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L'évolution du marché du travail - L'avenir appartient à ceux qui étudient

12 février 2003  Société
Ottawa — Les travailleurs hautement qualifiés ont récolté la part du lion des nouveaux emplois au cours de la dernière décennie, confirment de nouvelles données du recensement de 2001 dévoilées hier par Statistique Canada.

«Ce qu'on voit, c'est que pour se faire une place, on a besoin de compétences», affirme Diane Galarneau, analyste principale à l'agence fédérale. «50 % de la croissance de l'emploi dans les années 90 était attribuable aux professions hautement qualifiées. Il y a donc une demande de compétences assez claire.»

De 1991 à 2001, le nombre de personnes exerçant des professions qui requièrent des études universitaires a bondi de 33 %, une croissance trois fois plus rapide que celle de l'emploi en général.

Les professions qui requièrent un diplôme collégial ont fait moins bonne figure, ne progressant que de 6 % en dix ans, une augmentation inférieure à celle de l'ensemble des emplois (9,5 %).

Les professions exigeant un simple diplôme d'études secondaires ont connu une faible croissance, soit 5,4 %, tandis que les métiers spécialisés, pour lesquels il faut une formation d'apprenti, ont régressé de 3,8 %.

Parmi les secteurs d'emploi qui ont connu le plus de succès au cours de la dernière décennie, on compte les technologies de l'information, les centres d'appels, les centres de la petite enfance, la planification financière et le camionnage. Les secrétaires et les commis à la comptabilité ont toutefois connu un déclin.

Les femmes continuent d'être présentes en plus grand nombre sur le marché du travail. En 2001, on comptait 884 000 femmes de plus qu'en 1991 au sein de la population active, où elles représentent désormais 46,7 % du total, en hausse de 1,7 %.

Fait intéressant, les immigrants récents ont compté pour près de 70 % de la croissance de la population active (travailleurs et chômeurs) dans les années 90. Au Québec, pas moins de 125 000 immigrants venus s'installer au cours de la dernière décennie faisaient partie de la population active en 2001, ce qui représente 61 % de la croissance.

Si les immigrants hautement qualifiés s'intègrent aussi bien que les Canadiens de naissance au marché du travail, les nouveaux arrivants moins instruits continuent de tirer de l'arrière. Le recensement de 2001 révèle que tout juste 65,8 % des immigrants récents occupaient un emploi, contre 81,8 % des Canadiens de naissance, soit un écart de 16 points.

Cet écart est encore plus important pour les immigrantes (21,8 %) et pour les nouveaux arrivants au Québec. À Montréal, l'écart entre le taux d'emploi des immigrants récents et celui des Québécois d'origine est passé de 17,1 % en 1996 à 21,8 % en 2001 chez les hommes et de 22,6 % à 33,9 % chez les femmes.






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