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Monsanto: déni et collusion

Un livre-choc accuse la multinationale d’avoir mis en échec depuis 50 ans tous les mécanismes étatiques et scientifiques censés protéger la sécurité et la santé publiques
Photo : Agence France-Presse
Un livre-choc accuse la multinationale d’avoir mis en échec depuis 50 ans tous les mécanismes étatiques et scientifiques censés protéger la sécurité et la santé publiques
L'affaire Monsanto atteint le Québec — un film et un livre sortent en même temps —, où elle ne suscitera peut-être pas le tsunami provoqué en Europe sur la sécurité des semences OGM, mais elle écorchera certainement le tabou qui entoure l'à-plat-ventrisme, sinon la vénalité des scientifiques, des institutions et des politiciens qui se prêtent souvent aux manipulations et aux collusions. Une sorte d'Erreur boréale qui cible cette fois une multinationale accusée de faire main basse sur l'alimentation planétaire.

Quand on referme l'ouvrage de 370 pages, signé par Marie-Monique Robin après trois ans d'une enquête serrée aux quatre coins de la planète, un constat brutal s'impose: tous les mécanismes étatiques et scientifiques censés protéger la sécurité et la santé publique ont été mis en échec depuis plus d'un demi-siècle par cette multinationale — de Washington à Paris en passant par l'Union européenne et jusqu'à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) — grâce à une science de plus en plus asservie, qui érige le conflit d'intérêts en règle de fonctionnement.

Le Monde selon Monsanto - De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien a été publié en Europe chez Arte avec préface de Nicolas Hulot et ici chez Stanké avec postface de la sociologue Louise Vandelac. Il a suscité une verte polémique, avec plus de 40 000 exemplaires déjà vendus. Mais la crédibilité de cette enquête unique a été immédiatement attaquée sur Internet par des personnes liées à Monsanto et au lobby de la transgénèse, révélait cette semaine un dossier de L'Express.

La polémique engendrée par ce livre et le documentaire-choc qui porte le même titre — lequel prendra l'affiche le 23 mai à Ex-Centris — n'est visiblement pas étrangère à la défaite cette semaine du projet de loi censé libéraliser leur utilisation en France. Mais Monsanto, qui contrôle la majorité des semences OGM actuellement vendues sur la planète, ne lâche pas facilement. Ni ses alliés. Le projet de loi, défait sur une question préalable, va refaire surface et la majorité sarkozyenne battra le rappel de ses troupes pour forcer son adoption.

Cette riposte est en tous points conforme à la manière Monsanto, que Marie-Monique Robin démonte comme une horlogère dans son enquête.

Un fonctionnaire féru d'histoire nous avait un jour montré une série de réclames publicitaires de Monsanto, qui remontaient aux années 50. On y parlait d'un produit fabuleux, les biphényles polychlorés (BPC), qui allait multiplier les progrès dans tous les domaines de la technologie grâce à leur résistance à la chaleur. Aujourd'hui, la merveille devenue calamité contamine pour des siècles la planète jusqu'aux pôles. Son potentiel cancérigène et mutagène est chaque année reconnu davantage. Mais le côté extraordinaire de cette histoire, c'est que la même multinationale vante aujourd'hui les OGM dans les mêmes termes et que, malgré les histoires d'horreur qui ont frappé ses herbicides bourrés de dioxines comme l'agent orange ou ses hormones de croissance bovine et laitière aujourd'hui interdites en Europe, la multinationale de Saint Louis continue de confondre de la même manière les gouvernements et la communauté scientifique.

Les BPC

Marie-Monique Robin a retrouvé la trace de plusieurs de ces procureurs qui se sont opposés à Monsanto, comme Donald Stewart, qui se battra sept ans pour les citoyens de la petite ville d'Anniston, ce qui déclenchera une bataille juridique de 15 millions contre l'usine locale de Monsanto qui y fabriquait ses BPC. Le procès intenté par la population permettra de mettre la main sur 500 000 pages de documents secrets, qui feront en sorte d'établir que Monsanto connaissait depuis longtemps l'impact des rejets de BPC de son usine dans les eaux qui alimentaient en poissons le quartier noir situé en aval. Monsanto a produit à son usine d'Anniston 308 000 tonnes de BPC entre 1929 et 1971, selon des documents déclassifiés par l'Environmental Protection Agency (EPA): 27 tonnes ont été rejetées dans l'atmosphère, 810 tonnes dans l'eau du Snow Creek et 32 000 tonnes ont été enfouies dans un dépotoir voisin à ciel ouvert au coeur du quartier noir.

Une note interne de Monsanto confirmait il y a plusieurs décennies que «nos ouvriers ont été effectivement affectés par les BPC». Mais jamais Monsanto n'a averti les habitants d'Anniston, qui continueront de manger les poissons du Snow Creek jusqu'en 1993 grâce à la complicité de l'EPA. De son côté, la Food and Drug Administration (FDA), qui avait pourtant effectué des tests sur les poissons, y avait découvert une concentration moyenne de 277 parties par million (ppm) alors que la norme de consommation est de cinq ppm. Mais la FDA n'a jamais avisé la population locale du danger et attendra 1993 avant de promulguer une interdiction de consommation. Pourtant, une note interne de Monsanto datée de 1970 disait clairement que «nous déchargeons actuellement 16 livres de BPC par jour contre 250 en 1969 dans Snow Creek». «Confidentiel, détruire après lecture», ajoutait l'auteur.

La politique du déni

L'histoire des BPC, ces petits cousins du DDT, est aussi celle de l'agent orange, un herbicide mis au point pour l'armée américaine afin de défolier les repaires verdoyants des Viêt-công. Ces épandages ont engendré une génération d'enfants morts-nés au Nord-Vietnam, avec des déformations dont un véritable musée des horreurs conserve aujourd'hui la preuve, en plus d'avoir intoxiqué et rendu malades depuis 30 ans des dizaines de milliers de militaires américains qui ont été en contact avec ce mélange de deux herbicides.

