mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h39


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La fragile égalité hommes-femmes

Lise Payette   23 mai 2008  Société
Une femme dirige une grande institution financière québécoise depuis quelques semaines. Pas une succursale, pas une caisse, mais plutôt la pyramide au complet. Cette femme, Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins, s'est retrouvée au sommet après plusieurs tours de scrutin pour choisir le remplaçant du grand patron Alban D'Amours, parti à la retraite. Mme Leroux n'était pas seule sur les rangs. Elle a vraiment été choisie. Je ne pense pas que le Mouvement Desjardins lui aurait fait cadeau d'un tel poste sans qu'elle soit parfaitement qualifiée pour l'occuper. Ce sont des milieux où on ne fait pas de cadeaux aux femmes. Raison de plus pour saluer bien bas la réussite de Mme Leroux.

En 2008, nous en sommes encore à souligner «les premières». Les femmes sont encore des pionnières dans beaucoup de domaines. Une première femme à la tête d'une institution financière importante devient immédiatement un modèle pour les jeunes femmes que ce domaine intéresse. Pauline Marois, première femme chef d'un grand parti politique québécois et qui sera peut-être la première femme première ministre du Québec, porte sur ses épaules la responsabilité d'ouvrir encore un peu plus grande la porte du monde politique aux femmes et à leurs filles afin que l'égalité s'exprime un jour de façon évidente.

Ces femmes savent bien, en plus, qu'elles n'ont aucune marge d'erreur. Des femmes occupant des postes importants, on attend la perfection. Pouvoir faire ce qu'un homme ferait ne suffit pas. Même une Betty Grable (que les jeunes ne connaissent certainement pas et qui pourront demander à leur grand-mère qui est cette femme dont je parle aujourd'hui) a dit un jour: «Non seulement je dois faire tout ce que fait Fred Astaire, mais en plus, moi, je dois le faire en talons hauts.»

Au Québec, on a clamé depuis des mois que l'égalité des hommes et des femmes était une valeur fondamentale de notre société. Cela faisait drôlement plaisir à entendre, je l'avoue. Mais je connais trop bien la nature humaine pour penser que ce combat est gagné pour toujours sans aucun soubresaut. Il y a certains hommes qui se retiennent de crier que le monde irait bien mieux si les femmes étaient remises à leur place. Ce sont les mots qu'ils utilisent en privé parce qu'en public, il est difficile de tenir de tels propos sans se faire reprendre devant tout le monde. Souvent ils se taisent mais ils n'en pensent pas moins.

Pendant les auditions de la commission Bouchard-Taylor, c'est pratiquement à l'unanimité que l'égalité a été déclarée non négociable. Et pourtant... pourtant — on le sait maintenant puisque le rapport fut publié hier — le port du hidjab a refait surface. Les commissaires proposent d'apprendre à vivre avec le voile islamique.

Les deux charmants messieurs qui se sont tapé des semaines d'audiences ne semblent pas avoir compris que le hidjab est non seulement un signe religieux, mais également un signe de soumission des femmes aux hommes — père, frère ou mari. Qu'il est également un signe de soumission à l'imam et au Dieu des musulmans. Qu'une musulmane se couvre la tête pour aller à la mosquée, c'est son choix. Nos mères le faisaient pour aller à l'église catholique il n'y a pas si longtemps en signe de soumission au Dieu catholique. Les hommes se découvraient pour marquer leur respect. Les femmes devaient porter des chapeaux.

On me répondra que des femmes sont venues dire aux commissaires qu'elles avaient choisi librement de porter le hidjab, que personne ne les y forçait. Une femme conditionnée par son milieu depuis sa tendre enfance, élevée avec l'idée qu'il vaut mieux porter le hidjab, peut-elle exercer un choix vraiment libre?

Au Québec, les femmes ont beaucoup lutté pour obtenir l'égalité. Si elles ont exprimé des craintes quant au port du hidjab, il aurait été souhaitable que les commissaires écoutent attentivement leurs doléances.

Mais deux hommes, aussi intelligents soient-ils, éduqués au temps des religions, peuvent-ils saisir la menace que représente un bout de tissu pour des femmes qui ont cheminé si longtemps, contre vents et marées, afin d'acquérir la précieuse égalité dont elles étaient privées depuis des siècles? N'aurait-il pas fallu qu'une femme au moins partage leurs travaux de façon officielle?

