html »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 16h02
    Kyoto doit inclure la pollution de l'air pour réduire le nombre de décès
    « Nous avons besoin d'une approche globale entre Kyoto et la pollution de l'air, la seule solution pour ne pas augmenter les maladies et les décès relié à la pollution de l'air. Malheureusement ce sont des dossiers (et scientifiques) compètement séparés.
    La maladie et décès sont directement relié aux particules fines (PM 10 et PM 2.5)Les plus grands responsables sont: après le charbon, la combustion du bois, le diesel et les moteurs à deux temps.
    La comparaison entre le Québec et les autres provinces canadienne est que c'est au Québec ou nous avons réduit le plus de gaz à effet de serre par contre c'est au Québec ou nous avons le plus de pollution de l'air relié à la combustion du bois et du diesel. Les PM 2.5, sont plus nocives que les PM 10 car elles entrent plus facilement dans les poumons et elles sont vecteurs des autres polluants dans l'air. Au Québec 48% causé par la combustion du bois et le transport 17% dont 14% les camions diesel, les champions au Canada.
    Ce que l'on ne dit pas: Chauffer au bois pendant 60 heurs avec un poêle certifié émet autant de PM 2.5 qu'une année automobile ayant parcouru 18 000 kilomètre et quelques heures de plus pour les poêles à granules et avec une combustion lente c'est 9 heures. Ce sont des sources fixes qui cause beaucoup de smog localement.
    Les retombées de PM affectent en plus la contamination des légumes de jardin, le gras animal et les oeufs, le sol et l'eau et partout dans l'environnement même dans les maisons voisines elle s'infiltent.
    Le gouvernement Charest M. Béchard refusait l'an dernier que soit règlementer par le fédéral, des normes plus stricte d'émissions pollution de l'air et a orienter les pouvoirs dans le but de favoriser la combustion du bois même pour en faire de l'électricité. Tout ça derrière baisse des GEZ ou énergie verte (MAIS SALE.)
    Ce qui semble acceptable ce sont les énergies; hydroélectricité, éolienne, solaire et géotherique point. »

  • Georges Léonard
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 20h59
    @ Cécilien Pelchat
    « Supposons que l'ensoleillement soit de 100 en 1950, en 1951 on a une baisse de 3%, donc on a 97% de l'année d'avant, soit:

    1950 -> 100
    1951 -> 100 * .97 = 97

    L'année suivante, encore 3% de baisse, soit encore 97% de la valeur précédente, donc:

    1952 -> 97 * .97 = 94.09 (ou 100 * .97 * .97)

    Donc au bout de 58 ans, ça donne:

    2008 -> 100 * (.97)^58 = 17.09

    Donc 58 ans de reduction de 3%, ça donne en gros 83% de perte (100 - 83 = 17) et NON PAS 174% comme vous le dites.

    Et c'est vous, n'est-ce pas qui traiter les scientifiques avec condescendance, parce qu'ils ne savent pas compter, ha, ha, ha.

    Eh, oui, je suis ingénieur, et c'est pourquoi qu'on ne laisse pas des gens comme vous calculez les structures d'avions chez Canadair.... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 14h14
    Un méga problème d'îlot de chaleur urbain hors de l'arnaque kyotienne
    « La concentration humaine dans ce coin de la planète est telle qu'il s'est formé un îlot de chaleur urbain (ICU) appuyé par de nombreuses études mais toujours niées par le GIEC comme facteur important de pollution atmosphérique.

    Il n'est pas rare que les villes et leurs alentours immédiats soient plus chauds de quelques degrés par rapport aux campagnes environnantes. Cette urbanisation s'inscrit dans le cadre général des forçages liés aux usages du sol. Une étude chinoise suggère qu'elle représente une part prépondérante dans le réchauffement récent constaté sur des stations de référence du réseau météorologique national.

    L'influence des ICU tient à divers facteurs combinés comme la chaleur sensible dégagée par les chauffages ou les lumières, les changements d'albédo dues aux matériaux de construction, les modifications de composition atmosphérique locale, etc. De nombreuses études ont documenté ces ICU dans le monde.

    Dans son dernier rapport 2007, le GIEC assure que « les effets des ICU sont réels, mais locaux, et ont une influence négligeable sur les valeurs [de hausse] (moins de 0,006°C par décennie sur les terres et zéro sur les océans ». Le chiffrage est remarquablement précis : six millièmes de degré par décennie, six centièmes par siècle. Alors que les marges d'erreurs des bases mondiales de référence sont de l'ordre du dixième de degré, même aujourd'hui, et atteignent facilement +/-0,2°C au début du siècle, lorsque le monde était bien moins peuplé et urbanisé. Le simple fait que le GIEC évalue une influence de l'ordre de 0,06°C sur un siècle, alors même que les très étudiés forçages anthropiques varient encore du simple au quadruple, est assurément une prouesse donnant à réfléchir.

    Cet avis sur le rôle négligeable des ICU ne semble cependant pas partagé par G.Y. Ren et ses trois collaborateurs appartenant tous à l'administration météorologique de la République de Chine populaire.

    Référence
    Ren, G.Y. et al. (2007), Implications of temporal change in urban heat island intensity observed at Beijing and Wuhan stations, Geophys. Res. Lett., 34, L05711.


    Maintenant que les sceptiques ont dégonflé les ballons kyotistes, voilà que les écolos arrivent aux vrais problèmes de pollution. Ici, ils militent contre l'étalement urbain qui permet d'aménager des îlots de verdure et de diminuer la concentration de la population comme cela existe en Chine et aux Indes et au Brésil, trois pays qui n'ont pas signé le protocole de Kyoto, cet arnaque pour soutirer de l'argent et faire chanceler l'économie mondiale. Mais avec les alarmistes on n'est pas à un paradoxe près...

    Oui, il y a un problème de pollution de trop concentrer les humains. On est assez loin de « l'influence négligeable » martelée par le GIEC dans son quatrième rapport comme dans le précédent qui sont l bible kyotiste des alrmistes du climayàt et des médias biaisés. Faudrait savoir si ces messieurs, dames, les alarmistes sur quel pied on danse. Entre temps on gaspille des $$$ vertes dans des lubies sans issues. De plus en plus, on passe de l'exagération à la réalitré, crise financière aidant... »

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