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Les femmes et la politique

Denise Bombardier   6 septembre 2008  Société
Comment peut-on croire que la présence des femmes en politique adoucit nécessairement les moeurs, humanise les comportements, transforme l'exercice du pouvoir en acte de vertu? La bataille pour l'accès des femmes à la politique demeure légitime et nécessaire, car on croit à l'égalité des sexes. Aucune femme ne devrait souffrir de discrimination. Mais à partir de ce principe, les extrapolations sur les avantages supposés de la féminisation de la classe politique relèvent plutôt de l'idéologie ou d'une conception idéalisée de la nature de la femme.

Sarah Palin, Hillary Clinton, Ségolène Royal, Pauline Marois, aussi différentes soient-elles les unes des autres, sont de fortes femmes qui ne s'embarrassent guère de sensiblerie, qui peuvent user des larmes comme des armes et qui ont réussi à se hisser au-dessus de leurs pairs grâce à l'ambition, la pugnacité, le sang-froid, toutes ces qualités peu «féminines».

Prenons le cas de Sarah Palin, le pitbull avec du rouge à lèvres, comme elle se désigne elle-même. Pourquoi entend-on depuis sa nomination comme colistière de John McCain qu'elle est une femme alibi, une fausse femme, en quelque sorte, à cause des idées qu'elle incarne et défend avec une vigueur toute virile, pour user d'un stéréotype?

Sarah Palin est une vraie mère de famille et, comme un certain nombre d'entre elles, elle instrumentalise ses enfants pour ses propres intérêts. Il existe de vraies mauvaises mères, et Sarah Palin en est une. On en veut pour preuve l'utilisation qu'elle a faite de son bébé de cinq mois en l'amenant dans ce stade bondé à l'atmosphère électrisée, au milieu d'effroyables bruits et éclairages, et ce, durant près de deux heures. Une bonne mère ne fait pas subir pareil traitement à son bébé. Et il fallait la voir sur scène, s'assurant que la figure du petit soit bien en vue face à la foule et évidemment aux caméras. Il y avait de quoi être choqué puisque le poupon est trisomique et que la redoutable colistière veut sans doute «humaniser» son image. Pourquoi une femme opposée à l'avortement, qui déplore l'éducation sexuelle à l'école, qui s'oppose au contrôle des armes à feu, ne serait-elle pas une «vraie» femme?

Hillary Clinton, dont les idées sont à l'extrême opposé de celles de Sarah Palin, est-elle plus «féminine» du simple fait de son appartenance à la gauche libérale? Son arrogance, son attitude hautaine, ses coups fourrés contre Barack Obama, voire la maîtrise froide et parfaite avec laquelle elle s'est ralliée à son opposant lors du Congrès démocrate à Denver, au Colorado, correspondent-ils à la supposée nouvelle culture politique qu'entraînerait l'arrivée des femmes dans les lieux de pouvoir?

Quant à Ségolène Royal, elle n'a pas réussi à vaincre ses adversaires mâles à coups de mouchoir, à ce qu'on sache. Elle a déployé ses armes personnelles de guerre. Elle s'est battue en lionne sans états d'âme, sans remords, écartant des alliés d'hier, excommuniant des amis politiques de longue date. Et ça n'est pas le fait d'être femme qui l'a fait perdre ses élections, mais avant tout le cul-de-sac politique dans lequel se trouve son parti, comme en témoignent les luttes intestines qui se poursuivent avec férocité au sein des troupes socialistes.

Et que dire de Pauline Marois, cette maîtresse femme? Pense-t-on que c'est en maternant ses collègues qu'elle est enfin parvenue à la tête du PQ? À vrai dire, c'est son côté traditionnel de mère supérieure qui lui a parfois nui plutôt que ses qualités de guerrière, qu'on ne doit pas sous-estimer.

Il faut en finir une fois pour toutes avec ces supposées qualités spécifiques de l'un ou l'autre sexe. La politique demeure un terrain d'affrontement, de compétition, où la quête du pouvoir implique la trahison, la feinte, l'esquive, la manipulation. Une femme politique qui se refuse à ces pratiques a peu d'avenir. Et cet argument pourrait vraisemblablement s'étendre à l'ensemble des secteurs d'activité.