En lisant le rapport de la commission Bouchard-Taylor, on peut se demander si l'Histoire est encore écrite par les chasseurs. Quand donc les lions trouveront-ils le moyen de faire connaître leur histoire?

Les femmes du Québec ne combattent ni l'immigration, ni d'autres femmes, ni des religions. Elles combattent pour que toutes les femmes puissent enfin accéder à l'égalité «pure et dure» avec les hommes québécois ainsi que pour la laïcité de la sphère publique. Avis aux commissaires. Autrement, messieurs les savants, vous serez condamnés à refaire le travail.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Benoît Gagnon
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 02h21
    Les lieux communs
    « Il me semble, madame, que vous oubliées de remettre en cause, certaines idées reçues(pré-jugés). La première et la plus importante est de considérer Mme lerous comme un sexe. Vous insultez l'intelligence humaine, de croire que l`intelligence ne peut pas reconnaître l`intelligence. Vous avez sans doute raison de penser que certains êtres humains ne sont toujours intelligents, mais il ne faut pas conclure à une loi générale. Le choix de Mme leroux prouve exactement le contraire de votre propos. Votre lecture de la réalité demande peut-être une remise en question de votre part. Ceci étant dit, vous lire nous permet de constater le chemin que nous avons parcouru et aussi celui que vous n`avez pas parcouru; merci. »

  • Janine Morissette
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 07h33
    Mme Payette est une sage.
    « Mme Payette,
    Votre chronique est pleine de sagesse et vous avez les mots pour le dire et ces mots expriment ce que pensent beaucoup de femmes du Québec. Je vous lis avec plaisir depuis que vous êtes au Devoir et j'espère vous lire encore tres longtemps.
    Infirmiere à la retraite. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 08h09
    Hijab
    « Encore une fois bravo, Madame Payette. Si j'avais des petits enfants, je refuserais qu'ils aient une professeure qui porte ostensiblement le signe de soumission à son Dieu et à ses hommes. Les soutanes et les cornettes n'ont plus la cote dans nos écoles depuis longtemps et c'est tant mieux, nos enfants ne vivent plus les "peurs de l'Enfer" (juif, catholique, musulman etc.). »

  • Robert Libersan
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 08h16
    Femmes victimisées
    « Je partage tout à fait les propos de M. Benoit Gagnon en réaction à votre texte.De plus,j'ai une question pour vous Mme Payette. Pourquoi certains hommes, au Québec du moins, ont envie de crier? Pour rabrouer les femmes?Par orgueil de mâle d'avoir à partager plutôt que de décider tout seul comme auparavant? Nenni! Parce qu'ils sont tannés d'entendre le même refrain «de femmes victimisées».

    «Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier les chasseurs.», avez-vous placé en introduction de votre texte, Mme Payette.

    Je ne suis pas anti-féministe, madame, je suis humaniste.Et ça, je crois que les féministes ne le comprennent pas ou ne l'acceptent pas.

    Alors, madame Payette, cessez de récriminez et assumez votre féminitude. »

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 08h35
    Qui les élève?
    « Il y a aussi des femmes qui pensent, sans le dire, que tous les hommes sont de sombres exploiteurs de femmes. Mais entre leur naissance et l'âge de cinq ans, qui donc les élève, ces sombres crétins? Des femmes.

    Pierre Desrosiers
    Val David »

  • Michelle Fillion
    Inscrite
    vendredi 23 mai 2008 09h38
    le fameux hidjab
    « Le port du hidjab marque un retour en arrière pour les femmes d'ici. Comement comprendre que ces deux messieurs, si savants soient-ils, ne fassent pas le lien entre ce port du hidjab et sa signification.... Se fient-ils seulement à leur propre percception du hidjab?
    Est-ce un retour en arrière pour nous les femmes qui avons tant lutté pour cette égalité homme-femme. Merci madame Payette pour votre Parole qui rejoint beaucoup de femmes d'ci. Continuons vaillamment notre combat pour que cette égalité homme-femme se réalise concrètement dans toutes les sphères de la société. Michelle Fillion, Chicoutimi. »

  • alexandre verdun
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 10h20
    Élevé in extremis...
    « Je suis très heureux de toutes ces femmes qui prennent différentes formes de pouvoir dans différentes sphères de notre société québécoise...

