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Bouchard-Taylor - Le débat «prend une tournure inquiétante»

Antoine Robitaille   10 juin 2008  Société
Gérard Bouchard défend seul le rapport dont il est cosignataire.
Photo : Jacques Nadeau
Gérard Bouchard défend seul le rapport dont il est cosignataire.
Québec — Estimant que le Rapport Bouchard-Taylor fait l'objet de «profondes déformations» sur la place publique de la part de souverainistes, Gérard Bouchard monte au créneau pour défendre, contre sa «famille politique», ce document dont il est cosignataire. Sans Charles Taylor. M. Bouchard a fait parvenir une longue lettre au Devoir et à d'autres journaux hier, où il affirme que le débat autour du rapport déposé à la mi-mai «prend une tournure inquiétante». Joint au téléphone, M. Bouchard, habituellement disert, a refusé net de nous parler, se réfugiant dans les formules «pas d'entrevue» et «pas de commentaire».

«Je m'en remets à mon texte, c'est tout», a-t-il dit sèchement, notant tout de même qu'à la lecture ce celui-ci, «on comprendra facilement» qu'il en soit le seul signataire. Il y explique en effet qu'«ici et là», on l'a personnellement «montré du doigt» en lui reprochant «d'avoir manqué à [son] devoir qui était de veiller, en [sa] qualité de coprésident, aux intérêts du groupe majoritaire dont [il est] issu». Des reproches qui n'auraient pas été faits à Charles Taylor.

M. Bouchard est furieux à l'égard de «représentants de la famille de pensée politique» à laquelle il dit appartenir «depuis plus de quarante ans», les souverainistes, qu'il vise ici explicitement. Il soutient que, par leur interprétation du rapport, ces «représentants», qu'il ne nomme pas, compromettent «le pluralisme en matière de rapports ethniques, cette grande tradition instaurée par le Parti québécois lui-même». Il s'inquiète du fait que quelques «ténors nationalistes» soient en train de «prendre l'initiative du débat pour lui imprimer une orientation néfaste, susceptible de creuser des clivages ethniques et d'instituer des tensions déplorables entre Québécois». C'est là une «rupture radicale avec l'héritage de René Lévesque», tonne le sociologue et frère de l'ancien premier ministre Lucien Bouchard.

Douze faussetés

Ne ménageant pas ses mots, Gérard Bouchard dresse une liste d'une douzaine de «faussetés couramment colportées». Il nie avec énergie par exemple le fait que le rapport «ferait reposer sur la société d'accueil toute la responsabilité de l'intégration des immigrants».

Trois interprétations qu'il qualifie de «faussetés» retiennent son attention plus particulièrement:

- que le rapport plaiderait pour un retour aux «Canadiens français» de la survivance et ramènerait les francophones québécois au rang de groupe ethnique en le plaçant sur le même pied que les autres au sein de la mosaïque canadienne;

- qu'il rejetterait comme illégitime l'affirmation du groupe culturel majoritaire en sacrifiant carrément son passé et verserait dans le «cosmopolitisme» en l'ignorant dans la représentation des rapports interculturels;

- qu'il préconiserait le retour en force du religieux dans les institutions publiques (juste au moment où l'on achève de les déconfessionnaliser), etc.

Au sujet des «Canadiens français», le rapport Bouchard-Taylor établirait clairement, dit le sociologue, que «tous les habitants du Québec sont des Québécois qui, ensemble, forment une nation spécifique». S'il a souhaité l'éviction de l'expression «Québécois de souche», c'est parce que ce vocable était «imprécis», «inapproprié» et qu'il gênait «plusieurs Québécois de toutes origines, particulièrement ceux et celles qui sont établis ici depuis quelques générations et se sentent complètement intégrés». À ses yeux chaque citoyen a le droit de «conserver une référence à ses racines et de cultiver une appartenance ou une identité particulière». D'où les locutions «Québécois d'origine juive», «Québécois d'origine italienne». «Pourquoi, suivant la même logique, serait-il condamnable de parler de Québécois d'origine canadienne-française?»

En 1999, M. Bouchard avait provoqué une polémique quand, dans un texte au Devoir, il avait suggéré de «jeter les souches au prochain feu de la Saint-Jean». Un tel geste, avait-il écrit, conduirait à une regénération: «À la longue, il pourrait naître de ces cendres (parmi quelques inévitables bleuets?) une espèce renouvelée, enrichie, comme il arrive parfois.»

Majorité

Par ailleurs, contre ceux qui soutiennent que le rapport ne tient pas compte du groupe majoritaire et critiquent l'interculturalisme, M. Bouchard se veut cinglant. Il leur reproche d'insister trop lourdement sur «l'insécurité», «l'angoisse identitaire», et le «besoin de protections supplémentaires chez le groupe majoritaire». Cette insistance «sème la peur et invite au doute de soi, au repli et à la méfiance collective».

M. Bouchard semble s'en prendre au discours du «Nous» du Parti québécois et aux projets de loi qui l'ont accompagné. L'un d'entre eux voulait inciter davantage les immigrants à apprendre le français. M. Bouchard dit voir dans ces desseins le risque d'une «hiérarchie formelle entre citoyens». «On parle de protections supplémentaires. Mais contre quoi, contre qui, sinon contre les minorités ethniques et les immigrants — en l'occurrence: la population la plus vulnérable qui soit?»

M. Bouchard vante ensuite le concept de «laïcité ouverte» chère à la commission. Il réfute l'idée selon laquelle c'est là une solution laxiste et estime que l'on doit y voir un modèle d'équilibre qui «place des normes, des repères, en même temps qu'il prévoit des freins [...] pour contrer les risques d'excès. Par exemple, il rejette explicitement le port du niqab ou de la burka chez tous les agents de l'État», illustre-t-il.

Enfin, il répète que le Québec est «venu très près d'un véritable dérapage, et la situation reste très volatile». Un contexte dans lequel les acteurs doivent se montrer modérés et prudents.

Réplique

Mis en cause implicitement dans la philippique de M. Bouchard, le sociologue de l'UQAM, Jacques Beauchemin, qui a fait partie du comité-conseil de la Commission, estime que, comme «à son habitude», M. Bouchard «transforme l'objet d'une controverse en malentendu et accuse ses critiques de mécompréhension ou de tirer une interprétation erronée de sa pensée. Autrement dit, Bouchard a peine à admettre qu'il s'agit en réalité de désaccords».

Auteur de La Dénationalisation tranquille (Boréal) et très critique de la pensée de Gérard Bouchard, Mathieu Bock-Côté s'étonne que le sociologue ait encore une fois évoqué une situation «volatile». «De quoi parle-t-il de manière si énigmatique? Évoque-t-il de possibles violences? Si tel est le cas, Gérard Bouchard est absolument déconnecté de la réalité québécoise et semble aspiré dans une vision fantasmatique d'une majorité francophone potentiellement intolérante, ce qui correspondrait par ailleurs à ses précédentes analyses lorsqu'il affirmait que la majorité francophone, justement, était carencée sur le plan démocratique dans ses rapports avec la diversité culturelle.»






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Vos réactions

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  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 01h58
    Deux poids, deux mesures !
    « Monsieur Bouchard tonne contre des faussetés véhiculées, selon lui, par certains nationalistes au sujet de son rapport.

    Ainsi, selon lui, il ne serait nullement question, dans son document, de faire porter à la majorité francophone la responsablité d'intégrer les immigrants. Pourtant, les personnes qu'il accuse d'avoir compris le contraire ne sont seulement des nationalistes. Le Journal The Gazette est aussi parvenu aux mêmes conclusions. Pourquoi n'en profite-t-il pas pour critiquer également ce quotidien à ce sujet ? Encore la rêgle du deux poids, deux mesures ! »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 02h46
    Bouchard tiens à minorisé le Québécois de souche
    « Monsieur Bouchard demande quand il fait référence aux minorités du Québec que :

    «Pourquoi, suivant la même logique, serait-il condamnable de parler de Québécois d'origine canadienne-française?»

    Donc, selon sa logique, le Québecois d'origine canadienne française, c'est comme le Québecois d'origine italienne. C'est pareil, sauf que, le Québecois d'origine canadienne française se doit d'être accommodant et de faire une place plus grandes aux minorités.

    Je me demande elles sont où ses explications, je vois que des menaces de catastrophes dans son discours.

    Dans les faits, Bouchard est un des prophètes de la dénationalisation qui vise à nous intégrer bien comme il faut au vilage global. En faisant un melting pot de toutes les nations, on peut uniformiser les lois et même les moeurs à l'international. »

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mardi 10 juin 2008 06h16
    Les commissaires possèdent peut-être des diplômes, mais pour ce qui est du bon sens...
    « Opinion

    Sylvie Tremblay
    Ex vice présidente Action démocratique du Québec
    Ex présidente exécutif adéquiste Verdun-L'île-des-Soeurs
    Candidate sortante ADQ mars 2007 Verdun-L'île-des-Soeurs




    * '' The situation is under control.'' And the ''crisis is only in people's heads.''

    Messieurs Bouchard et Taylor prennent-ils les québécois pour des idiots qui s'imaginent des choses dans leur tête ! Si c'est ça qu'ils concluent après avoir dépensé plus de $3.7 millions, c'est tout à fait ridicule et c'est dans leur tête qu'il y a un problème. Ont-ils assez de culot pour tenter de nous faire croire qu'il n'y a aucun problème concernant les accommodements raisonnables religieux au Québec ! Ou encore afin de pouvoir demeurer dans l'immobilisme. Pensent-ils vraiment que les québécois sont assez imbéciles pour avaler ça ? Les fins renards de la commission ont manipulé les politiciens, ils les ont fait paniquer et ceux-ci ont fait exactement ce que les commissaires désiraient qu'ils fassent, collaborer au retour du religieux en les faisant voté pour garder le crucifix à l'Assemblée. Les chefs qui ont posé ce geste l'ont fait croyant que c'était ce que les québécois désiraient mais c'est pas tout à fait ça qu'ils désirent.

    Quoi qu'il en soit, la commission ne fait que tenter de refouler les problèmes qui ne peuvent que nous revenir encore plus fort un jour ou l'autre si on ne les règle pas maintenant alors qu'il serait encore possible de le faire. Peut importe les montants dépensés par les lobbying religieux les québécois ne se laisseront pas faire. On n'en veut pas du retour du religieux au Québec.

    Lorsqu'il commence à y avoir des crimes à caractère haineux ou racistes, lorsque des tombes de politiciens sont profanées, les politiciens du haut de leur tour devraient peut-être se poser la question, est-ce qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans notre société ? Il y a toujours des signes précurseurs que quelque chose ne va pas ou plus ou encore que la gronde, la colère, la frustration ou la révolte se lève. Surtout lorsque de surcroît on confond le mot immigrant avec religieux ou encore le mot français avec immigrant ou religieux. On devrait peut-être écouter la voix du peuple et arrêter de les prendre pour des imbéciles. Les québécois ne se laisseront pas faire, ils n'en veulent pas du hijab dans les écoles ni d'aucun autre signe religieux, ni des religions elles-mêmes, dans nos institutions. Peut-être qu'un jour si on ne règle pas le problème c'est nous qui devrons immigrer ailleurs pour fuir le religieux. Il faut agir, selon eux.

    Malheureusement plusieurs préfèrent reporter à plus tard la résolution des problèmes peut-être, tout simplement, parce que ça prend du courage pour les affronter.

    Je vous transmets mon humble compte rendu, soyez indulgent il n'a rien coûté aux contribuables, suite à ce que m'ont inspiré des militants adéquistes de partout à travers le Québec que j'ai eu la chance de rencontrer en grand nombres depuis un an et que j'affectionne parce qu'ils ont fait naître chez moi une passion jusque ici insoupçonnée et parce qu'ils m'ont redonné le goût de me battre pour une cause. Ils sont les précurseurs d'un changement à venir.

    À moins que je n'ais mal perçu les choses, voici ce qui en ressort...

    Pour débuter, il nous faut séparer l'immigration, les accommodements raisonnables et la langue française ce sont trois problèmes complètement distincts les uns des autres, selon moi. Mais malheureusement ceux-ci sont souvent tous mis dans le même panier, question de nous mélanger davantage ou encore pour que certains se fassent du capital politique.

    Donc, il sera question ici d'un de ces problèmes, des accommodements raisonnables seulement. Premièrement les adéquistes qui ont soulevé ce problème ont vu juste. Je crois qu'une très forte proportion des citoyens qui ont appuyé l'ADQ, aux dernières élections, l'on fait en grande partie parce que l'ADQ leur donnait l'espoir de régler enfin ce malaise. C'est un problème qui est bien réel les accommodements raisonnables ou plutôt les accommodements religieux...et ils dérangent les québécois.

