mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 17h25


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Un entrepreneur de Repentigny veut mettre le couvercle sur le Stade

Fabien Deglise   3 octobre 2008  Société
Pierre Jutras a présenté une maquette de la structure qu’il a développée pour régler les problèmes du toit du Stade olympique.
Photo : Jacques Nadeau
Pierre Jutras a présenté une maquette de la structure qu’il a développée pour régler les problèmes du toit du Stade olympique.
Alors que Québec se prépare à donner son aval pour le remplacement du toit du Stade olympique de Montréal, un entrepreneur de Repentigny a décidé hier de jouer une nouvelle fois les trouble-fête. Pierre Jutras, de la firme Aérolande, estime en effet que la Régie des installations olympiques (RIO) fait fausse route avec le projet retenu de SNC-Lavalin. Il demande aussi au gouvernement de prendre connaissance de sa nouvelle solution, aussi fiable et surtout moins coûteuse, estime-t-il.

«Je ne veux pas que le processus d'appel d'offre soit repris depuis le début», dit M. Jutras qui hier a dévoilé une maquette de son projet au Bain Mathieu, à Montréal. «Je souhaite simplement que les gens qui se préparent à donner le feu vert au projet de SNC-Lavalin aient devant eux tous les scénarios possibles.»

Designer en architecture textile, M. Jutras se bat depuis des années pour imposer le couvercle qu'il a imaginé pour le Stade olympique: il s'agit d'une structure autoportante qui s'inspire fortement de celles qu'il a bâties dans les dernières années en Corée du Sud et au Japon, où l'entreprise a plusieurs clients. Composé de deux membranes séparées par de l'air et reposant sur un filet, ce dôme souple vise à remplacer la toiture défectueuse construite par la firme Birdair en 1999 et qui depuis nuit au bon fonctionnement du bâtiment.

Le projet d'Aérolande a été soumis, en collaboration avec Pomerleau, à la RIO lors de deux appels de candidatures orchestrés en octobre 2004 et février 2005. Il a toutefois été recalé, et ce, en raison «d'une grille d'évaluation inéquitable [qui] frôlait l'absurde», estime le chef d'entreprise. Depuis plus de deux ans, il livre d'ailleurs sur Internet (www.toitdustade.ca) les détails techniques de sa structure aéroportée et demande même aux ingénieurs du Québec, architectes, politiciens et universitaires d'en prendre connaissance pour lui prouver qu'il ne s'agit pas «d'une solution fiable, durable, sécuritaire et économique» dont le Stade, aux prises avec des problèmes récurrents de toiture depuis 1976, a besoin.

Joint par Le Devoir, la RIO a réitéré hier son intention d'aller de l'avant avec le projet de toit que lui a soumis SNC-Lavalin. «Nous sommes très avancés dans le processus, a indiqué Sylvie Bastien, porte-parole de l'organisme. Il n'est pas question de rebrousser chemin.»

La régie dit d'ailleurs avoir reçu le «projet technique» de la firme d'ingénierie. Le document «tient techniquement la route», affirme Mme Bastien. La RIO dit attendre désormais la «proposition financière» afin de faire ses recommandations au ministre du Développement économique, qui est le seul à pouvoir donner le coup d'envoi des travaux de construction.

Rappelons que selon le cadre établi par le gouvernement du Québec et la RIO, le nouveau toit du stade va rester la propriété et la responsabilité du constructeur pendant 25 à 30 ans. La Régie sera locataire de sa toiture. Le remplacement proposé par SNC-Lavalin pourrait coûter près de 175 millions de dollars, estime Pierre Jutras, contre 25 millions pour sa solution, qui ferait donc «épargner 150 millions du contribuable», a-t-il conclu hier.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Richard Brin
    Inscrit
    vendredi 3 octobre 2008 05h31
    couvercle du stade
    « le stade devrait etre demolit avec le manque de fumeur il n'aura pas les moyens de payer.
    quand un elephant a le cancer on le pique faite la meme chose avec notre elephant blanc
    depuis qu'il est batit qu'il coute cher. si vous voulez vous rappeler le maire drapeau aller au cimetiere.
    richard brin ste-adele »

  • Anne Elisabeth Selles
    Inscrite
    vendredi 3 octobre 2008 09h07
    toit du stade en or massif ???
    « à qualité et durabilité égale, pourquoi ne pas choisir celui qui nous ferait économiser 150 M$ ??? pour avoir longtemps travaillé dans les entreprises qui faisaient des appels d'offres, c'est comme cela que ça se passe. y aurait-il une sombre histoire de pot-de-vin la dessous encore ? »

  • André Brière
    Inscrit
    vendredi 3 octobre 2008 11h48
    Pourquoi pensez-vous que l'essence est chere
    « Lorsqu'un gouvernement ne peut controler ou limiter les prix il n'est pas surprenant qu'il va de l'avant avec un toit à 175$M plutot que la soumission de Laval à 25$M. L'économie de 150$M serait beaucoup plus utile injectée dans la santé ou l'éducation plutot que dépenser à tort pour un éléphant blanc qui finalement n'est pas utilisé. À mon avis il y a quelqu'un qui fume de gros cigares parmi nos chers élus. Rappelez vous Mathers qui s'est fait construire une petite cabane en béton de 1$M à St-Hypolite avec le 'surplus présumé'de matériel du stade. Tant qu'à y etre pourquoi ne pas demander à Tallibert de nous refaire la meme cochonnerie que l'original.

    André Brière »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    vendredi 3 octobre 2008 17h21
    Le stade Olympique de Montréal
    « Je ne sais pas c'est quoi la solution, mais solution, il y a. Faudrait arrêter de dénigrer notre stade Olympique. Réglons le problème du toit, et servons nous de notre stade comme il se doit ... »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
4 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009