    Je suis très heureux, par contre, que ma mère choisisse de
    « m'élever » au lieu « de me faire garder », au nom de son ego.

    Des fois, j'ai l'impression que la génération montante est sacrifiée au nom de l'attrayante; illusion-du-bonheur-dans-le-pouvoir. Prenez-le vite ce pouvoir qu'on passe à autre chose, et ainsi, reprendre notre rôle de parent.

    Signer, un enfant presque-roi. »

  • Gilles Dubé
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 11h14
    Question de liberté...
    « A-t-il fallu des lois pour que les québécoises cessent de porter des chapeaux en public, pour qu'elles puissent porter des blouses à manches courtes et des pantalons? Il a fallu des lois pour protéger les québécoises qui cherchaient à se libérer de mariages malheureux ou à accéder à des carrières réservées aux hommes, pas pour changer leur code vestimentaire. Les musulmanes bénéficient de ces lois comme les catholiques et les athées. Si certaines femmes se font imposer le foulard par leur mari, leur père, leurs frères, pourquoi certaines autres ne le porteraient-elles pas par attachement à leurs origines, par solidarité avec leurs soeurs, par habitude? Ces femmes doivent avoir la liberté de se vêtir comme elles le veulent tout comme nos québécoises engagées dans les oeuvres religieuses peuvent s'habiller pudiquement et porter elles aussi un foulard. Ma mère, fervente catholique, en portait bien un, pas seulement pour aller à l'église. »

  • Gaëtane Trahan
    Inscrite
    vendredi 23 mai 2008 11h22
    Merci Lise!
    « Ce matin, en lisant vos sages propos, Lise,j'ai souri avec satisfaction, heureuse que quelqu'un dénonce l'incohérence de Bouchard et Taylor à propos du port des signes distinctifs religieux permis pour les uns et refusé à d'autres. Quelle source de confusion! Il aurait été si simple d'écrire que dans la société laïque que le Québec est en train de bâtir, les vêtements qui démontrent une allégeance à une religion ne sont pas admis chez nos fonctionnaires publics. Pas de complications! La même règle pour tous!
    Nous n'avons pas fini de travailler, d'éduquer nos jeunes pour que l'humanité progresse vraiment, en humanité justement! Je viens de lire les 5 commentaires déjà parus. Ceux de Benoît, Paul, Robert et Pierre-R. ne font que confirmer ce que vous démontrez,Lise. Je comprends que pour ces hommes, quoiqu'elles fassent, les femmes ne sont pas correctes. Triste constatation! »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 14h09
    Une suggestion pour accéder à l'égalité des sexes
    « Pour que les femmes puissent enfin accéder à l'égalité «pure et dure» avec les hommes, je propose que l'Assembée Nationale passe une loi pour que chaque homme québécois porte le talon haut au moins une journée par semaine. Il est inconcevable qu'on laisse les gens s'habiller selon leur propre goût, il faut que l'État intervienne de toute urgence. »

  • Luc Archambault
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 15h16
    PRISE 3 - Le port du voile, signe de soumission des religions monothéistes mâles.
    « Les religions monothéistes mâles sont parvenues à supplanter le culte de la « Déesse mère », inventant du coup l'Histoire. Avant, c'était la préhistoire... Le port du voile est un avatar de ce qui sera un jour une autre pré-histoire, notre histoire...

    Bien sûr que les religions sont parties de notre « patrimoine »... justement... ces religions monothéistes mâles ne sont qu'un... « patri-moine », comme dans père... Qu'en est-il du « matrimoine » ? De ce qui nous a été légué par nos mères et non pas seulement par nos « pères » ?