    Les québécois ne sont pas racistes, au contraire ils sont très accueillants, généreux et bons généralement et même peut-être trop quelque fois. Dans le quartier Côte des Neiges des québécois provenant d'environ 22 origines culturelles différentes cohabitent harmonieusement. C'est très inspirant de voir la réunification de toute cette diversité de cultures différentes ne faire qu'une à nouveau. Et c'est au Québec que ça se passe. Le Québec est un exemple en ce domaine. Pensons aussi à l'accueil que les québécois de partout à travers le Québec avait fait aux vietnamiens à qui plusieurs pays refusaient l'asile.

    Ce qui dérange les québécois d'origine française, mais aussi d'origine italienne, sud américaine, juive, japonaise, arabe, chinoise, vietnamienne, irlandaises, finalement des 22 origines différentes de citoyen du Québec, ce n'est pas les immigrants, (puisque excluant les premières nations en réalité nous sommes tous des filles (fils) d'immigrants...) c'est les problèmes d'ordre religieux, qui dérangent. Les extrémistes religieux. Parce que certains ne respectent pas les valeurs québécoises. Certaines religions chambarde le Québec et nous imposent de changer notre manière de faire et de penser. Si non, on nous accuse de racisme et les procureurs de ces groupes religieux nous brandissent la charte des droits utilisés malicieusement et dans le sens contraire de ses valeurs propres, de droits et de justice. Afin de justifier les accommodements religieux. Ils le font très bien d'ailleurs.

    Certains n'adhère pas aux valeurs qui sont importantes pour les québécois tel que ;

    - L'égalité homme femme. Une religion qui respecterait l'égalité homme femme et qui déciderait de faire porter un vêtement à ses adeptes doit le faire porter à tous ses adeptes pas seulement aux femmes. Ce geste fait preuve d'une inégalité des sexes dans certaines religions ce qui ne se marie pas très bien à la philosophie de la culture québécoise.

    - Que l'on permette à certain pour des convictions religieuses ce que l'on ne permet pas aux autres lorsqu'il n'est pas question de religion ça dérange aussi. Par exemple le fait que tous les policiers (ères), l'armée, etc. sont obligés de porté une casquette ou un béret règlementaire, ils ne peuvent absolument pas porter un quelconque chapeau autre que celui que tout le monde porte. Si on se réfère à la charte des droits et libertés (puisqu'elle est souvent évoquée) un gouvernement ne peut permettent à certains citoyens et ne pas permettent à d'autres citoyens. Donc si on permet à certains de ne pas respecter les règles établies par la majorité en raison de questions religieuses, qu'on leur permette de porter des chapeaux, hijab, turban ou autres selon leurs convictions personnelles, leur religion, alors on doit aussi donner ce même droit à tous les citoyens du Québec. Ceux qui sont athéistes, catholiques, ceux pour qui les convictions sont de ne pas en porter du tout de casquette de policier (ère).

    *'' The freedom to manifest one's religion or one's conviction is recognized by all the great international legal conventions and Québec charter...''

    C'est pour cette raison que l'on n'aurait le droit de porter le hijab dans les écoles ? Alors si on suit ce raisonnement ceux pour qui leur conviction est le nudisme, par exemple, devrait aussi avoir le droit d'aller au travail ou dans les institutions scolaires nus ? Est-ce que ça veut dire qu'à présent ils n'auront plus besoin de se cacher pour exprimer leur conviction personnelle ? Et ce dès vendredi matin ?

    À moins qu'il y aurait un endroit dans la charte des droits ou il serait stipulé que ces droits et libertés ne doivent êtres accordés que pour des convictions religieuses. Si certains ont le droit de porter un turban ou un hijab pourquoi un autre n'aurait pas le droit de porter une casquette de son groupe rock préféré dans son milieu de travail ? Est-on en train de nous envoyer comme message que si on désire des privilèges dans notre société québécoise on doit adhérer à un groupe religieux... On peut constater le ridicule de la chose lorsqu'on se sert de la charte pour justifier le port du hijab dans les écoles. Pourquoi ne pas permette tant qu'à y être aux professeurs qui selon leur conviction personnelle pratiquent la religion du nudisme d'aller travailler nu. Si c'est ça leur conviction il faut protéger leurs droits à eux aussi. À chaque fois que quelqu'un mettra le mot religion sur sa marque de commerce il obtiendra tout ce qu'il désire au nom de cette religion et au nom de la charte des droits ? Les groupes environnementalistes auraient peut-être plus de succès pour avoir eux aussi, des accommodements raisonnables auprès des politiciens s'il ajoutait le mot religion à coté de leur nom...

    Les policiers (ères) en exemple, doivent porter une casquette règlementaire alors, ça doit être la même chose pour tous les québécois qui désirent exercer cette profession peut importe leur origine, ou si non donner le même droit à tout le monde de porter ce qu'ils désirent. C'est ça une société juste avec tous ses citoyens, c'est ça qu'elle dit la charte des droits lorsqu'on sait l'interpréter et c'est ça que la plupart des québécois de tout origines souhaitent.

    **'' Les Québécois devraient accepter le hijab et passer à autre chose, selon l'ébauche finale du rapport Bouchard-Taylor. Le quotidien The Gazette révèle que le document affirme qu'il n'y a aucun problème avec le foulard islamique, qu'il n'est pas une véritable menace aux valeurs québécoises et que la plupart des femmes le portent par choix.''

    On vient tout juste de sortir les prêtes et religieuses catholiques des institutions est-ce qu'on n'est entrain d'y faire entrer les prêtes et religieuses d'une autre religion. Qu'est-ce que messieurs les représentants de la commission connaissent vraiment aux droits des femmes et à ce qu'elles aiment ou n'aiment pas ? Ont-ils consultés des regroupements féministes autre que celles qui n'ont à leur agenda que de convaincre les femmes du Québec des avantages de porter le hijab ? Elles le portent toutes d'ailleurs. Certains auraient pu permettre à quelques femmes au sein de leur regroupement féministe musulmanes de ne pas porter un hijab ça aurait été plus subtil. Le hijab dérange plusieurs québécoises et québécois. Ce n'est pas de porter un morceau de tissus sur la tête comme dirait certains mais c'est plutôt sa signification qui dérange. De plus la conception de certains vêtements dits religieux pourraient peut-être dans certain cas favoriser la dissimulation d'abus physique fait à des femmes ou à des enfants. Concernant le hijab, il dérange plusieurs femmes parce qu'il représente l'inégalité entre les deux sexes (puisque les hommes eux n'en portent pas même s'ils sont de même religion). Il représente aussi pour certains la soumission et l'oppression de la femme, sa perte d'identité propre. Comme si elles n'existaient qu'à travers de leur religion. De plus le hijab est exactement ce que les femmes étaient obligées de porter au Québec il y a environ 100 ans. Les religieuses '' devout catholic'' aussi le portaient jusqu'à tout récemment. C'est perçu comme un retour en arrière concernant les droits des femmes. Et elles ont raison, ça en n'ai un.

    De surcroît, on n'a vu ça que le hijab était porté par choix, tel que mentionné dans le rapport de la commission. Lorsqu'une adolescente a osé confronter son père (car la plupart n'oseront pas, par peur) cette adolescente a osé refuser de porter le hijab. Résultat, elle a été battue à mort par son père. Ici même au Canada. Certains ne savent pas ce que signifient les mots''porter par choix.'' Son interprétation est très relative. Comment la commission peut oser dire que les jeunes filles mineures le porte par choix ? Personnellement je ne connais aucune adolescente dont les parents ne sont pas musulmanes qui a décidé un matin de porter un hijab ! C'est quand même étrange vous ne trouvez pas...
    De plus comment une jeune fille de moins de 16 ans peut vraiment comprendre de ce dont il est question surtout lorsque les chefs religieux disent à ces petites filles dès leur très jeune âge qu'elles iront brûler en enfer si elles ne le portent pas. Je regrette mais pour moi de dire ce genre de choses à de jeunes enfants est une forme de violence psychologique infligé à des enfants. De plus, le port du hijab par les enseignantes n'est bien sûr qu'un début, pas à pas...un jour on exigera peut-être que les étudiantes aussi le porte.

    Heureusement les québécois ont sorti la religion des institutions. Ces religions qui par le passé en Europe brûlaient vivent les femmes en les accusant de sorcellerie parce qu'elles préféraient un autre genre de vie que celle prescrit par les grands prêtes. On n'a la mémoire courte concernant nos expériences religieuses. Ces femmes du Québec qui se faisaient menacer de brûler en enfer, elles aussi, ou d'êtres excommuniés si elles n'étaient pas enceinte pendant quelques années (elle empêchaient la famille disaient les prêtes misogynes.) Ces femmes vivaient dans l'esclavage et dans la peur constamment. Ma grand-mère maternelle a eu 18 grossesses, 16 enfants vivants. Ma grand-mère paternelle est elle décédé en mettant sont septième enfant au monde. Elle n'avait peut-être pas la santé pour porter autant d'enfants. Je vis à Montréal depuis vingt ans cependant je suis native de Sainte Thérèse de Lisieux (maintenant annexé à Beauport) en banlieue de la ville de Québec. Et que dire lorsqu'on apprend qu'un tribunal religieux a failli voir le jour au Canada. Réveillons-nous ! Est-ce qu'on serait entrain de refaire entrer par la porte d'en arrière les religions dans nos institutions ? Tout ça, ça fait peur à plusieurs de même qu'à moi. Qu'une religion ait failli posséder la justice, sa propre cour de justice ça me fait peur...une cour de justice non basé sur la charte des droits mais plutôt sur la philosophie musulmane ? Les petites-filles des générations à venir devront-elles fréquenter un jour une telle cour de justice ? Je pense que certains juges n'ont pas la conscience pour comprendre ce que veut dire les mots justice et liberté pour tous et qu'ils ne savent pas vraiment comment interpréter la charte des droits et libertés ! D'ailleurs les jugent ne devrait pas être choisi par les politiciens.

    *''Devout Muslim women- a small minority of Québec Muslim overall-''

    Alors justement pourquoi ''désacommoder '' la vie d'environ 6 millions 800 milles personnes de toutes origines pour accommoder certains groupes religieux extrémistes.

    '' There's a strong feminist current among Muslim women''

    Avons-nous tous ici la même définition du mot féministe ? Pour la majorité, je crois qu'il s'agit d'un regroupement qui fait avancer les droits des femmes dans leur société. Il ne s'agit pas de dire que l'on n'ait féministe pour le devenir. Il faut aussi agir en féministe. Qu'on t-elles fait c'est très fortes féministes musulmanes pour faire avancer la cause des femmes dans la société québécoise ? Quels sont les fruits, leurs acquis suite à leurs démarches passées ? Que défendent-elles ? Le port du hijab ? Le mot féministe peut-être interprété de façon différente et peut-être très relatif à chacun. Par rapport à mon humble perception du féministe sans être une experte en la matière le port du hijab ne me semble pas une cause à première vue très féministe...

