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Main basse sur l'alimentation planétaire

Photo : Agence France-Presse
Marie-Monique Robin se devait de faire un livre et un documentaire sur Monsanto parce que, dit-elle, «j'ai découvert que Monsanto est une des entreprises les plus controversées de l'ère industrielle parce qu'elle a toujours caché l'extrême toxicité de ses produits. Qu'en est-il aujourd'hui? Nous dit-elle la vérité sur les OGM? Peut-on la croire quand elle dit que les biotechnologies vont résoudre le problème de la faim et de la contamination environnementale? Pour répondre à ces questions, qui nous concernent tous, j'ai repris mon bâton de pèlerin, voyageant sur trois continents, où j'ai confronté la parole de Monsanto à la réalité du terrain, rencontrant des dizaines de témoins que j'avais préalablement identifiés sur la Toile. Et je suis sûre aujourd'hui qu'on ne doit pas laisser cette entreprise s'emparer des semences et, donc, de la nourriture du monde».

Après des décennies de déboires avec ses produits chimiques, Monsanto change de cap à la fin des années 80 pour devenir le «Microsoft des biotechnologies», selon le mot de Michael Taylor. En 1991, cet ancien conseiller de Monsanto devient commissaire de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis puis, par retour d'ascenseur, vice-président de Monsanto.

La multinationale de Saint Louis savait que son brevet sur le Round Up, l'herbicide à base de glyphosate le plus utilisé au monde, arrivait à échéance en 2000. Dès 1985, Monsanto con-centre ses recherches sur la production de plantes alimentaires capables de résister à son herbicide, ce qui devait en principe réduire leur utilisation. Fin 1986, quatre dirigeants de Monsanto se présentent à la Maison-Blanche, où les plantes transgéniques sont perçues comme un moyen d'imposer la supériorité technologique des États-Unis au Japon et à l'Europe. La Maison-Blanche émet donc une directive précisant que ces nouvelles techniques ne sont qu'une extension des croisement traditionnels et que, par conséquent, elles ne justifient aucun régime particulier d'autorisation comme celui imposé aux pesticides, aux médicaments ou aux nouveaux aliments!

En mai 1992, la FDA publie enfin sa réglementation, qui deviendra la bible des OGM: «Les aliments dérivés de variétés végétales développées par les nouvelles méthodes de modification génétique sont réglementés dans le même cadre et selon la même approche que ceux issus du croisement traditionnel des plantes», lit-on dans ce texte fondateur.

L'équivalence en substance

Le responsable des biotechs entre 1985 et 2006 à la Food and Drug Administration (FDA) s'appelle James Maryanski. Dans un aveu historique devant les caméras, il devait affirmer que cette directive ne constituait pas un verdict scientifique mais que «c'était une décision politique... qui touchait beaucoup de domaines, pas seulement la nourriture. Elle s'appliquait à tous les produits de la biotechnologie». Cette décision deviendra le fondement du «principe d'équivalence en substance» qu'adopteront aussi l'Europe et les instances onusiennes.

Jeremy Rifkin, directeur de la Fondation sur les tendances économiques, raconte: «À l'époque, à Washington, si vous fréquentiez les mêmes bars que les lobbyistes, vous les entendiez rire de tout ça. Tout le monde savait que c'était n'importe quoi, ce principe de l'équivalence en substance. C'était simplement une façon pour ces sociétés de mettre rapidement leurs produits sur le marché avec le moins d'interférence gouvernementale possible.»

Pourtant, James Maryanski avait lui-même reconnu le danger des OGM dans des rapports sur une autre substance transgénique, le L-tryptophane, un acide aminé prescrit comme additif alimentaire pour lutter contre l'insomnie. Ce produit a tué 37 personnes et en a handicapé 1000 autres. Dès 1991, Maryanski avait aussi reçu des mémos internes qui n'excluaient pas que les OGM puissent générer des substances toxiques inconnues et provoquer une altération anormale des niveaux de nutriments, y compris des protéines potentiellement non digestibles.

