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Les pluies acides rongent toujours les forêts

Louis-Gilles Francoeur   3 octobre 2008  Société
Selon les écologistes, le problème des changements climatiques a occulté celui des pluies acides, qui est pourtant encore bien réel.
Photo : Agence Reuters
Selon les écologistes, le problème des changements climatiques a occulté celui des pluies acides, qui est pourtant encore bien réel.
Selon une étude du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), la «charge critique d'azote est dépassée ou presque dans toutes les régions du Québec», ce qui réduit la croissance des forêts, frappe à nouveau les lacs et leur faune et contribue, dans une mesure indéterminée, aux proliférations d'algues bleu-vert.
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  • Normand Desjardins
    Abonné
    vendredi 3 octobre 2008 01h10
    Comme si on avait besoin d'un argument de plus...
    « ...pour faire comprendre à l'industrie forestière et à ses ingénieurs qu'un arbre a plus de valeur debout et bien enraciné que coupé en 2x4 et en planche.

    Exigeons tous ensemble le retour de la publicité d'Hydro-Québec montrant l'abattage d'un bouleau pour inciter les gens à éviter le gaspillage inutile de papier. Cette publicité qui a été retirée à la demande de l'industrie forestière et de notre gouvernement. Une pub jugée trop néfaste pour l'image de l'industrie des raseurs de forêts et de leur ministre.

    Cessons d'agir en pays du tiers-monde en détruisant notre environnement pour quelques dollars. Utilisons le bois intelligemment et ajoutons-y de la valeur en le transformant chez-nous. Il y a un embargo sur le bois d'oeuvre mais pas sur les meubles, ni les maisons pré-fabriquées, ni les pieces de bois spécialisées et pré-usinées. Et voilà... coupons moins de forêt, développons des spécialités, faisons plus d'argent. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    vendredi 3 octobre 2008 15h07
    C'est scandaleux
    « Il est plus que temps que la gent politique s'ouvre les yeux.Que plus de la moitié du territoire voit sa productivité menacée cela est inquiétant.

    Il y a de quoi remettre en question plusieurs de nos comportements vis-à-vis la terre et les ressources.

    Il est inquiétant qu'un spécialiste en pêche doive se la fermer du fait que ses observations sur les effets néfastes des pluies acides dérangent. »

  • Jean Laflamme
    Abonné
    vendredi 3 octobre 2008 17h15
    Un besoin urgent de combattants lucides
    « Dans les années 70 on a découvert la pollution locale provenant des cheminées et des automobiles (oxydes d'azote et de souffre, ozone troposphérique). Dans les années 80 la pollution est devenue régionale et continentale en raison du tranport atmosphérique des polluants. On a commencé à s'entendre entre voisins. On a alors été distrait par une nouvelle pollution, la réduction de l'ozone stratosphérique, un premier problème golbal réglé temporairement par les industries et les États. Ce n'était qu'un début, car un autre problème global est apparu. Trop de CO2 s'accumulait dans l'atmosphère, dans les océans et dans le sol. C'était trop. On a commencé par nier le problème et par décrier les scientifiques. Pour faire simple on a ajouté le CO2 sur la liste des polluants locaux ou régionaux. Par bonne conscience chacun a commencé à recycler ses journaux qui sont maintenant livrés en auto. Les écologistes sont fatigués de crier au loup. La pollution locale est toujours là avec en prime les fumées des poêles à bois. Les pluies acides n'ont pas disparues. L'ozone stratosphérique a été sauvé de justesse, un sauvetage fait augmenter les gaz à effet de serre. Les citoyens ne savent plus où donner de la tête, car il constate dans sa propre cour une perte de bio-diversité ...même les chats seraient une espèce en perdition car la chatte de les retrouve plus..même avec une approche territoriale..
    Jean N Laflamme, Saint-Bruno-de-Montarville
    jean.nlaflamme@videotron.ca »

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