    Selon ce que j'ai perçu sur le terrain, la majorité des québécois qu'ils soient d'origine française, asiatique, italiennes ou autre, ne veulent pas du hijab dans les institutions ni de tout autre signe religieux plus qu'un autre. Ils ne digèrent pas vraiment non plus qu'on barricade un YMCA à Outremont. Que l'on exige que ce soit des hommes qui passent les examens de conduite au bureau des véhicules. Qu'on n'exige un médecin femme. Que l'on empêche les hommes de suivre des cours prénataux parce que certains ont décidé que les hommes n'avaient pas le droit d'y être. Que l'on oblige les usagers d'une cafétéria d'hôpital à manger à part s'ils ne mangent pas kosher. Que certains aient le privilège d'avoir des congés, quelque fois rémunérés, pour des raisons religieuses, tel que de faire un sacrifice et de tuer une brebis vivante avec un couteau devant leur familles et leur jeunes enfants en signification de leur grande générosité envers autrui alors que d'autres ont de la difficulté à obtenir un congé en raison du décès d'un proche, par exemple. Qu'on chambarde les heures ou autres dans les universités afin de s'adapter aux heures de prières d'une minorité religieuse on chambarde tous les autres. Que l'on prête des locaux pour des raisons religieuses alors que l'on ne le fait pas pour ceux qui ont des convictions autres que religieuses, tel que la musique, le yoga, etc. Qu'on essaie de nous faire changé les dates ou encore le nom de nos fêtes au Québec parce que ça ne coïncide pas avec les dates des fêtes de certains groupe religieux. Que certains groupes religieux fassent enlever un sapin décoré en l'occasion des fêtes dans un aéroport parce que leur conviction religieuse est anti-sapin ! Alors que le sapin n'a rien de religieux en fin de compte on ne parle pas de celui-ci dans la bible. Lorsque les accommodements raisonnables vont jusqu'à permettre qu'on sorte tous le monde d'une piscine parce que certains groupes religieux décident de prendre un bain tout habillés. Qu'on nous oblige à nous de porter un maillot et à prendre une douche avant d'entrer dans la piscine mais qu'on ne l'oblige pas lorsqu'il s'agit d'un groupe religieux c'est injuste. Pourquoi les religieux auraient plus de droits que moi ? Lorsque je décide de faire des longueurs et qu'il y a trop de monde dans la piscine on ne fait pas sortir personne de la piscine pour moi ! On paye pourtant les mêmes taxes et impôts que les groupes religieux. Pourquoi le fait-on pour d'autres québécois ? Le message que l'on envoie dans notre société québécoise supposément laïque c'est qu'il nous faut être un extrémiste religieux pour obtenir plus de privilèges que les autres au Québec. C'est priorisé et encourager le religieux. Pourquoi certaines écoles barricadent leur piscine interdisent l'accessibilité aux garçons et vont même jusqu'à faire payer avec l'argent des contribuables des heures d'ouverture supplémentaires dans les écoles parce que certaines religions ne veulent pas qu'il y est des cours d'éducation physique en compagnie des garçons. Alors que notre société québécoise qui prône l'égalité homme femme a décidé que ces écoles seraient mixtes. On retourne encore en arrière...Dans une société qui est juste avec tout ses citoyens pourquoi ne pas donner ce même droit à une adolescente ne provenant pas d'une secte ou d'une religion quelconque, qui se sentirait un peu complexée en costume d'éducation physique, n'aurait-elle pas le même droit et ne pourrait-elle pas faire ouvrir les écoles à des heures spéciales pour elle, elle aussi ? Une société qui se dit juste se doit si elle accorde à certain un privilège le donner à tous les autres citoyens.

    Permette le port d'armes blanches pour des raisons religieuses dans les écoles primaires ou secondaires ! Ça c'est fort...et quelque peu intimidant pour les autres étudiants. La justice serait que si on permet que certains citoyens portent des armes on doit le permette à tous. Qu'on brise la fête à la cabane à sucre, qu'on fasse sortir le monde, qu'on les fasse attendre dehors parce certains ont décidé de monopoliser la place pour faire leur prière. Qu'ont autorise ici même au Canada d'aller voter vêtu d'une burka, le visage recouvert ! Ça, ça frise le ridicule. Qu'en plus dans une société qui se dit prôner l'égalité des sexes on exige que seule une femme peut vérifier si sous le voile ce cache le même visage que sur le permis de conduire. Soit dit en passant, sont-elles aussi voilées sur leur permis de conduire et/ou leur passeport ? Qu'arrive t-il lorsqu'elle passe les douanes si c'est un homme au comptoir ? Est-ce qu'on les laissent passés sans vérifier leur identité pour ne pas faire d'histoire ? Les proposés auraient-ils peur lorsque quelqu'un de voiler (on suppose que c'est une femme mais on n'en n'est pas certain puisque le visage est voilé), passe à la sécurité et/ou que l'on détecte du métal qui pourrait peut-être se cacher sous une longue robe religieuse, a t-on peur de vérifier l'identité de la personne ou de faire fouiller cette personne de peur d'être accusé de racisme ? Cependant lorsqu'il s'agit de québécois ne faisant pas parti d'un groupe religieux on leur fait toute une histoire avec un nounours.

    Un peu de bon sens s'il vous plaît. Si un policier homme suspecte quelqu'un qui court dans la rue tout près d'un endroit ou un vol a été commis, que doit-il faire, il n'aurait pas le droit de demander à vérifier l'identité de la personne en burka et à voir son visage parce sa religion lui défend de montrer son visage à un homme ? ''Sé-ti'' entrain de se passer chez nous tout ça ? Tous les citoyens se font filmer lorsqu'ils vont au guichet automatique, (c'est vrai que dans certaines religions les femmes n'ont pas le droit d'avoir un compte de banque...) qu'arrive t-il dans le cas des femmes ou hommes avec un visage voilé ? Ils ne sont pas filmés eux ? Est-ce que les criminels hommes ou femmes n'auraient qu'à porter une burka pour entrer dans une banque sans attirer l'attention (une cagoule c'est plus évident...) afin de commettre un délit. On peut encore une fois constater le ridicule de la chose et le manque de sécurité pour les citoyens que cela pourrait engendrer que l'on puisse se promener dans les rues vêtue de cette manière. Et au risque de me répéter ce que l'on permet à certains québécois on doit le permette à tous les citoyens, donc si on permet à certain de se cacher le visage et/ou à refuser de le montrer à cause de convictions personnelles on doit le permette à tous, et si on en permet une certaine forme de vêtements on doit tous les permettent. C'est inacceptable qu'un chef de police dans une société qui dit prôner l'égalité homme femme, (on n'a beau écrire ça dans les lois ou les livres, y en a qui ne savent toujours pas ce que ça veut dire...) demande à ses policières que lorsqu'elles rencontres certaines nationalités de ne pas leur parler ni les regarder dans les yeux de tout simplement ne pas faire le travail pour lequel elles sont rémunérés et d'appeler un confrère homme. A-t-on décidé d'employer moins de femme dans ces secteurs à cause de ces groupes religieux ? Que dire lorsque que dans ce même secteur certains jeunes hommes ont décidé de ne pas respecter une policière et même de l'intimider en fonçant sur elle en voiture ? Les policières ont-elles peur de travailler dans ce secteur maintenant ou de ce qui pourrait arriver si elles ne se soumettaient pas à leurs désirs d'accommodements religieux. Il y a dû avoir bien de l'argent qui s'est brassé, on n'a étouffé l'affaire assez vite, une chance que les médias existent...si non on n'en aurait jamais entendu parler.

    Si on permet à certains de ne pas respecter les agents de la paix on doit le permettent à tous ou si non ne le permettre à personne. De plus ça aurait été un délit grave qui aurait été puni très sévèrement si ça avait été un citoyen ne faisant pas parti d'un groupe religieux qu'il l'avait commis. D'exiger d'être servi par un caissier bancaire masculin parce qu'on n'a tellement pas de respect pour les femmes qu'on ne veut même pas qu'elles nous servent est inacceptable dans une société qui se dit défendre l'égalité homme femme.

    Dire que l'on prône l'égalité homme femme dans une société est une chose et le mettre en application dans le concret en n'est une autre. L'égalité des sexes doit être balisé et légiférer dans le concret dans le ''day to day'' car j'ai pu me rendre compte que cette égalité était très relative d'un individu à un autre lors de la dernière campagne en mars 2007 lorsque j'ai eu un argument avec un extrémiste religieux. Cet homme me disait que les québécois étaient des racistes voici un extrait de cette discussion :
    Je lui répondis que c'était plutôt l'inégalité des sexes dans certaines religions qui dérangeait les québécois. Il me répondit alors que l'égalité des sexes était aussi très importante pour eux et que les femmes avaient autant de droit que les hommes dans leur philosophie religieuse. Je m'exclamais aussitôt, vous trouver que c'est une égalité de permette aux hommes d'avoir plusieurs femmes mais de ne pas permettent la même chose aux femmes. Il me mentionna, ça c'est différent, c'est normal, c'est la nature ça n'a rien à voir avec les droits des femmes. Et que dire que vous refusiez que vos épouses travaillent ? Lui demandais-je. C'est normal aussi, me répondit-il, les femmes sont faites pour servir l'homme, être soumise à lui et veillez à son bien être.

    Incroyable, pour lui c'est ce que signifiait l'égalité des sexes. J'ai cessé de gaspiller ma salive et j'ai continué mon chemin...Cela m'a tout de même permit de constater par contre que ça prenait des balises, des lois dans le concret car l'égalité des sexes ne signifie pas la même chose pour tout le monde, elle est très relative à qui l'interprète.

    Que des regroupements religieux décident d'aller s'installer sur le bord d'un lac, détruire son aménagement et empoisonner la vie des autres résidents pour des questions religieuses sans que ceux qui y habitent n'aient un mot à dire, est aussi inacceptable. Encore une fois si on permet à un citoyen d'installer une clôture en non-conformité avec la municipalité on doit permette à tous les résidents de ne pas respecter les règles municipales. On doit leur permette à eux aussi de faire tout ce qu'ils désirent sur leur terrain peut importe l'avis des autres résidents. Pour ce genre de demande farfelue avant de donner une autorisation on devrait à prime abord avoir l'autorisation des citoyens tel que pour permette une école sur le bord d'un lac, ça devrait être approuvé par les résidents à 50 % plus un des résidents de ce lac ou d'une région avant que la ville n'accepte. Je ne sais pas si ces allégations que l'on m'a rapporté sont véridiques, mais certains m'ont mentionné que souvent de telles choses était acceptée peut importe ce qu'en pensaient les autres résidents si un regroupement payait le gros prix, on faisait passer n'importe quoi, pas très démocratique...

    Selon eux ce n'est pas aux québécois de toute origine qu'ils soient à s'adapter aux religions de certains mais c'est plutôt aux groupes religieux à s'adapter à la société québécoise. Les québécois et québécoises ont décidé que leur société serait laïque et qu'elle prônerait l'égalité homme/femme. Alors il faudrait que ceux qui décident de faire du Québec leur terre d'accueil acceptent ce fait ou vivent ailleurs.

    '' Le gouvernement du Québec exigera que les nouveaux arrivants s'engagent par écrit à accepter les valeurs de la société québécoise'' a annoncé le premier ministre Jean Charest. ''Et qu'ils s'engagent aussi à vivre dans une société laĩque. Des extrêmistes religieux il y en n'a partout qu'ils aillent y vivre s'ils n'aiment pas la laĩcité.

    C'est une bonne idée, j'ajouterais sur ce document les lois et balises (à venir j'espère, en cette matière.) Malgré qu'il soit difficile pour moi de comprendre comment certains immigrants peuvent immigrer avec toute leur famille dans un pays sans faire au préalable une petite recherche afin d'en connaître les valeurs. Est-ce que ça veut dire que je pourrais ne pas payer mes impôts sous prétexte que je ne le savais pas. L'ignorance n'est pas une excuse. Si vraiment c'était le cas ce serait leur responsabilité et non la nôtre. Afin de rendre tout de même les choses encore plus claires et éviter que certains se sentent mal à l'aise de refuser un accommodements religieux, lorsqu'on leur répond ; si on n'avait su on n'aurait jamais immigré au Québec, ou, c'est pas ça qu'on nous avait dit. On pourrait aussi y ajouter certains points tel que le fait qu'un nouvel arrivant qui n'est pas né au Québec, qui aurait menti sur sa déclaration, avait un dossier criminel qu'il aurait omis de mentionner, s'il commettait des actes criminels, du désordre public ou encore bafouait les convictions des québécois (toujours dans le cas d'un individu qui ne serait pas né au Québec), qu'il accepte d'être retourner dans son pays d'origine. Qu'un québécois n'étant pas né au Québec ne puisse pas exercer la profession de premier
    ministre, ministre, député, maire ou juge sauf pour tout ceux qui y était déjà en poste avant la date d'entrée en vigueur de la nouvelle législation.

    Ça ressemble un peu à ce qui avait été suggéré en 1994 par le père fondateur et premier chef de l'Action démocratique du Québec, monsieur Jean Allaire. Lorsque l'ADQ avait proposé un «contrat social». Ce contrat prévoyait même une clause de remboursement intégral des sommes investies si le signataire ne remplissait pas ses obligations.

    Monsieur Charest a aussi raison, à mon avis, lorsqu'il mentionne que de refaire la charte québécoise prendrait des années (sûrement bien des millions aussi...), lorsqu'il dit que c'est «des gestes concrets et rapides» que les québécois désirent. Les québécois ne veulent pas attendre après une constitution qui serait peut-être terminé dans deux ans cinq ou même, avec les changements de gouvernement, peut-être dix ans. C'est trop long.

    Monsieur Dumont fait encore une fois preuve d'un comportement anti-démocratique, d'un comportement dictatorial. Dans le fait ''de ne pas croire, par ailleurs, indispensable que le processus de changer (de façon majeure) les droits des citoyens du Québec aboutisse à la tenue d'un référendum si le contenu fait l'objet d'un consensus des trois partis...''...