«Il n'y a pas de preuve consistante et convaincante que les BPC sont associés à des effets sanitaires sérieux et à long terme», déclarait en 2002 John Hunter, le p.-d.g. de Solutia, une filiale de Monsanto. La multinationale se battra avec le Pentagone contre les militaires intoxiqués, qui n'obtiendront que des broutilles dans un dossier juridique qui est encore ouvert.

BPC, agent orange, somatropine, la politique de Monsanto sera de nier les faits malgré les évidences contraires, de manipuler les données de ses études et de n'en point divulguer les données de base, d'attaquer la crédibilité des chercheurs indépendants qui critiqueront ses propres analyses et conclusions, explique Marie-Monique Robin. C'est ce qu'elle appelle la «politique du déni», que pratiquera aussi Monsanto dans le dossier de l'agent orange jusqu'à ce que les dioxines, tout juste capables de déclencher une dermatite selon ses scientifiques, soient inscrites sur la liste des 12 substances les plus dangereuses de la planète dans un traité international voué à leur élimination totale.

Mais avant que la communauté internationale ne se réveille et n'en vienne à ce verdict, des dizaines de sommités scientifiques, souvent payées en secret par Monsanto, vont dénigrer et attaquer tout ce qui se met en travers de son chemin.

Ses échecs répétés avec les produits chimiques n'empêcheront pas Monsanto de lancer au début des années 60 l'herbicide Round Up, un glyphosate tiré d'un acide aminé qui tue toute végétation en bloquant la production de chlorophylle. Lancé sur le marché en 1974, l'herbicide échappera au filet de l'EPA même si les tests d'homologation de Monsanto ont été basés en partie sur des données falsifiées produites par la firme IBT, qui a caché «un nombre infini de morts chez les rats et souris testés» dans différents dossiers d'homologation, y compris 30 tests sur des glyphosates. D'autres manipulations seront dévoilées par le New York Times, qui conclura à propos de l'herbicide le plus populaire au monde que l'EPA l'a déclaré sans danger sans que la chose ait jamais été prouvée.

Pourtant, plusieurs études, dont une canadienne réalisée en 2001 à l'Université de Saskatoon, démontrent que des humains exposés au glyphosate courent deux fois plus de risques de développer un lymphome non hodgkinien. Accumulant les preuves et donnant chaque fois la référence scientifique, Marie-Monique Robin met littéralement en pièces la crédibilité des mécanismes nord-américains d'homologation, Canada compris. Et comme les Européens copient les Américains et que l'ONU va dans le même sens que l'Europe et l'Amérique quand ils se prononcent, la partie est facile si on réussit à piper les dés au départ.

Les hormones

La politique du déni gagnera les instances gouvernementales dans le dossier de l'hormone transgénique de croissance bovine, la rBST, que les agriculteurs n'achèteront pas chez les vétérinaires mais directement de Monsanto. La FDA empêchera par une directive les producteurs de lait naturel d'indiquer qu'il ne contient pas l'hormone de croissance pour ne pas nuire à la production de lait stimulée par le produit transgénique. Plusieurs entreprises seront poursuivies par Monsanto et s'en tireront en écrivant sur leurs contenants que, pour la FDA, le lait avec ou sans rBST, c'est du pareil au même...

Cette directive provenait d'un service gouvernemental dirigé par un avocat qui avait fait partie d'une étude légale liée à Monsanto. Et le texte de la directive sera signé par son assistante, qui avait travaillé chez Monsanto sur la rBST et qui continuait de publier pendant ce temps des articles avec des scientifiques de la multinationale... sur la rBST. Ces révélations publiques par des dénonciateurs ne vont pas provoquer un sursaut critique dans la machine gouvernementale, mais plutôt une chasse aux sources, aux États-Unis comme au Canada. Ici, des scientifiques de Santé Canada refuseront de confirmer l'innocuité de cette hormone sur la foi de résumés des études confidentielles de Monsanto et ils accuseront même leurs supérieurs de corruption devant une commission sénatoriale. Ces courageux chercheurs — Shiv Chopra, Gérard Lambert et Margaret Haydon — seront finalement congédiés. À la ferme, les agriculteurs qui ont administré le Posilac à leurs vaches vont constater partout en Amérique qu'elles cessent de se reproduire. Des troupeaux seront décimés, notamment par des mammites à répétition.

Finalement, le Posilac sera interdit au Canada, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Mais selon Monsanto, c'était le «produit le plus étudié de l'histoire de la FDA»...






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  • Benoît Gagnon
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 00h52
    L`horreur, comme critère de vérité
    « On ne peut pas lutter contre la rationalité de l`économie quand celle-ci a pour finalité de nourrir le plus d`humains possible. Cette finalité est souhaitable en soi et pour qu`elle puisse se réaliser tous les autres valeurs humaines sont secondaires et non pertinente.
    Il est évident que l`on ne peut pas souscrire aux procédés de Mosanto mais il est évident aussi que nous sommes soumis à ce procéder Le mal est fait. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 02h06
    Yep, cette multinationale est une menace pour la vie
    « Monsanto, c'est une bête sans raison qui veut nos biens mais pas notre bien.

    Ils vont pousser le bouchon jusqu'à breveter l'homme, du moins en partie.

    Ils sont la preuve qu'en payant un bon montant, on peut faire chanter la même chanson à bien des scientifiques, ce qui est convaincant pour les instances qui gouvernement, et d'habitude, avec de l'argent, il est possible de graisser le processus pour éviter les heurtes.. et de veiller à se que les empêcheurs de tourner en rond comme Shiv Chopra soi tenu au silence, sinon... exit.... C'est d'ailleurs ce qui lui ai arrivé. »

  • Parisien Jaque
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 06h18
    Un autre exemple...
    « J'ai commandé ce livre il y a déjà deux mois mais il est en rupture de stock. Pourquoi? Parce qu'il illustre merveilleusement bien la thèse selon laquelle l'éthique et le sacro-saint profit n'ont rien en commun. Monsanto crée de la richesse mais à quel prix? Et puis nous sommes là, comme des géraniums, bien enracinés dans nos divans, pendant qu'on nous empoisonne à petit feu pour des questions économiques. »

  • pascal lapointe
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 06h51
    La société du Mal
    « J'ai visionné le documentaire et, bien que je savais déjà que cette multinationale avait mauvaise réputation, j'ai été choqué de constater que Mosanto pouvait être à ce point malhonnête et dangereuse. Mosanto empoissonne, donne le cancer et ruine des populations entières, comme ces agriculteurs indiens qui ne peuvent plus réutiliser les semences de leurs plantes, car Mosanto leur interdit. Tout simplement abberant et malhonnête.

