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Entente sur l'eau des Grands-Lacs - L'approbation des Américains est presque acquise

Louis-Gilles Francoeur   26 septembre 2008  Société
Le pont Bluewater qui relie Sarnia, en Ontario, à Port Huron, au Michigan. À l’horizon, le lac Huron.
Photo : Agence Reuters
Le pont Bluewater qui relie Sarnia, en Ontario, à Port Huron, au Michigan. À l’horizon, le lac Huron.
L'approbation de l'entente sur la protection des Grands-Lacs et du Saint-Laurent par les deux Chambres du Congrès états-unien a provoqué un immense soupir de soulagement hier du côté de Nature Québec où on y voyait un «développement historique».

Selon le porte-parole du groupe environnemental, Marc Hudon, il ne manque plus sur le document que la signature du président George Bush, lequel s'est engagé publiquement à la ratifier au nom de l'Exécutif des États-Unis.

L'Entente sur les ressources en eau durables du bassin des Grands-Lacs et du fleuve Saint-Laurent n'a toutefois pas la valeur d'un traité international entre pays souverains car elle est signée par les huit États riverains et, séparément, par le Québec et l'Ontario.

Dérivation exclue

Ce qui a valeur vraiment légale est la version états-unienne, le «pacte sur l'entente», signé par les huit États riverains et entérinée par le Congrès et bientôt par la présidence. Ces deux approbations vont exclure la possibilité que Washington utilise ses pouvoirs constitutionnels prépondérants pour tenter de renverser l'entente en autorisant, par exemple, des dérivations d'eau des Grands-Lacs vers des États du Midwest. Le «pacte» légal signé par les huit États riverains exclut les dérivations hors bassin.

Du côté canadien, le texte de l'entente, qui reprend mot à mot le pacte intervenu entre les États riverains, n'a même pas la valeur d'une entente fédérale-provinciale liant Ottawa, le Québec et l'Ontario, car le gouvernement Harper s'est abstenu de l'entériner. Le Québec est par contre décidé à lui conférer force de loi ici par l'adoption du projet de loi 92, présentement à l'étude en commission parlementaire.

Pour Marc Hudon, ces ententes augmentent la sécurité d'approvisionnement en eau du Saint-Laurent parce qu'elles permettent au Québec d'avoir un portrait factuel annuel des prélèvements d'eau dans les Grands-Lacs en contre-partie de son obligation de faire rapport lui aussi.

«C'est primordial aussi parce que ça donne au Québec un droit de regard sur ce qui se passe en amont en échange de leur droit de voir ce qu'on fait avec nos propres eaux, ce qui pourrait bien accélérer quelques dossiers ici, comme les pertes d'eaux des aqueducs municipaux d'ici», précise Marc Hudon.






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  • André Bouthillier
    Abonné
    vendredi 26 septembre 2008 02h27
    On nous fait des accroires! Pire on nous ment!
    « Un grand jour pour les négociateurs de cette entente. Ils pourront mettre cette démarche dans leur curriculum vitae. Quant à nous les citoyens? Rien du tout! Voici pourquoi. Tant que l'entente n'est pas signée par le président états-unien et tant qu'il n'est pas signé par le gouvernement fédéral qui est le gestionnaire des eaux limitrophes des Grands Lacs au Canada, elle ne peut trouver application. Mais l'arnaque de tout cela, c'est qu'il n'y a aucune clause de recours d'un État contre l'autre. Malgré qu'il soit écrit qu'il ne peut y avoir de dérivation d'eau, si le Wisconsin en a besoin pour alimenter des nouveaux quartiers résidentiels, il le fera. Personne ne pourra rien dire...le texte ne contient aucun recours. Je vois d'ici Jean Charest dire au gouverneur du Wisconsin... Hey Chum stop that!... la réponse viendra vite...phoque you!

    Leçon à tirer de l'événement: Une entente fusse-t-elle entre deux États, si elle ne prévoit pas de moyens de recours ou de tribunaux pouvant trancher les litiges, l'entente ne vaut pas le papier sur lequel elle est écrite. Quant aux signataires....Des bouffons manipulateurs de population. »

  • Marjolaine Beausoleil
    Inscrite
    vendredi 26 septembre 2008 06h15
    entente sur l`eau des grands lacs
    « Il faut faire attention à chaque mots dans une entente...il y a surement un hic quelque part....je ne crois pas à la bonne volonté des américains....ils pensent surement à quelque chose d`autre que nous ne voyons pas venir pour l`instant....s`ils veulent de l`eau, ils viendront en chercher. marjolaine1007@hotmail.com »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 26 septembre 2008 11h09
    Qu'on en parle: c'est le temps !
    « Je partage tout-à-fait la conclusion de monsieur Bouthillier et il est temps que la campagne aborde le sujet. Monsieur Duceppe, c'est un enjeux majeur pour le Québec ! Et que dire aux médias ? Braquez vos projecteurs la-dessus !

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 26 septembre 2008 11h13
    Une entente bidon
    « Les grands Lacs et le St-Laurent est propriété de pays pas d'états ou de provinces. Seuls Washington et Ottawa peuvent décider et ont juridiction sur les cours d'eau. On devrait savoir ca avant d'avancer n'importe quoi.

    Que les émissaires provenant des terrains riverains soient pris en charge par les comitrés des bassins versants est suffisant et conforme aux juridictions provinciales de préservation de l'environnement. Mais les écolos ont la man<e de tout mêeler sans rien régler...

    Avant de vouloir tout régenter, il serait bon d'accélérer la réfection des infrastrutures des municipalités comme les aqueducs et les égouts. On rendrait service à la qualité de l'eau des cours d'eau. Il est mieux de faire des pas un à un que de pactiser des ententes bidons. Mais quand on veut tout régler en même temps. on mêle tout sans régler rien.

    Quand à la loi 92, le Québec cherche à installer une nouvelle taxe sur l'eau ou redevances de consommation, afin de colmater les trous dans le budget dont 40% provient de transferts fédéraux. On trouvera peut-être 45 millions pour nos artistes souverainistes chialeux et gatés qui font de la partisanerie politique en pleine campagne électorale.

    Ne soyons pas surpris que le prochain gouvernement sera moins entiché de répondre à leur revendications car ce ne sera pas le bloc qui sera au pouvoir mais Harper. Les artistes ont choisi de retournber dans les estrades... »

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