    Ce n'est plus la philosophie politique que j'avais perçue et qui m'avait attiré vers l'ADQ. La philosophie du groupe Réflexion Québec, présidé par Jean Allaire suite à son fameux rapport Allaire, d'où est né un ''projet de société''en 1993 dont entre autres ont avaient proposé un État minceur moins interventionniste, un retour de la discipline à l'école ainsi que d'un revenu minimum garanti.

    Ça suffit les accommodements raisonnables religieux, jugent les québécois de toute origine !

    Selon certains, il nous faudrait légiférer au Québec en cette matière ;

    - Interdire tout signe religieux des institutions y compris d'enseignements et les milieux de travail.
    - Interdire le port d'un voile intégral, burka qui cache tout le visage dans tout endroit publique sauf à l'intérieur des établissements religieux.

    - Que tous les gens qui exercent la même profession aient les mêmes privilèges, qu'aucun n'est davantage d'avantages pour des raisons religieuses tel que de ne pas porter le béret par exemple si ce n'est pas permis aux autres pour des raisons autres que religieuse.

    - Qu'aucun privilège ou accommodement religieux ne soit donné à aucun citoyen, sous peine d'une amende et de l'individu et de l'organisme, s'il n'est pas donné à tous les autres citoyens peut importe leur conviction personnelle. Si on fait sortir tout le monde d'une piscine pour un citoyen on doit le faire aussi pour moi si je le demande car je suis aussi citoyenne du Québec. Si on permet le port du hijab, turban, ou autre à quelques endroits, dont les milieux de travail, on doit aussi le permette pour les autres tel que de porter une casquette de son groupe rock préféré si tel est la conviction de l'individu. Que tous est le droit de créer un lobbying suivant leur conviction à eux dans ce même endroit si on le permettait à d'autres. Le gouvernement ne peut encourager ou promouvoir un lobbying religieux davantage qu'un autre basé sur des convictions personnelle différentes en donnant un privilège à un groupe et pas un autre. Aucun port de signe religieux, sauf dans les endroits créer à cet effet et dans les endroits publics, (l'employé qui travail dans un restaurant ne peut pas porter de signes religieux cependant celui qui visite cet endroit le pourrait) exception aussi dans les endroits privés, église, mosquée, etc. En dehors de cela si une religion est publiciser à quelques endroits on doit aussi publiciser tout ceux qui voudrait promouvoir d'autres convictions lorsqu'il demande le même droit. Si on permet des costumes religieux on doit le permette pour toutes les religions. Si on permet de porter le hijab dans les écoles on doit permette aussi aux témoins de Jéhovah, aux juifs hassidiques et à toutes les associations religieuses ou alors n'en permette aucune. C'est ça la justice et le respect des droits pour tous.


    - On n'a sorti l'enseignement religieux des écoles et maintenant on enseignera toutes les religions à des enfants d'âge mineur ? Les religions n'ont rien à faire dans les institutions scolaires, c'est un important recul ça aussi. Comment les politiciens ont pu permette une telle chose. Et, de toute évidence, ça ne fonctionnera pas. Bientôt commenceront les chicanes qu'une religion est plus favorisée par rapport à une autre...bien sûr un professeur catholique poussera peut-être un peu plus sa religion et vice et versa. Est-ce que les différents groupes religieux se chicaneront afin de se disputer l'âme de nos enfants ? Où sont les bonnes vielles fables de Lafontaine, le Petit Prince, la philosophie et la morale dénudées de toute religion dont le Québec rêvait ? Vers l'âge de 7 ans je voulais devenir une sainte, je trouvais ça ''cool '' de marcher sur l'eau et faire des miracles...j'ai essayé de réaliser ces exploits mais n'est eu aucun succès. Ça m'a prit environ dix ans à me ''déseingner'' de toutes les stupidités que l'on m'avait entrer dans la tête à coup de règle sur les doigts alors que je n'étais qu'une jeune et naïve enfant. Seulement une religion m'a un peu perturbé, j'imagine qu'une dizaine ça sera encore pire. On n'aurait du m'enseigner, l'histoire, la géographie et les sciences ça m'aurait été un peu plus utile. Quelle perte de temps et quel lavage de cerveau. En nos âmes et consciences peut-on faire ça à nos enfants ?

    - Les gouvernements ne devraient pas subventionner les regroupements religieux avec l'argent des contribuables surtout s'ils ne le font pas de manière égale pour toutes les autres religions du Québec. Ils ne peuvent privilégier une religion plus qu'une autre. C'est un choix personnelle que de subventionner un quelconque groupe religieux, association, ou autres qui doit se faire individuellement.Qu'ils donnent donc à manger aux enfants s'ils ne savent pas quoi faire de notre argent.Si des québécois décide de subventionner la religion juive, catholique ou musulmane les gens sont assez grands pour le faire eux-mêmes selon leur conviction. On n'a pas à obliger les citoyens à financer des groupes religieux, lorsqu'on utilise l'argent de leurs taxes pour ce faire c'est une obligation qu'on leur impose. Alors qu'il y a des milliers d'enfants au Québec qui n'ont rien à manger dans leur assiette le matin.

    - Le gouvernement ne devrait pas subventionner des écoles autres que celle établie au Québec et dénudé de toute représentation religieuse ou encore d'un seul groupe d'origine particulière.

    - Que tous les signes religieux soient bannis du sport au Québec, les compagnies tel que Nike paient des millions de dollars pour que leur logo soit mis en évidence dans les occasions sportives nous on le fait gratuitement pour certains groupes religieux. On leur donne de l' ''exposure'' afin qu'ils fassent la promotion de leurs idées, produits ou religions. On leur permet en plus de le faire en exploitant de jeunes enfants si mignon. Si on permet à certains de promouvoir leurs convictions personnelles lors d'activité sportive on doit le permettre à tous les citoyens québécois qui aimeraient promouvoir leurs convictions personnelles ou leur produit ou alors l'interdire à tous. Si certains veulent faire de la publicité pour la religion musulmane à travers le sport en faisant porter des hijab représentant une marque de commerce religieuse, qu'ils payent pour ce service comme tous le monde...

    Pourquoi leur donnerait-on ce privilège gratuitement alors qu'on ne le fait pas pour la société du cancer, les regroupements environnementaux, les groupes féministes eux aussi dans une société juste pourrait faire porter des publicités quelconque à leur enfant sur les terrains de soccer si on l'autorise pour certains autres groupes. Si on décide d'autoriser des groupes à se servir du sport et des enfants pour se faire de la pub on doit autoriser tout les individus à le faire. Les québécois ne comprennent pas pourquoi on privilégie des groupes religieux spécifiques plus que les autres citoyens du Québec.

    Ce rapport est très modeste et n'a rien coûté aux contribuables mais malgré cela je crois tout de même que ça ressemble un peu à une certaine réalité qui n'est pas tout à fait la même que celle décrite par la commission. C'est un point de vue qui en vaut bien un autre que l'on pourrait aussi mettre dans la balance.

    Qu'il nous soit difficile d'accepter qu'un malaise soit, ou plutôt difficile d'accepter de reconnaître qu'il existe ne le fait pas disparaître pour autant. Ce malaise est beaucoup plus profond que ce que la commission semble reconnaître, à mon point de vue.

    Pourtant il y a toujours des signes précurseurs des grondes à venir mais souvent on ne les entends pas ou encore on ne veut pas les entendre.

    * De dire aux québécois * '' Enough'' ou encore * '' Quebecers should accept... '', est complètement ridicule et ne règlera rien, car les québécois n'accepteront pas de se faire manipuler de la sorte. Une autre commission qui peut-être se retrouvera sur les tablettes pendant ce temps on n'a rien fait, on n'a rien réglé, on n'a peut-être même pas cerné le réel malaise. C'était probablement ça le but, gagner du temps pour finalement ne rien faire. Après tout cette mise en scène et ces millions reviendra t-on à la case zéro ?

    Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé assez déplorable que les oppositions officielles se concentrent autant sur quelques jours de différences de la présentation d'un rapport. Maintenant c'est la société St Jean Baptiste qui s'en mêle et dépensera des centaines de milliers de dollars en honoraires juridiques des poches des citoyens qui peine souvent à arriver à chaque mois, question de faire un peu d'intimidation aux anglophones, est-ce que c'est une manière de leur dire de se la fermer. Les droits et libertés de s'exprimer c'est seulement pour les groupes religieux et pas pour les journalistes. Et tout ça, est-ce que ça changera quelque chose à part enrichir certains bureaux d'avocats ? La société ne sait plus ou mettre l'argent des contribuables ? Qu'ils fassent manger les enfants le matin au lieu d'enrichir les bureaux d'avocats. Ils n'ont rien de constructif a réalisé ? Est-ce que ça fera avancer le Québec ? Je ne crois pas. Pour ce qui est de l'opposition peut-être tentent-ils d'attirer notre attention sur des choses sans importance, tel qu'un dépôt soit fait le mercredi ou le jeudi comme si un jour de plus allait changer grand-chose à l'affaire au lieu de se concentrer sur ce qui est important, le rapport...


    J'espère que si toutefois je décidais un jour de me représenter pour un parti politique et que j'étais élue, que lors de mon entrée à l'Assemblée Nationale il n'y aura plus de crucifix si non je m'en occuperai personnellement en l'honneur de mes grands-mères. Surtout dans une société qui se proclame laïque...faudrait peut-être montrer l'exemple. Cela ne représente pas/plus la société québécoise d'aujourd'hui, celle dont le Québec rêve. .

    J'espère de tout mon coeur que le rapport Bouchard Taylor sera tabletté et brûler en enfer qu'aucune de ses recommandations ne sera appliquée. Lorsqu'on veut touché à la liberté d'expression, la criminaliser ça me fait peur et je n'y reconnais plus mon pays. Est-ce chez-nous que tout ça est entrain de se passer ? »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 06h36
    Les interprétations des natinalistes
    « Les souverainistes ont toujours essayé de faire flèche de tout bois. Ils craignent que la disparition du terme ''Québecois de souche n'affaiblisse leur option.'' Leur velléité de se séparer du Canada n'est pas seulement le désir de protéger la langue, mais le désir de s'affirmer comme peuple. Or, si on intègre les immigrants ou les autres québecois qui ne sont pas ''de souche'' dans un melting pot francophone , ils craignent que ceux ci ne ressentent pas cette obsession d'affirmation et par le fait même, qu'ils affaiblissent leur option.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • alain lepage
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 06h53
    le rapport ...
    « ma première réaction est que ce rapport n'est pas disponible dans une version papier sur la rue ... allez sur la rue et demandez aux gens s'ils l'ont lu, vous serez surpris ... les catégories des croyances religieuses radicales ne sont pas les mêmes que la laïcité. Pour eux c'est une question de lumière (eux) et de ténèbres (nous), de vérité (eux) et d'hérésie (nous), de grâce (eux) et de péché (nous), de pureté (eux) et de souillure (nous), leur seule consolation c'est le ciel (pour eux) et l'enfer (pour nous), etc... c'est comme çà que pense un croyant radical (et il se doit de changer le monde, de le purifier et de s'en défendre) et c'est pour celà la laïcité de base est importante, afin de délimiter des espaces pour tous. Tous les musulmans que je connais me confirment qu'ils sont venus ici pour souffler un peu et fuir l'intégrisme religieux de leur pays d'origine. Notre discours incertain ne les aide pas, ils n'y voient pas le modèle recherché. On s'identifie à ce que l'on admire, pas à quelque chose d'inconsistant. »

  • Francine Desmarais
    Inscrite
    mardi 10 juin 2008 07h03
    et les anglo de souche?
    « est-ce que ce rapport fait aussi la morale aux anglais de souche? les québécois d'origine canadienne-anglaise?
    comment intètrent-ils les nouveaux arrivants? comment respectent-ils les différences? .....? »

  • Mathilde François
    Inscrite
    mardi 10 juin 2008 07h10
    Moult textes pertinents sur la Chose
    « Afin de se donner une vue globale de l'ensemble des « meilleurs » textes qui dans les dernières semaines ont critiqué, voire dénoncé, le rapport Gérard Bouchard/Charles Taylor, je convie les internautes à l'adresse suivante : http://www.soreltracy.com/liter/2008/juin/9j.htm

    Outre l'article initial, vigoureux, et qui ne mâche pas ses mots (par le détour d'une interpellation de Mme Françoise David, entre autres), on y rappelle les hyperliens principaux (de Jean-François Lisée à Jacques Beauchemin, de Alain-G. Gagnon à Éric Bédard et autres Leroux, Bock-Côté et Facal) qui développent le « sujet ».