    Le port du voile, obligé ou suggéré, est fondé sur l'hégémonie du mâle, et sa conception du monde, où, il doit à tout prix se positionner comme géniteur, comme le père de ces enfants-là, parce qu'il a un jour compris que le mâle avait à jouer un rôle dans la reproduction et que la Déesse mère n'était pas la seule à produire ce qui était considéré à l'époque comme un « miracle ». Quand les mâles ont compris ça... ils n'ont rien trouvé de mieux que de se hisser au-dessus de la femme. Ils se sont crus justifiés d'imposer par les armes de la « Parole » et par la guerre contre les cultes « païens » « matrimoniaux », un Dieu unique, tuant la « Déesse mère ». Ce jour-là, il fallait que son Dieu créé à son image puisse lui aussi faire des miracles. Il invente un Dieu unique, sans déesse. Il invente un droit de propriété sur « sa » femme, pour pouvoir prouver qu'il est le géniteur de « ses » enfants. Il invente une justification « de droit divin » à ce droit de propriété : un Dieu mâle unique, créateur « du ciel et de la terre » : Yahvé, Dieu le père ou Allah.

    Le port du voile affiche l'assassinat de la « Déesse mère », la victoire du Dieu mâle contre la « Déesse mère », créatrice de l'Univers et déesse de la vie qui bat. Un voile qui a pour fonction de cacher aux autres hommes ce à quoi peut avoir accès le propriétaire de cette femme-là.

    Merci madame Payette de dénoncer le fait que le voile ne soit qu'un avatar de la soumission exigée par les religions monothéistes mâles. J'ajoute, qu'une femme aurait dû co-présider une telle Commission. En attendant, à sa face même, nos deux commissaires mâles, leurs conclusions, ne sont qu'affaire de « patrimoine », d'héritage laissé par le père... par ces « sages » mâles, fine fleur de la nation. Le seul fait que les Bouchard-Taylor acceptent de co-présider une telle Commission, sans que deux femmes y soit leurs égales, les discrédite, discrédite le gouvernement qui les a nommés, et leurs « recommandations ». Au premier chef, celle concernant le voile de la soumission.

    Merci madame Payette.

    Luc A.

    www.luc-archambault.qc.ca »

  • Charles E. Caouette
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 17h09
    Bravo ! madame Payette,
    « C'est toujours un plaisir de lire vos communiqués et vos prises de position, toujours claires et percutantes.
    Vous avez raison de dénoncer le flou et le "mou" du Rapport Bouchard-Taylor, surtout en ce qui concerne les signes et les vêtements religieux.Nos "deux charmants messieurs",par exemle, laissent allègrement au personnel de nos écoles le soin d'établir les balises et de régler les cas litigieux faciles à prévoir.
    Continuez, chère madame,de lutter avec toute votre ardeur à la conquête de "l'égalité pure et dure" des hommes et des femmes au Québec et à travers le monde.
    Charles E. Caouette. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 23 mai 2008 19h15
    Le Hijab
    « Voici la beauté de notre société, une femme qui porte le Hijab le fait par choix, et non par soumission. Ce qui serait de la soumission et une atteinte à sa liberté ce serait de se voir interdire de porter le Hijab, alors on parlerait de soumission car ce n'est pas SON choix.

    Ici au Québequistan, on est en train d'imposer le NON port de certains vêtements, tout comme les Talibans (qu'on dénonce à grand renfort et mentionne souvent) forçait les femmes à porter la Burka.

    L'un comme l'autre est une atteinte à l'égalité des femmes et à sa liberté.

    Alors femme du Québec si vous voulez portez le Hijab faites le vous êtes libre de le faire pas forcé, combattez ceux qui voudrait vous enlever ce droit. Vous aimez marcher derrière votre mari, alors faite le, vous êtes LIBRE de le faire. Ici les femmes sont libre de faire ce qu'ils veulent et c'est çà l'égalité de la femme, ce n'est pas le pantalon ou autre chose qui font l'égalité mais la liberté de faire ou de ne pas faire.
    L'homme et la femme sont égaux dans leur droits, mais différent dans leur capacité. C'est la nature qui nous a fait comme cela. Il y a des jours ou je me demande si la Payette réalise qu'elle est une femme et seulement une femme, une femme égal à l'homme dans ses droits, mais différent des hommes dans ses capacités.