    En somme, Mosanto c'est le Mal et dire que nous consommons leurs OGM. Nous allons nous réveiller dans quelques années avec un tas d'allergies inexplicables ou tout autre maladies impossibles a contracter avec des aliments sans OGM, mais soyez sûr d'une chose Mosanto niera sa responsabilité. L'hypocrisie ne gêne pas la "Mal-entreprise". »

  • Jasette
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 08h01
    Monanto, serait-ce une incarnation de Faust?
    « On dirait que derrière l'affaire Monsanto se cache une histoire dans le style d'Enron, aux USA. Bref, des scientifiques, des politiciens, des spécialistes non pas nécessairement à la solde de Monsanto, mais dont la cupidité, au lieu de s'en tenir à leur vrai sens des responsabilités pour le bien commun, les incitent à l'a-plat-ventrisme, à l'obéissance aveugle aux objectifs, disons tordus, d'une entreprise. Comme le dit l'adage populaire: On ne mord pas la main qui nous nourrit.

    La population n'est pas dupe quand elle entend parler d'une compagnie comme Monsanto dans les reportages et de sa façon de faire avec ses gros sabots. La population n'est pas dupe non plus quand elle constate que nos politiciens, dans un esprit de collusion tendanciel, font des lois pour protéger ce genre d'entreprise à l'encontre du bien commun. Le monde scientifique perd de sa crédibilité quand on constate que certains d'entre eux expérimentent et analysent de façon très subjective, tout dépendant des buts télégraphiés à atteindre par une entreprise de ce genre.

    Mme Marie-Monique Robin est courageuse de dénoncer ce genre d'entreprise. J'en parle ainsi parce que ce n'est pas la première fois que j'entends parler de Monsanto. Mon intuition, avec un peu d'extrapolation tenant compte de l'engeance humaine, m'en disait aussi long que ce que Mme Marie-Monique a découvert dans son enquête. Je ne suis donc pas surpris de tout ça. Je me demande cependant comment le monde scientifique et les politiciens vont gérer l'affaire?

    Tout ce que je souhaite, c'est que le vrai monde scientifique et nos vrais politiciens, ceux qui sont là véritablement pour le bien commun, se tiennent vraiment debout devant ce genre d'entreprise machiavélique. Scénario prévisible de Monsanto, ils vont se rabaisser à attaquer la crédibilité de Mme Marie-Monique Robin, comme ils le font par réflexe pour défendre leurs intérêts douteux. Que voulez-vous, l'instinct de survie de Monsanto qui les fait avancer se limite à ce moteur simpliste, réductionniste qu'est la cupidité. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 08h41
    Faut faire la part des choses
    « Ca fait un bail que l'entreprise Monsanto a perdu sa virginité et commet des actes répréhensibles contre l'humanité avec la complicité de certains politiciens peu scrupuleux. C'edst un monopole qu'il faut briser.

    Mais il faut faire la part des choses entre les OGM et les agisssements de Monsanto. Cette dernière était spécialisée dans les insecticides et a développé des plantes qui résistent à ses produits. Mais les insecticides peuvent être utiles pour l'environnement dans certaines circonstances.

    L'insecte qui dévore les pins douglas de l'ouest canadien et américain fait plus de dommage à l'environnement que les opérations forestières normales peuvent en faire. La seule façon de combattre ce fléau serait l'insecticide. Or, nos verts empêchent son application et ainsi laissent détruire l'environnement. Quand trop de vertus sont aussi nocifs que trop de complaisance.

    Aujourd'hui dans les journaux, on nous prédit l'arrivée massive des mouches noires voraces à la fin du mois qui sont plus nombreuses faute d'insecticides pour les enrayer. Les verdoyants préfèrent se faire dévorer tout cru...

    Un débat en France a eu lieu sur les OGM et les verdoyants ont perdu leur combat devant le consensus scientifique sur les vertus des OGM et la situation de famine mondiale. Mais les verts ne savent pas à quoi ils s'attaquent et préfère affamer la planète pour leur idologie. Entre les agissement dse Monsanto et les OGM, il y a une marge que les verst ne distinguent pas.

    Laissez-moi vous raconter l'histoire du Dr Norman Borlaug, un paysan de l'Iowa diplômé en agriculture de l'Université du Minnesota.

    Il y a de nombreuses années, quand les néo-malthusiens prédisaient des famines massives, Norman Borlaug a utilisé une bourse de la Fondation Rockefeller pour mettre au jour des gènes récessifs jusqu'alors inconnus, et pour croiser entre elles différentes variétés de blé, avec pour objectif de créer de nouvelles espèces naines capables de résister à certains parasites. Les plantes plus petites étaient aussi plus robustes, utilisaient moins d'énergie pour faire croître une tige et des feuilles, et avaient dès lors de meilleurs rendements.

    Il a aussi enseigné les méthodes de culture modernes aux agriculteurs du Tiers Monde, persuadant par ailleurs les gouvernements de lever le contrôle des prix et d'autoriser l'usage d'engrais chimiques. Ce faisant, il leur a permis de réaliser des récoltes jusqu'alors sans précédent. Le Mexique est devenu autosuffisant en blé à partir de 1960, l'Inde et le Pakistan ont fait de même peu après. Borlaug a ensuite aidé la Chine, l'Indonésie, les Philippines et d'autres pays à obtenir de grands succès dans la culture du blé, du maïs ou du riz.