    Phénomène révélateur : la plupart de ces réflexions ont été publiées dans Le Devoir. Alors tout d'abord, je dis : Bravo Le Devoir !

    Cela dit, M. Gérard Bouchard, homme et intellectuel que j'ai toujours respecté, et que je respecte toujours, non seulement votre « mise au point » de ce 10 juin (www.ledevoir.com/2008/06/10/193341.html) ne m'a pas du tout convaincue (c'est même tendancieux parfois, voire, à la limite du procès d'intention), mais elle confirme à mes yeux (comme par l'absurde !), du moins pour l'essentiel, l'analyse des personnes ici nommées.

    M. Bouchard, de grâce resaisissez-vous. Vous me semblez déraper vers une interprétation du réel québécois qui ne correspond pas à la réalité. Aussi ne laissez pas votre amour-propre dominer votre esprit. Qui est riche et raffiné, et, j'en suis persuadée, profondément attaché au Québec. Tout autant, et certainement pas moins, que celui des Jean-François Lisée ou des Jean-Luc Gouin de la nation.

    Personne ne vous souille, ne vous démonise ou ne vous avilit, M. Bouchard. Vous êtes critiqué, un point c'est tout. C'est dans l'ordre des choses. Et avec raison qui plus est, quant à moi. Un peu d'humilité, que diable. Vous y verrez plus clair.

    Sincèrement, et respectueusement à vous, M. Bouchard. Car le Québec a besoin d'hommes de votre qualité.

    A fortiori à une époque où une extrême médiocrité règne aux plus hautes sphères de notre État québécois.

    Un citoyenne québécoise toute " simple "
    (comme une Saguenéenne...) »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 07h12
    "tous les habitants du Québec sont des Québécois"
    « Ca veut dire que Claude Charron, qui vit à Paris depuis 1 an, n'est pas québécois?

    Que Céline Dion, qui vit à Vegas et en Floride depuis 10 ans, n'est pas québécoise?

    Que Julie Payette qui vit à Houston depuis 10 ans n'est pas québécoise?

    Que Mario Lemieux qui vit à Pittburg depuis 25 ans n'est pas québécois.

    Que Geneviève Bujold qui vit en Californie depuis 25 ans n'est pas québécoise.


    Que Luc Plamondon qui vit en Europe depuis 30 ans n'est pas québécois

    Mais que le dernier Tamoul, débarqué sans papier à Dorval, est québécois lui... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 10 juin 2008 07h38
    Ça semble être de famille
    « Les Bouchard sont rapides à taxer leurs compatriotes de racisme, d'intolérance et d'antisémisme. Drôles de nationalistes qui critiquent leur nation. Est-ce qu'ils sont tombés dans le "qui aime bien chatie bien" ou sur la tête ? On s'attendrait de recevoir de telles critiques du ROC mais pas de certains nos intellectuels.

    Les Québécois ne veulent pas de religions dans leurs espaces publics pour importer et imposer ici, au Québec, les travers que nos immigrants fuient mais que certains d,entre eux voudraient nous imposer. Est-ce assez clair messieurs ? Votre religion chez-vous et dans vos lieux privés de prières ! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 07h48
    Eux aussi...
    « Dommage car leur travail est excellent. Peut-être vont-ils s'apercevoir qu'ils se trouvent en fin de compte dans une société intolérante. L'avenir nous le dira. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 07h56
    Qu'il vive avec son rapport!
    « Il a écrit, qu'il vive avec! Le peuple n'a pas accepté sa façon de voir la majorité! Le peuple" canadien-français ", comme il l'a appellé, est culpabilisé dans ce rapport, et semble avoir le fardeau de la preuve, c'est inacceptable aux yeux de la majorité! Le vénérable universitaire devra regarder le peuple québécois d'un autre oeil maintenant, et surtout, d'un peu moins haut. Quand tout un peuple réagit de la même manière, c'est peut-être qu'il a un peu raison! »

  • martin dubois
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 08h01
    le deuxième rapport Durham
    « Et bien M. Bouchard, il ne vous reste plus qu'à vous présenter pour le PLQ !
    N'est-ce pas ce à quoi vous êtes déjà en train de nous préparer ? Chose certaine, merci de nous confirmer par vos propos que votre rapport, ce charmant Durham 2, est bel et bien un rapport libéral, fédéraliste et partisan.
    C'est ce que nous répétons depuis le début. »

  • Bruno Giroux
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 08h33
    Gérard Bouchard ne me fera pas pleurer!
    « «Ce qui se conçoit bien s'exprime bien et les mots pour le dire viennent aisément».

    Voilà un proverbe que Gérard Bouchard doit connaître. S'il ne voulait pas être mal compris, il n'avait qu'à exprimer très clairement. Il aurait également pu consulter le maire d'Hérouxville pour savoir comment exprimer clairement des principes.

    Moi, j'aime les prises de position claires et non celles qui, pour être comprises, doivent se retrouver devant la Cour Suprême.

    S'il est mal compris, Gérard Bouchard n'a qu'à lui (et à son autre savant coprésident) à qui s'en prendre. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 09h19
    À Rome on fait comme les Romains
    « Le problème est simple. Qui ne connait pas l'Histoire est condamné à la répéter. Le Québec est une nation francophone et doit le rester à tout prix. De plus, il nous a fallu beaucoup de travail pour se débarrasser de la dictature religieuse et obtenir une société LAIQUE. Elle doit le rester PARTOUT dans le domaine civil.
    Pas question de cette fameuse ''laïcité ouverte '', ni du ''Québécois d'origine canadienne française ''......

    Si quelqu'un veut venir chez nous, il doit accepter cela sinon il ne sera pas le bienvenue, pour moi.L'immigration est un privilège et non un droit. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 09h22
    L'art d'écrire
    « L'art d'écrire consiste davantage à utiliser la langue pour que les lecteurs visés comprennent ce qu'on pense que de retrouver sa pensée en se relisant. S'écrire est une chose, écrire pour les autres en est une toute autre. Monsieur Bouchard, un intellectuel chevronné s'il en est, devrait y penser à deux fois avant d'accuser ses lecteurs d'incompréhension de sa pensée. Quant à son militantisme dans le Parti québécois, il repassera.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 09h43
    La souche et la Conquête
    « Selon Christian Dufour, le Québec et le Canada souffrent de l'ambiguïté de la Conquête. On en voit la preuve avec Mme Jean qui se réclame de Samuel de Champlain alors qu'il ne fut jamais formellement gouverneur de la Nouvelle-France. Mme Jean est plutôt l'héritière des gouverneurs anglais, parmi lesquels heureusement M. Vanier.

    Revenons à la Conquête: l'abandon de l'expression de souche oblitère complètement des racines québécoises les 70,000 canadiens qui peuplaient la Nouvelle-France quand les britanniques se sont installés en 1760. Je glisse une interprétation sociologique. M. Bouchard est de la racine des Bouchard qui a peuplé le Saguenay-Lac-Jean au XIXe siècle. Il a oublié que le village que son ancêtre Claude Bouchard avait fondé en 1675 dans Charlevoix a été brûlé par l'armée britannique en 1759.

    Face à tout cela, il ne s'agit pas de s'alarmer et de vouloir répéter l'histoire. J'ai aujourd'hui de très bons amis anglophones. Mais on ne peut brûler l'histoire sous prétexte qu'elle nous gêne. Il faut apprendre à se la raconter, sans chercher une homogénéïsation. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 09h45
    De souche, de souche, quoi de souche?
    « Tanné d'entendre parler des « de souche » et des « autres ». Pourquoi compartimenter les habitants de la province du Québec? C'est avec un tel raisonnement que l'on crée des clivages et de l'animosité. Et certains intervenants dans le présent forum se complaisent à le faire.
    Jusqu'à preuve du contraire, tous les habitants du Québec ont le droit d'être appelés « Québécois », de même que les habitants de l'Ontario sont des Ontariens, peu importe leur couleur et leur religion, et ont les mêmes droits, le même passeport canadien, les mêmes obligations. Les dits « de souche » n'ont pas de droits supplémentaires parce qu'ils sont arrivés avant. Au fait, au bout de combien de générations devient-on un « de souche »? Ma fille qui habite Montréal est née au Canada et est donc une immigrante de deuxième génération. Cela lui suffit-il pour être qualifiée de « de souche », ou alors, cela se fera dans plusieurs générations? Ridicule! Et n'oublions pas que les Autochtones étaient ici bien avant les « de souche »...
    Toute cette polémique vient de ce qu'une frange des tenants du « de souche » ne sait plus qui elle est et essaye de se redéfinir, mais en faisant tout un pataqués. Cela repose sur la peur d'être assimilé, mais est assimilé qui le veut bien...
    À bon entendeur, salut! »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 09h50
    Taylor et Bouchard sont deux vieux sourds...
    « J'ai écouté presque toutes les scéances à la télé. Partout au Québec on leur a dit que le foulard islamique on en voulait pas. On en voulait pas parce que c'est à des années-lumière de notre culture, parce que c'est l'humiliation de la femme mais surtout parce que c'est le logo des islamistes, de ceux qui détestent l'Occident.
    Or que font nos deux sourds? Ils proposent le retrait du crucifix à Duplessis de l'Assemble nationale, et l'entrée à l'école des profes voilées!!!
    Plus sourds, plus méprisants pour les Québécois, tu meurs! »

  • Bernard Thompson
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 10h39
    Bouchard-Taylor : Un rapport de force?
    « Les auteurs du rapport Bouchard-Taylor ont retenu le principe de la conciliation comme promesse d'avenir pour le Québec. Quelque neuf cent mémoires déposés, des centaines de dialogues engagés mais un seul constat: le Québec doit faire preuve de plus d'ouverture aux autres. Comment? En engageant la majorité québécoise d'ascendance canadienne-française sur la voie unique de l'accommodement, ce, dans toutes les sphères d'activités régissant la société québécoise. Ainsi, nous interdirons tout vocabulaire indigne de la rectitude politique. Les minorités ne sont plus 'visibles', les québécois ne sont plus 'de souche' (il est vrai que M Bouchard a depuis longtemps jeté ses souches aux feux de la Saint-Jean), même que les 'accommodements' deviennent des 'ajustements'. Parlions-nous ici de rapport de force? Dérapage? Pour l'instant, optons donc pour le dérapage, très certainement.

    Dans l'énoncé de ses grands principes, ce rapport niche à l'enseigne du pluralisme et de l'interculturalisme à la québécoise mais emprunte tous ses aboutissants à l'idéologie du multiculturalisme canadien. Si le voeu des commissaires était de louer sans réserve les principes vertueux de l'accommodement, il aura été exaucé! Les deux comparses n'auront toutefois aucunement provoqué cette conciliation tant recherchée, car ce rapport dégage surtout d'énormes failles nées d'une mauvaise analyse et porte le témoignage d'un certain aveuglement de leur part, comme si enfermés dans leur tour d'ivoire, ils n'avaient su comprendre la dure réalité des accommodements raisonnables.

    Plus nous prenons connaissance des lignes directrices sous-jacentes aux grands principes énoncés dans les trente-sept recommandations du rapport, plus la thèse des commissaires justifie pleinement que nous la rejetions. Si ce rapport constituait une thèse universitaire de maîtrise, on peut se demander si les élèves Bouchard et Taylor auraient obtenu leur diplôme. Examinons ici d'étonnantes maladresses.

    L'incohérence la plus significative est la définition de ce 'laïcisme ouvert' tel que prôné par Messieurs Bouchard et Taylor. L'espace public y est si mal défini, multiculturalisme oblige, qu'on peut supposer que le but recherché est d'éloigner le législateur de toute demande d'accommodement religieux, laissant aux parties civiles le soin de remédier à tout différent.

    À titre d'exemple, les signes religieux y sont favorisés à l'intérieur des écoles, des universités et de la fonction publique mais interdits au sein des forces policières et parmi les hauts dirigeants de l'État. Qu'adviendrait-il d'un sikh élu député à qui on interdirait ainsi de porter le turban ou encore d'un député juif de porter la kippa? Mais encore! Au nom de l'équité, les commissaires nous disent: 'Cachez ce crucifix que nous ne saurions voir'. Quelle belle logique de réciprocité n'est-ce-pas?