Mais la multinationale sait comment se faire des alliés politiques au plus haut niveau. Monsanto a ainsi dépensé 21 millions de dollars en contributions électorales entre 1998 et 2001. Elle a battu son propre record avec des dons de 7,8 millions en 2000, année de l'élection de George W. Bush. Quatre secrétaires d'État ont été financés en priorité, dont Ann Venneman, secrétaire à l'Agriculture, qui dirigeait Calgene, une filiale de Monsanto. Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense, avait été le p.-d.g. de Searle, une filiale de Monsanto. Clarence Thomas, avocat de Monsanto, devait pour sa part être nommé à la Cour suprême. Même William Ruskelshaus, ancien patron de l'EPA , a rejoint le conseil d'administration de Monsanto, tout comme un autre numéro deux de l'EPA, Michael Friedman, qui devait aboutir chez Searle.

Une science fragile

Une des perles de cette enquête provient de Dan Glickman, secrétaire à l'Agriculture, qui a autorisé la plupart des cultures transgéniques sous l'administration Clinton. Il avoue devant la caméra que «la réglementation était fondamentalement orientée vers l'homologation des cultures transgéniques dans le but de faciliter le transfert de technologies dans l'agriculture du pays tout en poussant les exportations». Il a fait marche arrière par la suite et s'est fait plein d'ennemis en réclamant publiquement des études plus nombreuses, plus rigoureuses et plus indépendantes que celles faites par les promoteurs d'OGM.

Fidèle à ses stratégies éprouvées, Monsanto a mobilisé des dizaines de chercheurs pour faire déclarer ses produits sécuritaires avant même leur arrivée sur le marché. Aujourd'hui encore, selon Mme Robin, tout au plus une dizaine d'études ont porté sur l'innocuité des OGM. Ceux qui les ont passées au crible les ont en général jugées incomplètes.

Arpad Pusztai, un chercheur britannique, a payé de son emploi et de sa réputation les conclusions de son étude qui a démontré que des rats alimentés avec des pommes de terre OGM de Monsanto s'étaient retrouvés après 110 jours avec des cerveaux, des foies et des testicules moins développés et des tissus atrophiés dans le pancréas et l'intestin. Alors que l'Europe vient d'autoriser l'importation du soya résistant au Round Up et du maïs insecticide Bt de Novartis, Arpad Pusztai déclare sur les ondes de la BBC être inquiet des bases scientifiques de ces autorisations, lui qui jusque-là était le défenseur attitré du transgénique. Il est devenu la cible de tous les alliés de Monsanto, y compris le 10 Downing Street, mais son étude a été reprise avec les mêmes résultats ailleurs...

Les réfugiés des OGM

Le volet le plus méconnu jusqu'ici du livre de Marie-Monique Robin porte sur les méfaits des OGM dans les pays en développement et surtout d'Amérique latine. Aux prises avec de grands producteurs anonymes qui produisent des céréales OGM pour les animaux d'Europe, les petits paysans sont refoulés vers les bidonvilles. Les agriculteurs qui ont cru au miracle des OGM accusent aujourd'hui des rendements décroissants après avoir été acculés à une dépendance économique et semencière sans précédent. Ils doivent désormais payer une taxe Monsanto sur chaque tonne de céréale en raison de ses brevets, même lorsque ceux-ci ne sont pas reconnus dans leur propre pays.

D'abord amorcée aux États-Unis, la tendance à breveter nuit aujourd'hui aux pays en développement, qui voient les caractéristiques de plantes millénaires être pillées par les nouveaux pirates du capital génétique, étouffant l'économie de petites collectivités partout dans le monde, soutient Mme Robin.

En Inde, a-t-elle raconté, des dizaines de milliers de fermiers se sont endettés en raison des achats annuels de ces semences pour être finalement ruinés par leurs rendements décroissants sur des terres brûlées par les engrais. Et ils se suicident par milliers chaque année, coincés par ce néocolonialisme qui taxe jusqu'aux agriculteurs biologiques dont les champs ont été contaminés par les OGM brevetés, ce que des tribunaux complaisants assimilent à une utilisation illégale des brevets plutôt que de condamner le pollueur génétique.