    Quand il a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1970, le comité le lui décernant déclara que ses travaux avaient permis de sauver environ un milliard de vies humaines. Borlaug remarque simplement qu'« il n'est pas possible de construire un monde pacifique avec des estomacs vides et de la misère humaine ». Il a par la suite remporté la Médaille Présidentielle de la Liberté et la Médaille d'Or du Congrès américain.

    En 1985, il a commencé à travailler avec l'ancien président Jimmy Carter pour tenter d'exporter la Révolution Verte à l'Afrique sub-saharienne. Il insista alors sur la nécessité d'utiliser des méthodes d'agriculture intensive moderne et des semences OGM pour réduire la destruction et la combustion des environnements sauvages quand le sol manque de nutriments.

    Malheureusement, leurs progrès pourraient bien être stoppés par Kofi Annan, l'ancien Secrétaire Général des Nations Unies, et par son Alliance pour une Révolution Verte en Afrique, dont le nom est trompeur. Annan explique que les récoltes OGM sont dangereuses, mal connues, et pourraient asservir de pauvres agriculteurs à des multinationales qui les forceraient à acheter des graines chères. Il entend s'attaquer à la pauvreté et à la malnutrition de l'Afrique avec des graines et des méthodes « traditionnelles ».

    Borlaug craint que cela ne se transforme en un échec dramatique. Comme il l'a affirmé en 2005 lors d'une conférence sur les biotechnologies parrainée par le Congrès pour l'Égalité Raciale aux Nations Unies, il ne voit aucun moyen de nourrir la population mondiale sans avoir recours à des céréales génétiquement modifiées, surtout si l'on souhaite développer les biocarburants de manière croissante.

    Il n'apprécie guère « les utopistes bien nourris qui vivent dans les beaux quartiers et viennent dans le Tiers Monde pour y causer de graves dommages » en effrayant les populations et en bloquant l'usage des biotechnologies. Ces militants particulièrement durs ont ainsi persuadé la Zambie de laisser sa population mourir de faim plutôt que de leur permettre de manger du maïs OGM donné par les États-Unis. Ils s'opposent également aux insecticides pour combattre la malaria, aux énergies fossiles, aux barrages hydroélectriques, et à l'énergie nucléaire pour produire une énergie abondante, fiable et peu chère dans les pays pauvres.

    « Notre planète compte 6,5 milliards d'habitants, explique Borlaug. Je vous en prie, utilisez du fumier. Vous ne pouvez pas rester assis à ne rien faire. Mais si l'on utilise que des engrais organiques et des méthodes naturelles sur les terres arables existantes, nous ne pouvons nourrir que 4 milliards de personnes. J'ai du mal à imaginer 2,5 milliards de personnes se portant bénévoles pour disparaître. »

    Produire 7 milliards de gallons d'éthanol en 2007 a nécessité une croissance de la culture du maïs sur une surface équivalente à celle de l'Indiana, en plus de grandes quantités d'eau, d'insecticide, d'engrais et de pétrole. C'est la raison principale pour laquelle les coûts du Programme Alimentaire Mondial ont augmenté de 40 % depuis juin 2007, forçant le PAM à rationner l'aide alimentaire, et plongeant dans la faim des millions de personnes. Cette situation est insoutenable, tant au point de vue moral, économique, qu'écologique.

    Les semences OGM ont des rendements plus élevés, permettent une meilleure nutrition, sont plus résistantes aux insectes, aux parasites et aux maladies. Enfin, elles nécessitent moins d'eau et d'insecticides. De nouvelles variétés sont développées, qui croissent mieux dans des conditions de sécheresse ou dans des milieux très humides, et qui pourraient aider à fournir des vaccins et des éléments nutritifs antidiarrhéiques. Les recherches en cours visent à s'assurer que les gènes qui ont à un moment donné protégé les céréales, seront remplacés par de nouveaux quand les agents pathogènes auront muté.

    Les cultures OGM sont plus rigoureusement réglementées et testées que n'importe quelles autres, bien que ceci ne soit pas, selon l'avis de nombreux scientifiques, nécessaire. Les Américains ont déjà mangé plus d'un trillion de plats contenant des ingrédients OGM, sans que le moindre dommage n'ait été noté sur la santé humaine ou sur l'environnement, remarque Henry Miller, l'ancien directeur de la section des biotechnologies à la Food and Drug Administration. Dans le même temps, les seuls épinards naturels ont rendu malade et tué plusieurs personnes en 2007.

    Les biotechnologies libèrent les agriculteurs les plus pauvres des chaînes d'une nature potentiellement destructrice. Ils paient les semences plus cher, mais ils utilisent moins d'eau et d'insecticides, obtiennent de meilleurs rendements et gagnent plus d'argent. Les paysans d'Afrique du Sud qui sont passés aux plants OGM peuvent en témoigner.

    Elizabeth Ajele: « Les anciens plants sont détruits par les insectes, ce qui n'est pas le cas des nouveaux plants OGM. Avec les profits que je réalise en cultivant le maïs Bt, je peux faire pousser des oignons, des épinards et des tomates. En les vendant, j'obtiens des recettes qui me permettent d'acheter des engrais. Par le passé, nous luttions pour ne pas avoir faim. Aujourd'hui, le futur ne nous fait plus peur. Si quelqu'un venait pour me dire que je dois cesser d'utiliser les nouvelles variétés de maïs, j'en pleurerais. »

    Richard Sithole: « Avec l'ancienne variété de maïs, j'obtiens 100 sacs de céréales avec mes 15 hectares. Avec le maïs Bt, j'en obtiens 1000. »

    Thandi Myeni: « Avoir du coton Bt signifie que je ne pulvérise mes champs avec des insecticides que deux fois, au lieu de six. À la fin de la journée, je sais que mes plants ne vont pas être détruits, que j'aurai une récolte et un salaire. »

    Bethuel Gumede: « En plantant du coton Bt sur mes 6 hectares, j'ai pu construire une maison et y adjoindre un panneau solaire. J'ai aussi acheté une télévision et un réfrigérateur. Ma femme peut acheter de la nourriture saine et nous pouvons nous permettre d'envoyer nos enfants à l'école. »

    Les agriculteurs au Brésil, en Chine, en Inde, aux Philippines et dans d'autres pays racontent des histoires similaires.