    De tels énoncés contradictoires pullulent lorsqu'ils abordent la question de l'égalité hommes-femmes. Tout en exposant les principes vertueux de l'égalité, nos philosophes en herbe excluent totalement l'égalité des sexes de leur discours. Ils recommanderont qu'un patient ou une patiente puisse exiger un médecin de son sexe lors d'une hospitalisation de longue durée. Qui plus est, à l'intérieur de cette recommandation particulière, on suggère aussi d'offrir un service d'interprètes. Ne prônaient-ils pas que le français soit favorisé dans la société québécoise? La traduction se dirigera-t-elle vers le français? L'anglais? Et si l'interprète devait également épouser les principes religieux du patient! Pourrions-nous donc imaginer pire scénario?

    Et si nous exprimions en coûts tous ces accommodements religieux à consentir? Messieurs Bouchard et Taylor ne recommandent-ils pas d'autres études au sujet de nos entreprises et associations corporatives? Ne suggèrent-ils pas que juges et avocats dirigent encore une fois notre destinée pour plusieurs décennies à venir?

    Les commissaires en auront déçu plus d'un. Ils feignent de reconnaître que plus de 80% de la population, immigrants inclus, rejette les accommodements religieux. Les québécois et québécoises souhaitent avant tout vivre harmonieusement dans un pays où langue et culture communes ont un sens et où l'espace public est entièrement libre de toute contrainte religieuse. Faudra-t-il réinventer l'histoire pour faire réagir nos élus? Le seul rapport de force qu'y puisse subsister suite à cette commission réside dans la parole qu'elle aura libérée. Cette parole est d'ailleurs bien reprise par les concitoyens et concitoyennes des autres provinces canadiennes. Qu'ils soient du Québec ou d'ailleurs, que nos politiciens et politiciennes se le disent : maintenant, c'est à eux et elles de parcourir le chemin que les québécois et québécoises leur ont tracé durant cette saga des accommodements raisonnables.


    Bernard Thompson
    Co-auteur du mémoire d'Hérouxville »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 10h41
    Le prix de l'essence : plus important que le rapport Bouchard-Taylor !
    « Ainsi, dans sa lettre publiée aujourd'hui, M. Gérard Bouchard ne semble pas avoir beaucoup apprécié que son rapport, dont plusieurs passages ont un sens assez ambigu, fasse l'objet de critiques de la part de certains membres de la formation politique à laquelle il appartient.

    Cependant, je doute que les sauts d'humeur de M. Bouchard intéressent beaucoup de monde. Les Québécois, toutes origines confondues, sont actuellement beaucoup plus préoccupés par les hausses vertigineuses du prix l'essence et de l'impact déjà énorme que celles-ci exercent sur leur budget que par le rapport qu'il a écrit et les divers commentaires que ce document a suscités. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 10h52
    Société intolérante?
    « Montoya, c'est du délire votre affaire, ou peut-être que votre problème, c'est votre incapacité à vous adaptez à une autre société que la votre d'origine?

    Vous savez, je crois que les internationalistes anti nationalisme dans votre genre sont pire que les fédéralistes fermés qu'on lit ad nauseam sur ce forum. »

  • Nicolas St-Gilles
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 10h56
    Montoya rides and rides again
    « Yvon Montoya dénigre en permanence tout ce qui au Québec ne s'écrase pas sous la volonté canadienne, sinon nord-américaine.

    C'est le peuple québécois qui vit constamment dans la fragilité, la précarité, la difficulté, dans un contexte géo-politique où il est constamment confronté à l'adversité - notamment anglo-saxonne.

    Mais pour notre immigré reçu, c'est le Québec qui est intolérant, obtus, toujours prêt à sombrer dans la xénophobie, voire le racisme. C'est du moins ce qu'écrit ce monsieur sur toutes les tribunes qu'il parvient à dénicher - notamment au Devoir.com. Et ce depuis des lunes, des lunes et des lunes.

    Il faut bien avouer qu'avec des individus de cette sorte, qui quittent leur France natale pour venir expressément souiller le Québec sous toutes ses coutures, il y a de quoi réfléchir aux paramètres qui conditionnent leur acceptation au sein de la collectivité québécoise.

    Car si jamais le Québec devait un jour ressembler à la description qu'il nous en fait (mais dieu nous en garde !), il est certain que les Montoya de ce monde y seront pour beaucoup.

    Yvon Montoya est un homme qui insulte, injurie, gifle, salit, déconsidère, méprise, dénigre.

    Et puis un jour, un bon Québécois pacifique jusqu'à la moëlle lève la tête tranquillement, le regarde vaguement dans les yeux, et lui dit : « M. Montoya, que diriez-vous, de temps à autre, de réfléchir un peu avant de parler ? »

    Et notre Montoya de s'écrier sur-le-champ (comme pour faire honte à tout Français qui se respecte, et ils sont nombreux, sinon à la France entière : gênée que l'un des siens puisse discréditer tous ses ex-concitoyens avec son bêtisier étalé quotidiennement) : « Vous voyez ! je vous l'avais bien dit que ce sont des intolérants ces Québécois !!! »

    M. Montoya, à force de violenter et de vomir au visage de la société qui vous a accueilli, on a fini par comprendre (car nous sommes nombreux, si je me fie aux réactions que vous provoquez *) que vous démontrez chaque jour un peu plus une chose (car on aura tous compris, aussi, que le salissage du Québec constitue la principale sinon unique activité de votre existence : jour après jour après jour, sans jamais désarmer), et une seule chose : vous avez de sérieux problèmes personnels.

    Mais visiblement, pas assez conscient, trop pingre ou trop lâche pour vous regarder en face - comme un homme - vous préférez déployer toute votre énergie à vous victimiser en frappant à coups de massues sur cette terrible et répugnante société québécoise... où vous êtes pourtant venu vous installer sans que personne ne vous y oblige. Pour vous, il n'y a qu'une « maladie » : l'existence même de l'État du Québec (il est vrai que les Paul Lafrance, les Gerry Pagé et les Michel Lebel de notre beau pays penchent dans le même sens : puissante ! n'est-ce pas, la « pensée politique » de nos bons Canadians à la vie, à la mort...)

    J'imagine, M. Montoya, qu'on appelle ça un cas psychiatrique. Cela dit, on a tous nos petits problèmes. Même au plan psychologique. Le drame, avec Yvon Montoya, c'est qu'il s'est convaincu lui-même qu'il n'a aucun problème. Et que « c'est eux », pour paraphraser Rimbaud, « qui sont tous »... malades. Et tous contre lui, par voie de conséquence. Bein sûr !

    En clair : le problème, le seul problème, c'est cette sale nation québécoise.

    Alors, bonne chance mon vieux ! Vous en aurez besoin en patience et en traitements.

    Car un problème comme celui-là, je le crains, ça ne se règlera pas en trois séances de cinquante minutes...


    * www.ledevoir.com/2008/06/09/193261.html, www.ledevoir.com/2008/06/09/commentaires/0806091339507.html, www.ledevoir.com/2008/06/09/commentaires/0806091921245.html, http://www.ledevoir.com/2008/06/09/193262.html, etc. (oui ! etc. !) »

  • Martin Turgeon
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 11h34
    Je n'ai pas encore lu le rapport...
    « ... et par conséquent, je m'absentiendrai de commenter avant de l'avoir fait. Combien de personnes ont commenté tout en ayant des informations partielles? La plupart d'entre nous... Encore pire étaient ceux qui y sont allés de commentaires après l'article du quotidien The Gazette paru avant même la publication du rapport! En ce sens, je peux comprendre que M. Bouchard ait eu le sentiment d'avoir mal été compris!

    Pour finir, j'ai un commentaire pour Mme Sylvie Tremblay. Si vous voulez qu'on vous prenne au sérieux, apprenez donc à écrire le français. J'ai arrêté de vous lire après avoir relevé la vingtième faute dans votre texte.

    Martin Turgeon, Montréal. »

  • Patrice-Hans Perrier
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 11h38
    La crise identitaire
    « Au-delà d'un débat d'opinions, nous vivons une profonde crise d'identité et, malheureusement, certaines de nos élites contribuent à entretenir un climat de confusion et de peur qui n'est pas pour améliorer la donne. J'en profite pour livrer, ici, quelques extraits d'un texte que j'ai composé pour le compte de la Toile des Communicateurs, il y a deux années de cela.



    La crise identitaire


    Il y a péril en la demeure actuellement, au chapitre de la question nationale et du repositionnement de l'identité québécoise. Depuis la «bévue» de Jacques Parizeau, en 1995, les historiens, sociologues et autres idéologues patentés n'ont de cesse de retourner la question nationale comme un gant malléable. C'est tout le thème de la survie, ou de la «survivance», qui est battu en brèche par une collégialité suspecte, avide de dépecer ce qui reste de vivant au coeur de notre quête identitaire.


    «... l'intimidation consiste maintenant à rappeler aux tenants de la souveraineté du Québec un incriminant passé antidémocratique, une propension à l'anglophobie ou à la xénophobie, ou à associer ce nationalisme à un repli identitaire anachronique».

    - extrait de «Nationalisme québécois et crise du lien social», de Jacques Beauchemin.


    Du «village global» de Marshall Mc Luhan à l'idéologie «multiculturelle» de Pierre Elliott Trudeau, sans oublier la dérive actuelle vers la pseudo «mondialisation» de l'économie, l'establishment anglo-canadien n'a pas su résister au chant des sirènes d'un certain conformisme «postmoderne» en définitive. L'espace canadien (politique, culturel, géographique, socioéconomique, idéologique) ne sait plus quel mode opératoire utiliser pour se re-définir. Alors, il est commode de se servir de la question nationale comme courroie de transmission afin d'expurger les scories d'un système idéologique qui fonctionne «à vide».

    Les anglo-saxons, avec aux premières loges les Britanniques eux-mêmes, ne savent que faire de l'idéologie communautariste qu'ils avaient adoptée lors de la chute de leur empire, au tournant des années 1929. Les dernières exactions commises par les terroristes (prétendument islamistes) dans le métro de Londres sont venues montrer du doigt les limites d'un système de transmission socioculturel (le communautarisme) qui fonctionne en porte-à-faux par rapport à la cohésion citoyenne.


    La citoyenneté menacée par le tribalisme ambiant

    La question du communautarisme (Charles Taylor, spécialiste de la modernité, invite les individus à situer leur moi dans un espace complexe de questionnements, de repères et de normes fixés par la culture) est au coeur du présent débat de société qui dépasse de loin les simples enjeux politiques ou électoraux. Les «communautés culturelles» et autres «tribus de la postmodernité» sont devenue, dans les faits, des monnaies d'échange pour les tenants du pouvoir qui n'ont de cesse d'appliquer l'adage bien connu : «diviser pour régner».

    Le «choc des cultures» actuel dépasse, de loin, la simple donne de l'interpénétration des us et coutumes, au gré d'échanges culturels et économiques. C'est l'espace publique qui est remis en cause par les tenants de la «diversité» (diversion ?) comme aboutissement ultime des droits et libertés depuis la création des Nations Unis. L'espace citoyen rétrécit en peau de chagrin et la conscience politique est avortée, incapable de s'arrimer à de quelconques velléités de projet collectif.

    Antoine Robitaille, un journaliste du Devoir, cite le sociologue Jacques Beauchemin, dans un article publié il y a quelques temps de cela, afin de mieux circonscrire le débat actuel autour de la place de la question nationale dans un futur prévisible. «Si ça continue, la question nationale risque de se vider de son sens», nous prévient Jacques Beauchemin, un souverainiste qui remet en cause le procès de la postmodernité, dans un contexte où la «Société des Nations» serait devenue une «société des identités» (titre du dernier livre de Beauchemin).

    Curieuse coïncidence, cette crise identitaire se modèle sur la crise économique qui nous pend au bout du nez, du fait de l'accélération de la libéralisation des marchés et de l'inoculation de la sphère publique par les dictats de l'économie libérale. La «fin de l'histoire», proclamé par Fukuyama, tarde à se manifester, malgré les plans de match du FMI et les résolutions arbitraires de Conseil de sécurité de l'ONU.

    Comme le mentionnait Robitaille, dans son article au Devoir, ce phénomène de «société des identités» muselle les débats politiques, dignes de ce nom, puisque «lorsqu'on se présente sur la place publique aujourd'hui, c'est d'abord comme femme, homme, jeune, homosexuel, immigrant, noir, «orphelin de Duplessis», islamiste pro-charia, etc.».

    Il s'agirait d'un phénomène inquiétant qui déborde de la sphère médiatique pour «corrompre» tous les lieux d'échange et de débats de société. Comment peut-on débattre sur la place publique de questions politiques, ou autres, si l'on ne parvient même plus à identifier des repères en terme d'arrimage à une «réalité» historique.