Loin de nous l'idée que la politique soit réservée aux seuls cyniques et arrivistes des deux sexes. Mais force est d'admettre que les femmes qui aspirent à gouverner ou gouvernent ne sont pas différentes de leurs confrères mâles. Et si ces qualités dites féminines avaient plutôt découlé du rôle qui leur était jadis attribué dans la société traditionnelle? La discrétion, la modestie, la délicatesse, la réserve, la douceur correspondaient à l'image de la mère et de l'épouse telle qu'on la souhaitait.

La femme moderne, décomplexée, affranchie, ambitieuse, parfois en quête de pouvoir, a fracassé cette image de la féminité. La non-différenciation des sexes dans l'espace public est devenue une réalité de l'époque. La féminité et la masculinité, bien malin celui qui peut les définir de nos jours. C'est pourquoi, selon les critères anciens, on pourrait dire que Stéphane Dion, cet homme d'allure frêle et délicate, visiblement incapable de s'imposer et de mettre le poing sur la table, est plus féminin que le pitbull de l'Alaska, voire qu'Hillary Clinton, la belliqueuse démocrate.






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  • Isabelle Gélinas
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 07h44
    Je suis rarement d'accord avec vous...
    « ...Madame Bombardier, mais aujourd'hui, je m'incline.

    Hier, Josée Legault faisait cette remarque à Nathalie Petrowski à Radio-Canada: "Mais pourquoi est-ce pire lorsque c'est une femme qui adopte les idées de droite? Les femmes sont-elles obligées d'être à gauche?"

    Cela étant dit, il est clair que l'idée de McCain était de rallier des partisans d'Hillary Clinton en s'adjoignant une femme colistière. Et c'est là que l'on parle de "fausse femme": c'est rire des gens de croire que s'ils auraient voté Hillary, ils voteront pour n'importe quelle autre femme... »

  • Jean Le May
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 08h10
    Valorisation d'une certainne culture
    « Je suis fondamentalement d'accord avec le fait que le pouvoir attire maintenant des hommes et des femmes pugnaces, prêt(e)s à en découdre etc et surtout que le monde ne serait pas meilleur s'il était dirigé par des femmes. Ni meilleur, ni pire.
    Ce que je crois cependant c'est qu'il y a dans nos sociétés une valorisation d'une certaine culture de violence, de rapports de force et de luttes à finir, une compététivité sans cesse exacerbée qui semble servir les intérêts non seulement de ceux et celles qui la pratiquent mais surtout des gens qui tirent les ficelles.
    Je suis convaincu que ce que l'on nomme la saine compététivité existe, que ce soit chez les hommes et chez les femmes, dans les sports, la littérature et bien sûr la politique.Mais nos cultures me semblent évoluer selon un autre barême, peut-être pas aussi inné, celui de la combativité sauvage qui , elle, est sans cesse stimulée, exacerbée, utilisée comme allant de soi.Ce "nouveau" barême, c'est le lot des tricheurs.Il n'y a qu'à regarder des émissions de soi-disant télé-réalité pour s'en convaincre. Maintenant ce n'est ni le plus intelligent ou la plus brillante au net qui l'emporte, ni celui ou celle qui a le plus de valeurs humaines, mais ceux pour qui tous les coups sont permis, surtout les plus bas.Les metteurs en scène n'ont qu'à augmenter la mise et changer quelques règles et voilà compétiteurs et compétitrices prèet(e)s à se renier, faire des alliances et... tricher.
    Ceci est vrai pour Loft Story mais aussi pour les olympiques, dans nos milieux de travail et bien sûr la scéne politique. Il y a dans cette violence institutionnalisée un spectacle qui titille les sens des combattants mais aussi des spectateurs qui en redemandent. On dit ensuite que c'est la nature humaine!
    Cette culture transforme la politique comme la culture pornographique transforme le désir: en occupant tout le terrain, en attisant des pulsions à l'extrême et en se posant comme la vraie réalité.Ceci change les rapports hommes-femmes, employés-employeurs, politiciens et électeurs.
    Qui en sort gagnant, dites-moi?