    PS pour les fémininazis, l'homme aussi est différent de la femme dans ses capacités. »

  • Claude Guay
    Abonné
    vendredi 23 mai 2008 20h23
    Hidjab et soutane.
    « Madame Payette,

    Vous demandez : "Une femme conditionnée par son milieu depuis la tendre enfance, élevée dans l'idée qu'il vaut mieux porté le hidjab, peut-elle exercer un choix vraiment libre?"

    Avant de vous donner ma propre réponse, j'aimerais d'abord dire que nous sommes tous conditionnés par notre milieu et que personne n'est jamais vraiment libre de ses choix. Je suis athée, mais j'ai été élevé dans le catholicisme et cette religion m'a marqué à jamais au fer rouge de ses valeurs, de ses idées, de l'imaginaire collectif dans lequel elle a nous a tous baignés en notre enfance et en notre adolescence. Mes références culturelles comme les vôtres aussi, Madame, sauf votre respect, sont les mêmes et sont canadienne-françaises et catholiques, aussi athées et québécois soyons-nous devenus par la suite. Si nous avons pu prendre nos distances, ce n'est que peu à peu, pas à pas, sous l'influence qui d'une grand-mère, qui d'une mère, qui d'une épouse, qui d'un milieu nouveau. La liberté n'est donné à personne, mais elle est acquise de haute lutte et toujours remise en question. Jusqu'à quel point êtes-vous libre aujourd'hui? Jusqu'à quel point le suis-je? Quels sont les nouvelles entraves dont la vie nous parent sans que nous en prenions conscience? Dans quelle prison nous sommes-nous enfermés nous-même en croyant nous libérer?

    Et lorsque nous jugeons du degré de liberté des femmes qui portent le hidjab, ne nous aventurons-nous pas sur un autre terrain que celui qui fut le nôtre en notre enfance? De quel droit pouvons-nous juger du degré de liberté de ces femmes? Peut-on vraiment les libérer simplement en leur enlevant ce voile qui nous choque, comme nous avons si bien libérer les Afgans en leur enlevant leurs gouvernants et en les remplaçant par d'autres qui sont pires?

    Bien sur que l'histoire est écrite par les chasseurs et non pas par les lions. Mais, de même, l'histoire des femmes est écrites par des chasseresses, non par les lionnes. Je n'accepterai qu'on interdisse aux femmes de porter le hidjab que le jour où on interdira aux hommes de porter la soutane et que le pape même devra s'adresser à ses fidèles dans des vêtements autrement moins religieux que ceux qu'il porte actuellement.

    Il est tout aussi inapproprié de cacher un sein que de le montrer. Là, en fait, n'est pas la question. La question est: me respecterez-vous tel que je suis ou me forcerez-vous, sous prétexte de me libérer de démons qui ne sont pas les miens, mais bel et bien les vôtres, à agir autrement que j'aimerais le faire?

    Je vous remercie de votre attention.

    Claude Guay

    876 Bowen sud, Sherbrooke, Qc »

  • Christian Gingras
    Abonné
    samedi 24 mai 2008 10h33
    Hidjab
    « Je suggère à tous de consulter "Point de Bascule", vous en apprendrez beaucoup. »

  • Gilles Martel
    Inscrit
    samedi 24 mai 2008 12h24
    L'égalité des hommes et des femmes???
    « SANS PRÉJUDICE AUCUN! Et excusez mes nombreuses fautes, elles n'appuient pas davantage ce que je veux dire.

    Madame Payette! Je prends quelques minutes de mon temps d'éternité pour vous écrire à vous, et non pas à ceux qui filtrent votre courrier. J'espère que ces quelques mots se rendront jusqu'à vous. Je vous estime beaucoup, et c'est pour ça que j'ai pris la peine de vous parler par ces mots que voici :

    L'égalité.. pas évidente.. surtout que c'est la complémentarité qui devrait prendre le dessus entre les sexes et non l'égalité. Physiquement, nous sommes différents; ça c'est pas difficile à comprendre. Intellectuellement, également; mais psychiquement et spirituellement, encore moins facile de faire comprendre au profane, aux cerveaux fermés et aux terre-à-terre. Ils se disent branchés, équilibrés, intelligents et savants, mais ne comprennent pas l'ABC de la complémentarité. Seul Dieu (appelez-le comme vous voulez, il a 900 noms au moins) peut juger l'égalité; pas nous. Il manque aux hommes beaucoup de connaissances. Battons-nous pour la complémentarité, ça ouvrira beaucoup plus de portes à l'harmonisation des êtres, cette harmonisation qui deviendra osmose et symbiose, en même temps que synergie pour tous nous autres. Cessons de nous faire du mal.