    Du fait de ses réalisations, Norman Borlaug est connu dans de nombreuses régions d'Afrique, bien qu'il soit ignoré aux États-Unis. Il faut dire qu'il a accompli une large part de son travail hors de son pays. Mais cela reflète aussi le fait que son soutien aux engrais chimiques et aux biotechnologies l'ont mis en porte-à-faux avec des environnementalistes et des journalistes qui ne partagent pas ses vues sur ces questions.

    Les OGM sont nécessaire mais les compagnies comme Monsanto sont des parasites à éliminer. Voilà pourquoi en France les verdoyants ont perdu leur combat idéologique. Nous devons nourrir la planète et leur solution bio revenant à l'époque du colon, laisse en plan 2,5 milliards d'individus et tout comme l'éthanol est encore aussi dommageable. Est-ce que les verts seront volontaires pour en faire partie ??? Pour une fois les verts ne peuvent se targuer de l'appui d'un coinsensus... »

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 17 mai 2008 08h51
    Cherchez l'erreur!
    « COMMENT SE FAIT-IL QUE MALGRÉ CES CONTROVERSES CETTE TECHNOLOGIE AIT ÉTÉ PERMISE ?

    « Les employés de Monsento et ceux des agences gouvernementales sont les mêmes personnes, selon, Rodney Nelson, fermier au Dakota Nord, témoignant dans le film The Future Of Food et selon Jeffrey Smith dans son livre « The Seeds of Deception » Il ya plusieurs personnes dans cette situation, par exemple, Linda Fisher, a travaillé durant les sept dernières années de sa carrière comme vice-présidente de Monsento avant d'être nommée administratrice de l'EPA (agence de protection de l'environnement) elle fut aussi administratrice avec l'administration Georges Bush senior,et avant cela , elle était avec Monsento, avant cela elle était avec EPA.

    La liste continue ...de cette façon à Washington :

    *Clarence Thomas, nommé à la cour suprême était auparavant l'avocat de Monsento pour les affaires réglementaires de la compagnie.

    *Mickey Kantor, secrétaire du Commerce était sur le conseil d'administration de Monsento

    *Lidia Watrud qui fait partie de l'EPA était aux recherches biotechniques pour Monsento

    * William Ruckelshaus, administrateur en chef de l'EPA était membre du Conseil d'Administration pour Monsento.

    *Annie Venemam nommée au poste de secrétaire de l'agriculture était cadre supérieur pour Calgene, compagnie achetée par Monsento.

    *Michael Friedman nommé Commissaire pour la FDA était senior vice-président pour GD Scarle, une division de Monsento.

    *Donald Rumsfeld, secrétaire de la Défense, était président de Scarle, une division de Monsento. »



    « Monsento n'a pas à accréditer la sécurité des biotechnologies alimentaire, notre intérêt est de vendre le plus possible. Assurer la sécurité alimentaire est le travail de la FDA. » Phil Angell, directeur de Monsento, paru dans le New York times du 25 Octobre 1998



    « Les biotechnologies de l'agriculture vont avoir un supporteur dans la Maison Blanche, l'an prochain, et cela, quelque soit le candidat qui gagne l'élection en novembre. » Monsento In House, News Letter, October 6, 2000


    La plus grande contribution monétaire que Monsento a donné pendant la campagne électorale est allée à John Ashcroft, maintenant Secrétaire Général des États-Unis.

    POURQUOI NOS GOUVERNEMENTS NE BOUGENT PAS...
    Les cas de contamination génétique menaçant la biodiversité et notre sécurité alimentaire sont en constante progression même s'ils sont connus de tous. C'est l'évidence même que l'on devrait stopper cette dissémination d'OGM dans l'environnement et que les OGM ne peuvent associés à l'agriculture durable.

    Devant cette problématique, nos élus, ont l'occasion d'agir en conformité avec les principes qu'ils promeuvent. Les seize principes du développement durable, tels que la santé, la précaution, la préservation de la biodiversité, l'accès à l'information, etc.... décrits dans le projet de loi no 118, réussiraient-ils le test si on les appliquait au cas des OGM?


    Plusieurs groupes de consommateurs estiment que non. Ce qu'ils demandent, pour l'ensemble des citoyens, c'est de bannir toute commercialisation, toute production, utilisation et importation d'OGM ou de produits contenant des OGM sur le territoire tant que l'on ne fera pas la preuve de leur innocuité sur la santé et sur l'environnement.




    Les scientifiques ne parlent pas concernant l'innocuité des OGm de peur de perdre leur emploi car c'est le sort qui leur est réservé lorsqu'ils disent la vérité..

    45 pays ont refusé les OGM


    L'Afrique du Sud, l'Allemagne, l'Autriche, l'Australie, la Belgique, le Brésil, la Bulgarie, la Chine, Chypre, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Indonésie, l'Irlande, l'Italie, le Japon, LA Lettonie, le Luxembourg, Malte, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, la Pologne, la République de la Corée, la République tchèque, le Royaume Uni, la Roumanie, la Russie, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, la Suisse, Taïwan et la Thaïlande



    CELUI QUI CONTROLERA LES SEMENCES, CONTROLERA LES ALIMENTS ET CELUI QUI CONTROLERA LES ALIMENTS CONTROLERA LE MONDE. »