    Jean Le May
    Saint-Jean-sur-Richelieu »

  • Steve Dubois
    Abonné
    samedi 6 septembre 2008 09h55
    L'équilibre
    « L'analyse de Madame Bombardier est d'une superficialité déconcertante, voire choquante. Il faut être myope pour ne pas le voir: nous vivons dans un monde d'hommes. Qui sont les chefs d'États et les PDG d'entreprises? Des hommes, en très forte majorité (de l'ordre d'environ 95%). En conséquence, nous vivons dans un monde fondé sur la compétition et l'agressivité, des valeurs typiquement masculines. Pas surprenant que les femmes qui atteignent le pouvoir, dans un tel contexte, soit plus agressives et compétitives que la moyenne.

    Par ailleurs, quand on dit que l'agressivité et la compétitivité sont plus typiquement des valeurs masculines, on ne dit pas que tous les hommes sont compétitifs et agressifs. Seulement, ces caractères se trouvent plus souvent chez les hommes que chez les femmes, et ce dès leur très jeune âge - ce qui tend à exclure le rôle de l'éducation stéréotypée.
    Enfin, le monde serait sans doute meilleur si on arrivait à un équilibre entre les valeurs typiquement masculines et féminines, soit un équilibre entre la compétivité et l'agressivité, d'une part, et la compassion et l'amabilité, d'autre part. À ce sujet, je vous proposerais, Madame Bombardier, de lire Riane Eisler: Le calice et l'épée (Robert Laffont, 1989). Elle propose de considérer deux modèles de société, soit la domination ou l'association. Nous vivons dans une société fondée sur la domination (de l'homme sur l'homme et de l'homme sur la nature), tandis qu'un monde plus équilibré tendrait vers un modèle associatif, dont la structure sociale serait plus communautaire que centralisée et hiérarchisée. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 6 septembre 2008 10h06
    Politique et type de personnalité
    « Pour être un politicien fougueux, c'est beaucoup plus une question de personnalité que de du sexe de la personne. Il y aurait environ 65% des hommes qui seraient rationnels (thinkers), la balance (35%) étant sentimentaux (feelers). Chez les femmes, ces proportions seraient inversées, soit 35/65. Voici comment on défini ces facteurs de personnalité (tiré du site http://www.personalitytype.com/quiz.html ):

    3. How do you decide or come to conclusions?



    Thinkers make decisions based primarily on objective and impersonal criteria--what makes the most sense and what is logical. Feelers make decisions based primarily on their personal values and how they feel about the choices.


    Thinkers often:

    · Make decisions objectively
    · Appear cool and reserved
    · Are most convinced by rational arguments
    · Are honest and direct
    · Value honesty and fairness
    · Take few things personally
    · Tend to see flaws
    · Are motivated by achievement
    · Argue or debate issues for fun

    Feelers often:

    · Decide based on their values & feelings
    · Appear warm and friendly
    · Are most convinced by how they feel
    · Are diplomatic and tactful
    · Value harmony and compassion
    · Take many things personally
    · Are quick to compliment others
    · Are motivated by appreciation
    · Avoid arguments and conflicts

    Enfin, voici ma description maison du type ENTJ, qui est celui de Margaret Thatcher.