Mais Monsanto, c'est le cas de le dire, veille au grain: elle annonce déjà de nouveaux herbicides plus puissants pour lutter contre les mauvaises herbes qui ont intégré les défenses de ses plantes OGM, des défenses qui ne devaient pas migrer...






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  • lise jacques
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    samedi 17 mai 2008 08h14
    on joue à la roulette russe avec notre santé et celle de l'environnement
    « Selon les recherches que j'ai faites depuis quelques années je crois fermement que l' ON JOUE À LA ROULETTE RUSSE avec notre santé et celle de l'environnement, en voici un extrait.

    "Le problème avec les OGM c'est que souvent ça ne fonctionne pas bien. .Quand vous mettez une entité biologique dehors dans l'environnement ou dans un corps humain et que vous n'êtes pas complètement certain- et vous ne pouvez jamais être complètement certain dans cette affaire, alors votre capacité de créer des dommages est très élevée " selon le Dr Richard Strohman biologiste moléculaire de renom.

    " Une fois qu'un gène est inséré dans un organisme, il peut causer de multiples effets secondaires. Les procédés utilisés pour mettre ces gènes dans les organismes vivants sont extrêmement imprécis, incontrôlés et inexacts. De telles manipulations peuvent causer des mutations qui causent des dommages au fonctionnement des organismes. Ces mutations et ces effets secondaires causent des toxines et des allergènes." *John Fagan biologiste moléculaire qui a travaillé pendant plus de 20 ans et a créé National Institute of Health afin de faire des recherches sur les OGM.

    Nous ne permettrions pas à un nouveau médicament d'être produit sans avoir une étiquette nous renseignant sur son contenu. Les aliments modifiés génétiquement devraient être considérés comme des médicaments à cause de leurs effets potentiellement dangereux. Ils sont encore plus dangereux que les médicaments car après tout nous mangeons 3 fois par jour, toute notre vie durant. Même si les effets sont minimes, ils peuvent s'accumuler dans notre organisme, comme c'est aussi le cas pour les pesticides. Selon les nombreux sondages, la majorité des Québecois et des Canadiens veulent savoir si les aliments que nous consommons sont transgéniques et pourtant il y a une dizaine de jours nos députés libéraux et conservateurs fédéraux ont voté contre cette loi pour l'étiquetage obligatoire des OGM comme le font plus de quarante pays. Encore une fois notre gouvernemnt imite son voisin du sud.

    Le grand défi avec les OGM c'est que cette technologie agit sur le canevas de la vie même. Ces technologies de l'agriculture envoient leur création dans la nature et non dans un laboratoire comme les technologies scientifiques et médicales. Ils apprennent de leurs erreurs, mais avec les ORGANISMES MODIFIÉS GÉNÉTIQUEMENT, une fois que c'est relâché dans l'environnement et qu'une erreur est commise, nul ne peut prédire l'ampleur des dégâts, des dommages qui peuvent continuer de se reproduire indéfiniment.



    La publicité tente de nous faire appuyer la vision optimiste de l'industrie biotechnologique vantant les bienfaits des OGM, nous répétant tel un mantra, que cette industrie peut apporter des solutions aux problèmes de la faim dans le monde, mais lorsque l'on y regarde de plus près, il est clair qu'elle pourrait représenter plutôt des germes pour des problèmes futurs. Il est vrai que cette culture a augmenté considérablement depuis quelques décennies, mais une telle croissance sans le principe de précaution est-ce acceptable? Une croissance d'organismes génétiquement modifiés qui ne peuvent être considérés come faisant partie d'une agriculture écologiquement, et socialement durable, est-ce une solution ou un désastre?



    Des références de scientifiques qui disent que cette technologie n'est pas prête à être sur le marché il y en a des centaines, dont Monsieur David Suzuki.

    Pourquoi les gouvernements font la sourde oreille?