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 10h50
    Les substances laitières modifiées...
    « Voyons donc... on en bouffe des somatotropines, Posilac et consort... chaque fois que vous lisez sur l'étiquette (yaourt, desserts, etc) que le produit contient des substances laitières modifiées... elles proviennent plus souvent qu'autrement des USA et contiennent des résidus de ces hormones de croissance! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 17 mai 2008 14h20
    @ Mme Jacques
    « Sans vouloir prendre parti dans ce débat, car il est complexe à l'extrème, tant les corporations sont motivés les profits, tant certain groupes soit disant environmentaliste ou pro humain sont motivés par des causes politiques.
    Mais il y a un point que vous suscitez, celui des souches infertiles, et sur ce point je donne d'amblé mon accord au compagnies, car si ils on dévellopé ces souches qui son plus productivent, et ammiliorent de façon radicale la rentabilité des cultivateur, il est de leur droit dans limiter l'usage. De toute façon rien n'oblige le cultivateur à acheter c'est souches. »

  • Viateur Blais
    Inscrit
    dimanche 18 mai 2008 06h23
    L'organisation est la base de la vie
    « Le dérèglement génétique et immunitaire des organismes vivants associé aux effets du dérèglement du climat,le tout soutenu par les nombreuses dérèglementations votées par les élus en faveur des grandes entreprises, entraîneront à brève échéance la désorganisation de la vie. »

  • Robert Côté
    Abonné
    dimanche 18 mai 2008 08h36
    Cupidité et collusion
    « La cupidité de l'industrie,la vénalité de nos élus et l'absence de morale de tout ce "beau" monde ne laisse rien présager de bon pour l'avenir de notre planète.Ensuite nous sommes surpris que nos jeunes s'en foûtent,que le cynisme remplace le débat,et que le citoyen ne s'intéresse plus aux affaires publiques(de plus en plus privées et signées à huis clos). »

  • Labelle Michel
    Inscrit
    dimanche 18 mai 2008 13h56
    Même collusion que celle du SIDA
    « Tout d'abord, je remercie sincèrement Madame Robin. Quel courage! Quelle abnégation!
    Cependant, préparez-vous : vous serez l'objet d'un recours en dommages-intérêts de la part de Mosanto ou/et de ses valets. Ou pire, on vous suicidera.
    Cela me rappelle la conspiration entourant le SIDA...causé par un vaccin contre la polio cultivé sur des reins de singe contaminés, dont le premier cas chez les humains remonte à 1959.
    Je recommande la lecture de :
    The River : A Journey to the Source of HIV and AIDS
    d'Edward Hooper.
    Il a y a même eu un documentaire de 1 1/2 heure sur ce livre :
    The Origins of AIDS
    Vous pouvez voir le film sur le site :
    http://www.aidsorigins.com/component/option,com_wrapper/Itemid,78/ »

  • Labelle Michel
    Inscrit
    dimanche 18 mai 2008 14h24
    Quelqu'un est-il au courant de l'affaire Monsanto Canada Inc. c. Schmeiser en 2004?
    « S'il reste des lecteurs sceptiques, jettez un coup d'oeil sur l'arrêt de la Cour Suprême du Canada rendu en 2004 :
    http://scc.lexum.umontreal.ca/fr/2004/2004csc34/2004csc34.html
    Décision : J'accueillerais le pourvoi avec dépens en faveur des appelants dans toutes les cours. »

  • Jacquelin Ouellette
    Inscrit
    dimanche 18 mai 2008 14h46
    Monsanto: déni et collusion
    « Dès la sortie d'un livre, film ou documentaire, les médias assument immédiatement que c'est la vérité toute nue.

    Je trouve ça malhonnête et pauvre pour le cerveau des lecteurs dont plusieurs imites les médias à cet egard. Il n'y a qu'a lire les commentaires pour comprendre mon propos.

    Même chose pour certains blogs.

    On manque vraiment d'imagination et les médias sont pauvres en analyse et recherche. Il faut avoir le courage et la volonté d'obtenir les deux cotés de la médaille avant d'imprimer et ou de réagir.

    Vraiment désolant!!! »

  • Yvan Bélanger
    Abonné
    lundi 19 mai 2008 09h53
    L'axe du mal
    « Monsanto, Calgene, etc... Monsieur Bush devrait regarder de nouveau où se trouve l'axe du mal!

    Yvan Bélanger »

  • lise jacques
    Abonnée
    lundi 19 mai 2008 11h22
    En réponse aux messages de Michel Labelle
    « Une des plus grandes stratégies de Monsento pour imposer ses semences GM et les herbicides associés, a été, et est toujours, de systématiquement menacer de poursuivre en justice pour « violation de ses brevets », les agriculteurs qui ont été contaminés et cela indépendamment de leur volonté...par les semences GM.

    Avec un budget annuel de dix millions de dollars pour poursuivre les agriculteurs contaminés par ses semences, Monsento s'en tire haut la main.

    Il faut quand même avoir le culot pour le faire! En étudiant les agissements et les comportements abusifs de Monsento grâce aux lois américaines sur les brevets, on réalise que l'entreprise met tout en oeuvre pour imposer son monopole sur l'utilisation des semences et pour contrôler les agriculteurs américains. Ainsi les efforts de cette entreprise pour harceler et poursuivre en justice les agriculteurs pour infractions et délits peuvent être rangés en trois catégories : les enquêtes sur les agriculteurs, les règlements directs à l'amiable et les litiges contre les agriculteurs. Jusqu'en 2004, Monsento a engagé 90 procès contre des agriculteurs américains dans vingt cinq états, impliquant 147 agriculteurs et 39PME. L'entreprise consacre un budget annuel de dix millions de dollars et emploie 75 personnes uniquement pour mener ses investigations et poursuivre les agriculteurs.* Center for Food Safety 2005,Monsento vs US Farmers, Washington,DC. www.centerforfoodsafety.org/Monsentovsusfarmersreport.cfm

    Il est évident que les procès ne représentent que le sommet de l'iceberg dans le processus d'intimidation. L'intimidation à proprement parler comprend : les visites d'inspecteurs de Monsento dans les fermes, des enquêtes nombreuses dans les fermes, la mise en place de clauses confidentielles, des lettres de menaces.*Vers une agriculture écologiquement et socialement durable...sans GM . Greenpeace

    Il n'y a pas que des agriculteurs américains qui sont poursuivis injustement.