    Je suis un ENTJ

    ENTJ signifie que je suis expressif (Extrovert), que je filtre la réalité à travers mon intuition pour tenter de comprendre son sens (iNtuitive), que je prend mes décisions plus avec ma raison qu'avec mes sentiments (Thinker), et que je préfère planifier mes activités quotidiennes plutôt que de les improviser (Judger).
    Je suis ce que l'on pourrait appeler un lider stratégique. Depuis ma jeune enfance, j'ai toujours été porté à prendre les commandes des groupes auxquels j'ai appartenu. J'ai toujours eu un désir naturel pour mettre de l'ordre et de l'efficacité au sein des groupes, afin de les conduire vers un but précis, toujours en limitant les pertes au minimum, tout en assurant une progression maximale, à la manière d'un Général avec ses troupes. Organiser, mobiliser, systématiser, coordonner, diriger et optimiser les opérations son des choses instinctives pour moi. Chaque opération nécessaire pour atteindre l'objectif que j'ai en tête doit être exécutée, de la même manière qu'éliminer celles qui sont superflues. Je suis le plus pragmatique de tous les types, ce qui fait de moi un habile stratège, conscient de la relation entre les moyens et les fins, capable de réduire au minimum la bureaucratie en tout type d'organisation. Mon côté rationnel me permet d'analyser les problèmes avec logique et objectivité, évaluer les pros et les contres, et prendre les décisions les plus difficiles avec efficacité. (Notez que Margaret Thatcher était ENTJ comme moi.)
    En tant que planificateur stratégique, je suis capable, à la manière d'un joueur d'échec professionnel, d'anticiper comment chaque action peut affecter les évènements futurs. Créatif et innovateur, je peux faire preuve de beaucoup de courage quand vient le moment de prendre des décisions risquées ou de faire des changements drastiques, spécialement s'il s'agit d'enjeux énormes dans un contexte complexe. Il n'est pas facile de m'intimider et généralement j'inspire beaucoup confiance aux autres.
    Mon style de communication est honnête et direct : je dis ce que j'ai à l'esprit, j'exprime mes opinions tranchées avec ferveur, et je vais normalement droit au but, sans détour. Mais je suis plutôt distant de mes émotions et pour cette raison je peux me comporter de manière indélicate face aux besoins ou sentiments des autres, ou encore, ne pas pécher par un excès d'éloges face à ceux qui pourtant le mériteraient. Sans qu'il en soit intentionnel, il peut m'arriver d'être brusque, critique, et paraître arrogant quand je deviens impatient avec les gens qui tardent à comprendre mes idées, ou encore qui prennent des positions illogiques.
    Amical et sociable, j'aime être là où est l'action. Je suis plutôt bien articulé et je peux parler devant le public avec adresse et confiance, de même que je peux penser rapidement lorsque le contexte l'exige. Bien que je puisse manoeuvrer avec divers projets en même temps, je suis généralement désireux d'en compléter un avant de passer au suivant, mais dans mon empressement je peux négliger de prendre le temps suffisant pour réfléchir et bien considérer les conséquences pratiques et personnelles immédiates de mes actions. Il arrive donc que mes idées ne soient pas acceptées autant d'enthousiasme que je l'avais espéré.
    Organisé et productif, j'aime travailler dure et relever de nouveaux défis, et d'autant plus grande sera la stimulation que la complexité de la tâche sera complexe. J'aime aussi acquérir de nouvelles connaissances, et je suis toujours en train de chercher de nouvelles manières d'améliorer et d'augmenter mes habilités et mon pouvoir. Ma compétence et mon talent, combinée à ma détermination hors du commun, fait que j'atteins généralement mes objectifs, et même plus. Cependant, une fois embarqué dans une action, je peux résister à changer mes plans ou à changer de direction. Aussi, les échelons à escalader pour arriver à la tête de mon organisation représentent pour moi un puissant incitatif, et il m'est toujours difficile de trouver un juste équilibre entre les exigences de mon travail et les attentes de mon conjoint ou de ma famille.
    Du côté vocation, je suis la personne toute indiquée pour mettre de l'ordre dans une hiérarchie administrative, ou pour commander les ressources humaines et sélectionner les ressources matérielles requises pour exécuter un plan stratégique, afin de former une chaîne de commandements pour atteindre des objectifs précis. Je peux être utile à n'importe quel type d'organisation, soit militaire, commercial, éducationnel, gouvernemental, là où je peux exercer mes talents pour regrouper et coordonner des ressources et des forces vives et les diriger vers un but bien définit. Cependant, pour bien me complémenter, mes assistants devraient être talentueux pour travailler avec les détails et les aspects interpersonnels.
    Dans une relation de couple, étant donné mon style direct et ma tendance à dire tout ce que je pense, je peux très bien paraître dominateur. Mon grand désir d'être en charge, combiné à mon besoin d'avoir une vie et un foyer bien organisé, peut étouffer et accabler mon conjoint. C'est plutôt mon genre d'affronter les conflits directement, discuter les problèmes sans rétrocéder, les régler et poursuivre plus avant. Cependant, je ne prends pas toujours le temps pour écouter patiemment, ou pour donner à mon conjoint le temps nécessaire pour s'exprimer comme il l'aimerait. Plus spécialement, je ne me sens pas très à l'aise pour lésiner avec les émotions et les sentiments, puisque je n'y vois pas très bien la logique qui les sous-tend.
    D'autre part, j'ai un respect infini pour les personnes qui défendent fermement leurs positions. Pour avoir une relation de couple saine et équilibrée, j'ai besoin d'un partenaire sûr de lui-même, qui ressent le besoin de participer dans les débats et argumentations qui m'intéressent, et qui comprend et respecte ma vision du monde. Une personne qui peut s'accommoder de mon besoin de voir la vie depuis une confrontation des différends points de vue, de même que capable d'accepter mon grand besoin de contrôle et mon désir d'apprendre par le biais de débats avec les autres. Une personne qui apprécie mon individualité, ma compétence et mon indépendance.