    Selon un rapport des Amis de la Terre International, qui analyse les performances des cultures GM dans le monde de 1996 à 2006, on nous montre qu'aucun OGM actuellement sur le marché ne bénéficie aux consommateurs, que ce soit en termes de prix ou de qualité. Selon Nnimmo Bassey des Amis de la Terre Afrique au Negeria, » les OGM n'ont apporté aucune solution à la faim et à la pauvreté en Afrique et ailleurs. La grande majorité des OGM cultivés actuellement sont utilisés comme aliments pour le bétail à prix élevé afin de fournir les populations des pays riches en viande. »



    Selon ce rapport com, les OGM commercialisés actuellement ont globalement plutôt augmenté que réduit l'utilisation des pesticides. Et les champs OGM n'ont pas des rendements supérieurs à ceux de semences conventionnelles. La sortie de ce rapport coïncide avec celui de l'ISAAA (international Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications) financé par l'industrie et qui promeut les OGM comme la solution à la faim et à la pauvreté. Cette industrie continue de répéter comme un mantra que les OGM apporteront la solution à la faim dans le monde. Rien n'est plus faux!



    Contrairement à une fausse interprétation assez répandue, il n'y a pas à l'heure actuelle d'OGM spécifiquement pour accroitre les rendements. D'ailleurs il est assez révélateur que ces compagnies n'utilisent jamais le terme rendement sauf pour le produit YieldGard mais ils emploient à la place le terme vague de productivité agricole. En fait, la principale caractéristique de la plupart des OGM présents sur le marché est reliée aux parasites. Les OGM pourraient indirectement augmenter les rendements, mais cela n'est vrai que dans certains cas bien spécifiques.

    Il est important de remarquer que depuis 1948, l'utilisation des pesticides est passée de 22,000 tonnes à 500,000 tonnes aux États-Unis, soit 20 fois plus et que cet accroissement n'a pas diminué les pertes dues aux insectes, de 7% en 1948 à 13% aujourd'hui.

    *Paul Hawken, Lovins, Amory &L Hunter Lovins, 2000 Natural capitalism; the next Industriel Revolution. London; Earthscan


    POURQUOI NOS GOUVERNEMENTS NE BOUGENT PAS...

    Les cas de contamination génétique menaçant la biodiversité et notre sécurité alimentaire sont en constante progression même s'ils sont connus de tous. C'est l'évidence même que l'on devrait stopper cette dissémination d'OGM dans l'environnement et que les OGM ne peuvent associés à l'agriculture durable.*Miguel A Altieri 2005, « The myth of Coexistence : Why TRansgenic Crops are not Compatible with Agroecology Based systems of Production. »dans bulletin of Science, Technology&Society, Vol 25, no4 August



    puisque la compagnie n'a pas fourni des études adéquates, il y a raison de s'en inquiéter.

    LES OGM: DES RISQUES POUR LA SANTÉ ?



    Depuis leur commercialisation en 1996, la question agite les experts, les associations écologiques et les consommateurs partout à travers le monde. Plusieurs études récentes, réalisées par des chercheurs crédibles et publiées dans des revues scientifiques, concordent pour jeter un doute sur l'innocuité des OGM. Elles n'affirment pas qu'ils génèrent des problèmes de santé, mais à tout le moins qu'ils suscitent des effets biologiques qui devraient être plus largement étudiés avant d'être mis sur le marché.



    Les citoyens ne sont pas dupes du manque de transparence lié à l'introduction sournoise des OGM. Lors de son passage au Québec l'automne dernier, le biologiste moléculaire de l'université de Caen, Gilles Éric Séralini a confirmé que « toute la rentabilité des OGM repose sur l'absence d'évaluation correcte ». Expert pour l'Union Européenne, ce chercheur indépendant des grandes multinationales dit que le fardeau de la preuve d'innocuité à long terme incombe aux promoteurs d'OGM.
    COMMENT SE FAIT-IL QUE MALGRÉ CES CONTROVERSES CETTE TECHNOLOGIE AIT ÉTÉ PERMISE ?

