La grève menace sept hôtels de Québec
Québec — Les syndiqués de sept grands hôtels de la capitale doivent décider aujourd'hui s'ils adopteront des mandats de grève applicables à partir du 1er août et tout laisse croire qu'une majorité d'entre eux suivront le mouvement lancé ces derniers jours à Montréal.
Le porte-parole des syndicats membres de la CSN, Jean Lortie, est formel: «Il y aura certainement beaucoup de votes de grève à Québec.» Ainsi, sur les sept syndicats, on s'attend à ce qu'au moins quatre votent massivement pour le recours à des mandats de grève spontanée de 72 heures, à compter de l'échéance des conventions collectives à la fin du mois. «À partir du 1er août, on ne répond plus de rien», ajoute le président de la Fédération du commerce de la CSN. Mardi, en entrevue à Radio-Canada, M. Lortie se plaignait de la lenteur de négociations qui, selon lui, allaient «aussi vite que l'escargot» et disait vouloir «donner un coup de tonnerre» aux hôteliers pour qu'une entente soit conclue le plus rapidement possible.
Entre 1200 et 1500 employés doivent voter lors de deux assemblées prévues cet après-midi à l'hôtel Pur, dans la Basse-Ville de Québec. Les sept hôtels concernés par le conflit sont le Hilton Québec, le Loews Le Concorde, le Gouverneur Québec, le Classique, le Pur, le Val-des-Neiges et le Manoir du lac Delage. Un huitième, le Clarion, verra sa convention collective tomber à échéance le 8 septembre.
Appel à la trêve
Mardi, l'association hôtelière a lancé un appel à la trêve dans les médias, reprochant aux syndiqués de menacer le bon déroulement des fêtes du 400e. «Il faut agir de façon responsable en tant que professionnels de l'industrie de l'hôtellerie, déclarait le président de l'association, Henri Roy. L'année du 400e anniversaire de la ville de Québec est une année exceptionnelle, une occasion unique qu'il faut saisir pour faire la promotion de la capitale nationale.»
Une démarche jugée «peu sérieuse» par M. Lortie. «Ils sont passés par les médias sans nous interpeller directement. C'est un peu étrange à moins de 48 heures du vote et après trois mois de négociations.» Le président de la Fédération du commerce de la CSN maintient que les syndiqués ne cherchent pas à se servir des fêtes du 400e pour faire pression et que les revendications sont les mêmes ailleurs au Québec, notamment l'allégement des tâches et des mesures de conciliation travail-famille.
Dans un camp comme dans l'autre, on note que le secteur hôtelier de Québec a peu d'expérience en matière de conflits, lesquels se sont toujours traditionnellement réglés à la table de négociations. C'est également la première fois que des syndicats hôteliers de la capitale se regroupent ainsi.
Joint hier, M. Roy se dit d'ailleurs confiant de voir le conflit se régler avant le 1er août. «En termes de négociations syndicales, il nous reste beaucoup de temps.» Il déplore en outre que la CSN ait choisi de médiatiser le conflit avant l'échéance, ce qui nuit déjà au secteur. «Nous, on essaie de calmer le jeu parce que ce n'est pas bon», plaide-t-il en rappelant que seulement huit des 150 hôtels de la région sont touchés par le conflit et... qu'il reste encore des chambres de disponibles dans la région.
À l'Office du tourisme, le directeur, Pierre Labrie, se dit «préoccupé» par la situation mais rappelle que tout n'est pas perdu puisque les deux parties sont toujours à la table de négociation. «Nous, on souhaite que ça se règle avant l'échéance. Sauf que plus on en parle, plus ça me préoccupe. Dans les médias, on a l'impression qu'il y a déjà une grève et, en soi, ce n'est déjà pas bon.»