    Où en sommes nous, dans l'histoire moderne, qui sommes-nous et où allons-nous ?


    La superposition des identités : le complexe du ventriloque

    L'histoire existe bel et bien, n'en déplaise aux Francis Fukuyama de ce monde. À force de se faire dire qu'ils ne possèdent pas d'identité en propre, les Québécois ont développé un complexe qui les empêche de se positionner comme «société distincte», alors que des messages contradictoires (brouiller les ondes en terme tactique - propagande militaire (Goebbels et consorts)) viennent agir comme des virus informatiques (cheval de Troie) qui sont inoculés à même le registre de notre mémoire collective.

    Ainsi donc, le quasi demi-millénaire de présence canadienne-française sur le sol québécois ne serait qu'un avatar de l'histoire, une sorte de terreau conjoncturelle qui permettra, par la suite, aux nouveaux (néo) arrivants d'investir le (plein) champ (chant) de la citoyenneté ... canadienne.

    Tout cela fonctionne sur le mode du collage (technique mise au point par les Dadaïste, perfectionnée par Andy Warhol et utilisée par les faussaires de l'identité culturelle en ce début de 3e millénaire), profitant de la candeur et de l'inexpérience des Québécois, d'habiles idéologues viennent superposer plusieurs couches identitaires qui, normalement, s'articulent sur des modes différés.

    L'identité politique ne fonctionne pas dans le même temps et selon les mêmes termes que l'identité culturelle ou ... religieuse, par exemple. Il va de soi (les études du sociologue Beauchemin le soulignent) que les conflits intérieurs de l'individus, les habitudes de consommation, les dictats religieux ou la généalogie familiale viennent interférer avec le procès du politique et la notion d'espace civique ou de conscience citoyenne.

    La loi française de 1905, séparant l'État et la Religion, constitue, à notre sens, un heureux précédant dont nous aurions, tous, intérêt à nous inspirer. Un état se cristallise (philosophie politique) à partir du moment où une nation (plus qu'un simple agrégat identitaire) se dote d'institutions qui fonctionnent en propre afin d'assumer sa pérennité et le rayonnement de sa culture.

    L'histoire, prise au sens large, n'est pas une machination, ni une science au demeurant, elle est le procès suprême de l'évolution de l'espèce humaine (au-delà des races, des orientations sexuelles, des idéologies religieuses ou des systèmes d'appartenance) confronté à la dure réalité du «vivre ensemble» et de la survie biologique. C'est dans ce sens que la «lutte nationale» des Québécois (qu'ils soient fédéralistes, indépendantistes ou autres) est ancrée dans une réalité socioculturelle qui traduit les velléités d'expression ( a fortiori ) d'un peuple qui a beaucoup souffert d'une forme d'«autisme identitaire» lui interdisant de devenir adulte, en définitive.

    Alors que tout un chacun tente de s'approprier des lambeaux de cette citoyenneté, battue en brèche par les idéologues de la trans-culture, le Québécois moyen (il existe bel et bien) ne sait plus qui il est. À l'inverse, le citoyen Français (qu'il soit de race blanche ou noire - d'obédience catholique ou musulmane - etc.) est en mesure (malgré les pressions de l'Union européenne et de l'inoculation des forces du marché ...) de se référer à un espace identitaire, à une réalité géopolitique évidente et à une culture ambiante qui est ... distincte. Lorsque le footballeur Zidane a contribué à hisser son équipe jusqu'à la coupe du monde de soccer, les citoyens français n'avaient pas devant les yeux un ressortissant algérien, mais bel et bien un des leurs. L'individu Zidane, d'origine maghrébine, était devenu le citoyen Zidane, héro du jour pour la nation française, n'en déplaise aux ventriloques ...


    Le passage du «je» individualiste au «nous» collectif

    Le communautarisme fut une idéologie de transition, qui a accouché d'un système de transmission socioculturel qui correspondait à une époque (entre les deux guerres mondiales et des années 50 à la fin du XXe siècle) où la différence culturelle s'érigeait comme un rempart face à une raison d'état au service d'une classe de technocrates. Dans son sillage, sont nés la «rectitude politique», la «discrimination positive» et les luttes parcellaires telles que nous les connaissons actuellement.

    Malheureusement, le marketing et la psychologie industrielle ont vite saisi le potentiel de division (dans le sens de division cellulaire) que représentait cette idéologie fragile (et fragilisante).

    Les États-Unis souffrent, justement, de la prévalence de fortes poches de résistance à l'esprit républicain. Voilà pourquoi l'empire américain est incapable d'administrer la pax americana à l'intérieur de ses propres frontières, alors que les ghettos se multiplient tels des métastases inexpugnables. Et la ghettoïsation, même si elle peut correspondre à un repli identitaire associé à un acte de survie, mène en droite ligne à un cancer généralisé qui menace, à terme, la cohésion et le bon fonctionnement de la société civile.

    Le Québec ne peut pas se permettre de subir la pression endogène de ses propres ghettos, pas plus qu'il ne doivent devenir, lui-même, une forme de gigantesque ghetto francophone d'Amérique. Comme le rappelait, Jacques Beauchemin, dans un article intitulé «Nationalisme québécois et crise du lien social», «s'il faut débattre des origines historiques du nationalisme québécois, autant le faire en fonction du cadre politique et de la configuration de rapports de forces qui l'ont rendu possible historiquement».

    Dans le même ordre d'idées, nous devons connaître l'histoire et les tenants et les aboutissants de la nation québécoise si nous voulons être en mesure d'en expliquer la dynamique. Mais, comme plusieurs idéologues (ventriloques) nous interdisent d'utiliser des références historiques (référents symboliques), nous sommes incapables d'identifier (naissance d'une identité) les temps forts de notre généalogie collective. Nos traits de caractères, à nous, les québécois.

    Le Québec, pour sa part, est une nation jeune, qui aspire à la maturité, en s'appuyant sur un désir légitime de reconnaissance et d'épanouissement. Encore faudra-t-il que nous cessions de rejeter nos propres faiblesses sur le dos des autres, de fermer les yeux face à nos lâchetés et de retarder indûment le... procès de l'histoire. Actuellement, le taux de natalité ne parvient pas à remonter la côte et l'immigration compense (temporairement) pour ce manque à gagner en matière de renouvellement de la population. Toutefois, une masse critique (autour de 80 %) de citoyens québécois de «souche» (sans aucune allusion raciste ou xénophobe) perdure, en dépit de l'éclatement des notions identitaires (famille, religion, coutumes, moeurs politiques, etc.) qui caractérisaient la nation canadienne-française. Ce «noyau dur» de la citoyenneté est un gage de stabilité pour le futur.

    Au-delà de la natalité et du renouvellement de la population (d'un point de vue démographique), nous avons besoins de l'immigration pour nous enrichir (à tous les niveaux) et pour que «l'aventure de la nation québécoise» soit féconde et ouverte sur le monde. Malheureusement, nous avons confondu «ouverture sur le monde» avec dépossession de notre histoire, de notre identité collective et de notre devenir comme peuple.

    Le «coeur» de la nation québécoise, cet agrégat de coutumes ancestrales, de réflexes ataviques et de luttes quotidiennes, bat toujours aussi fort, mais ses «rythmes cardiaques» sont espacés, à cause des coupures «épistémologiques» qui ont été induites depuis la «Révolution tranquille». Plutôt que de tenter de subdiviser les cellules du système immunitaire des québécois, nous devons favoriser l'inclusion de nouvelles «cellules souches», capables d'introduire de nouvelles raisons de vivre en terre québécoise, au-delà du manichéisme de la raison d'état.

    La culture québécoise est inclusive, mais elle devra renforcir son système immunitaire si elle veut être en mesure d'accueillir de nouveaux éléments culturels, pour que le projet de société qu'elle porte en son sein soit viable. Les nouveaux arrivants (néo-québécois) s'interdiront de tomber dans le piège de la ghettoïsation, ou du tribalisme postmoderne, puisqu'il réaliseront la richesse et la générosité de la culture ambiante (pas nécessairement dominante) qui règne chez nous. C'est à ce prix que nous pourrons redéfinir notre projet collectif, en prise avec notre réalité socioculturelle et le contexte nord-américain qui nous entoure.



    © Patrice-Hans Perrier »

  • Hervé Bergeron
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 11h45
    Non, mais...
    « Est-ce que vous pourriez nous ficher la paix avec Mathieu Bock-Côté. Ce haut-parleur sans fond et sans fin qui ne représente que lui-même et son désir de devenir une vedette médiatique. Je sais qu'il fait partie des favoris du Devoir, mais, soyons sérieux, a-t-on besoin d'un autre clone du Chanoine. Il me semble qu'on est au 21e siècle, que le monde est à notre porte chaque matin, que le temps de la survivance et de l'agriculturisme primaire est révolu, que si on est incapables d'affronter la planétarisation on est cuit, etc. Si on veut survivre comme nation, ce qui est possible, souhaitable et réaliste, on doit se tourner vers d'autres types de phares que ceux qui éclairent seulement le chemin d'où l'on vient. »

  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 12h06
    Il est évident que M. Bouchard veut limiter les libertés pour éviter l'explosion
    « Il est évident que M. Bouchard veut limiter les libertés et augmenter la mainmise de l'État sur l'éducation de la majorité pour éviter l'explosion, en grande partie fantasmatique.

    Voir exemples:
    http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2008/05/bouchard-taylor-la-peur-de-la.html

    Notons que les commissaires dissertent pendant près de trois cents pages sur comment limiter les effets de marginalisation et de ghettoïsation, conséquences de la diversité croissante de la société québécoise due à l'immigration sans jamais proposer de limiter le taux d'immigration. Car qui veut nous faire croire que la fragmentation qui menace le Québec serait celle engendrée par les accommodements raisonnables de « Québécois de souche » devenus témoins de Jéhovah (30 000 adeptes au Québec) ou évangélistes ?

    Limiter l'immigration est pourtant la manière la plus évidente de limiter cette diversité et fragmentation croissantes qu'il faut ensuite juguler par un appel constant à l'État qui saura imposer l'interculturalisme à l'école et dans le reste de l'espace public. Non, le concept de limitation de l'immigration est tabou (on ne parle pourtant pas d'un arrêt, mais de ne plus la hausser ou de la réduire légèrement). Tabou aussi son pendant : une politique familiale nataliste juste et universelle qui a l'avantage de former des jeunes mieux intégrés à la société d'accueil que les immigrés.

    Rappelons qu'actuellement la société francophone majoritaire est la moins féconde des communautés québécoises. Les francophones font moins d'enfants que les anglophones, lesquels font moins d'enfants que les allophones et les Amérindiens et Inuits.

    Autre sujet tabou : ces mêmes Amérindiens et Inuits alors que, s'il existe un risque de fragmentation du Québec hors de Montréal, il est bien là. Pas chez les francophones de souche trop catholiques ou trop religieux en général et qui rechignent à se soumettre de bon gré à l'interculturalisme et à l'intervention croissante de l'État auprès de leurs enfants pour en faire de « bons citoyens » tels que définis par le Monopole et ses experts. »

  • John Mokawi
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 12h52
    Bye bye Bock-Côté
    « J'abonde avec Hervé Bergeron: quand allez-vous donc nous lâcher les baskets avec Mathieu Bock-Côté? Quand allez-vous prendre des critiques qui *lisent* le rapport pour donner dans une critique qui s'adresse au rapport, et pas à une sorte de caricature du pluralisme. »

  • Jean Lahoud
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 12h55
    Bouchard a Raison enfin...Canadiens Français est le bon terme historique et sociologique.
    « Enfin une personne qui a compris même si cela va a l'encontre de la volonté des nationalistes...voir nationaleux..il est temps de remettre les pendules à l'heure et d'utiliser les bons termes historiques et sociologiques pour désigner les francophones au Québec: canadiens-français est le vrai terme pour les francophones . Le terme ''québécois de souche'' est une aberration linguistique et une grave erreur qui peut mener vers un certain racisme...voici la Réalité: On est tous des Québécois ...même un Anglos de Westmount est un Québécois car il tient feu et lieu des cette province.

    Il y a des québécois italiens, québécois juifs, québécois libanais ou même québécois chinois....Québécois d'origine Chinoise???? Un chinois ...un autre qui s'en vient voler mon Québec dirait les innocents de nationaleux ..paradoxalement le même genre qui qualifient le rapport Bouchard-Taylor de rapport Elvis Gratton : Je pense a madame Pauline Marois se serait plutôt elle le Elvis Gratton dans ce cas...car elle démontre la peur de se fait marginaliser a québécoise francophone.. Et oui Elvis Wong peut être aussi un Québécois...québécois chinois.