    Dans la très célèbre bataille juridique Percy Schmeiser et Monsento, les juges de la Cour Suprême du Canada ont décidé à 5 contre 4 en mai 2004, de maintenir le droit du brevetage de Monsento sur un gène, ce qui de facto va à l'encontre de la biosécurité et de la réalité biologique et de la contamination *www.percyschmeiser.com Philippe Cullet 2005 »Monsento vs,Schmeiser A landmark concerning Farmer » dans le Journal of Environment Law, vol 17.

    Bien que la décision de la Cour Suprême du Canada confirme que les plantes ne sont pas brevetables au Canada, elle reconnaît que l'utilisation d'un gène protégé par un brevet dans une plante non brevetable peut-être considéré comme une violation du brevet.*Phil Bereano&Martin Phillipson, 2004, « Goliath v. Schmeiser »Gene Watch, vol 17, no 4 July-August.

    La décision de la Cour Suprême sur le brevet illustre bien le vide juridique en matière de responsabilités des entreprises quant à la contamination génétique et le manque de protection légale pour les agriculteurs qui ne veulent pas utiliser des semences GM et qui peuvent être victimes de cette contamination. On peut dire que la déplorable décision de la Cour Suprême a substitué le principe du « pollueur payeur » par le principe de « pollué payeur «.

    Des pays comme la Suisse et l'Allemagne, de même que l'état du Vermont, ont récemment légiféré pour établir une responsabilité civile stricte contre la contamination génétique afin de protéger les agriculteurs qui n'utilisent pas de semences OGM.

    Le canada est encore loin derrière! Il y a du travail à faire ici ...quand nos élus prennent la part de Monsento... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 19 mai 2008 13h12
    Les écolos oublient le principe de précaution élémentaire
    « Après le Grenelle, la France a fait un débat sur les OGM pour finalement ne pas les interdire mais avoir plus de contrôle étatique. Faut se souvenir des jachères francaises qui ont été mises en friche, ont du reprendre du service au grand dam des écolos car on est en train d'affamer 2,5 milliards d'individus pour le retour aux pratiques agricoles d'antan. Les écolos ont encore une fois erré et le coq a chanté une fois comme dans la passion du Christ...

    Dans le dossier des OGM, les écolos sont les hérétiques du consensus scientifique certifié surtout dans la situation de crise alimentaire que ces mêmes écolos ont empiré avec leur théorie des biocarburants. C'est la situation inverse de leur position sur le réchauffement qui s'appuie sur un consensus scientifique fabriqué artificiellement avec la complicité de l'ONU. Pourtant les politiques de l'ONU sont très souvent discutables. Coquerico...

    Les cultures OGM sont plus rigoureusement réglementées et testées que n'importe quelles autres, bien que ceci ne soit pas, selon l'avis de nombreux scientifiques, nécessaire. Les Américains ont déjà mangé plus d'un trillion de plats contenant des ingrédients OGM, sans que le moindre dommage n'ait été noté sur la santé humaine ou sur l'environnement, remarque Henry Miller, l'ancien directeur de la section des biotechnologies à la Food and Drug Administration. Dans le même temps, les seuls épinards naturels ont rendu malade et tué plusieurs personnes en 2007.

    Les biotechnologies libèrent les agriculteurs les plus pauvres des chaînes d'une nature potentiellement destructrice. Ils paient les semences plus cher, mais ils utilisent moins d'eau et d'insecticides, obtiennent de meilleurs rendements et gagnent plus d'argent. Les paysans d'Afrique du Sud qui sont passés aux plants OGM peuvent en témoigner.

    Produire 7 milliards de gallons d'éthanol en 2007 a nécessité une croissance de la culture du maïs sur une surface équivalente à celle de l'Indiana, en plus de grandes quantités d'eau, d'insecticide, d'engrais et de pétrole. Pourtant c'est une recommandation de nos chers écolos pour remplacer le pétrole. C'est la raison principale pour laquelle les coûts du Programme Alimentaire Mondial ont augmenté de 40 % depuis juin 2007, forçant le PAM à rationner l'aide alimentaire, et plongeant dans la faim des millions de personnes. Cette situation est insoutenable, tant au point de vue moral, économique, qu'écologique. Nos écolos nient leur implication comme Simon-Pierre lors de la crucufixion de Jésus de Nazareth. Le coq chanteencore une fois...

    Faut se rappeler d'un autre Nobel de la Paix, le Dr Norman Borlaug qu'on a appelé à juste titre le «père de la révolution verte», le Dr Borlaug a utilisé une bourse de la Fondation Rockefeller pour mettre au jour des gènes récessifs jusqu'alors inconnus, et pour croiser entre elles différentes variétés de blé, avec pour objectif de créer de nouvelles espèces naines capables de résister à certains parasites. Les plantes plus petites étaient aussi plus robustes, utilisaient moins d'énergie pour faire croître une tige et des feuilles, et avaient dès lors de meilleurs rendements. Et ce malgré les objections des malthusiens environnementaux.

    Il a aussi enseigné les méthodes de culture modernes aux agriculteurs du Tiers Monde, persuadant par ailleurs les gouvernements de lever le contrôle des prix et d'autoriser l'usage d'engrais chimiques. Ce faisant, il leur a permis de réaliser des récoltes jusqu'alors sans précédent. Le Mexique est devenu autosuffisant en blé à partir de 1960, l'Inde et le Pakistan ont fait de même peu après. Borlaug a ensuite aidé la Chine, l'Indonésie, les Philippines et d'autres pays à obtenir de grands succès dans la culture du blé, du maïs ou du riz.

    Quand il a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1970, le comité le lui décernant déclara que ses travaux avaient permis de sauver environ un milliard de vies humaines. Borlaug remarque simplement qu'« il n'est pas possible de construire un monde pacifique avec des estomacs vides et de la misère humaine ». Il a par la suite remporté la Médaille Présidentielle de la Liberté et la Médaille d'Or du Congrès américain.