Dans l'éventualité où le conflit se concrétiserait, M. Labrie reconnaît que cela pourrait nuire à «l'expérience touristique» des visiteurs qui prennent part aux festivités du 400e, mais il rappelle que le conflit ne touche que 2000 des 13 000 chambres disponibles dans la région.
Le porte-parole des syndicats membres de la CSN, Jean Lortie, est formel: «Il y aura certainement beaucoup de votes de grève à Québec.» Ainsi, sur les sept syndicats, on s'attend à ce qu'au moins quatre votent massivement pour le recours à des mandats de grève spontanée de 72 heures, à compter de l'échéance des conventions collectives à la fin du mois. «À partir du 1er août, on ne répond plus de rien», ajoute le président de la Fédération du commerce de la CSN. Mardi, en entrevue à Radio-Canada, M. Lortie se plaignait de la lenteur de négociations qui, selon lui, allaient «aussi vite que l'escargot» et disait vouloir «donner un coup de tonnerre» aux hôteliers pour qu'une entente soit conclue le plus rapidement possible.
Entre 1200 et 1500 employés doivent voter lors de deux assemblées prévues cet après-midi à l'hôtel Pur, dans la Basse-Ville de Québec. Les sept hôtels concernés par le conflit sont le Hilton Québec, le Loews Le Concorde, le Gouverneur Québec, le Classique, le Pur, le Val-des-Neiges et le Manoir du lac Delage. Un huitième, le Clarion, verra sa convention collective tomber à échéance le 8 septembre.
Appel à la trêve
Mardi, l'association hôtelière a lancé un appel à la trêve dans les médias, reprochant aux syndiqués de menacer le bon déroulement des fêtes du 400e. «Il faut agir de façon responsable en tant que professionnels de l'industrie de l'hôtellerie, déclarait le président de l'association, Henri Roy. L'année du 400e anniversaire de la ville de Québec est une année exceptionnelle, une occasion unique qu'il faut saisir pour faire la promotion de la capitale nationale.»
Une démarche jugée «peu sérieuse» par M. Lortie. «Ils sont passés par les médias sans nous interpeller directement. C'est un peu étrange à moins de 48 heures du vote et après trois mois de négociations.» Le président de la Fédération du commerce de la CSN maintient que les syndiqués ne cherchent pas à se servir des fêtes du 400e pour faire pression et que les revendications sont les mêmes ailleurs au Québec, notamment l'allégement des tâches et des mesures de conciliation travail-famille.
Dans un camp comme dans l'autre, on note que le secteur hôtelier de Québec a peu d'expérience en matière de conflits, lesquels se sont toujours traditionnellement réglés à la table de négociations. C'est également la première fois que des syndicats hôteliers de la capitale se regroupent ainsi.
Joint hier, M. Roy se dit d'ailleurs confiant de voir le conflit se régler avant le 1er août. «En termes de négociations syndicales, il nous reste beaucoup de temps.» Il déplore en outre que la CSN ait choisi de médiatiser le conflit avant l'échéance, ce qui nuit déjà au secteur. «Nous, on essaie de calmer le jeu parce que ce n'est pas bon», plaide-t-il en rappelant que seulement huit des 150 hôtels de la région sont touchés par le conflit et... qu'il reste encore des chambres de disponibles dans la région.
À l'Office du tourisme, le directeur, Pierre Labrie, se dit «préoccupé» par la situation mais rappelle que tout n'est pas perdu puisque les deux parties sont toujours à la table de négociation. «Nous, on souhaite que ça se règle avant l'échéance. Sauf que plus on en parle, plus ça me préoccupe. Dans les médias, on a l'impression qu'il y a déjà une grève et, en soi, ce n'est déjà pas bon.»
Dans l'éventualité où le conflit se concrétiserait, M. Labrie reconnaît que cela pourrait nuire à «l'expérience touristique» des visiteurs qui prennent part aux festivités du 400e, mais il rappelle que le conflit ne touche que 2000 des 13 000 chambres disponibles dans la région.
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