    Note : Stephan Harper serait la version introvertie de ce type, soit INTJ. »

  • Arlette Dion
    Abonnée
    samedi 6 septembre 2008 16h53
    Amusant....
    « ... de vous lire, madame Bombardier ! Ça réconforte, merci. Voici ce que j'écrivais moi-même au lendemain du fameux discours républicain de Sarah Palin :

    "Moi, ce qui m'a totalement horrifiée, hier soir... c'était ce pauvre tout petit bébé qu'on semblait avoir drogué et qu'on avait traîné dans ce cirque hurlant pour des heures. (Quand on pense que les enfants trisomiques sont
    particulièrement sensibles aux contaminations, infections, etc... c'est encore plus réjouissant.) Et à la fin du show, de le voir brandi comme un trophée sur la scène par sa chère maman pitbull, et retourné face aux spotlights des caméras pour qu'on voie bien qu'il est handicapé. Dégoûtant."

    Je m'étonnais qu'aucun journaliste n'ait relevé le fait ! Mais bon, ça en prenait probablement UNE. ;-)) »

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    samedi 6 septembre 2008 18h12
    le bébé trimbalé...
    « tout comme vous, j'étais scandalisée de voir ce petit poupon de q.q. mois se faire manipuler tantôt par l'un et tantôt par l'autre.. après l'avoir montré q.q. minutes, ce bébé aurait eu avantage à aller dormir dans un petit lit.. comment expliquer que cet enfant on ne l'a jamais entendu pleurer une seule fois, ni prendre un biberon ou le sein.. sa couche a-t-elle été dchangée ? ce n'était tjrs bien pas une poupée qui nous a été présenté... la plus vieille des filles est enceinte et ce qui me dérange ce n'est pas cela, mais bien que les parents sont très heureux d'annoncer le mariage...mais y ont-ils pensé ? 2 enfants de 17 ans qui vont se marier.. pour sauver la face comme jadis... auront-ils le droit de divorcer dans q.q. années quand plus rien n'ira dans ce couple ? à 17 ans on a la maturité de notre âge... on ne sait pas dans quoi on s'embarque même s'ils seront bien supportés.. pour moi ces 2
    situations sont tout à fait inacceptables... et je ne voterais certes pas républicain... voyez-vous cette dame devenir présidente... quelle horreur !! »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    dimanche 7 septembre 2008 10h55
    Petit vomi acide.
    « Comment se sent-on, Madame Bombardier, après avoir, selon
    votre habitude, laissé couler un peu de vomi acide sur toute
    ces femmes politiques, dont, selon de toute évidence, vous ne
    serez jamais.
    Bien sûr je respecte votre droit à la critique, toute acerbe sont-elles. Mais n'y aurait-il pas moyen de faire des recherches plus exhaustives.
    Voilà que vous comparez Madame Marois à une Sarah Palin.
    Vous y allez fort, trop fort. Il n'y a aucune comparaison a
    faire entre la chef du Parti Québécois et d'une «nobody»
    d'un état glacière inconnue de tous même de ce pauvre
    John McCain. Chez Palin, il s'agit de la grosse droite
    gluante qui sévit chez une foule d'étasunien et qui n'a aucune espèce de connivence avec la presque totalité des
    hommes et des femmes politiques du Québec.
    On ne peut en dire autant de Stephen Harper et de ses fidèles.
    Réjean Grenier »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    dimanche 7 septembre 2008 12h30
    Femme au pouvoir
    « Je suis parfaitement d'accord avec vous, Madame Bonbardier, pour dire qu'une femme en politique ne contribue aucunement à adoucir, à féminiser, à humaniser le climat.

    Toutes les femmes au pouvoir que j'ai connues, n'avaient rien de ces qualités. Mais vraiment rien. Au contraire, je trouve en général que les hommes au pouvoir sont plus humains, plus doux, plus compréhensifs ...