    « Les employés de Monsento et ceux des agences gouvernementales sont les mêmes personnes, selon, Rodney Nelson, fermier au Dakota Nord, témoignant dans le film The Future Of Food et selon Jeffrey Smith dans son livre « The Seeds of Deception » Il ya plusieurs personnes dans cette situation, par exemple, Linda Fisher, a travaillé durant les sept dernières années de sa carrière comme vice-présidente de Monsento avant d'être nommée administratrice de l'EPA (agence de protection de l'environnement) elle fut aussi administratrice avec l'administration Georges Bush senior,et avant cela , elle était avec Monsento, avant cela elle était avec EPA.

    La liste continue ...de cette façon à Washington :

    *Clarence Thomas, nommé à la cour suprême était auparavant l'avocat de Monsento pour les affaires réglementaires de la compagnie.

    *Mickey Kantor, secrétaire du Commerce était sur le conseil d'administration de Monsento

    *Lidia Watrud qui fait partie de l'EPA était aux recherches biotechniques pour Monsento

    * William Ruckelshaus, administrateur en chef de l'EPA était membre du Conseil d'Administration pour Monsento.

    *Annie Venemam nommée au poste de secrétaire de l'agriculture était cadre supérieur pour Calgene, compagnie achetée par Monsento.

    *Michael Friedman nommé Commissaire pour la FDA était senior vice-président pour GD Scarle, une division de Monsento.

    *Donald Rumsfeld, secrétaire de la Défense, était président de Scarle, une division de Monsento. »



    « Monsento n'a pas à accréditer la sécurité des biotechnologies alimentaire, notre intérêt est de vendre le plus possible. Assurer la sécurité alimentaire est le travail de la FDA. » Phil Angell, directeur de Monsento, paru dans le New York times du 25 Octobre 1998



    « Les biotechnologies de l'agriculture vont avoir un supporteur dans la Maison Blanche, l'an prochain, et cela, quelque soit le candidat qui gagne l'élection en novembre. » Monsento In House, News Letter, October 6, 2000


    La plus grande contribution monétaire que Monsento a donné pendant la campagne électorale est allée à John Ashcroft, maintenant Secrétaire Général des États-Unis.



    Malheureusement, toutes les branches administratives sont maintenant orientées dans la mauvaise direction concernant la sécurité des organismes génétiquement modifiés. En 1980, il y avait 0 hectare d'OGM aux États-Unis. En 1996 : 3, 700,000 hectares et en 2000 : 100,000,000 hectares, même si les scientifiques nous disent qu'il faut arrêter cette culture. »

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 10h44
    Homo toxicus
    « Avant de voir ce film sur Monsanto, j'invite les lecteurs du Devoir à voir le film de Carole Poliquin, Homo toxicus, présenté cette semaine seulement au cinéma Ex-Centris (15h et 20h40). Si vous voulez comprendre les effets du bisphénol-A, des phtalates et de l'Atrazine sur votre santé et celle de vos enfants et l'incurie de Santé Canada! »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    samedi 17 mai 2008 11h06
    Toute la planète est un laboratoire et nous sommes les cobayes
    « Faudra-t-il que le nombre de personnes souffrant de SCM (sensibilité chimique multiple) augmente considérablement pour qu'on mette un frein à la soupe toxique auquelle nous sommes exposés? Je ne souhaite à personne une vie entière à avoir mal aux genoux, aux articulations. Je ne souhaite à personne la nausée et les étourdissements provoqués par les odeurs de pelouses traitées aux chimiques de synthèse ou des champs agricoles arrosés de pesticides.

    J'aimerais donc qu'une somme équivalente d'argent investie dans la recherche et le développement de pesticides et de médicaments soit dépensée à nettoyer notre environnement et à produire de la nourriture saine non contaminée par les métaux lourds, les insecticides, fongicides et OGM!

    Johanne Dion
    sur le courriel de son conjoint »

  • lise jacques
    Abonnée
    samedi 17 mai 2008 16h41
    et notre gouvernement a voté contre la loi sur l'étiquetrage obligatoire
    « Pourant nos députés fédéraux avaient une belle occasion de voter pour la propostion de loi pour l'étiquetage obligatoire des OGM proposée par le Bloc mais non! les députés libéraux et conservaterurs ont voté contre 156 députés. Ceux du bloc, du NPD et du parti Vert ont voté pour l'étiquetage...101 députés.