    Je vous transmets également un cour texte qui n'est pas de moi, mais qui en dit long pour ceux qui veulent.. COMPRENDRE autre chose que leur nombril. Il sera écrit APRÈS mon deuxième « SANS PRÉJUDICE ».

    D'après les temps où je vous connais en politique, je vous ai toujours vu vous battre sans relâche pour faire en sorte que les gens ouvrent leur esprit. Trouvez-vous que vous avez beaucoup réussi à "déniaiser" les gens? Évidemment je vous reconnais plusieurs réussites, s'entend. On ne fait pas croître une plante en tirant sur la tête de cette plante; on lui met de bonnes graines, un peu d'eau.. et on laisse croître. C'est pareil pour les hommes.. et les femmes. On n'attire pas une mouche avec.. savez.

    Humblement, je ne connais pas grand'chose de la vie. Mais j'ai souvent regardé les gens évoluer, je me permets de les voir parler, agir; des fois on dirait que je les vois penser tellement il y en a qui bouillent du cuir chevelu. Mon parapluie (mon Esprit) est ouvert; donc il fonctionne correctement pour le moment. Si je le ferme, je ne pourrai continuer à évoluer. C'est simple ça! Je fais pour le mieux, je suis comme un enfant, je pardonne sans cesse les affronts qu'on me fait, les idioties qu'on dit de moi, etc. Ça changerait quoi de se défendre contre la non-connaissance et les préjugés? Car on sait maintenant que plus on apprend, plus on sait, plus on expérimente, et moins on juge, moins on dit de niaiseries, moins on écrit de faussetés à son avantage, etc. Une grande Dame disait : « Plus on pose de questions et plus on prouve notre ignorance! » L'avantage, c'est qu'aux ignorants Dieu permet sa Lumière, ceux et celles qui en connaissent davantage les éclairent.. du moins selon leurs propres expériences, leur propre vécu.

    Continuez votre beau travail, vous êtes super! J'aime bien les gens qui font quelque chose. Ceux et celles qui ne font rien ne font évidemment pas d'erreurs! Enfin c'est ce qu'ils (qu'elles) croient. Ceux et celles qui ne font rien ne font évidemment pas d'erreurs! Enfin c'est ce qu'ils (qu'elles) croient. Ces gens n'expérimentent pas, n'évoluent pas. Amour à vous Grande Dame Lise Payette! Amour à vous Grande Dame Lise Payette!

    Je suis un Québécois pure-laine, à ne pas en douter. Personne ne m'empêchera de parler, et malheur à quiconque interprétera à son avantage les écrits que je vous faire parvenir ici. Il sera chassé de mon entourage.. pour l'éternité. À vous seule je le permets. J'ai beaucoup de choses à dire, mais.. à QUI? Vivent les ESPRITS OUVERTS! Et les autres, qu'ils passent leur chemin et aillent voir ailleurs. Retarder l'évolution ne fait qu'un temps, malheureusement sur terre, le temps nous manque. Gilles M.

    J'ai écrit au début : SANS PRÉJUDICE AUCUN! Et je le répète à la fin, afin que personne ne m'en veuille, mais fasse un effort pour « con » euh.. comprendre la vie un peu plus.

    Voici le texte qui n'est pas de moi : « En Vérité, pour qui est près du Père, il n'est aucune Loi. De par l'Amour de Dieu, les Lois naissent sitôt que l'on veut s'écarter. Car s'écarter de Dieu c'est renoncer à Vivre. Et les Lois tendent partout à redonner la Vie. C'est pourquoi plus on les loin de Dieu, plus les Lois prolifèrent. Et le nombre des Lois est le signe certain que l'on est loin de Dieu. Pour Ses Fils, il n'est qu'un seul Lien, l'Amour. » »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 25 mai 2008 18h00
    @Claude Archambault
    « Vous m'en direz tant....! »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
17 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009