    Vous écrivez dans votre texte que Sarah Palin est une mauvaise mère. Je trouve ces propos absolument écoeurant. Tout à fait écoeurant.

    Vous vous pensez très intelligente, Madame Bonbardier, mais là, vous avez vraiment manqué une très belle occasion de vous taire.

    On est tous des bons et des mauvais parents, Madame Bonbardier, et quand on est parent, on fait notre ''maudit'' possible ... »

  • Michel Thibault
    Abonné
    lundi 8 septembre 2008 17h43
    Femmes et politique
    « Si comme société on valorisait moins les valeurs masculines, il y aurait peut-être plus de femmes en politique avec les qualités tant recherchées. »

  • Claude Grégoire
    Abonné
    mardi 9 septembre 2008 09h57
    Une analyse lucide à extrapoler
    « Quelle analyse pertinente! Il y a déjà un moment où, moi-même, je m'interroge sur notre perception de la femme. Force est de constater que celle-ci n'est plus conforme à la réalité. Je crois sincèrement que vos observations sur ces femmes politiques pourraient s'appliquer à l'ensemble de la vie en société. La libéralisation a fait son oeuvre et l'égalité des sexes permet enfin de voir la femme avec plus de réalisme: un être humain qui peut être aussi, sinon davantage,dans le monde du travail, par exemple, ambitieux, manipulateur, arriviste et sans scrupule que les mâles qui l'entourent... La vision romantique de la femme a vécu.

    Claude Grégoire
    Lévis »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mercredi 10 septembre 2008 17h39
    Palin : un plus pour Femme et monde
    « Indépendamment de ses valeurs ou en raison même de certaines valeurs qu'elle promeut, Sarah Heath Palin pourrait représenter plus de «positif» que de «négatif» à la vice-présidence des États-Unis. D'abord, justement du fait qu'elle ne serait «que» vice-présidente, non présidente (un décès imminent de McCain s'avère éminemment plus improbable que probable). Ainsi, «la femme» garderait «sa place»... La plus universellement occupée au cours des derniers millénaires : seconde de deux... Si elle est si «dangereuse» ou si «folle» à lier que d'aucuns le prétendent, cette position lui siérait certes mieux que la première.

    Deuxièmement, l'inédite personnalité de cette femme ultra-dynamique en fait quelqu'une ou «quelque chose» d'avantageux au sein même du féminisme. Féminisme? Oui. En effet, de même que le féminisme (de la génération passée) aura contribué à affranchir du joug de maints indus ou incongrus asservissements ; de même aujourd'hui doit-on pouvoir s'affranchir, le cas échéant, de retombées ou modalités d'expression - pouvant s'avérer outrancières - du féminisme dominant. Et c'est d'ailleurs être encore féministe, autrement, que d'oser affirmer son être femme personnel. Même si, voire a fortiori lorsque cela va à l'encontre du ou de courants dominants du féminisme (les plus) en vogue, les plus largement ou les plus véhémentement accrédités ou pratiqués. Car si l'on s'est affranchie(s) d'une pensée mâle ou masculine collective qui vous faisait mal, ce n'est certes pas pour se cantonner ensuite, personnellement ou collectivement, indéfiniment et totalement, en quelque autre état en lequel on serait ou se sentirait mise à mal. Dût celui-ci vous être «suggéré» par (de) vos soeurs, d'autres femmes. Il est impossible que le féminisme soit contre la conscience personnelle et l'autonomie d'action et de pensée individuelle (au féminin). Impossible, donc, de reprocher à une femme donnée d'être, elle, personnellement, «pour la famille» ou «contre l'empêchement de la famille» ; d'être contre plutôt que pour l'avortement - pour telle ou telle raison(s) ; d'être pour ou contre la peine de mort, etc. Attendu, entre autres, qu'on ne sait pas davantage ce qu'il y a avant la naissance qu'après la mort.

    Et, enfin, qui pourrait nier que le personnage Palin apporte (au moins) autant (sinon plus) qu'il n'«enlève» - s'il enlève - au féminin ou à sa positive évolution, en termes de modèle incarné et affiché? Est-ce une «femme soumise» cette Sarah? Que non! Est-ce une «domestique», i.e. cantonnée à la maison, au service exclusif à domicile de sa seule famille ou du seul époux? Non plus. En fait, il semblerait y avoir plus encore de dépassement que d'enlisement, en quelque stéréotypie sexuelle que ce soit, à la faveur d'un éventuel avènement de Palin à la vice-présidence des USA. Puisque la plupart des «hauts faits» ou des «grands traits» qu'on confère à une masculinité typique, elle les a ou les accomplit :
    - (com)battante
    - chasseuse
    - fonceuse
    - guerrière
    - sportive
    - etc.