    Le message st clair 101 de nos députés s'intéressent à notre santé et 156 s'en foutent éperdument.

    Si plus de 45 pays acceptent l'étiquetage dans leurs pays, le Canada pourrait au moins en faire autant. C'est malheureux mais depuis quelques décennies le Canada recule au lieu d'avancer et nous faisons mauvaise figure sur la scène internationale, il n'y a pas que l'environnement, notre santé aussi est laisse de coté.

    Qu'attendons-nous pour voter autrement? »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 19 mai 2008 12h27
    Un peu de «principe de précaution» chers écolos
    « Ce sont les écolos qui instaurent le «principe de précaution». Ce principe veut qu'en l'absence de consensus scientifiques crertifié on s'abstient de consomnmer. Or dans les OGM, on a un consensus scientifiques certifiés et l'expérience du Dr Norman Borlaug qui a passé la majeure partie de sa vie dans les plaines étouffantes d'Afrique, d'Inde, du Mexique, ou du Pakistan ret ailleurs.

    Le « Père de la révolution verte » comme on l'appelle,le Dr Borlaug a utilisé une bourse de la Fondation Rockefeller pour mettre au jour des gènes récessifs jusqu'alors inconnus, et pour croiser entre elles différentes variétés de blé, avec pour objectif de créer de nouvelles espèces naines capables de résister à certains parasites. Les plantes plus petites étaient aussi plus robustes, utilisaient moins d'énergie pour faire croître une tige et des feuilles, et avaient dès lors de meilleurs rendements. Il a aussi enseigné les méthodes de culture modernes aux agriculteurs du Tiers Monde, persuadant par ailleurs les gouvernements de lever le contrôle des prix et d'autoriser l'usage d'engrais chimiques. Ce faisant, il leur a permis de réaliser des récoltes jusqu'alors sans précédent. Le Mexique est devenu autosuffisant en blé à partir de 1960, l'Inde et le Pakistan ont fait de même peu après. Borlaug a ensuite aidé la Chine, l'Indonésie, les Philippines et d'autres pays à obtenir de grands succès dans la culture du blé, du maïs ou du riz.

    Quand il a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1970, le comité le lui décernant déclara que ses travaux avaient permis de sauver environ un milliard de vies humaines. Borlaug remarque simplement qu'« il n'est pas possible de construire un monde pacifique avec des estomacs vides et de la misère humaine ». Il a par la suite remporté la Médaille Présidentielle de la Liberté et la Médaille d'Or du Congrès américain.

    Sans vouloir défendre les agissements bizarres de la compagnie Monsanto, il faurt avoir la précaution de ne pas ostraciser et bannir les OGM du revet de la main comme ytentent de le faire nous bien-pensants environnemtaux qui nous ont guidé vers l'Éthanol mettanmt en crise la distribution des céréales et créant une rareté et une inflation des prix. Même si à ce jour le Canada a été épargné, il n'en demaure pas moins que l'inflation alimentaire s'apprête à nous toucher. L'orthodoxire de nos écolos nous ont conduit à importer nos fruits et légumes de Chine actuellement (cf: http://argent.canoe.com/lca/chroniques/fruitslegumeschina/archives
    /2008/05/20080516-144637.html )

    À force de vouloir tout régenter, nos écolos nous conduisent vers la famine mondiale et à une vie biologique rétrograde. Mais nos granolas sont aux oiseaux car les décideurs politiciens en mal d'électeurs les écoutent religieusement.
    Jusqu'à quand auront-ils l'oreille de ces dirigeants ?Combien de milliards auront-ils fait dilapider ?
    Le principe de précaution devrait s'aplliquer ainsi : Ne devrions nous pas mieux encadrer les OGM tout en écartant Mosanto du dossier. »

  • Jo Blo
    Inscrit
    mercredi 21 mai 2008 23h21
    @ Fernand Trudel: OGM et non croisement
    « Vous parlez de croisement d'espèces et non d'OGM dans votre texte. C'est totalement différent! »

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