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Bris à l'ancienne mine Opemiska - Une coalition veut un débat sur les mines orphelines

Louis-Gilles Francoeur   8 juillet 2008  Société
La coalition «Pour que le Québec ait meilleure mine» voit dans le bris d'une digue à résidus minier à Chapais, il y a 15 jours, la preuve que les contribuables québécois continuent de faire les frais des sites miniers orphelins et qu'il est temps que Québec lance un débat public sur la manière de protéger autant le trésor public que l'environnement de ces mines mal gérées ou orphelines.

La coalition, qui regroupe notamment l'Action boréale Abitibi-Témiscamingue (ABAT), le Réseau québécois des groupes écologistes, la Société pour la nature et les parcs (SNAP) et Nature Québec, estime que Québec n'a pas à prévoir un «passif environnemental» de 203 millions dans ses états financiers pour restaurer différents sites miniers au cours des dix prochaines années.

«Est-il bien légitime que les contribuables québécois assument un tel fardeau alors que l'industrie enregistre des profits record depuis quelques années?», se demande Ugo Lapointe, porte-parole de la coalition, qui dénonce cette «mutualisation des coûts et cette individualisation des profits».

Le bris de la mine Opemiska, qui aurait mis en danger la vie de trois personnes selon la coalition, démontre la nécessité d'un «vaste débat public sur les enjeux sociaux et environnementaux» de l'activité minière qu'on évalue seulement à la lumière des profits des entreprises. À plus court terme, estime la coalition, le bris de la digue de Chapais, qui a rejeté dans un cours d'eau des concentrations effarantes de matières en suspension, soulève «trois types de questions toujours sans réponse. Quelles sont les causes de ce bris? Comment éviter un tel événement à l'avenir? Qui paiera la facture des dommages?»

Christian Simard, de Nature Québec, se demande si Québec a les moyens d'assurer un véritable suivi écologique concernant les 140 sites miniers abandonnés et d'assurer avec sa direction régionale d'Abitibi-Témiscamingue l'inspection d'une quinzaine de mines actives avec quatre ou cinq personnes.

Henri Jacob, de l'ABAT, se demande de son côté si Québec a la volonté de protéger la population en s'assurant de la conformité de ces sites à long terme. La coalition s'interroge notamment sur le fait que Québec n'exige que 70 % en garantie des sommes nécessaires à la restauration des mines fermées et qu'il laisse démarrer des mines alors que ces sommes ne sont pas sur la table, ce qui faciliterait la tâche aux sociétés qui veulent refiler la facture aux contribuables.






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  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 8 juillet 2008 22h58
    Les sangsues aux subventions en réclament davantage
    « Ces groupes d'écolos à la menthe n'ont aucune formation en géologie et en ressources naturelles. Ils essayent de faire d'un incident, une catastrophe nationale. De quoi réchauffer l'été si froid...

    Mais ils s'insurgent contre le gouvernement qui les subventionne et s'affairent à réclamer des débats interminables toujours subventionnés, naturellement.

    Ce n'est sûrement pas l'ancien député bloquiste Christian Simard recyclé en écolo qui s'y connait en mines. Mais, à force d'étudier le dossier, il trouvera des failles pour jouer à la vierge offensée. Le tout avec des subventions gouvernementales bien sûr. Avant son élection surprise et sa défaite rapide, notre cher Christian travaillait à l'administration des coopératives d'habitation. Là non plus, on ne trouve pas de mines abandonnées. Maios on trrouve des écolos qui se cherchent une raison d'être.

    Au lieu de monter en exergue un incident fâcheux et tenter d'en faire une intrigue de salon, pourquoi ne travaillent t'ils pas à réparer les dégats ? Ce serait beaucoup plus utile à la société que des parlottes interminables dont seuls les écolos ont le secret en autant que les subventions sont au rendez-vous. Il y a quelques années, on appelait ca : Se regarder le nombril pour voir s'il va tomber... »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mercredi 9 juillet 2008 16h04
    Gouvernements trop mous
    « Le problème vient des gouvernements qui n'assument pas leurs responsabilités. Seule l'économie compte. Le principe de pollueur-payeur devrait être appliqué en pareil cas. Le citoyen serait ainsi mieux protégé. »

  • Robert Filiatrault
    Inscrit
    lundi 30 mars 2009 22h11
    Les sangsues de Compagnies en réclament davantage
    « Je pense qu'il y en a qui n'ont pas lû l'article comme il faut....

    «Est-il bien légitime que les contribuables québécois assument un tel fardeau alors que l'industrie enregistre des profits record depuis quelques années?»,

    Les Compagnies sont beaucoup plus subventionnées que les écolos.

    Robert »

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