    Attention , si j'utilise le terme québécois je sous entent qu'il fait partie de la grande famille de canadien.
    Historiquement l'appellation Canadien appartenait justement a un francophone...versus Britannique..Ensuite on a vu l'apparition de Canadien-Français versus canadien anglais Ironiquement, Ce sont les conquérants qui on donner le nom ''Province of Quebec'' au territoire géoponique ou vivaient la majorité des Canadiens
    ensuite les britanniques du Canada son devenus des Canadien-anglais (vs Canadiens français)
    ...finalement avec l'arrivé des indépendantistes on a vu l'apparition du mot Québécois comme monopole des québécois francophone ...voir québécois de souche...comme si les autre sont simplement des québécois non des souche'' ca sonne péjoratif comme terme...voir même rasiste car tout au long de l'histoire du Québec/Canada on a vu l'arrivé de plusieurs immigrants qui on contribué a bâtir le pays. »

  • Jean Lahoud
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 13h05
    Que fait-on du fanatisme athée au Québec
    « On parle de fanatise religieux mais on oublie que la province subit aussi le fanatisme athée..un fanatisme qui vent effacer tout trace de religion, croyance ou spiritualité. Je suis d'accord pour séparer l'État de la religion mais quand on veut imposer une élimination de la religion on devient tout aussi fanatique. »

  • Gisèle Foucault
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 13h28
    Gérard Bouchard a raison - les courriels haineux ont déjà commencé à circuler
    « J'ai moi-même vu passer un courriel haineux, qui cite l'ancien premier ministre australien Howard et incite en termes très directs les immigrants qui demandent des accomodements à quitter le pays. Et ce courriel a été retransmis par un bon Québécois de souche à tous ses voisins.

    Je suis moi-même une « pure laine » et j'ai trouvé ce texte insultant, car je ne m'y reconnais aucunement. Et les voisins qui ne sont pas « de souche », comment le reçoivent-ils, d'après vous?

    Ouvrez les yeux et les oreilles. Oui, la situation pourrait facilement déraper.

    La haine est engendrée par la peur. La peur est la posture de la victime. La victime se sent justifiée de répliquer à ce qu'elle considère comme des attaques... Jusqu'où irons-nous sur cette pente-là? Jusqu'au Rwanda?

    René Lévesque doit se retourner dans sa tombe... »

  • l poisson
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 13h28
    Entre intermulticulturalisme et son double
    « <<En recherche, la distinction entre multiculturalisme et interculturalisme est dépassée, affirme Fasal Kanouté>>(...)

    Extrait d<un article paru dans le journal Forum de l<UdeM, ce 9 juin, sous le titre
    <<Le Québec pratique-t-il le multiculturalisme sans le savoir? >> »

  • Pierre Lavallée
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 13h41
    Bouchard à la sauce trudeau
    « Je suis tout à fait d'accord avec les analystes (dont Michel David) qui ont constaté que le boeuf (C. Taylor) avait avalé la grenouille (G. Bouchard) dans ce rapport sénélisant.
    Il suffit de dépoussièrer quelques vieux Cité Libre dans lesquels sévissaient les Taylor, Trudeau et Pelletier, pour y découvrir la véritable inspiration du rapport Bouchard-Taylor. »

  • Marianne Vaucouleurs
    Inscrite
    mardi 10 juin 2008 14h09
    Un bisou pour Nicolas !
    « Votre texte, M. St-Gilles, tombe en plein dans le mille.

    Ce Yvon Montoya n'exprime pas des opinions (ce que toute personne a le droit de faire dans une démocratie) : il cherche plutôt, et constamment (c'est chez lui un véritable « mode de vie ») à souiller la réalité québécoise. Un point c'est tout. C'est pour ainsi dire « une mission ».

    Alors, de trois choses l'une. Ou bien il est bête comme ses quatorze pieds, ou bien il est rempli de préjugés à ras bord dont il ne se libère qu'en écumant partout son fiel, ou bien il s'agit d'un agent provocateur.

    Or si je m'en fie aux méthodes canadiennes pour contrer la volonté de liberté québécoise depuis les années soixante-dix, voire les années soixante, j'incline à pencher pour la troisième éventualité.

    Mais sous toute réserve tout de même...

    Parce que bouché et étroit d'esprit comme ça, admettons-le franchement, ce n'est quand même pas fréquent dans le monde civilisé... »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 14h13
    "Une rupture radicale avec l'héritage de René Lévesque"
    « "Une rupture radicale avec l'héritage de René Lévesque", titre Gérard Bouchard, qui dénonce "les ténors nationalistes qui cultivent l'insécurité et l'angoisse. On sème la peur et on exacerbe la méfiance collective au risque d'affaiblir la nation québécoise sous de fausses représentations."

    Gérard Bouchard parle de "profondes désinformations" sur le rapport, déplore le Eux/Nous de Pauline Marois et relève une série de "faussetés", pour s'en prendre à ceux qui cultivent "l'insécurité, l'angoisse identitaire qui divisent et ramènent en arrière." Bien dit! Il est très intéressant de voir les "ténors nationalistes" s'en prendre à Gérard Bouchard, tout comme ils s'en sont pris à Lucien Bouchard quand celui-ci a rejeté de grands pans de leur religion intégriste, qu'il faut épouser à 100% sous peine d'être rejeté et considéré comme traître à la patrie. Ce qu'ils ont fait pour Lucien et ce qu'ils sont en train de faire pour Gérard qui ont eu le courage de leur dire la vérité.

    Monsieur Gérard Bouchard a entièrement raison, et comment s'attendre à autre chose qu'une attaque du rapport par Jacques Beauchemin qui est conseiller de Pauline Marois et d'autres "logues" et autres survoltés inféodés au mouvement séparatiste?

    La vérité choque et ce rapport pondéré qui cherche à éviter les tensions au lieu de les créer, qui amène des solutions pacifiques, intelligentes et non partisanes à un débat délicat, a donc profondément choqué et déçu les séparatistes qui misent sur la peur identitaire comme ferment essentiel pour mousser leur cause et aller chercher des votes, car c'est bien sûr que la paix linguistique n'apporte aucun carburant à leur cause dont les québécois s'éloignent de plus en plus. Car les québécois sont rendus beaucoup plus loin, quoiqu'en pensent les "purs et durs", beaucoup plus loin que la chicane linguistique et la peur identitaire, ils veulent entendre parler des vrais problèmes, d'environnement, d'économie, d'éducation, de santé, etc., ils veulent la paix et non la guerre quelle qu'elle soit. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 14h45
    D'origine canadienne-française
    « L'expression d'origine canadienne-française n'a aucun sens. La majorité des ancêtres des Québécois étaient ici avant la création du Canada. Les Québécois actuels ne peuvent donc être d'origine canadienne. Ils sont d'origine française, vivant dans une province du Canada. On pourrait dire d'eux qu'ils sont d'origine française vivant au Québec du Canada. C'est pas « cute » ça ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 15h31
    @Merven
    « "Autochtones étaient ici bien avant les « de souche »..." Oh yeah?

    Il y a 75,000 Indiens au Québec (ils étaient 49,000 lorsque René Lévesque a reconnu les 11 nations autochtones en 1986)

    Je vous lance le défi suivant: sortez-moi l'arbre généalogique de ces 75,000 individus et comptez ceux qui avaient des ancêtres au Québec avant l'arrivée de Jacques Cartier en 1534. A part les 8000 Algonquins et les 9000 Inuits, vous en trouverez pas beaucoup.

    La plupart de ceux qui revendiquent le titre d'indien (et tous les privilèges que le titre entraine) seraient incapables de produire le moindre titre ancestral puisque leurs ancêtres sont arrivés au Québec après les miens. Ou étaient Français comme les miens!

    Les Hurons sont arrivés en 1650 à l'Ile d'Orléans, 116 ans après Cartier. Ils ont été sauvés de l'holocauste par les Jésuites.

    Les Micmacs viennent surtout des Maritimes
    Les Montagnais ont disparu et les Innus qui habitent leur territoire viennent de l'Ontario
    Les Mohawks viennent de l'État de NY
    Les Cris viennent autant de l'Ontario que du Québec
    Les Malécites ont pratiquement disparu.

    Bref, la majorité des 75,000 Indiens du Québec n'ont pas une majorité d'ancêtres qui étaient ici avant l'arrivée de Cartier. »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 16h20
    La Saint-Jean ou l'art de toujours r'embraser ?
    « Vanité blessée est mère des plus grandes tragédies.
    Voilà ce qui aura ramené notre docte professeur à rallumer, en solo..., quelque chose qui ne demandait pas mieux qu'à (se laisser) mourir subrepticement avec l'arrivée (de la belle chaleur) de l'été.

    On ne pourra pas dire que ces Bouchard ne connaîtraient pas l'art de faire s'embraser maints feux autour d'eux (ou) à partir d'eux (ou encore pour eux?). L'un, parce que les Québécois ne travailleraient pas assez ; l'autre, parce qu'ils ne comprendraient pas comme il faut.

    On ne saurait en tout cas ne pas remarquer qu'il y aura eu flammèches 'autour' du moins célèbre de la fratrie Bouchard, tant avant qu'après (sa dernière 'oeuvre'). Car il y avait bel et bien eu les auditeurs de TQS et de TVA, avant, n'est-ce pas ?... «Mise au point» accompagnée d'une 'mini-conférence' sur ce que devrait être le (néo-)Québec. Et ce AVANT même de débuter le travail d'investigation confié au chercheur à cet effet. En fait de rigueur méthodologique, on avait déjà vu mieux, disons. Puis, là, maintenant, après toutes ces pages (plus de 300), il 'manquait' encore quelque chose. Il fallait en rajouter, semble-t-il. Encore.

    Pourtant... Ces pages sont censées parler d'elles-mêmes. Et/ou il se trouve une multitude d'autres professeurs, de toutes allégeances, aptes à les décortiquer, expliquer, commenter, etc., etc., etc. Si bien que M. Bouchard pourrait considérer maintenant son travail complété. Et considérer qu'il peut ('se permettre de') ne plus rien dire à ce sujet (pour quelques années). De manière à laisser décanter ou respirer. Tant soit peu. A fortiori en contexte estival. On l'a bien «mérité»... »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 10 juin 2008 16h24
    @ Nicolas St-Gilles
    « Je sais que ça énerve mais vous ne dites rien à M Bouchard non plus. Quant à vos analyses psy, c'est très américain ça. C'est du psy à plein nez, en amérique comme culture et comme expression. Voyez les films hollywoodiens. En tout cas vous prouvez comme avec d'autres réactions que le problème au Québec d'intolérance est bien réel (Bouchard encore le souligne, c'est "volatile"). Ce n'est pas une intolérance chantée à chaque de rue mais elle est constitutive d'une vie victimaire. Nous (pour une fois) les immigrants, de l'extérieur, nous avons le recul suffisant pour bien percevoir ces difficultés. Il est dommage que vous ne vouliez pas être à l'unisson avec ce qui désormais constitue le Québec d'aujourd'hui avec un résultat à la Levesque comme le souligne fort à propos encore M Bouchard. Les québécois c'est moi aussi et c'est tous les autres, vous et les immigrants. Nous sommes tous québécois et fiers de l'être. Travailler avec nous pour faire un pays, un vrai, solidaire et heureux de cette solidarité. Là, avec les "souches" qui viennent de l'Europe (France et Navarre) vous faites dans le sanguin...Le nationalisme est un poison dont il faut se protéger. La liberté est son antidote. Je vis libre et nul ne peut faire que cette liberté d'être ici ou ailleurs soit mise en question. La terre est à tout le monde, i.e. à personne. Certes, pour vous, c'est du délire. Pour d'autres en d'autres temps (et encore maintenant) et d'autres lieux, c'est encore la même chose. Les nationalistes se ressemblent tous car ils ont le même propos sur la tere, la race, le sang, les souches. Partout les nationalistes disent la même chose Nous et Eux. On compte les morts depuis le 19ième siècle et les deux guerres mondiales. Rimbaud disait le "Patrouillotisme", Kafka nommait ça "la terreur de nos temps à venir". Je ne suis décidemment pas seul dans ce déire même Freud n'en pensait pas moins. Il est mort à Londres pas à Vienne. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    vendredi 13 juin 2008 14h32
    Débat riche malgré tout
    « La polémique entourant les idées de monsieur Bouchard et des pro-souverainistes sont riches d'enseignements. La question de l'idée nationale ne sera pas vidée tant que le Québec n'aura pas eu tous ses pouvoirs. »

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