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La démission de Gaétan Frigon - Le président de Loto-Québec a pris sa décision seul, dit Landry

Kathleen Lévesque   15 février 2003  Société
Hier encore, Bernard Landry ne tarissait pas d’éloges au sujet de Gaétan Frigon.
Photo : Jacques Nadeau
Hier encore, Bernard Landry ne tarissait pas d’éloges au sujet de Gaétan Frigon.
Le premier ministre Bernard Landry a soutenu hier que le président démissionnaire de Loto-Québec, Gaétan Frigon, n'a pas été forcé de quitter ses fonctions et que la vérification administrative concernant des allégations de conflits d'intérêts se poursuit.

En marge d'un discours qu'il a prononcé sur la conciliation travail-famille devant la Jeune chambre de commerce de Montréal, M. Landry s'est dit déçu par le départ de M. Frigon. «Quel gestionnaire! Je l'avais embauché après avoir fait une enquête dans le commerce au détail pour savoir qui était le plus efficace, le plus agressif, le plus dynamique. Tout le monde disait que c'est lui et il l'a prouvé. Il a fait de la Société des alcools une Jaguar, comme j'ai déjà dit», a commenté le premier ministre.

Gaétan Frigon a remis sa démission jeudi, incapable de supporter davantage les attaques dont il a été la cible depuis plus de six mois: enquête d'un détective privé, allégations de conflits d'intérêts, achat d'oeuvres d'art douteuses. Selon les termes de son contrat, M. Frigon est parti sans indemnisation.

La ministre des Finances, Pauline Marois, procédera dans les prochains jours à la nomination d'un administrateur pour assurer la période intérimaire. Entre-temps, l'analyse du dossier de M. Frigon quant à de supposés conflits d'intérêts alors qu'il présidait la SAQ se poursuit toujours. Le rapport sera rendu public lorsque Mme Marois l'aura reçu, assure-t-on à son cabinet.

M. Frigon a indiqué qu'il préfère le secteur privé, où les règles de gestion sont beaucoup plus souples. «Il a réussi un très beau mariage entre public et privé. Mais il y a des interfaces dans le public qui ne sont pas les mêmes dans le privé. Le public, c'est beaucoup plus exigeant, pour le meilleur et pour le pire», a affirmé Bernard Landry.






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