    Qui plus est, cela en en arborant pas moins une incontestable féminité. Si bien qu'on ne saurait non plus dire qu'elle ne serait pas une vraie femme, mais plutôt une sorte de «gars manqué». Car il y a en elle synthèse, condensation. Alliage riche et intéressant de masculinité et de féminité. Androgynie. De telle sorte qu'elle témoignerait en sa personne même de parité sexuelle... Parce qu'actualisant, à égalité ou presque, des caractéristiques ('typiques') des deux sexes. Ne serait-ce donc pas là un «avancement», socialement ou civilisationnellement parlant, eu égard à un nouveau modèle qu'on pourrait vouloir proposer relativement à une possibilité (un art, un mode) d'être ou de faire, indépendamment qu'on soit homme ou femme ? Et ce genre de modèle ne serait-il pas de nature à réduire davantage encore la polarisation ayant été longuement promue ou maintenue à l'égard des rôles sexuels ? Et est-ce qu'un tel spécimen n'irait pas jusqu'à questionner l'interprétation même de données scientifiques censément bien établies concernant la différence/différenciation sexuelle aux plans biologique et physiologique (e.g. hormones), censés eux-mêmes conditionner ou favoriser en partie des comportements sociaux privilégiés (dits) sexués ?

    Bref, ne voit-on pas qu'on semble avoir là quelqu'une d'aussi typée qu'atypique? Au sens où, par exemple, elle serait aussi bonne mauvaise mère (absente) qu'on puisse être un bon mauvais père absent ou manquant... Qu'elle peut être aussi bonne «politicienne» (e.g. en intrigues, louvoiements et autres entourloupettes ou tours de passe-passe) qu'un homme... Etc.

    Pour le reste, si elle n'a pas le cerveau d'un Kennedy, certes, qui sait si elle ne pourrait instiller autre chose d'«utile» en ce monde qui est nôtre. De la beauté, par exemple. Qui sait. Ce qui ne serait pas rien. La beauté pouvant sauver le monde. Aussi sûrement que le nez de Cléopâtre pouvait le changer. Et une femme qui est belle ayant de l'esprit : «l'esprit d'être belle»... Type de savoir être qui serait aussi un labeur, un travail, puisqu'il «faut souffrir pour»...

    En somme, il n'est pas qu'une façon d'être féministe - de gauche, libéral(e), démocrate ou progressiste. On peut l'être aussi en se distançant opportunément d'une mode de l'ère ou de la mode de l'heure. »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mercredi 29 octobre 2008 08h29
    Preuve que le monde change et ne change pas
    « Le monde change. Il changera la semaine prochaine. Mardi plus précisément. Ce jour-là, le pays le plus puissant de la planète élira à sa tête un noir. Ou, sinon, se trouvera à la vice-présidence une femme. Femme. Éminent changement. Incontestable.

    Le monde ne change pas. On en aura la preuve le lendemain. Avec le déclenchement d'élections au Québec. Illustrant deux choses. L'une, mineure et contingente: l'incapacité chronique inaltérable du premier ministre de faire preuve de la moindre transcendance. L'autre, majeure et essentielle ou cristallisée: l'inertie habituelle du souverain, le peuple. Qui, tout en s'en disant outragé, laisse faire. Ne faisant rigoureusement rien lui-même pour contrer la chose.

    Le monde a changé. La semaine dernière. Lorsque le Royaume-Uni a, enfin, lui, le premier, décidé de livrer en pâture au grand public son volumineusissime dossier sur les ovnis et extraterrestres. Le monde (humain) ne sera plus jamais le même. Sachant que d'autres mondes ('humains') existent. Ailleurs. Ainsi qu'en son sein même. Mêmes, en nature ; autres, en origine(s). Voilà qui fera plus pour la connaissance et l'apprivoisement d'indispensables accommodements raisonnables relatifs à la diversité que quoi que ce soit d'autre. »

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