    En 1985, il a commencé à travailler avec l'ancien président Jimmy Carter pour tenter d'exporter la Révolution Verte à l'Afrique sub-saharienne. Il insista alors sur la nécessité d'utiliser des méthodes d'agriculture intensive moderne et des semences OGM pour réduire la destruction et la combustion des environnements sauvages quand le sol manque de nutriments.

    Malheureusement, leurs progrès pourraient bien être stoppés par Kofi Annan, l'ancien Secrétaire Général des Nations Unies, et par son Alliance pour une Révolution Verte en Afrique, dont le nom est trompeur. Annan explique que les récoltes OGM sont dangereuses, mal connues, et pourraient asservir de pauvres agriculteurs à des multinationales qui les forceraient à acheter des graines chères. Il entend s'attaquer à la pauvreté et à la malnutrition de l'Afrique avec des graines et des méthodes « traditionnelles ».

    Borlaug craint que cela ne se transforme en un échec dramatique. Comme il l'a affirmé en 2005 lors d'une conférence sur les biotechnologies parrainée par le Congrès pour l'Égalité Raciale aux Nations Unies, il ne voit aucun moyen de nourrir la population mondiale sans avoir recours à des céréales génétiquement modifiées, surtout si l'on souhaite développer les biocarburants de manière croissante.

    Oui,les écolos et l'ONU une alliance néfaste pour nourrir le monde qui n'hésite pas à sacrifier 2,5 milliards d'humains pour faire triompher leur théorie malthusienne. Tout comme l'éthanol, les écolos ont enforuché avec les OGM un mauvais cheval de bataille. Le coq a chanté une troisième fois, les écolos sont au ban des accusés car ils n'ont pas pratiqué leur principe de précaution dans leur analyse des dossiers qu'ils abordent...

    Quand à Monsanto, cette compagnie a des agissements répréhensibeles et condamnables. Il faut faire la part des choses entre les OGM et les agissements d'une compagnie peu scrupuleuse. Qouique Monsanto serait utile pour combatrre l'insecte qui dévaste les forêts de l'ouest nord-américain. Cet insecte fait plus de dommages environnemtaux que de saupoudrer de l'e<insecticide pour l'enrayer. Mais ca heurte encore une fois l'esprit écolo tordu de nos alarmistes du climat. Eux seuls ont la vérité... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 19 mai 2008 21h23
    Un vieux combat de greenpeace: Monsanto
    « Il est vrai que Monsanto a commercialisé le round-up et qu'il ont fabriqué l'agent orange qui a été répandu au Vietnam et pour lesquels des procès ont été intentés. Mais connaissez vous l'histoire de cette compagnie qui est diversifiée ? L'aspirine est-ce poison ??? Fournir Coca-Cola est un péché ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsanto

    Saviez-vous que Monsanto a initialement été producteur de saccharine, vendue pour l'essentiel à une petite société en développement nommée Coca-Cola, Monsanto se diversifie dès 1904 avec la fabrication de caféine et de vanilline.

    C'est en 1918 que débute la production de l'aspirine : Monsanto en restera le premier producteur américain jusque dans les années 1980. Dès 1929, commence une période d'expansion et de diversification de l'entreprise dans les secteurs du caoutchouc et des phosphates. C'est aussi l'année de la cotation de la société à la bourse de New York.

    En 1945, Monsanto débute la production d'herbicides et d'insecticides.

    En 1950, Monsanto et American Viscose créent en coentreprise Chemstrand. Chemstrand produira les fibres acryliques Acrilan, inventées par Monsanto et Nylon, sous licence DuPont. Par la suite, Chemstrand deviendra Solutia. En 1957, c'est l'inauguration de la « maison du futur » à Disneyland, entièrement réalisée en matériau plastique issu des technologies Monsanto.

    Saviez-vous que Marie-Monique Robin, a été critiquée pour l'ouvrage que Monsieur francoeur met en exergue dans son article ci-haut. Voici ce qui est paru dans le journal LIBÉRATION en mars dernier sous le titre «Le Monde selon Monsanto» : oui, mais...

    http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/316874.FR.php

    Voici un extrait: Marie-Monique Robin cherche des sources pour illustrer de façon efficace une réponse déjà trouvée de longue date dans l'esprit du public : les OGM, c'est mal. «L'analyse économico-politique n'est pas mauvaise, dit Jean-Paul Charvet, géographe à Paris-X Nanterre, spécialiste du monde rural. Ce que je critique en revanche, c'est que l'on met systématiquement en avant les aspects négatifs sans jamais regarder ce que les OGM peuvent apporter.» Un exemple ? «Le semis direct [avec OGM] permet d'économiser une tonne de CO2 par hectare cultivé».


    En lisant toutes ces références, je penses que nos écolos font aussi fausse route et essaient de mêler les choses pour faire démarrer leur lutte anti OGM dans un temps où on en a besoin pour augmenter la production mondiale au risque de voir mourrir de faim 2,5 milliards d'humains. C'est une suite logique de leur erreur sur l'Éthanol. Je me demande lequel nuit réellement à la survie de l'humanité : Monsanto ou les anti-OGM?... »

  • Jean-Claude Jegou
    Abonné
    lundi 19 mai 2008 23h20
    L'effet Papillon
    « Un jour on vas créer un monstre, et une petite erreur bien humaine comme celle des guêpes guerrières africaines et la disparition des essaims de butinières tel que nous les connaissions ont disparus excepté... ds les régions froides comme les nôtres.

    Vous devez être découragé par bout M.Francoeur, gardez le moral, on a besoin d'éveilleur de conscience tel que vous, c,est si rare les gens crédibles. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mardi 20 mai 2008 10h50
    Le pouvoir de l'argent avant tout !
    « Voilà ce qui arrive à l'humanité lorsque l'argent devient la valeur suprême. La décadence, quoi.

    Cet article excellent démontre bien toutes les magouilles entre ce pouvoir et les mondes politique et scientifique. Ces derniers sont utilisés pour arriver à ses fins.

    C'est pourquoi il faut se méfier des apparences et du pouvoir que procure l'argent. »

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